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Chapitre 2
: Le journal
Assis sur les marches d’un
escalier que je commençais à trouver douteux après ma chute spectaculaire,
Hideaki et moi-même tenions entre les mains un vieux journal tout relié de
cuire. Ce journal, nous venions de le trouver sous la marche qui s’était
dérobée sous mon pied.
Ce journal ?
Combien d’années pouvait-il avoir ?
Qui avait bien pu le mettre ici et dans quel but ?
Nous décidâmes de l’ouvrir.
Dans la seconde même où je l’ouvris, une feuille volante en
tomba, je la ramassai et la retournai pour nous permettre de voir ce qui y
avait marqué.
Et nous fûmes surpris de constater que c’était une
photographie :

Une photographie aussi claire et nette qui si elle avait
été prise la veille !
Ce qui était impossible !
-
Que Dieu me soit témoin ! S’écria Hideaki. Mais c’est mon
arrière-arrière grand-père Shun là ! Continua-t-il en pointant son doigt
sur le jeune homme à la chevelure verte souriant doucement.
Je le regardai aussi abasourdi que lui.
-
Oui ! Et là, fis-je en montrant le jeune homme blond,
c’est mon arrière-arrière grand-père Hyoga !
Hideaki fronça ses sourcils et approcha plus son visage de
la photo.
-
Qui sont les 3 autres ?
-
Je ne sais pas…Fis-je dubitatif. Mais je crois que tu avais
raison.
-
Ah ? Mon ami se redressa, l’œil brillant, il aimait bien
entendre dire qu’il avait raison.
-
Ouais ! Cette baraque est un vrai kinder surprise !
Hidy éclata de rire.
Je le regardai un moment et puis j’éclatai moi-même de rire
réalisant la loufoquerie de l’expression.
-
Au moins, fit mon ami entre deux rires, cela n’altère pas ton
humour !
Je remis la photo dans le journal et le refermai.
Je me levai, la douleur de la chute se faisait encore
sentir dans mes fesses.
-
Où vas-tu ? Me demanda Hidy voyant que j’avais repris mon
sérieux.
-
Je vais prendre une photo des 2 peintures dans la chambre et
au salon, toi tu devrais aller visiter l’autre partie du rez-de-chaussée ?
-
Ok ! Je t’attendrai en bas.
Avec mon téléphone portable, je visai la peinture en noir
et blanc dans la chambre.
Puis je redescendis en faisant bien attention de ne pas me
gaufrer une seconde fois et en évitant de marcher sur le trou béant qu’avait
laissé la marche.
Je me rendis devant la peinture du salon, m’apprêtant à la
photographier.
Mais encore une fois, je fus troublé par ce qu’elle
dégageait, j’avais l’impression de violer une intimité en la photographiant de
la sorte, de déranger le repos de ce chevalier.
Mon regard ne pouvait s’en détacher, j’avais la sensation
de regarder un ange…ou plutôt non ! Une divinité !
-
Tu pleures Milan ?!!
Je clignai des yeux et touchai ma joue presque gêné.
Mais oui ! Je pleurais ?!!
Tellement absorbé dans la contemplation de l’œuvre, que je
ne m’étais même pas aperçu que mes larmes avaient coulé.
Rougissant, j’essuyai vivement mes yeux bleus et pris la
photo sans plus m’attarder.
En ne jetant aucun regard à mon ami qui continuait de me
fixer, je sortis du salon.
-
Partons d’ici ! Fis-je sans me retourner en me dirigeant
vers la sortie. J’ai eu mon lot d’émotions pour la journée !
A l’extérieur, je respirai un grand coup et mon regard se
posa sur le journal que tenait ma main gauche.
Hideaki sortait à son tour, silencieux.
-
Tu as été voir le reste du manoir ? Lui demandai-je ayant
l’air, je l’espère, détendu.
-
Une grande salle à manger avec un argentier colossal, une
cuisine dans le fond et une espèce de cagibi.
