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Hull, secteur de Gatineau, Québec; le 21/02/1973
C’est un heureux jour pour ce couple, Philippe Caron, québécois, et Tova
Kalenström, suédoise, mariés depuis deux ans et installés au Québec. Tova,
enceinte depuis neuf mois, est sur le point d’accoucher. Le couple est en émois,
mais les contractions de Tova se font plus douloureuses de minute en minute.
Dans la salle d’accouchement, Tova souffre manifestement, et malgré les
efforts de la sage-femme pour tenter de l’apaiser, ses contractions ne font
qu’empirer. Philippe reste impuissant devant la souffrance de sa femme, suant
tous deux à grosses gouttes, lui tenant la main et lui murmurant à l’oreille.
Philippe : Ma chérie, je t’en prie, pense à nous! Pense à notre bébé! Notre
petite fille ne voudra sûrement pas voir sa mère pleurer et souffrir ainsi, en
la mettant au monde.
Tova tourna la tête vers celle de son mari, affichant
un sourire crispé malgré les douloureuses contractions de l’utérus.
Tova :
Philipe… ne t’inquiète pas… Aaah! Les contractions!! PHILIPE!! Philippe :
Tova, ma chérie!
Tova agrippe plus fermement la main de son mari, lui
broyant presque les os, alors que la sage-femme s’affaire devant.
Sage-femme
: Je la vois, Madame! Elle vous fait souffrir parce qu’elle sort les pieds
devant! Encore un petit effort, vous y êtes presque, et vous pourrez serrer
votre fille dans vos bras. Tova : Je… Je vais… Aaah! Elle sort, je la sens!
Poussant un hurlement déchirant, Tova achève de mettre au monde, et
s’affaisse, en nage suite à l’effort intense fourni alors que Philippe la
soutient, la regardant affectueusement. Philippe : Ce n’était qu’un mauvais
moment à passer, mais notre fille est désormais auprès de nous… Sage-femme :
En effet monsieur Caron, et la voici… Tenez, Madame, votre petite fille vous
attend.
La sage-femme dépose sur le ventre de la mère le bébé, enveloppé
dans une petite couverture rose.
Sage-femme : Quel nom allez-vous donner à
cette mignonne petite fille, Madame? Tova : Elle s’appellera… Jasmine… Oui,
qu’en penses-tu, Philippe? Jasmine… Philippe : C’est un prénom qui lui
correspond tout à fait… Notre petite puce…
Il regarde avec amour ce petit
bout de chou, et contempla ses yeux. Deux petits yeux d’un vert magnifique,
semblables à deux émeraudes. Jasmine, bizarrement, ne pleurait pas comme tous
les bébés font lorsqu’ils respirent l’air hors du ventre de leur mère. Mais cela
ne gêne ni ne préoccupe les parents, tous à leur bonheur.
Vanersbörg, län d’Alfsbörg, Suède; le 17/07/1975
Environ un an après la naissance de Jasmine, les parents déménagèrent dans le
pays natal de Tova, en Suède. Ils s’installèrent dans un village situé près du
lac Vanërn. Près d’un des deux plus grands lacs de Suède, c’est là qu’un
deuxième enfant vit le jour un an après leur arrivée. Un petit garçon aux
yeux cyan, semblant refléter le ciel, que Tova et Philippe appelèrent Heldrik.
Curieusement, sa naissance se fit comme celle de sa s½ur, dans la douleur, car
sortant les pieds devant, et il ne pleura pas en respirant ses premières
bouffées d’oxygène.
