Accueil 
Fanarts 
Fanfictions 
Clips Vidéo 
Wallpapers 
Doujins 
Poemes 
Concours 
Liens 

 

 

 

 

 

 


Chapitre 4 : Les résonances du bien

 

Kanon

 

 

Le lendemain, Kanon s’était levé tôt, le soleil n’était pas encore levé, il avait l’idée, assez folle soit dit en passant, de se rendre dans le Temple des Gémeaux.

Il n’avait qu’une seule crainte.

Il devait passer, pour ça, le Temple du Bélier et celui du Taureau et il n’était pas dit que leur gardien le laisse passer aussi facilement.

Lorsqu’il monta les premières marches qui menaient au Temple du Bélier, Kanon n’avait pas peur, au contraire, il était près à en découdre s’il le fallait !

En haut des marches, il n’y avait personne, il s’arrêta, un vent léger vint secouer ses longues mèches bleutés devant ses yeux bleu vert, il resta là un moment, sans bouger, il attendait, car il n’était pas dupe, Mû de Jamir, le gardien de la première maison était bien là, il sentait très nettement sa cosmo-énergie.

-         Kanon…

Des pas résonnèrent dans le temple, il venait à sa rencontre, mais Kanon ne bougea toujours pas.

-         Athéna m’avait prévenu que tu passerais un jour !

Mû de Jamir se montra enfin, se découvrant par le jour entrant dans son Temple.

Mais Kanon ne bougeait toujours pas, concentré, près à attaquer au cas où le chevalier du Bélier deviendrait hostile.

-         Et bien ! Tu ne dis rien ? Aurais-tu perdu ta langue ?

Mû s’approcha du jeune homme s’arrêtant à 1 mètre de lui.

Imperturbable, Kanon le regarda dans les yeux.

Les yeux bleus de Mû se firent rieurs.

-         Je ne vais pas t’attaquer si c’est ce que tu crois, tu veux te rendre dans le Temple      des Gémeaux ? C’est cela ?

-         Oui…

-         Alors va…Mû s’écarta. Le chemin t’est tout ouvert !

L’étonnement se peignit sur le visage de Kanon.

-         Tu me laisses librement passer ?

Mû le regarda avec sagesse.

-         Bien sûr ! Tu n’es plus une menace pour le Sanctuaire ! Ta place est dans le      Temple des Gémeaux désormais.

Kanon n’en rajouta pas, il remercia Mû et traversa sa maison.

-         Bienvenu parmi nous, Kanon, Chevalier d’or des Gémeaux. Fit Mû quand le      jeune homme disparut dans sa maison.

Kanon arrivait près du Temple du Taureau.

Aldébaran le gardait.

Kanon se heurta à cette montagne de muscles, du haut de ses 2 mètres 10, Aldébaran, les bras croisés, fixait Kanon d’un air menaçant.

-         Il paraît que je dois te laisser passer !!

-         Je suis près à te passer sur le corps s’il le faut !! S’exclama Kanon sans se      démonter.

Le chevalier du Taureau le fixa encore un moment.

Kanon ne se départit pas et attendit.

Puis Aldébaran éclata d’un rire joyeux.

-         Me passer sur le corps ?!! HAHAHAHA !! Mais ça ne va pas non !! Je ne suis      pas fou !! HAHAHAHAHA !! Si ta puissance égale celle de ton frère je n’en      mènerais pas large !!!!

Kanon ouvrit des yeux tout étonnés.

-         Allez !! Va donc rejoindre ta maison ! Chevalier des Gémeaux !!

Kanon le remercia.

Aldébaran ne cessa pas de rire derrière lui.

Aux portes du temple des Gémeaux, Kanon s’arrêta, le soleil commençait à se lever à l’Est, l’ombre du jeune homme s’allongeait devant lui, sur le sol de pierre du Temple.

Le silence était là pour l’accueillir…Mais pas son frère.

Il essaya de ne pas y penser et s’avança dans le Temple.

De hautes colonnes portaient le toit, ouvrant le chemin au jeune homme submergé de souvenirs.

Ses pas résonnaient.