Je voyais dans les yeux verts inquiet d’Hidy que je n’avais
pas l’air détendu.
-
Tu vas bien Milan ?
J’inspirai.
-
Oui… T’en fais pas. Je ressortis la photo du journal et la lui
tendis. Renseigne-toi sur eux, on a déjà reconnu nos deux ancêtres Hyoga et
Shun.
Hidy hocha la tête.
-
J’irai voir mon grand-père, lui seul peut encore m’en parler,
même si sa mémoire est défectueuse comme il me dit souvent, sur ça, elle ne
l’est jamais !
-
Je ne travaille pas aujourd’hui, je vais un peu bouquiner ce
journal ! Si l’un ou l’autre, on apprend des choses, n’importe quoi, on
s’appelle ?
-
Compte sur moi Milan !
Je soupirai.
-
Ce n’est peut-être rien.
-
On verra bien. Fit mon ami en hochant les épaules.
Nous-nous séparâmes.
Hideaki partit devant.
Je refermai l’entrée et le portail sans aucun autre regard
pour la bâtisse.
Je remontai dans ma voiture et quittai le lieu.
Sur le chemin du retour, les émotions se bousculaient dans
mon esprit.
J’avais beau jouer les insensibles, tout cela m’avait bien
secoué.
La mort de mon grand-père.
Cette maison bourrée de secrets.
Ce journal.
Et ces histoires de chevaliers que je me refusais à croire.
Sans crier gare, j’éclatai en sanglot, je dus m’arrêter sur
le bas coté de la route.
C’était cette peinture !
Je n’arrivais pas à me la faire sortir de la tête !
Une profonde tristesse me tenaillait le cœur et je ne
savais même pas à quoi c’était dû ! Je n’étais pourtant pas sujet à me
sensibiliser au moindre sursaut d’émotion !
Ce chevalier sur la peinture…Comment mon esprit pouvait
avoir la certitude de le connaître ? Et d’être secoué à ce point là de
voir ce visage ?
Non, je ne comprenais vraiment pas !
Il ne valait mieux pas qu’Hideaki me voie dans cet état.
Essayant de calmer mes spasmes de tristesse, j’essayais
d’essuyer mes joues inondées de larmes du revers de la main.
Il fallait que je me reprenne ! J’avais 17 ans,
j’allais bientôt en avoir 18 (le 7 février exactement). Etre majeur et pleurer
comme une fillette ! Ce n’était pas moi !
Je me repris.
Desserrai le frein à main, jetai un coup d’œil sur le siège
passager, le journal s’y trouvait toujours et je repris la route direction mon
appartement.
Il s’était mis à neiger
dehors, les flocons passaient silencieusement devant les carreaux du salon, je
m’étais préparé une tasse de café. Installé dans mon fauteuil, je commença à
feuilleter le journal.
Pas de titre, pas de date, ni
d’auteur, il s’entamait directement par un texte, l’écriture avait l’air sûre,
petite :
J’ai fui le Sanctuaire, je
suis devenu un renégat aux yeux des Dieux. Je l’étais déjà avec mes frères en
les combattant, mais cette fois-ci, je risque la damnation comme mes amis les
chevaliers d’or. Lorsque Artémis s’apercevra que la statuette a disparu, elle
n’hésitera pas à jeter ses anges sur nous.
Qu’ai-je
fait !
Shaina m’a
laissé partir, mais je sais très bien que ce geste, elle le paiera de sa
vie !
Pardonne-moi
Shaina ! Mais ton geste n’aura pas été en vain…
J’ai réussi à
quitter la Grèce. Mais je suis condamné à voyager par mes propres moyens, je ne
dois plus me servir de mon cosmos, les anges me retrouveraient sans difficulté.
