|

Chapitre 4 : L'hypermyth
Au lendemain de cette journée
plutôt tumultueuse, je me rendis comme à mon habitude à l’université. J’avais
plutôt bien dormi, contrairement à ce que je m’étais dit la veille au soir,
aucun cauchemar ne vint perturber ma nuit. Je me refusai à laisser le journal à
l’appartement, on ne savait jamais ce qui pouvait arriver, je l’emmenai donc
avec moi. Je voulais l’étudier à la bibliothèque et en profiter pour trouver
quelque chose sur cette caste de chevaliers. Malgré tout, j’avais besoin d’une
espèce de preuve, rien que pour me conforter, histoire que je sache vraiment à
quoi nous avions à faire.
Hideaki et moi ne sommes pas sur
la même université, il me passa donc un coup de fil avant 9h, il voulait me
parler de la découverte qu’il avait faite sur la photo, il avait l’air vraiment
excité au téléphone.
J’avais hâte de voir ce qu’il
avait trouvé.
Vers 15h de l’après-midi, je
partis à la bibliothèque de l’université, j’y travaille de 15h à 19h, je
m’occupe de l’emprunt des livres, du rangement de ceux qui reviennent, je
surveille la grande salle de lecture et je classe les vieux livres de la veille
bibliothèque du fond. C’est pas tuant, mais ça occupe bien.
En cet fin d’après-midi, la
grande salle de lecture était presque vide, à la veille des vacances de Noël,
les étudiants préféraient rester chez eux ou bien aller acheter leurs cadeaux
de Noël.
Il faisait bon dans la salle,
silencieuse, les lumières des bureaux de lecture étaient douces et ne faisaient
pas mal aux yeux. J’ouvris mon cahier d’inscription posé sur mon pupitre et
vérifiai les entrées et les sorties des étudiants de la journée.
Tiens, Hidy était passé ce matin,
après 9h, je vis dans la colonne sujet qu’il était allé consulter les
vieux livres, apparemment, il avait eu la même idée que moi.
Je vérifiai aussi mon cahier
d’emprunt pour les retours de livre, la pile avait été mise sur une table et je
m’assurai que les livres avaient été rendus dans l’état où on les avait pris,
sinon, l’étudiant allait avoir droit à une amende.
Je remis les livres à leur place,
laissai un mot sur mon pupitre signalant que j’étais à la vieille bibliothèque
si on avait besoin de moi.
La vieille bibliothèque de
l’université est très petite, mais elle recèle des trésors de lecture, elle
comporte déjà toute l’histoire de la ville depuis l’an 500 avant Jésus Christ.
On peut aussi y trouver des vieux livres sur les mythologies anciennes et
nouvelles.
Lorsqu’on rentre dans la petite
salle, le vieux cuir des livres reliés vous monte à la tête, mais j’aime bien
cette odeur, comme l’odeur des pages rances qui sentent le temps, la poussière
et la connaissance.
Je me dirigeai vers les rangées
de la mythologie Grecque et Romaine.
Je piochai au hasard quelques
livres sur le sujet et j’allai poser ma pile sur la table de bois à l’entrée de
la salle et commençai à lire.
Je crois que j’y passai bien plus
d’une heure à éplucher les légendes anciennes Grecs, mais absolument rien à
propos des chevaliers d’Athéna, le néant total, ce qui me paraissait vraiment
étrange, car, après tout, si leur histoire était vraie, elle devait bien être
relatée quelque part ?
Je remis les livres à leur place
et c’est en rangeant une énorme encyclopédie sur les Déesses du monde, que je
fis tomber un tout petit livre tout mince. Il tomba à mes pieds, je le
ramassai, sur la couverture, encore le symbole du sceptre d’Athéna et en
dessous, marqué en lettres d’or, un seul titre : L’Hypermyth.
Je retournai le livre dans tous
les sens, étonné, il devait pas faire plus d’une dizaines de pages.