Il voyait son frère partout. Derrière une colonne, devant lui vers la sortie se retournant pour le regarder, adossé contre un mur les bras croisés et sourire aux lèvres…

Il ressentait une présence, les résidus d’une cosmo-énergie très puissante planaient encore dans l’air de ce Temple abandonné.

Et puis, au loin, posée à même le sol, elle était là, belle, dorée, resplendissante, attendant son propriétaire, seule.

Kanon s’agenouilla près d’elle.

La main tremblante, il toucha du bout des doigts le casque…Mais rien ne se passa.

L’armure d’or des Gémeaux resta aussi silencieuse qu’un tombeau.

Malgré qu’il se repentait sincèrement, l’armure ne le reconnaissait pas comme le digne successeur des Gémeaux.

« Je ne suis pas digne de la revêtir…Pourras-tu me pardonner un jour mon frère…Mon frère que j’aime et qui me manque…Pourras-tu me pardonner… »

Kanon baissa son visage au sol et pleura.

Une bonne heure s’écoula avant qu’il reprenne ses esprits…Il pria longtemps pour son frère, puis il quitta le temple des Gémeaux, le cœur étrangement allégé d’un peu de poids.

Il se rendit au vieux village, nerveux à la perspective de rencontrer les enfants de Calliope et de son frère Saga…Son neveu et sa nièce…Qui aurait pu croire cela un jour.

Kanon arrivait près de la maison de Shaka, ouverte de toutes parts, fenêtres et portes.

Il se présenta sur le seuil de l’entrée et passa sa tête, presque gêné d’être ici.

L’endroit était calme, serein et doux.

-         Il y a quelqu’un ?

Sa voix brisa un instant ce calme, puis les ondes de sérénité reprirent leur place, doucement.

Kanon entra et traversa le pièce principale pour ressortir sur le porche de derrière où se trouvait le jardin de Shaka.

Un magnifique et grand saule pleureur se trouvait au milieu de ce jardin, faisant retomber ses branches fines et gracieuses comme un rideau discret.

Le jeune homme aperçut des gens aux travers, 3 au total, il entendait des voix.

L’une d’elle se retourna vers lui, elle se leva, Kanon la vit écarter le rideau de feuilles qui les cachait du monde.

Shaka.

Celui-ci lui sourit lorsqu’il le vit et s’approcha du jeune homme.

Kanon déglutit.

-         Tu es venu…c’est bien…Ils t’attendent…

-         Calliope est ici ?

-         Elle ne devrait plus tarder…

Sans plus de mots, Shaka disparut dans sa maison, un livre à la main, laissant seul Kanon qui tremblait nerveusement de les rencontrer.

Il les entendaient parler et rire, il s’approcha doucement et écarta les branches du saule pleureur.

Les 2 enfants levèrent la tête d’un seul mouvement et le regardèrent…Curiosité dans le regard chez les uns, comme chez l’autre.

Kanon fut estomaqué.

L’adolescent était le portrait craché de son frère Saga, à part pour les yeux, d’un vert émeraude brillant et la jeune fille aussi, avec un visage plus fin, plus délicat et des yeux bleus magnifiques.

Les 2 adolescents lui souriaient.

-         Bonjour ! Firent-ils à l’unisson.

De véritable jumeaux !

Kanon ne bougeait pas, comme tétanisé.

Le jumeaux se regardèrent et rirent ensemble puis ils reposèrent leur regard sur Kanon.

-         Bah tu vas pas rester debout comme ça toute l’après-midi ? S’exclama le jeune      garçon.

-         C’est pas bon pour la circulation du sang. Rajouta sa sœur d’un air convaincu.

Le garçon se leva et vint lui prendre la main.

-         Allez ! Viens !

Kanon se laissa faire sans broncher.

Ils l’assirent entre eux deux, en tailleur.

Les deux enfants, complices, se regardèrent en souriant, puis l’adolescente lui parla :

-         C’est marrant, je te voyais plus grand que cela !

Kanon sursauta.

-         Ah oui ? C’est vrai ?! Mince…Fit-il nerveusement en se grattant la tête et c’est      tout ce qu’il trouva à dire.

Apparemment, la gêne de Kanon amusait les jumeaux.

-         Moi c’est Jonas !

-         Et moi Bithia !

-         Alors comme ça tu es le frère de notre papa !

