Accueil 
Fanarts 
Fanfictions 
Clips Vidéo 
Wallpapers 
Doujins 
Poemes 
Concours 
Liens 

 

 

 

 

 

 


Chapitre 5 :
La chute des Etoiles

 

« Tu diras à la Déesse Athéna, que sa requête sera effectuée ».

Voilà, ce fut la seule phrase que le Vieux Maître des Cinq Piques prononça en la présence de Kanon. Il ne vit personne d’autre là-bas, pas même Shiryu.

Le jeune homme repartit presque aussi vite qu’il était venu, se demandant ce qu’avait bien put contenir cette lettre.

De retour au Sanctuaire, il avait très envie de retourner voir Calliope mais il devait passer au Palais auparavant, la Déesse Athéna l’y attendait.

Il trouva la belle Déesse dans le jardin du Palais, au milieu des fleurs, ses longs cheveux couleur lavande battaient au gré du vent, il semblait qu’elle regardait au loin, vers la campagne Grecque.

-         Ton voyage s’est bien passé Kanon ? lui demanda-t-elle sans se retourner.

Le jeune homme mit un genoux à terre.

-         Oui Princesse…Le Vieux Maître m’a chargé de vous dire que votre requête sera      effectuée.

-         Je n’en attendait pas moins du Vieux Maître (Saori se tourna vers Kanon) Viens     donc plus près Kanon.

Un peu étonné, il rejoignit la Déesse au milieu de ce champ de fleurs, l’herbe lui arrivait jusqu’aux cuisses, des papillons voletaient ça et là, des abeilles venaient bourdonner à ses oreilles.

-         Regarde…

Kanon suivait le regard mauve d’Athéna qui embrassait la belle campagne Grecque faite de ses petits valons, de ses montagnes rocheuses et ses grands espaces verts où l’on pouvait voir des brebis se promener. Kanon pouvait voir un grand champs d’oliviers sur le versant d’une petite vallée. Le soleil brillait sans nuage pour le cacher, le ciel était d’un bleu limpide comme de l’eau claire d’une source naturelle.

-         Comment peut-on avoir envie de détruire des instants aussi agréable, des endroits      tellement magnifiques…Fit doucement la Déesse la voix fébrile.

Kanon ne sut quoi répondre se rendant à l’évidence que cet endroit était vraiment très beau, il fut ému, troublé…

-         Le mal rend aveugle Déesse Athéna.

Elle se tourna vers lui, un doux sourire soulignant ses lèvres roses.

-         L’amour aussi…N’est ce pas un paradoxe Kanon ?

-         L’amour peut éclairer certaines choses que l’on ne peut voir dans le noir, il donne      des ailes à celui qui est écrasé par les tourments…

Athéna hochai la tête, heureuse.

-         Je suis contente de t’entendre dire ces choses, je compte énormément sur toi      Kanon…Tu dois te demander ce que pouvait contenir cette lettre ?

-         Je me garderais bien de ne pas me mêler de certaines choses confidentielles.

-         Il faut pourtant que tu le saches si je veux te garder auprès de moi dans les      semaines à venir. Cette lettre demandait au Vieux Maître d’écarter Seiya et ses      compagnons du Sanctuaire.

-         Les chevaliers de bronze ?!

-         J’ai donné l’ordre qu’ils ne s’approchent plus du Sanctuaire, je veux qu’ils vivent      comme des adolescents de leur âge et…Je crains qu’ils ne comprennent pas les      agissements de certaines personnes qu’ils ont connues…

Les sourcils froncés, Kanon n’arrivait pas bien à saisir le discours de la Déesse.

-         Pardonnez ma franchise Princesse, mais j’ai eu récemment l’occasion d’avoir Ikki      comme adversaire et il m’a bien semblé de ne pas être quelqu’un qui se laisse      donner des ordres.

-         Je les connais bien oui…Et je sais qu’ils accouront au premier signe d’alarme du      sanctuaire.

-         Craignez-vous une guerre ?

Athéna posa un regard intense sur Kanon.

-         La pire de toute Kanon.

Athéna congédia poliment Kanon.

Il quitta les quartiers royaux du sanctuaire.