L’armure du Cygne n’est plus avec moi, j’ai dû la laisser au Japon. Ce que j’ai
découvert au sanctuaire, Shun est au courant, j’ai dut le lui dire lorsque je
suis passé au domaine Kido…
200 ans plus tôt
Propriété des Kido
Shun lisait sur la terrasse
de sa chambre lorsqu’un bruit le tira de son histoire. Un bruit de feuilles
froissées. La nuit était tombée, mais la Lune (depuis qu’Artémis régnait sur le
Sanctuaire) était sans cesse pleine, son éclat blanc livide cachait la vision
des étoiles, mais elle aidait à mieux voir la nuit.
Shun se leva de sa chaise
pointant son regard vers le bruit, vers les buissons du jardin de la propriété.
Plissant ses doux yeux verts,
il aperçut une silhouette s’extirper tant bien que mal d’un des buissons.
La silhouette tomba à plat
ventre sur la pelouse, apparemment la personne était épuisée.
Au début, Shun ne le reconnut
pas, puis la surprise peignit son visage.
C’était Hyoga !
Hyoga ! portant son
armure sur le dos !
Shun quitta précipitamment sa
chambre, dévala les escaliers du hall (rencontra Tatsumi en passant, celui-ci
se fit presque bousculer) et il sortit dans le jardin se dirigea rapidement
vers son meilleur ami.
Lorsqu’il arriva près de lui,
il s’aperçut combien le jeune homme avait l’air épuisé et à bout de forces.
-
Oh mon Dieu ! Hyoga ! Que t’est-il
arrivé ?
Le jeune homme avait un peu
relevé le visage lorsqu’il entendit la voix de son ami au-dessus de lui, il le
vit et essaya de lui sourire.
-
Shun…jour…
Et c’est tout ce qu’il put
sortir de sa bouche juste avant de perdre connaissance.
Shun le prit par les épaules
et le redressa, Tatsumi sortait du manoir.
-
Venez m’aider Tatsumi ! C’est Hyoga ! Je
crois qu’il s’est battu !
Hyoga fut amené à
l’intérieur, allongé, soigné…
Quand il reprit connaissance,
le jour entrait par la grande porte fenêtre de la chambre de Shun, les rideaux
blanc ondulaient légèrement sous un petit vent de printemps très
agréable.
Il tourna la tête de l’autre
coté et il tomba sur le visage souriant de Shun.
-
Comment ça va ce matin ?
-
Ca va…Combien de temps j’ai dormi ?
Shun se leva pour lui verser
un verre d’eau.
-
Un peu plus de 17 heures. Lui dit-il en lui tendant le
verre d’eau.
Hyoga se redressa sur son
oreiller et but une gorgée d’eau fraîche.
-
Merci.
-
Tu revenais du sanctuaire ?
Hyoga regarda son ami.
-
N’est ce pas ?
-
Je ne vais pas pouvoir rester très longtemps Shun.
Je pense que les anges d’Artémis sont à ma poursuite et ils ne tarderont pas à
arriver ici.
Shun avait froncé ses
sourcils.
-
Pourquoi n’es-tu pas venu ici en utilisant ton
cosmos ?
-
Je ne pouvais pas ! Et je ne dois plus !
Son ami secoua la tête, ne
comprenant pas.
-
Je ne vois pas Hyoga. Tu es largement capable de
battre…
-
J’ai quitté le Sanctuaire sans autorisation. Le
coupa Hyoga en plongeant son regard bleu dans les yeux verts de son ami. Je me
suis enfui ! J’ai fais semblant de prêter serment à la Déesse Artémis, de
cette manière, je pouvais fouiller le Sanctuaire sans trop me faire remarquer.
-
Fouiller le Sanctuaire ?
-
J’ai découvert quelque chose que les Dieux ont pris
soin de dissimuler aux yeux de notre Déesse Athéna ! Je suis tombé dessus
par hasard.
Hyoga raconta toute son
histoire à Shun.
Au fur et à mesure de son
récit, Shun prit conscience à quel point l’affaire était grave et il n’était
absolument pas question de faire intervenir la Déesse Athéna, d’après Hyoga,
sinon, elle subirait les conséquences des actes de Hyoga.
-
Je dois te dire que Seiya, moi, Shiryu et Ikki
sommes surveillés de très près.