-         Euh oui c’est ça ! Kanon ne faisait pas son malin. J’ai juste les cheveux plus clairs      que lui.

-         Ah !! Tu vois je te l’avais dit !! S’exclama Jonas en se tournant vers sa sœur      jumelle. J’ai gagné !

-         Non ! Je ne suis pas d’accord ! On avait parlé de la longueur des cheveux !      Rétorqua Bithia. Vous n’êtes qu’un tricheur Monsieur Jonas !!

-         Oh tu peux parler ! Tu es la première à tricher aux cartes !! Lui dit Jonas en la      montrant du doigt.

-         Comment ?!! S’outra-t-elle les mains sur les hanches.

Kanon regardait les jumeaux se chamailler gentiment tour à tour…Et il fut sous le charme.

Durant toute cette après-midi ensoleillée, le jeune homme fut bombardé de questions, comme une tour, il fut pris d’assaut sans sommation, il n’eut aucun répit, dut raconter son histoire depuis son enfance, les jumeaux burent ses paroles et l’écoutèrent avec des yeux brillants comme s’ils écoutaient un conte d’enfants.

Ils plaisantèrent beaucoup, parlèrent de leur père qu’ils n’avaient jamais connu.

Totalement à l’aise, Kanon ne vit pas, à un certain moment, la tête de Calliope passer entre les branches du saule pleureur, le sourire aux lèvres.

Lorsqu’il la vit, il cessa de parler et ses joues s’empourprèrent.

Les jumeaux se retournèrent .

-         Oh maman !! Firent-ils à l’unisson en allant s’accrocher à ses bras.

Elle leur sourit, comme une mère adorant ses enfants, leur parla tendrement.

Kanon la trouva trop belle à ses yeux…Elle posa son regard sur lui, sans rien dire.

Les deux adultes s’étaient assis sur les marches en bois de l’auvent qui menaient à la maison de Shaka, ils buvaient tout deux un thé glacé, les jumeaux de Calliope faisaient leurs devoirs sur la pelouse du jardin près du saule pleureur.

Assis côte à côte, leurs bras nus se frôlaient en permanence, Kanon en avait la chair de poule mais Calliope n’avait même pas l’air de s’en apercevoir.

-         Lorsque je me suis réveillée dans la maison de la Vierge, je n’avais aucune idée de      ce qui m’était arrivé ! Shaka m’a retrouvée, d’après lui, j’étais complètement      hagard et perdue ! Je ne savais même plus comment je m’appelais !

-         Tu as été amnésique ?

-         Pendant trois mois…Ma mémoire m’est revenue et j’ai voulu vous retrouver, tous      les deux.

Les deux jeunes gens se regardèrent, de la sincérité brillait dans les prunelles vert vif de Calliope, les yeux bleu vert de Kanon attendaient que la jeune fille s’exprime.

Dieu qu’elle était belle à ce moment là !

-         Shaka m’apprit beaucoup plus tard que vous aviez disparu, que Saga t’avait      enfermé dans la prison du Cap Sounion et que ton corps n’avait jamais été      retrouvé. Saga se volatilisa après qu’il apprit qu’il ne monterait pas sur le trône du      Grand Pope…Shaka me raconta que les gens pensaient qu’il s’était suicidé de      tristesse, pour m’avoir perdue, pour t’avoir perdu et avoir perdu le trône du      Pope ! Je n’y ai jamais cru !

Calliope leva les yeux au ciel, rêveuse.

Ils firent silence un moment, Kanon était perdu dans la contemplation de son thé glacé, il n’osait pas briser ce moment de sérénité.

Mais ce fut Calliope qui le brisa au bout d’un moment.

Toujours les yeux au ciel.

-         Saga est mort en ignorant qu’il était père depuis 14 ans et j’ignorais que c’était lui      qui avait régné sur le Sanctuaire pendant 14 ans, je suis contente que mes enfants      n'en aient pas eu connaissance pendant ces années-là.

-         Qu’est devenue Carla ?