Il avait ardemment envie de retrouver Calliope, même si ce n’était que pour discuter avec elle, il avait envie d’être en sa présence, même si avoir le privilège d’avoir une discussion avec la Déesse Athéna n’était pas donné à tout le monde, c’était avec Calliope qu’il voulait partager son temps pour le moment.

Pourtant, ces moments singuliers en compagnie de la Déesse ne le laissaient pas indifférent, loin de là, il ressentait de l’amour pour Athéna, mais cet amour était autre que celui qu’il ressentait pour Calliope. Kanon n’arrivait pas encore bien à discerner ces deux sentiments similaires et pourtant si différents.

Il voulait protéger ces deux femmes.

L’une parce qu’il l’aimait comme un fou et l’autre parce qu’elle lui avait donné une seconde vie, qu’elle croyait en lui, qu’elle avait confiance en lui.

Ce jour-là, il ne trouva pas Calliope, il partit donc chez le vieil Atropos, ils n’avaient pas terminé de réparer le toit.

Il s’écoula plusieurs semaines de la sorte, marquées de jours paisibles et de déceptions aussi, car Kanon se rendit à plusieurs reprise dans le Temple des Gémeaux, mais l’armure restait toujours silencieuse et immobile.

Kanon passa de longues journées en compagnie de Jonas et Bithia, il découvrit deux enfants très intelligents, Calliope prétendait qu’ils avaient hérité cela de leur père. Quand bien même, Kanon les trouvaient extrêmement éveillés pour leur âge, ce n’était pas pour rien qu’ils avaient été acceptés dans une école accueillant des élèves ayant déjà atteint l’âge de 18 ans.

Calliope avait confiance en ses enfants, elle savait qu’elle pouvait les laisser partir pour qu’ils puissent se faire leur propre vie, leur propre opinion du monde, elle savait qu’ils seraient capables de bien gérer ce nouveau départ. La jeune femme était certes triste de les voir la quitter si vite, mais elle ne devait pas être égoïste et leurs permettre de voler de leurs propres ailes.

Calliope et Kanon eurent de longues discutions passionnées et enjouées, Calliope avait retrouvé les sentiments qu’elle avait ressentis pour le frère de Saga dans son enfance et il y avait même un peu plus que de l’amitié, mais elle s’en voulait de ressentir cela pour lui, elle avait l’impression de trahir la mémoire de Saga.

Kanon, de son coté, tout ce qui comptait pour lui, c’est qu’elle aille bien, qu’elle soit heureuse, la voir sourire, la comblait de joie et il comprenait ce qu’avait pu ressentir son frère lorsqu’il la voyait sourire…

« Je prendrai soin d’elle à mon tour mon frère, je t’en fais le serment… » 

Lorsque les jumeaux quittèrent le nid deux semaines après que Kanon se soit rendu aux Cinq Piques, Calliope les avaient accompagnés au bateau qui devait les emmener en Europe, Kanon était venu leurs dire au revoir aussi, Calliope ne versa pas une larme jusqu’au moment où le bateau disparut au loin…

-         Et voilà… Je ne les reverrai peut-être jamais plus Kanon… (Le jeune homme       
     l’avait pris par les épaules) Mais c’est bien pour eux (ses larmes coulèrent)      Je n'aurait pas voulu qu’ils grandissent ici… Au milieu des guerres.

-         Ils s’en sortiront.

Calliope avait tourné la tête vers lui, un sourire triste soulignant ses lèvres.

Ils s’étaient regardés.

-         J’en suis sûre.

Encore une fois, le visage de Saga s’était superposé sur celui de son frère, Calliope s’était dégagé de l’étreinte de son ami, soudain mal à l’aise.

-         Pardonne-moi Kanon, pour toutes les horreurs que j’ai pu te dire depuis ton      retour.

-         Je les avaient méritées.

Il avait tendu sa main pour lui caresser la joue, mais Calliope s’était détournée.

-         Je ne crois pas que se soit la meilleure solution Kanon…Ne pouvons-nous pas      rester simplement amis ?

Kanon avait inspiré fortement.

-         Bien sûr, nous le pouvons.

Elle l’avait regardé tristement, sachant qu’elle se faisait du mal et à lui aussi.