Je l’ouvris et vis que les pages
étaient jaunies, par endroit très abîmées, mais l’écriture était bien lisible
et écrite à la main.
Je ne pris même pas le temps
d’aller m’installer à la table, j’attaquai la lecture de suite.
Et là, je sus tout sur mes ancêtres,
leurs guerres, mais aussi, comment tout cela avait commencé et je n’en crus pas
mes yeux !
Ce sont 3 coups donnés à la porte
de la vieille bibliothèque qui me tirèrent de ma lecture, relevant le nez du
livre, je vis un étudiant dans l’encadrement de la porte. J’allai à sa
rencontre, il me demanda où trouver les mathématiques quantiques. Je lui
indiquai la dernière rangée au fond de la salle. Lorsque l’étudiant disparut au
fond de la grande bibliothèque, je m’assis à mon bureau et continuai la lecture
de cet étrange recueil.
Cet Hypermyth racontait
des choses incroyable sur la naissance de l’Univers et des Dieux. J’en appris
un peu plus sur mes ancêtres et ceux d’Hideaki, mais il ne disait rien sur une
certaine treizième armure.
La grande horloge de l’université
se mit à sonner, je regardai ma montre et je me surpris de voir qu’il était
déjà six heure et demi passé !
Le temps avait filé comme un
cheval au galop !
Je me dirigeai vers la
photocopieuse et fit trois copies de chaque pages de l’Hypermyth.
Quelque soit la raison pour
laquelle ce livre avait atterri dans la bibliothèque et pourquoi, il ne
m’appartenait pas, je le remis donc à sa place, glissai les copies dans un
plastique et sortis de la vieille bibliothèque.
Les étudiants avaient déserté la
grande salle de lecture, j’étais seul dans cet immense endroit de papier et de
connaissance.
Je sortis après avoir laissé un
mot à la bibliothécaire lui disant que les retours de livres étaient mis à
jour.
La nuit était déjà tombée sur la
ville, il faisait un froid à vous pincer les lèvres.
Je pris mon portable et appelai
Hidy, je lui donnai rendez-vous chez moi dans l’heure.
Apparemment, lui aussi avait
quelque chose à me montrer.
Les choses prenaient tournure.
Hideaki me parla des indices
qu’il avait découverts sur la photographie, puisque ces indices on ne les
trouvait que sur les 3 chevaliers qui avaient emporté une partie de la
statuette, nous en avons déduit que ces indices marquaient l’emplacement des
morceaux.
Je montrai par la suite à mon
ami, les 6 énigmes rédigées à la fin du journal de Hyoga.
Mon arrière-arrière grand père,
d’après lui, dévoilait que les 6 énigmes, une fois résolues, révélaient les
endroits où se cachaient les 12 Talismans dorés…
-
Les 12 âmes des chevaliers d’or ! Fis-je énigmatique.
Mon ami me regardait, abasourdi.
-
Tu en es sûr ?
Je secouai la tête.
-
J’en sais rien.
-
Mais tu as vu, il n’y a que 6 énigmes, mais 12 Talismans à
trouver ?
-
Tu divise pas 2, je pense qu’il y a 2 Talismans par énigme.
Hideaki lut la première
énigme :
-
Pars à rebours en chevauchant les 7 lacs d’azur et rejoins
nous entre le Ciel et la Terre. Balaise !
-
Ouais ! Je pense que les Talismans et la statuette sont
liés, si on reforme la statuette et que l’on trouve les 12 Talismans, alors on
trouvera la 13ième armure d’or.
Hideaki m’avait regardé à moitié
convaincu.
-
Et comment comptes-tu t’y prendre ? Imagine que l’on doit
partir pour un autre pays ?
Je me levai, lui souriant.
-
C’est bientôt les vacances de Noël, non ? ( Hidy hocha la
tête ) Les mains sur les hanches je lui demandai : Tu es prêt à me suivre
dans l’aventure de ta vie ?