Vanersbörg ; le 06/08/1981
Six ans ont passé depuis la naissance d’Heldrik. Jasmine est devenue une
jeune fille très protectrice de son petit frère, qu’elle adore plus que tout, et
lui-même, de deux ans son cadet, tente de rester aussi proche qu’il le peut
d’elle tant il y tient. Une chose intrigue leurs parents, la couleur de leurs
cheveux : Jasmine a des cheveux tirant vers un indigo des plus beaux alors
qu’Heldrik les a d’un blanc immaculé comme la neige de Suède. De plus, leur peau
est assez pâle. Un soir d’été comme la Suède sait donner à ses habitants,
Heldrik et Jasmine jouaient tranquillement au foot dans le jardin. Sur une
petite pointe de vitesse du petit garçon, sa s½ur le tacla un peu rudement sur
le mollet; s’effondrant, Heldrik commença à pleurer et attrapa son mollet qui
devenait rouge, suite au choc, alors que sa soeur accourait vers lui.
Heldrik
: Aie !!! Jasmine, tu m’as fait mal!! Regarde ma jambe! Jasmine (regardant
son frère en lui passant la main dans les cheveux) : Excuse-moi petit frère.. ;
je n’ai pas fait exprès, c’était dans l’action… Attends, je vais te masser le
mollet, ça ira mieux.
La jeune fille aux cheveux indigo passa doucement sa
main sur la jambe endolorie, et alors se produisit un phénomène étrange : une
sorte de légère aura dorée, presque imperceptible, commença à envelopper
Jasmine, et son frère sentit la douleur qui lui tiraillait la jambe disparaître
rapidement, de même que la rougeur. Il la regarda avec des yeux mêlant la
surprise et l’émerveillement.
Heldrik : Ouah, comment as-tu fait? Tu peux
réessayer? Jasmine : Je ne sais pas, c’est apparu comme ça… Écoute, petit
frère… Il vaut mieux que nous n’en parlions pas aux parents… Tu peux me le
jurer? Heldrik : Croix de Bois, Croix de Fer, si je mens… Jasmine : Tu
vas en enfer! Merci Heldrik.
Elle enlaça son petit frère avec un sourire
alors que ce dernier faisait de même en rigolant.
Vanersbörg ; le 18/08/1981
Le soir tombait sur le village, et depuis leur maison surplombant le lac,
Jasmine et Heldrik, assis dans l’herbe et adossés à un arbre, pouvaient
contempler les reflets du soleil se noyant dans l’eau, ainsi que les aurores
boréales naissantes. Heldrik poussa soudain un petit cri d’effroi et agrippa le
bras de sa soeur.
Heldrik : Jasmine! Tu… Tu les entends?! Jasmine : Qui
ça? Les parents? Allons, ils sont dans la cuisine… Je ne peux pas… Heldrik
(coupant sa seour) : Non! Pas eux! Les voix! Jasmine : Les voix? Que me
racontes-tu là? À mon avis, tu as trop d’imagination, Heldrik. Elle passa sa
main dans les cheveux broussailleux de son frère en souriant affectueusement,
les ébouriffant un peu plus alors qu’il se pelotonnait un peu plus contre elle.
Heldrik : Je te jure, Jasmine! J’entends des voix! Elles me parlent, elles
me murmurent! Jasmine (se rapprochant de lui) : Que te disent ces voix,
Heldrik? Tu veux bien me le dire? Heldrik : Elles me disent que j’ai été
choisi… Je ne comprends rien! Jasmine : Du calme, petit frère… Heldrik :
Et en plus, je voix des yeux! Ils me regardent! À ce moment, Tova passa la
tête par la porte-fenêtre et appela le frère et la s½ur. Tova : À table, les
enfants! Venez manger, le dîner est prêt! Se levant, Jasmine releva son
frère et lui murmura à l’oreille. Jasmine : Surtout, motus et bouche cousue
sur le sujet… Heldrik : Oui… En plus, j’ai peur…
Ils s’éloignèrent en
jetant un dernier coup d’½il au lac, leur ventre criant famine.
Sanctuaire d’Athéna, Grèce; le 12/10/1981
Sur son trône, le Grand Pope attendait un des douze Chevaliers d’Or. Perdu
dans ses pensées, il mit quelques instants avant de se rendre compte que celui
qu’il avait fait mander était là. Un jeune homme aux longs cheveux violets
attachés par un tissu rouge, aux yeux violets également, arborant sur le front
deux points rouges; revêtu d’une Armure d’Or dont les épaules étaient surmontées
de deux cornes : Mû, Chevalier d’Or du Bélier. Il s’agenouilla devant celui
qu’il devait servir, retirant son casque avant de baisser la tête, alors que le
Pope se leva de son trône pour le regarder.