-         Je ne prétends pas ne rien ressentir pour toi, mais c’est ton frère que j’essaierais
    d’ atteindre à travers toi et se ne serait pas bon pour toi, ni pour moi d’ailleurs.

Le jeune homme lui avait pris la main et lui avait sourie gentiment.

-         Je sais Calliope, je n’espère rien, seulement redevenir ton ami comme avant…      Avant que tout cela n’arrive.

La jeune femme avait hoché la tête , elle avait jeté un dernier regard à la mer qui emportait ses enfants et ils étaient rentrés au Sanctuaire.

Alors que la nuit venait de tomber, que le ciel était clair, étoilé comme une dentelle, Calliope faisait une ronde de nuit habillée de son armure du Paon et masquée.

Kanon s’était rendu auprès de la Déesse Athéna.

La vigilance du Sanctuaire avait été augmentée, on se préparait à une nouvelle bataille.

Des tombes des chevaliers d’or avaient été trouvées souillées et ouvertes.

Calliope avait été choquée lorsqu’elle sut que la tombe de Saga faisait partie d’une d’elles.

Des étoiles filantes tombaient du ciel…

Mais Calliope ne fut pas assez vigilante, une présence derrière elle, la jeune femme s’immobilisa, un cosmos étrangement sombre et familier interpella tous ses sens.

Calliope n’osait se retourner, il y avait quelqu’un juste dans son dos ! Quoi que voulait cette personne, qu’attendait-elle pour se manifester ?

Ce cosmos…je le connais…mais…Quelque chose ne va pas…

Finalement, elle se retourna et se trouva face à un individu drapé dans un long manteau gris et encapuchonné de telle sorte que le visage de celui-ci se trouvait plongé dans l’ombre de la capuche.

Calliope plissa ses yeux verts.

L’individu ne bougeait pas, ne disait rien.

La nuit était silencieuse, lourde et remplie de mauvaises ondes.

Calliope ne ressentait pas réellement de la menace de la part du cosmos de cet étranger, plutôt une résignation, une résignation qui cachait quelque chose d’autre, cet individu ne voulait pas qu’on sache pourquoi il était ici.

-         Qui êtes-vous ? Osa Calliope sur ses gardes.

La personne ne répondit rien, toujours sans bouger.

Bon sang ! Je connais ce cosmos ! Mais pourquoi ne fait-il rien !

-         Si vous ne vous annoncez pas, je vais être obliger de vous demandez de quitter l’      enceinte du Sanctuaire !

Puis l’étranger fit un geste, ses mains montèrent jusqu’aux bords de sa capuche et rabattit celle-ci, de la sorte, son visage sorti de l’ombre et se dévoila au visage abasourdi de Calliope. La jeune femme en perdit totalement ses moyens pendant plusieurs secondes, si l’homme avait eu l’idée de lui porter un coup à ce moment-là, il aurait vaincu le chevalier du Paon sans effort aucun.

Mais il n’en fit rien.

Son visage découvert, il resta là, sans rien faire, le regard fixé sur la jeune femme chevalier.

Calliope fit le seul geste qu’elle estima de circonstance, elle retira son masque qu’elle laissa négligemment tomber sur le sol rocailleux.

Les deux jeune gens se regardèrent.

Chez l’un, aucun sentiment ne trahissait ce qu’il pouvait ressentir de ce moment, son regard bleu vert restait aussi impénétrable et froid que les premières gelées de décembre.

Chez l’une, c’était un sentiment indéchiffrable de joie, de crainte, de réserve mêlée à une mégarde qu’elle n’arrivait pas à comprendre. Son instinct lui disait de ne pas se fier aux apparences, d’être sur ses gardes.

Calliope n'en avait cure.

Ses yeux bleu vert, les lignes tendre de son visage, son regard engagé, les mèches rebelles de sa longue chevelure, comment Calliope pouvait le confondre avec son frère jumeau…Mais cette froideur…

-         Saga…Murmura-t-elle sans force, comme si toutes envies de se battre pour
     n’ importe quelle cause l’avait abandonnée.

Pendant ces quelques secondes irréelles, plus rien ne comptait pour la jeune femme, elle était soudain retournée 14 ans en arrière. Quoi lui dire ?