-
Mais enfin Milan ! On a même pas les moyens !!
Je dus prendre un air gêné, car
mon ami fronça ses sourcils d’un air suspicieux.
-
Et bien…Disons que…(je me grattai la tête) je n’ai pas
seulement hérité du manoir…Euh…J’ai aussi hérité de toute la fortune.
-
Quoi ?!!
Je sursautai.
-
Et tu m’en parles que maintenant ?!!
Je haussai les épaules.
-
Je ne voyais pas l’intérêt de t’en parler avant…Alors ?
Il soupira.
-
Et tu penses qu’en 15 jours on trouvera et la statuette et les
12 Talismans…En pensant qu’il faut résoudre les énigmes de la photo tout
d’abord et celles des Talismans ?!
L’œil brillant je lui
répondis :
-
En s’y mettant tout de suite !
Hideaki me sourit ironiquement.
-
Tu sais bien que je te suivrais partout où tu vas.
-
Génial !! Oh ! Je me dirigeai vers mon sac
d’étudiant. Regarde ça aussi !
Je lui tendis les photocopies de
l’Hypermyth.
Il les lut avec attention.
Puis, après sa lecture, il émit
une exclamation d’étonnement.
Il me regarda, l’air un peu
perdu.
-
C’est trop bizarre que tu aies trouvé ce texte dans TON
université, dans la bibliothèque où tu travailles ?!!
Je m’étais rassis à coté de lui,
dubitatif.
-
Tu penses qu’il n’était pas là par hasard ?
Hidy avait haussé les épaules.
-
Quelqu’un l’y aurait glissé. Fit-il.
Je haussai mes sourcils blonds.
-
Mais qui ? Et pourquoi ? Pour nous aider ?
A cet instant, Hidy avait soudain
tourné son regard vers la fenêtre du salon, comme piqué au vif, ses yeux
fixaient l’extérieur. Je ne voyais rien.
-
Qu’est ce que tu as ? Lui demandai-je.
Je le vis froncer ses sourcils.
-
Je ne sais pas…(Il regardait toujours vers la fenêtre) J’ai eu
soudain très froid dans la nuque…(Son regard revint sur moi) Comme si un petit
vent glacial était entré par ta fenêtre.
Je me suis levé et me suis dirigé
vers la fenêtre.
On ne voyait dehors, que la chute
de neige prévue par la météo le matin même, la nuit noire et les lampadaires
blanc de la rue.
-
Tu as eu l’impression qu’on t’observait ?
-
Oui…
Les mains dans les poches de mon
jean’s, je ne sus trop quoi dire.
Je me retournai vers mon ami qui
me regardait de ses grands yeux verts.
Je fus soudain abasourdi par la
ressemblance qu’il avait avec Shun.
-
Quoi ? Me demanda-t-il. J’ai un bouton sur le nez ?
-
Il est certes probable que nous allons vivre des choses
étranges. Fis-je sur un air rêveur, j’avais l’impression d’être dans la Lune.
-
C’est toi qui désires trouver toutes ces réponses !
Je sortis de ma torpeur restant
debout devant la fenêtre.
-
Tu ne le désires pas ? Demandai-je à mon ami, l’air déçu.
Hidy avait repris l’Hypermyth
entre ses mains.
Un soupir s’échappa d’entre ses
lèvres.
-
Qui nous dit que ce n’est pas risqué ce que nous nous
apprêtons à faire. Avait-il dit doucement.
-
Mais c’est risqué Hydi !
Il releva la tête vers moi, ses
yeux verts craintifs et tristes par ce que je venais de dire.
-
Je comprends. Fis-je. Je ne t’en voudrais pas si tu ne veux
pas venir avec moi.
Il émit un petit sourire timide,
ce qui ne lui ressemblait guère.
-
Si…Je vais t’aider…
Je m’approchais de lui et, avec
franchise, nous nous sommes serrés la main.