-
Je sais oui, c’est pour cela que je te dis que je ne
peux pas rester.
-
Et tu sais où elle se trouve ?
Hyoga se leva et s’assit sur
le bord du lit face à Shun.
-
Non…J’allais le découvrir lorsque j’ai dû m’enfuir.
Hyoga se dirigea vers sa
cloth box, l’ouvrit et en sortit la statuette avec laquelle il s’est enfui du
Sanctuaire, il la tendit à son ami.
-
Voilà ce qu’ils recherchent.
Shun la prit.
Il la regarda un moment, puis
s’adressa à son ami qui était en train de se rhabiller.
-
On dirait la statuette qui renferme l’armure divine
d’Athéna ?
-
Elle lui ressemble mais ce n’est pas elle.
-
Comment le sais-tu ?
-
Ce n’est pas Nike qu’elle tient dans sa main droite.
Intrigué, Shun reposa son
regard sur la statuette et oui, c’était vrai, Nike ne se trouvait pas dans sa
main droite, c’était autre chose, une forme humaine enfermée dans un petit
temple.
Hyoga avait fini de se
rhabiller.
Shun redonna l’objet à Hyoga,
celui-ci la remit dans sa cloth boxe avec son armure puis arrêta son geste.
-
Qu’est c’qui passe Hyoga.
-
Je ne peux pas repartir avec mon armure, si je ne
peux plus m’en servir, elle me gênera plus qu’autre chose ?
-
Vous pouvez la laisser ici Chevalier.
La voix venait de l’entrée de
la chambre, les 2 jeunes gens pointèrent leur regard vers celle-ci, c’était
Tatsumi, toujours aussi bien habillé et droit comme un pique.
Il entra.
-
J’ai entendu votre histoire (Shun et Hyoga
s’entre-regardèrent) Ne vous inquiétez pas, moi aussi je suis un protecteur de
la princesse Saori, à mon niveau bien sûr.
Un genou à terre, une main
caressant le dessus de la boîte, Hyoga ferma les yeux, il savait qu’il était
condamné à laisser son armure du Cygne derrière lui.
-
Je ne la revêtirai sûrement jamais plus.
-
Hyoga…Mais pourquoi te refuses-tu à combattre les
Anges d’Artémis ?! S’écria un Shun au bord des larmes.
Il adorait Hyoga et le voir
souffrir à ce point là lui brisait le cœur.
Hyoga vit son ami fondre en
larme, il alla le prendre dans ses bras.
-
Shun…Ce n’est pas que je ne veux pas les combattre,
mais je dois à tout prix protéger cette statuette, la mettre en lieu sûr. Et
pour pouvoir le faire, je dois pouvoir passer incognito. Je t’ai mis en danger
en venant ici en j’en suis désolé.
Il le regarda et lui sourit
le plus gentiment du monde.
Même Tatsumi ne put empêcher
ses larmes de couler.
-
Moi je crois que tu ne me dis pas tout ! N’est
ce pas ? Lui demanda Shun.
Pour toute réponse, Hyoga
continua de lui sourire.
-
Je le savais…Où vas-tu aller ?
-
En France…
Pendant ce temps, Tatsumi
s’était éclipsé un instant, il revint quelques secondes plus tard avec une
petite liasse de billets.
Il les tendit à Hyoga.
Surpris, il les prit non sans
gêne.
-
Si vous ne pouvez pas vous servir de votre cosmos
pour voyager, vous ne pourrez pas le faire non plus sans argent. Voici de quoi
aller jusqu’en France et pouvoir tenir plusieurs mois après cela. J’aimerais
pouvoir vous donner plus, mais depuis que ces Dieux sont apparus la fondation
Kido est au déclin. Fit-il d’un air désolé.
-
Merci Tatsumi…J’aurais aimé que l’on gagne cette
bataille.
Tatsumi s’inclina face à lui.
-
Je vous en prie. Vous avez tant fait pour les
peuples de la Terre et pour notre Princesse…Mais la guerre n’est pas terminée
et j’ai foi en vous.