Qu’elle l’aimait toujours ?

Lui demander pourquoi il était revenu d’entre les morts ? S’il savait que son frère était ici ?

les deux amants se retrouvaient après 14 longues années de solitude. Le cœur de Calliope galopait à un rythme effréné, mais le regard de Saga restait imperturbable et c’est cela qui l’a remis un peu sur les rails, c’est ce regard sans chaleur, ce cosmos qui ne lui appartenait pas qui la fit un peu redescendre sur terre.

      -         Qu’essaies-tu de me faire croire Saga avec ce cosmos qui n’est pas le tiens !                  Fit-elle finalement d’une voix claire et pourtant encore remplie d’émotion.

Le jeune homme ne répondit rien.

Il lui tendit seulement la main.

Calliope dirigea son regard vers celle-ci, une main qui n’était pas menaçante, elle hésitait pourtant, essayant de sonder l’âme de celui qu’elle aimait plus que tout au monde, le sonder aussi loin qu’elle le put.

Elle le connaissait, elle avait grandi avec lui, ils avaient ri ensemble, mais ces choses avaient-elles un quelconque poids dans cette situation ?

Elle avait l’espoir que oui.

La jeune femme chevalier reportait son regard émeraude dans les yeux de Saga, elle perçut que  son âme était tourmentée, quelque part, au tréfonds de lui, subsistait une effroyable tristesse, une horrible lamentation lui déchirait le cœur. Calliope ouvrit soudain de grands yeux où brilla une compréhension terriblement claire.

Sans s’en rendre compte, elle s’était approchée de lui et avait glissée sa main dans la sienne.

Alors c’était ça ? Voilà pourquoi Saga était ici ?

-         Dis-moi quelque chose Saga ! Fit Calliope alors qu’il glissait son bras libre autour      de sa taille.

Ils ne se lâchaient pas du regard, celui du chevalier des Gémeaux ne laissait toujours rien transparaître, le regard de Calliope comprenait ce qui allait arriver…ce qui allait lui arriver à elle !

Il la serrait contre lui, leur visage étaient presque à se toucher maintenant, elle ne voulait pas se battre contre lui…et pourquoi se battre contre lui ? Pourquoi lui résister ? Qu’avait-elle à gagner de lui barrer le chemin ? Après tout, il ne faisait que son devoir de chevalier !

Saga approcha ses lèvres de l’oreille du chevalier du Paon et elle put enfin entendre sa voix :

-         Tu comprends maintenant. Lui chuchota-t-il doucement dans le creux de son      oreille.

Toujours son bras autour de la taille de la jeune femme, une sphère d’énergie commençait à apparaître dans la paume de la main libre de Saga, il tenait celle-ci près du plexus solaire de Calliope.

Ils se regardaient de nouveau, de la tristesse se lisait dans les yeux verts de Calliope mais aucune larme ne voulait venir.

Oui, elle comprenait.

Le bas de leur visage s’illumina de la lumière de la sphère d’énergie que Saga faisait grandir dans le creux de sa main droite qu’il approchait petit à petit vers le corps de Calliope.

Cette lumière semblait rendre des couleurs au visage du chevalier des Gémeaux, il semblait à Calliope de revoir celui qu’elle avait connu quelques années en arrière.

Les yeux de Saga s’enflammèrent, la main contenant ce concentré blanc jaune d’énergie allait toucher dans une seconde le corps de la jeune femme. Calliope était heureuse, elle allait mourir de sa main…Mourir de la main de l’homme qui n’avait jamais quitté son cœur et elle savait qu’il en était de même pour lui.

Sans qu’ils se quittent des yeux, Calliope sentit la plus douce et la plus effroyable décharge électrique lui traverser tout le corps, elle s’arc-bouta, ses cheveux noirs volèrent en tous sens autour de sa tête, des éclairs jaunâtres parcouraient son corps, elle sentit un tremblement dans sa poitrine, elle ne sortit aucun cris de sa bouche, aucune larme ne coula sur ses joues. Saga avait toujours un bras autour de sa taille, la jeune chevalier sentit sa vie partir doucement, la quitter pour de bon, elle partait là où elle pourrait protéger les 2 hommes qu’elle aimait. Dans les bras de Saga, son corps se relâchait petit à petit et finalement, retombait inerte.