Après avoir dîné poisson et pomme
de terre vapeur, nous nous sommes penchés sur les énigmes, tout d’abord sur les
endroits où les parties de la statuette avaient bien dû être cachés.
Pour cela, nous avons feuilleté
le journal de Hyoga, espérant y trouver des détails sur la vie de ses amis
Seiya, Shiryu et Ikki. Nous sommes tombés sur un passage où mon arrière-arrière
grand père parle de ses amis avec beaucoup d’émotion. Dans ce journal, il
racontait leur enfance à l’orphelinat, leur apprentissage pour devenir
chevalier de bronze. C’est là que nous avons appris les lieux de leurs
apprentissages.
Hydi et moi, nous nous sommes
surtout focalisé sur ces lieux et les avons comparés avec les mots trouvés sur
la photographie.
Nous avons repéré les lieux sur
une carte et pour mieux nous situer, Hydi a fait une recherche par satellite
sur Internet. Hydi à trouvé très facilement ce lieu dit « les cinq
piques » en Chine.
-
« Chute » pour Shiryu…Marmonnais-je en regardant
l’écran d’ordinateur qui affichait une image satellite remplie de montagnes
comme des bosses de chameaux.
-
Chutes d’eau ? Hasarda mon ami.
-
Mais oui !!! M’écriais-je. Chute d’eau !! C’est
tellement simple !! Regarde (je pointais mon doigt vers un endroit de
l’image, on pouvait y voir une grande chute d’eau bleu clair) Comment on a pas
pu le trouver tout de suite !
Hydi me regardait, larmoyant.
-
Va falloir aller là-bas ?
-
Tu vas pas recommencer ?!
-
Mais, comment veux-tu trouver ce coin paumé !
-
Les cinq pics, ça doit être connu en Chine, je pense.
Hydi avait hoché la tête, pas
rassuré.
-
Bon, on continue ! « Enfant » pour Seiya.
-
Enfant enfant…Son enfance ? Fit Hydi.
-
Mmm…Attends…Son enfance…(Je me levai, arpentant la pièce, les sourcils
froncés) Où a-t-il vécu son enfance ?
-
Dans un orphelinat, du nom de (Hydi feuilletait le journal)
ah ! Les enfants des étoiles !
Je me retournai vers mon ami,
nous nous sommes regardés.
-
L’orphelinat ? Fis-je.
-
Il aurait caché son morceau de la statuette dans
l’orphelinat ?
-
Existe-t-il encore cet orphelinat à l’heure actuelle ?
Hydi fit une rapide recherche.
-
Oui.
Je hochai la tête, satisfait.
-
Bien…Euh… « Roses » pour Ikki…
-
J’ai déjà cherché, je vois pas du tout.
Je me rassis aux cotés d’Hydi.
-
Qu’est ce que raconte Hyoga à son propos ?
-
Euh…(Hydi se replongea dans les pages du journal) Agé de 15
ans à l’époque, grand frère de Shun, est le chevalier de bronze du Phœnix, a
passé son apprentissage sur l’île de la reine morte où il a vécue une expérience
qui le changea énormément et où il y perdit l’amour de sa vie.
-
Fais voir ?
-
Esméralda, la fille de son instructeur, tuée par son
instructeur lui-même. D’après Hyoga, Esméralda serait enterrée sur cette île.
-
Roses…Esméralda…
Pendant que je réfléchissais,
Hydi continuait sur sa lancée.
-
Hyoga parle de cette île comme d’un lieu ressemblant à
l’enfer, la pluie y est aussi brûlante que de la lave, le volcan l’habitant
entre en éruption 3 fois par jour, le sol est brûlant, recouvert de roche
calcaire et sulfureuse, la verdure a beaucoup de mal à y perdurer.
-
Ikki serait retourné là-bas pour y cacher sa partie ?
-
Sous la tombe d’Esméralda !
-
Ok ! Mais, pourquoi le mot « Roses » au
pluriel ?
-
Attends.