Mû : Grand Pope? Vous m’avez
fait mander? Aldébaran du Taureau est venu me voir à Jamir en me disant que vous
aviez une mission de la plus haute importance pour moi... Grand Pope
(avançant un des miroirs) : Oui, Mû du Bélier… Lors de ma dernière nuit sur Star
Hill, les étoiles m’ont parlé… La nouvelle génération de Chevaliers d’Or est
née, prête à être formée. Et tu as été choisi par Athéna pour former un pupille,
ou plutôt devrais-je dire « une »… Mû : Mais Grand Pope… Grand Pope (se
retournant vers Mû et le coupant) : Silence, Mû du Bélier! Cette jeune fille que
tu devras entraîner est âgée de huit ans et est appelée à devenir le futur
Chevalier d’Or des Poissons. Mû : Mais cela semble étrange que je doive
entraîner une jeune fille qui succédera à Aphrodite… Grand Pope (haussant
les épaules) : Il est des choix d’Athéna que même moi je ne peux clairement
décrypter, Mû… Maintenant, va, tu sais ce que tu as à faire! Cette jeune fille
se trouve en Suède près du lac Vanërn, avec son jeune frère… Mû (se relevant
et s’inclinant) : À vos ordres, Grand Pope!
Le Grand Pope se rassit sur son
trône alors que Mû sortait du Temple en remettant son casque. Il passa à son
Temple retirer son Armure et enfiler des vêtements civils, revêtant une tenue
traditionnelle du Tibet, avant de partir de l’enceinte du Sanctuaire d’Athéna.
Bien qu'il se méfiait du Pope comme de la peste, il ne pouvait aller à
l'encontre de la volonté de sa déesse.
Palais Royal, Royaume d’Asgard ; le 15/10/1981
Le Seigneur Dolbar de Polaris était sur le balcon, les yeux perdus dans le
ciel, scrutant la Grande Ourse dans le vent. Il avait rappelé un ancien
serviteur de son père et attendant la venue de cet homme qui avait toujours été
fidèle à la lignée des Polaris. Des bruits de pas la firent se retourner.
Son invité était arrivé. Un homme d’âge avancé, d’une forte carrure et à la
stature impressionnante, à la peau cuivrée par la réverbération du soleil sur la
neige, et aux longs cheveux et à la barbe grisonnants se tenait devant le trône
: Uthgar de Phecda, l’ancien Guerrier Divin de Gamma. Voyant son souverain venir
vers lui, il s’agenouilla.
Uthgar : Seigneur Dolbar, me voici devant vous
conformément à votre souhait. Dolbar : Je te remercie, Uthgar. Tu m'as bien
servi il y a plus de vingt ans en tant que Guerrier Divin… Aussi, j’aimerais te
demander une faveur… Ou plutôt c’est le Seigneur Odin lui-même qui te demande
quelque chose. Uthgar : Si cette volonté émane d’Odin, je m’y plierais
quelle qu’elle soit, mon Souverain… Dolbar : Je n’en attendais pas moins
d’un fidèle Guerrier Divin comme toi… Sois remercié. La nouvelle génération de
Guerriers Divins est en âge d’être formée… Et chose étrange, Odin n’a désigné
pour être ses Guerriers Divins que deux Asgardiens, ceux qui revêtiront les
Armures Divines de Bêta et Êta. Tous les autres sont originaires d’autres pays,
en majorité des scandinaves. Et c’est justement un de ces étrangers qui te
concerne. Un jeune suédois a été choisi pour être le futur Guerrier Divin de
Delta… Et Odin désire que tu le formes. Uthgar : Moi? Mais c’est un immense
honneur! Je ne sais pas si j’en serais digne… Dolbar : Uthgar, tu as été
l’un des seuls survivants, avec Ymir de Dubhe, Guerrier Divin d'Alpha, et Skädi de Benetnasch, Guerrière
Divine d'Eta, de la bataille qui, il y a quinze ans, opposa les
Guerriers Divins aux Marinas qui désiraient envahir Asgard, bien que privés de
leur Maître… Considère-ça comme un cadeau en gage de ta vaillance et de ta
fidélité de la part de notre Seigneur Odin. Ymir, quant à lui, entraînera en
Finlande le futur Guerrier Divin d'Epsilon, et Skädi elle se chargera de la
formation de son successeur dans notre royaume. Uthgar (se relevant) : Bien,
Majesté. J’irais et entraînerais ce garçon. Dolbar : Alors va Uthgar, et
fais ce que te demande Odin! Le garçon se trouve près du lac Vanërn, en Suède…
Alors que Dolbar retournait sur le balcon scruter la Grande Ourse, Uthgar
s’inclina et partit.