Hyoga en fut tout retourné.
Bien que Hyoga fût plus grand
que Shun, celui-ci insista pour que le jeune homme parte avec quelques
affaires. La statuette fut enveloppée dans du papier à bulle puis dans du
papier craft.
-
Shun, je te charge de contacter Seiya, Shiryu et
Ikki, on doit se rencontrer. Fit Hyoga alors qu’il était sur le départ.
-
Où seras-tu en France ?
-
Dans l’ancien manoir de Camus en région parisienne,
les anges y seront sans doute déjà passés, je ne pense pas trop craindre de ce
coté là. Voyagez normalement.
-
Quand veux-tu nous rencontrer ?
-
Dans deux semaines. Les anges d’Artémis vont
sûrement venir ici Shun.
-
Ne t’inquiète pas ! Je les attends de pied
ferme !
-
Fais attention, ils sont redoutables ! bien
plus qu’ Icarus, Odiseus et Theseus.
-
Ils n’ont qu’à bien se tenir avec moi ! Lui dit
Shun avec un clin d’œil.
Hyoga s’était tourné vers
Tatsumi et lui avait chaleureusement serré la main, il avait de nouveau serré
Shun dans ses bras et s’en était retourné, quittant le domaine Kido pour ne
plus jamais y mettre les pieds, laissant son armure du Cygne derrière lui.
Shun et Tatsumi le
regardèrent s’éloigner.
Shun ne put s’empêcher
d’avoir très peur pour lui.
Le journal était rempli de
notes étranges, de calculs, comme si mon ancêtre Hyoga (au bout de 3 pages,
j’avais compris qu’il en était l’auteur) essayait de comprendre certaines
énigmes compliquées et c’est ce que j’avais bien compris lorsque, plus loin, je
lus que Hyoga avait découvert que la statuette se divisait en trois
parties : la tête avec le buste, le tronc avec les bras et puis tout le
reste du corps de la statuette. Il fut surpris de voir que l’intérieur était
rempli de petits papiers enroulés et chaque petit papier était une énigme,
d’après mon ancêtre, il y en avait une demi douzaine.
Ses 4 autres amis vinrent au rendez-vous
comme prévu.
Dans le journal, il racontait
ce moment avec beaucoup d’émotion :
Nous-nous étions donnés
rendez-vous dans le parc du manoir. Ils étaient tous venus, de toute façon je
n’y avais émis pas le moindre doute. Les revoir avait été véritablement
merveilleux. Seiya était toujours meurtri d’avoir perdu Saori mais il ne le
faisait pas trop voir et Shiryu avait perdu Shunrei, elle ne supportait plus de
le voir partir et de vivre dans l’angoisse perpétuelle de ne pas le voir
revenir sain et sauf. On pouvait voir dans ses yeux qu’il en était grandement
attristé. Ikki était toujours le même ténébreux de la bande mais avec beaucoup
d’amour à donner. Shun était là aussi, mais lui, il était venu avec des
bagages, bien décidé à rester avec moi. Les anges d’Artémis avaient
complètement saccagé le manoir Kido. Shun s’était battu jusqu’au bout et avait
même mis en difficulté un des anges. Il me donna raison en disant qu’ils
étaient bien plus redoutables que les premiers. Il m’apprit qu’ils avaient emporté
avec eux l’armure de bronze du Cygne. Je n’en fus pas complètement étonné.
Je les mis au
courant de l’histoire, tous m’écoutèrent avec sérieux et tous comprirent qu’il
y avait urgence…
Les 5 bronzes s’étaient
enfoncés profondément dans le parc du manoir, perdu au milieu des arbustes,
assis à même le sol. Ils étaient venus sans armures par leurs propres moyens,
comme l’avait demandé leur frère Hyoga, il savait que c’était prendre de gros
risques et il les remercia chaleureusement.
-
Vous connaissez maintenant notre situation, bien que
ce soit moi qui nous ai mis là dedans. Fit Hyoga un peu dépité.