Saga retint le corps sans vie de la jeune chevalière, l’accompagnant doucement dans sa chute vers le sol.

Le regard du chevalier des gémeaux avait changé, une tristesse sans nom avait pris la place de cette froideur, il déposa un regard si tendre et en même temps si douloureux sur la jeune femme chevalier, comme il aurait voulu qu’elle le voit avec ce regard-là.

Délicatement, son corps fut déposé sur ce chemin menant au Sanctuaire, il lui ferma doucement les paupières et déposa un baiser sur son front.

-         Saga !

Il relevait la tête vers cette voix autoritaire, trois autres silhouettes drapées comme lui d’une longue cape sombre attendaient sur le chemin.

-         Ne tardons pas !

Les yeux clos, il rabattit la capuche sur sa tête, se releva et rejoignit ses congénères se faisant violence pour ne pas jeter un dernier regard à celle qu’il aime et qu’il venait d’assassiner…

-         Calliope !! S’écria Kanon.

Le jeune homme quitta le palais et se dirigea vers le cosmos de la femme chevalier, il l’avait senti exploser puis s’éteindre d’un seul coup.

Arrivé sur les lieux, il trouva son amie allongée sur le flan gauche, inerte, l’armure en miette.

-         Non…

Kanon se précipita vers elle, à genoux, il redressa son buste, le visage de la jeune femme était serein.

Elle était morte.

-         Oh non c’est pas vrai ! Calliope !! (Kanon serra le corps sans vie du chevalier)     CALLIOOOOPE !!!!!!!!!!!!!!!!

Des larmes de colère et de tristesse débordèrent de ses yeux, étreignant Calliope contre lui, la berçant.

-         J’avais fais le serment de te protéger ! Fit-il dans ses larmes. J’avais fais le serment      …

Kanon avait enfoui son visage dans les cheveux noirs de la jeune femme.

 Kanon ?!! Kanon? Surpris, il releva son visage. Reprends-toi Kanon ! J’ai besoin de toi ici ! Kanon ! Calliope n’est pas morte en vain !

-         Athéna.

Il posa son regard sur le visage de la jeune femme et lui ferma doucement les yeux.

Elle veillera sur toi Kanon.

-         C’est moi qui devait veiller sur elle. Fit-il douloureusement.

Elle le sait Kanon, Elle est partie heureuse.

Kanon avait la sensation qu’Athéna accompagnait sa bien-aimée vers son dernier voyage car le visage de Calliope souriait et que, par la même occasion, la Déesse était là avec lui, lui parlant doucement, posant une main apaisante sur son épaule.

Le chevalier des Gémeaux s’était relevé, le corps du chevalier du Paon dans ses bras.

Il était allé chez le vieil Atropos, il lui demanda humblement de faire une sépulture décente au chevalier du Paon.

Il fit comprendre au fermier que des choses graves se passaient au Sanctuaire et qu’il devait prestement se rendre auprès de la Déesse.

Atropos promis, mais voyant la mine blessée du jeune homme, il lui demanda de prendre bien soin de lui.

Kanon s’était dirigé vers la sortie et s’était retourné vers le vieil homme, le regard déterminé mais aussi douloureux :

-         Ma vie ne m’appartiens plus…C’est à Athéna que je la dois…

Puis il s’en était allé.

Une autre étoile filante tomba du ciel…Un autre chevalier prit sa place parmi les constellations…

Alors qu’il retournait au Palais, un cosmos serein et doux vint entourer Kanon…

Ne lui en veut pas Kanon…Protège Athéna…

Murmura ce cosmos avant de s’envoler pour de bon et rejoindre les galaxies.

-         Je te le promets Calliope…

Et Kanon courait vers son combat, celui qui allait lui permettre d’enfin s’accepter comme le digne chevalier d’or des Gémeaux…Milo, chevalier d’or du Scorpion allait lui en donner l’occasion…

 

 Fin

 

 

 

 

[Chapitre précédent] [Retour aux chapitres] [Chapitre suivant]

 

 

 

Cette fiction est copyright Galatée.

 

Les personnages de Saint Seiya sont copyright Masami Kurumada.