-         Elle est morte d’une leucémie il y a 4 ans. Lorsque les médecins ont diagnostiqué      sa maladie, ils lui donnaient 6 mois à vivre (Calliope posa son regard émeraude sur      Kanon) elle a tenue deux ans. Ma sœur Carla m’a aidée pendant ma grossesse des      jumeaux, surtout pendant les 3 mois où j’ai été amnésique, c’est elle qui m’a fait      accoucher et qui m’a aidée à m'y retrouver entre ma vie de chevalière et celle      
     d’être mère. A cette époque, j’étais jeune, je venais de perdre un ami et un amour.

-         Maman maman !!

Tout deux regardèrent en direction du cri, Bithia arrivait en courant vers eux, elle agitait une feuille blanche au-dessus d’elle, tout sourire aux lèvres, Jonas la suivait juste derrière.

-         Regarde ! Fit la jeune fille en tendant la feuille de papier à sa mère.

Le regard vert de Calliope parcourut la lettre un instant, puis releva son visage sur ses jumeaux, leurs yeux brillaient de milles feux, Kanon avait l’impression de revoir le sourire de son frère dans les visages angélique des deux adolescents.

-         Vous êtes reçu ?!!

Ils hochèrent tous deux vigoureusement la tête.

-         Calliope ? Demanda Kanon.

La jeune femme tournait la tête vers lui et lui sourit gentiment.

-         Bithia et Jonas ont souscrit à une très grande école d’ingénieurs en Europe, ils ont      une bourse et sont acceptés.

-         On part dans deux semaines ! Fit Jonas appuyant ses dires d’un index et d’un      majeure levés en V.

-         Vous vous sentez prêts ?

-         Oui maman ! Firent-ils à l’unisson.

Elle leur tendit ses mains qu’ils prirent chacun avec émotion.

-         Je suis tellement fière de vous mes enfants. Calliope leur adressait un délicat sourire      tendre et rempli d’amour, jamais Kanon ne la trouva aussi belle que maintenant.      Venez.

Elle les prit dans ses bras, les yeux clos, les jumeaux savourèrent ce moment unique dans les bras de leur mère, Kanon avait envie de s’éclipser pour les laisser tranquille.

Il se leva quand la voix de Jonas l’arrêta dans son geste.

-         Reste avec nous…Kanon. Lui demanda-t-il d’une petite voix timide.

Calliope posa ses yeux verts sur lui, attendant qu’il réponde.

-         D’accord… 

Kanon resta jusqu’au soir, ils dînèrent tous ensembles dans le jardin, rirent de futilités et des blagues du jeune Jonas, puis Kanon prit congé à la nuit tombante, il fut agréablement surpris d’une étreinte de Calliope, elle le serra très fort contre lui en lui disant qu’elle espérait bientôt le revoir.

Il embrassa les jumeaux qui lui firent une fête du tonnerre, Kanon leur promit de revenir les voir.

Le jeune homme quitta la petite maison de Shaka en saluant du bras Calliope et ses jumeaux.

Au lendemain matin de cette journée qui avait rempli le cœur de Kanon d’une joie intense, le jeune homme se leva de sa couche de fortune, s’étendant de tout son long.

Il vit par la petite fenêtre de la bergerie que le jour pointait déjà depuis plus de 2 heures, il allait être en retard à la ferme du vieil Atropos.

Kanon se leva, sortit de sa cabane, un sourire béat sur les lèvres, il ne vit pas tout de suite le garde qui s’approchait de lui, puisqu’il regardait les belles vagues de la mer Méditerranée et que son esprit voguait sur des pensées nonchalantes et insouciantes.

Le pas léger, le regard clair, Kanon commença à descendre le chemin qui menait à la ferme du vieil Atropos, quand il vit une personne courir à sa rencontre.

Le garde du Sanctuaire se présenta devant lui, Kanon était prié de se rendre au Palais, la Déesse Athéna avait besoin de s’entretenir avec lui.

Kanon regardait autour de lui, il ne voyait personne dans la grande salle du trône, le silence était léger, malgré la pesante chaleur du dehors, l’endroit restait frais grâce à la pierre et au cosmos doucereux de la Déesse. On ne sentait pas ici qu’il y avait eu, pendant 14 ans, le cosmos d’un tyran, assoiffé de pouvoir… A cette idée, le regard bleu vert de Kanon s’attrista, à cet instant précis, il aurait tant voulu que son frère Saga soit présent à ses cotés.

Le jeune homme fut tiré de ses pensées par le bruit d’un tissu froissé.