Résidence des Caron-Kalenström, Vanersbörg; le 23/10/1981
Alors que le soir tombait, deux hommes étaient sur le chemin qui menait au
domicile de Tova, Philippe et de leurs deux enfants, mais chacun dans la
direction opposée à l’autre. Mû venait par la gauche et Uthgar par la droite?
Lorsqu’ils se croisèrent, un long silence régna d’abord entre eux, puis le
tibétain tendit la main au colosse, qui la lui serra franchement, puis ils se
firent l’accolade des vieux amis.
Mû : Uthgar! Cela fait longtemps que je
n’ai plus eu le plaisir de te voir! Notre dernière rencontre doit dater de
lorsque je suivais encore l’entraînement de mon Maître Sion du Bélier!
Uthgar : en effet, Mû… Mais je ne suis plus Guerrier Divin, désormais… Un
autre possède mon titre, je suis en quelque sorte à la retraite. Ah ah ah!
Mû : Je suis sûr que si tu es là, ça doit être pour une raison similaire à
la mienne? Uthgar : En effet… Entraîner quelqu’un… Mû (poussant un
soupir) : L’alliance entre le Sanctuaire d’Athéna et le Royaume d’Asgard tient
toujours… C’est une bonne chose pour nos élèves. Uthgar : Oui… Mais ne
crois-tu pas que nous devrions nous concentrer chacun sur la tâche qui lui a été
impartie? Mû : Tu as raison… Allons-y. Poussant le portail du jardin,
les deux amis sonnèrent à la porte; ce fut Tova qui leur ouvrit. Tova :
Bonjour Messieurs. Que voulez-vous? Mû : Bien le bonjour, Madame… Nous
devons vous parler, à vous ainsi qu’à votre mari… Uthgar : À propos de vos
enfants, chère dame… Tova (sursautant) : Jasmine et Heldrik? Que leur
voulez-vous? Uthgar : Rien de mal, rassurez-vous… Simplement, ils ont été…
disons choisis par les étoiles… Tova : Que voulez-vous dire? Mû : Nous
allons vous expliquer… Mais nous laisserez-vous dehors pour cela? Tova : Oh
! Bien sûr que non, entrez, je vous prie. Elle laissa rentrer les deux
hommes avant de refermer la porte, les enjoignant à aller au salon où était son
mari. Près de deux heures après, Tova pleurait sans se retenir, et Philippe
contenait avec grande difficulté les siennes. Il alla chercher ses enfants et
les emmena dans le salon, devant les deux inconnus. Philippe : Bien, les
enfants… Il va falloir montrer à Papa et à Maman que vous êtes grands…Vous allez
devoir suivre ces messieurs… Heldrik (commençant à pleurer) : Mais on va
plus vous revoir, alors ?! Non, je ne veux pas!! Jasmine (retenant durement
ses pleurs) : Heldrik a raison, pourquoi ?! Heldrik : Maman! Papa! Je ne
veux pas vous laisser! Tova (prenant son fils dans les bras) : Mais tu nous
reverras, Heldrik, mon chéri… Je te le promets! Maintenant, promets-moi d’être
fort! Heldrik (séchant ses larmes) : Snif ! … Oui Maman, je te le promets…
Jasmine (serrant son père dans ses bras) : Moi aussi Papa, je te le promets!