-
Quelque soit la situation Hyoga, nous sommes là et
jamais nous te tiendrons pour responsable de ce qui pourra arriver par la
suite.
C’était Shiryu qui avait pris
la parole, le plus sage d’entre eux.
-
Merci Shiryu. La statuette se divise en 3 parties. A
l’intérieur, j’ai trouvé 6 énigmes à résoudre.
-
Des énigmes ? Répéta Ikki. Et quel est leur but
à ces énigmes ?
-
Je ne sais pas Ikki. La complexité de ces énigmes va
me donner du temps à les résoudre. Ce que j’attends de vous, c’est que 3 de
nous 5 prennent un morceau de la statuette et aillent cacher cette partie
où lui seul gardera le secret de sa cachette.
Il y eut un moment de
silence, puis Shiryu se leva :
-
Je prendrai le bas du corps ! fit-il en
saisissant le morceau.
Puis ce fut Seiya, qui,
jusque là silencieux, se leva :
-
Je prendrai le buste !
-
Et moi le tronc ! S’exclama Ikki.
Tous se regardèrent.
Hyoga hocha la tête.
-
Nous ne te demanderons aucune autre précision
Hyoga ! Fit Shiryu.
Ils se mirent en cercle.
-
Nous nous reverrons sans doutes jamais mes
frères…Ceci est certainement notre ultime et dernier combat ! L’émotion
gagna le cœur des 5 amis réunis. Hyoga mit sa main au centre du cercle et
chacun mit la sienne sur l’autre. Pour la paix dans le monde, pour la survie
des peuples et pour le salut de notre déesse Athéna, Je suis prêt à me
sacrifier une ultime et dernière fois ! Nous savions tous lors de notre
défaite contre Artémis et son frère Apollon que nous venions de perdre une
bataille ! Mais la guerre n’est pas terminée !
Puis ce fut Seiya qui prit la
parole :
-
Et tout comme nos aînés les chevaliers d’or, tant
que nos étoiles brilleront dans l’Univers, même dans le trépas, nous
continuerons à protéger cette terre !
Ce fut Ikki qui continua
ensuite :
-
Votre amitié, votre amour restera à tout jamais
imprimé dans mon esprit mes amis ! Jamais je n’oublierai mon existence à
vos cotés !
Puis Shun termina :
-
Ce fut un honneur de combattre à vos cotés !
Tous ne purent empêcher les
larmes de couler.
-
Vous allez tous terriblement me manquer. Fit Hyoga
la gorge serrée par l’émotion.
Lorsqu’il fallut se séparer,
Shun et Ikki s’étreignirent un long moment. Ikki demanda à son frère si c’était
vraiment ce qu’il voulait. Le jeune homme lui répondit que oui. Ikki accepta sa
décision et il n’insista pas. Intérieurement, il était très fier de son frère
Shun, il s’était endurci mais Ikki avait le cœur déchiré de ne peut-être plus
jamais revoir son frère.
-
Nous-nous reverra Ikki, là où Athéna nous
attend !
La séparation fut déchirante,
tous étaient si clairement conscients de ne plus se revoir vivant.
Je me levai et partis dans la
salle de bain. Je pris un mouchoir en papier dans l’armoire à pharmacie.
Devant le miroir, j’aperçus un
visage baigné de larmes…Bah, et c’était le mien !
Merde !
Ca commençait à bien faire
toutes ces émotions à la noix !
Je jetai un coup d’œil à ma
montre.
Bon sang ! Il était
presque 15h de l’après-midi !
J’avais lu tout ce
temps ?!!
Cela me terrifia !
Je repartis dans le salon et
m’emparai de mon portable, je composai le numéro de mon ami Hideaki.
Une sonnerie et il décrocha.
-
Tu avais raison Hidy. Mon grand-père avait raison.
Mon regard tomba sur le
journal que j’avais laissé ouvert à la page que je venais de terminer de lire.
Oui…Mon grand-père avait raison. |