Hydi entra le nom de l’île dans
le moteur de recherche des images satellite.
L’image d’un bloc de pierre
rougeâtre apparut.
Hydi zooma la zone au maximum et
l’île se montra avec tous ses détails.
Avec les flèches haut, bas,
gauche et droite, nous avons parcouru l’île de l’Est à l’Ouest et du Sud au
Nord puis j’arrêtai le geste d’Hydi.
-
Regarde ici !
Avec mon doigt, j’entourai une
zone verdoyante au Nord de l’île.
-
Cette île n’a pas l’air si morte que ça en faite. Fit Hydi.
Je hochai de nouveau la tête.
-
Qu’est ce que tu paries que des roses poussent là-bas ! Fis-je
extasié.
-
Ce serait très étonnant !
Je vis la mine dubitative de mon
ami et commençais à en avoir assez qu’il ne partage pas mon enthousiasme.
-
Tu sais Hydéaki, si tu ne veux vraiment pas me suivre, ne te
force surtout pas !
Il m’avait semblé lui avoir parlé
sur un ton dur et froid, un ton sur lequel il n’avait pas l’habitude de
m’entendre, car il fit une drôle de tête.
Hydeaki me regardait d’un air
déçu où se mêlait de l’étonnement et un brin de colère retenu.
-
Milan ! Nous pénétrons dans quelque chose qui nous
dépasse ! On parle de chevaliers ! De…de pouvoir, de
cosmo-énergie ! Peux-tu prédire ce qui va nous arriver ?!!
Bien sûr, je ne sus quoi lui
répondre, car il avait raison.
Je détournai ma tête de son
regard bourré de reproches.
Et puis soudain, ce fut le chaos
dans la pièce !
La fenêtre du salon s’ouvrit avec
fracas, les vitres se brisèrent lorsque la fenêtre rebondit sur le mur ainsi,
la neige s’engouffrait dans le salon, les lumières se mirent à clignoter, comme
dans un mauvais film d’horreur !
Hydéaki et moi-même nous nous
précipitâmes sur le sol, à plat ventre derrière le canapé.
Nous-nous retrouvâmes dans le
noir, étrangement, seule la lumière fantomatique de l’écran de l’ordinateur
était restée allumée.
Hydi et moi-même, nous-nous
regardâmes, la même idée dans les yeux…Quelqu’un était entré par la fenêtre.
Je voyais Hydi serrer le journal
contre sa poitrine, la peur dans ses yeux verts.
Je me redressai, Hydi posait
soudain une main sur mon bras secouant négativement la tête, je lui répondis
silencieusement de ne pas s’en faire.
J’osais un regard par-dessus le
canapé et ce que je vis me fit comprendre que cette fois, on était en plein
dedans !
Un être étrange, svelte, beau
comme un ange, entouré d’une aura bleutée, se tenait debout…Non…il lévitait
au-dessus du sol de quelques centimètres devant l’ordinateur, une main devant
l’écran. Il portait un vêtement que portait les anciens Grecs dans la
mythologie, un genre de petite jupette lui faisait office de vêtement à la
taille, une armure d’une couleur verte turquoise lui recouvrait les bras, une
partie des jambes, le torse et les épaules, un genre de diadème représentant
deux femme nues ornait son front et ses longs cheveux blonds flottaient
derrière lui, comme des fils d’ange.
De sa main, sortaient des sortes
de fumerolles spectrales qui entraient dans mon ordinateur.
Hydi me secoua l’ourlet de mon
pull, je me m’accroupis trop brutalement je pense, car j’eus le temps de
voir l’être se tourner vers nous !
Taranis entendit du bruit et se
détourna de l’écran, il savait que les deux jeunes se cachaient ici, que la
descendance de ces chevaliers de bronze qui avaient osé porter la main contre
les Dieux, se cachaient ici même et possédaient des informations très
importantes pour la Déesse Artémis.