Une main blanche et délicate venait de relever un pan du rideau bleuté qui se trouvait derrière le trône.

Kanon vit apparaître sa belle Déesse de derrière ce rideau, son doux sourire comme une caresse pour les yeux.

Troublé, il en oublia de s’agenouiller.

Les mains croisées sur sa longue robe blanche, Athéna l’observait, amusée.

Kanon se rendit soudain compte de son indélicatesse et s’agenouilla vite fait, les yeux au sol.

-         Je suis heureuse que tu aies accepté de venir Kanon, suis-moi.

Athéna s’en retourna derrière le rideau bleuté, se redressant, Kanon se dépêchait de la rejoindre…Il ne fallait pas faire attendre une Déesse.

Il la retrouva assise devant un bureau, écrivant une lettre avec une plume, il la voyait de profil, elle était silencieuse, on entendait que le bruit de la pointe de la plume gratter le fin papier.

Resté debout, Kanon attendait patiemment qu’elle termine, il n’avait pas envie de briser ce silence divin de par sa voix rauque et profonde.

Mais ce fut elle qui rompit ce silence blanc :

-         Comment se passe ton retour à la vie Kanon ? lui demanda-t-elle toujours son      regard sur cette lettre qu’elle était en train d’écrire.

Gêné en sa présence, il baragouina une série de mots inintelligibles.

Furieux contre lui-même, il lui demanda de lui pardonner.

-         Combien de fois vais-je devoir te pardonner Kanon ? Lui dit-elle légèrement sans      méchanceté aucune.

Le jeune homme lui adressa un sourire penaud.

-         Je…J’ai trouvé du travail à faire chez un vieux fermier dans le village de Rodorio, il      me donne un peu d’argent et de nourriture en échange.

-         Ta réinsertion se passe bien à ce que je vois.

-         Oui…Les souvenirs ressurgissent…

-         Tes démons aussi.

-         Oui…

Kanon sentait que son regard fuyait sans cesse, il s’en voulait terriblement de n’être pas capable d’assumer sa présence face à la belle Déesse…Il se sentait pourtant tellement bien protégé par son cosmos.

Tout en parlant, Athéna avait terminé sa lettre, l’avait glissée dans une enveloppe brune, avait cacheté le papier avec de la cire du sceau de son sceptre.

Elle se leva ensuite face à Kanon.

Athéna lui tendait l’enveloppe contenant la lettre.

-         J’ai une mission à te soumettre Kanon, tu vas partir pour les cinq pics en Chine et      donner ceci au Vieux Maître.

Kanon fut très étonné.

-         Aux cinq pics ?!

Saori-san hocha la tête.

-         J’ai une entière confiance en toi Kanon, aucun de mes chevaliers d’or n’a le droit      de quitter le Sanctuaire, aussi, c’est à toi que je confie cette missive.

Lorsqu’il entendit la phrase d’Athéna et qu’il comprit qu’elle ne le considérait pas comme un chevalier d’or, c’est la tristesse, plus que de la colère, qui lui fit baisser les yeux.

Ce qui n’échappa pas à la Déesse.

-         Kanon.

Il releva ses yeux sur elle.

-         Ce n’est pas moi la première qui dois te considérer comme un chevalier d’or, mais      toi ! Je sais que l’armure des Gémeaux se refuse à te reconnaître comme tel et que      tu penses que c’est cela ! Mais tu te trompes Kanon. Si tu ne te reconnaîs pas      comme le digne successeur des Gémeaux, l’armure d’or ne viendra jamais à toi !

Kanon dut se rendre à l’évidence.

Ce n’est pas tout de se rendre compte de ses erreurs et de se repentir de ses actes passés, faut-il encore se sentir capable de continuer…

-         Je comprends…

-         Maintenant va ! Lui dit-elle en lui tendant de nouveau la missive. Va vite aux cinq      pics, j’attends ton retour.

C’est ainsi que Kanon se retrouva à partir pour la Chine, rencontrer le Vieux Maître.  

 

 

 

 

[Chapitre précédent] [Retour aux chapitres] [Chapitre suivant]

 

 

 

Cette fiction est copyright Galatée.

 

Les personnages de Saint Seiya sont copyright Masami Kurumada.