Philippe : Je n’en attendais pas moins de toi, Jasmine, ma puce… maintenant
toi et ton frère vous allez suivre ces messieurs…
Les dernières embrassades
terminées, Jasmine suivit Mû et Heldrik, Uthgar. Alors que leurs parents, sur le
perron, leur adressaient leurs ultimes adieux, les larmes aux yeux, les deux
enfants partirent chacun de leur côté avec celui qui devait être leur maître.
Mû, qui tenait Jasmine par la main, la regarda avec des yeux qui reflétaient
sa sagesse et sa gentillesse.
Mû : Eh bien, tu es timide. Comment
t’appelles-tu? Jasmine : Je m’appelle Jasmine… Mais je ne suis pas né ici.
Papa m’a dit que j’étais né au Québec, mais je ne sais pas où c’est… Mû :
Loin de l’autre côté de l’Océan… Mais malheureusement, je ne t’emmène pas là… Je
t’emmène dans les montagnes de Jamir, là où je fus moi-même entraîné…
Jasmine : Je ne sais pas où c’est aussi… Mais vous, comment vous
appelez-vous? Mû : Je m’appelle Mû… Et désormais, tu t’appelleras Yami,
Jasmine. Tu as entendu? Jasmine : Yami? C’est joli… ça me plaît… D’accord
Mû, allons-y! Ils disparurent au tournant d’une colline, alors que de
l’autre côté Heldrik regardait Uthgar avec des yeux-mi effrayés
mi-impressionnés. Heldrik : Vous êtes vraiment grand, Monsieur! Uthgar
(souriant en le regardant) : Ah ! Tu as remarqué ? C’est étrange, beaucoup me
font la réflexion… Ah ah ah! Heldrik : Vous vous appelez comment, Monsieur?
Uthgar : Ah, bonne question, mon garçon… En réalité, je m’appelle Kim-Oläf
Faeyrsson, mais je me fais appeler Uthgar ; c’est d’ailleurs par ce nom que tu
m’appelleras à partir de maintenant… Et toi, mon petit ami, comment
t’appelles-tu? Heldrik : Je m’appelle Heldrik, Monsieur Uthgar! Uthgar :
Le « Monsieur » n’est pas nécessaire… Ah ah ah! Par contre, Heldrik, désormais,
tu t’appelleras Alberich! Heldrik : Mais pourquoi? Oh ! Et puis il est bien,
ce nom… Par contre, Uthgar, vous êtes d’où? Uthgar : Je suis de Finlande,
Alberich… Je suis né près de ton pays… Mais assez parlé, nous avons une longue
route à faire. Heldrik : Pour aller où ? Uthgar : Dans un pays de
légendes… le Royaume d’Asgard… Heldrik : Ah, ça a un joli nom! On y va?
Ils descendirent la côte qui menait au lac Vanërn et disparurent de la vue
de Philippe et Tova. Tova (éclatant en sanglots sur l'épaule de son mari) :
Oh Philipe, je ne peux pas! Je ne peux pas laisser des inconnus emmener nos
enfants pour les faire combattre! Philipe (tentant de rassurer sa femme) :
Chut, ma chérie... Nous n'y pouvons rien... Tu les as entendus, c’est une
question de destin... La destinée de Jasmine et d’Heldrik est double... Il
combattra pour Odin, elle combattra pour Athéna... Tova : Je ne sais pas si
tu as raison, mon amour... Mais je sais au plus profond de moi que nous les
reverrons... Je le sais en tant que mère... Philipe : C'est certain, Tova...
Maintenant, rentrons, ne nous faisons pas souffrir outre mesure.
Il rentrèrent dans le salon sans se retourner, le coeur en morceaux devant
cette douloureuse séparation que leur infligeaient les dieux.
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