Il s’approchait du canapé quant
une vive lumière éclatante jaune blanche le contra violemment !
Taranis recula, une main devant
ses yeux gris, il vit une silhouette se dessiner dans cet éclat doré, elle
avait les bras en l’air, écarté, comme si elle voulait protéger les deux jeune
gens cachés derrière.
Taranis reconnut cette
silhouette.
-
Toi ! comment oses-tu t’interposer ! Tu n’es
plus !! Depuis longtemps !
-
Mais mon étoile brille toujours. Dit la silhouette d’une voix
douce et résonnante. Sa lumière brillait toujours de mille feux, Taranis en
avait mal aux yeux. « Et tant que mon étoile brillera, ni toi, ni tes
congénères ne feront du mal à ces jeunes gens ».
L’ange serrait les dents de rage.
-
Artémis aurait dû vous maudire !!
La lumière s’intensifia encore,
la pièce entière baignait dans un halo de douceur, Milan et Hydéaki en étaient
pénétrés de toutes parts, ils n’osaient faire un seul geste, prostrés derrière
le canapé.
L’ange reculait encore sous cet
assaut de puissance.
-
Le temps est venu ! Et cette fois, vous ne serez pas là
pour les sauver !
-
Tu te trompes…Va-t’en ! Fit la silhouette.
Taranis dut se résigner, même
mort, leur como-énergie était très puissante, l’ange se dirigea vers la
fenêtre, sans quitter des yeux cette lumière éclatante qui tenait en son cœur,
la forme d’un chevalier près à en découdre s’il le fallait.
-
Ils n’iront pas loin, j’en fais le serment ! Fit Taranis,
puis il disparut dans la nuit enneigée.
Je me suis redressé.
Hydi tremblait tous les os de son
corps, bloqué, incapable de faire un geste.
Je vis le plus beau spectacle de
ma vie, on pouvait appeler ça un ‘’Etre de Lumière’’, mais pas ici.
C’était plus que cela, une
silhouette humaine nimbée d’une vive aura lumineuse blanche et jaune, d’où
émanait un véritable sentiment d’amour et de paix, la même béatitude que
j’avais ressentie en mettant ma main sur la peinture de ce chevalier dans le
manoir.
J’obligeai Hydi à se lever en
l’agrippant par le col de sa chemise et, comme moi, il fut subjugué par ce
qu’il vit.
Je sentis sa main prendre la
mienne et la serrer fortement.
-
Il nous regarde. M’entendis-je dire.
Dans cette éclatante lumière,
nous perçûmes une masse de cheveux et un visage, mais baigné dans cette lumière
vive, ils nous fut difficile de le détailler.
Mais subrepticement, nous vîmes
un doux sourire sur ce visage.
-
Nous avons confiance en vous, vous réussirez.
Puis tout disparut aussi
soudainement qu’il était apparu.
Plusieurs secondes s’écoulèrent
avant que l’un de nous deux décide de faire un geste, au moins, qu’Hydi se
décide de lâcher ma main, car je commençais à franchement la sentir
s’engourdir.
-
Tu peux lâcher ma main ?
Hydi sursauta et me regarda, les
yeux exorbités.
-
Ca va aller ? Lui demandais-je en lui montrant nos deux
mains jointes, un sourire en coin.
-
Pardon ! Il lâcha ma main brusquement.
Je m’aperçus que nous étions
toujours dans le noir et, comme par magie, comme si les astres m’avaient
entendu penser, la lumière revint.
Je partis refermer le fenêtre,
lorsque je me retournai, Hydi s’était assis sur le canapé, les mains pendantes
entre les genoux, le regard hagard.
Nous-nous regardâmes, nous étions
tous deux secoués par ce qui venait d’arriver.
-
Tu me crois maintenant ? Me demanda Hydi, la voix rauque.
Je hochai la tête avec gravité.
Nous étions dans une panade monstrueuse et nous n’avions aucune armes
valable pour nous défendre contre ces Êtres ! |