Deux jours plus tard
Chaïma
Trois jours que Lena nous énervait. C’était impossible ! Je n’arrivais pas à
la comprendre… Elle avait enfin sa tranquillité, car Milo avait tenu parole et
n’avait plus cherché à s’approcher d’elle… Cependant, maintenant Lena nous
tapait sur le système.
Elle semblait nerveuse et ennuyée…
Shun et moi nous approchions de l’arène, lorsque nous vîmes Marine en
compagnie de son amant Killian.
Nous nous saluâmes et nous avançâmes vers
notre lieu d’entraînement, où se trouvaient déjà beaucoup d’autres.
Il ne manquait plus que Lena, Dana et Milo.
Ces deux derniers arrivèrent
ensembles dans l’arène, tandis que Lena vint en dernière. Phoebe, Deimos et moi
étions très surpris… Lena n’était jamais en retard que je sache !
Les chevaliers d’or et nous nous mettions d’accord sur comment allait se
dérouler ce matin. Shun, Hyoga et Ikki allaient aussi nous aider un peu.
Phoebe
J’avais toujours cette impression bizarre en regardant ma cousine… Quelque
chose allait se produire. Mais quoi ?
Calandra s’approcha vers moi avec un
arc et une flèche en or.
Calandra : Bonjour Phoebe…
Phoebe
: Bonjour. Que puis-je faire pour
toi ?
Calandra (hésitante) : Et bien… Je me disais que tu pourrais m’apprendre
le tir à l’arc puisqu’on est là pour l’entraînement…
Phoebe (étonnée)
: Tu ne
sais pas manier un arc ?!
Calandra : Non. C’est pour ça que j’ai pensé que ça
me ferai pas de mal de le pouvoir, étant donné que je suis le chevalier du
Sagittaire…
Phoebe (ironique) : Pas bête… (sourire) Allez viens ! Je te
l’apprendrais avec plaisir… ça me divertira un peu !
D’un coup de main, mon arc et mes lèches apparurent de nulle part. Je me mis
en route pour choisir un terrain idéal en passant par le groupe Deimos, Canon et
Philo.
Canon me regarda intensément et me sourit. Je m’approchai donc de lui
et lui collai un baiser passionné sur la bouche.
Je sentais le regard jaloux
de Deimos dirigé vers nous, pendant que Philo observait toute la scène d’un air
de compassion pour Deimos.
Après quelques minutes de recherche, j’avais enfin trouvé le bon endroit pour
notre petit entraînement.
Phoebe : D’accord… Veux-tu que je t’explique tout à zéro ?
Calandra
(rouge) : Oui… Je n’ai jamais pensé à m’entraîner à ça…
Phoebe: Ne t’inquiète
pas ! Je suis dans mon élément ! Tu apprendras vite ! C’est pas trop
compliqué.
Calandra : On verra bien !
Phoebe : Au fait, comment es-tu venue
sur l’idée de me demander à moi ?
Calandra : J’avais demandé à Deimos et il
m’avait dit que c’est toi qui aurais pu inventer le tir à l’arc.
Phoebe
(angoissée) : Ah… Je vois… Décidément, il n’arrête pas…
Calandra :
Pardon ?
Phoebe : Non, rien… Allons-y !
Lena
Je devais m’entraîner avec Saga, Paolo et Aphrodite. Ils étaient très forts.
On dirait qu’Asclépios avait bien soigné ses patients.
De temps à autres,
j’avais l’impression d’être observée. En regardant discrètement autour de moi,
je voyais que Milo me jetait parfois des coups d’œil…
J’ignore ce qui se
passait en moi, mais je me sentais toute bizarre depuis notre dispute.
Il
n’avait plus jamais cherché ma présence, comme il l’avait promis et c’est
précisément ce qui me gênait. Mais je ressentais aussi une tranquillité qui ne
me déplaisait pas.
Ce que je ne comprenais pas, c’était que mon entourage me
disait que j’avais changé depuis quelques jours… Pourtant, je ne me trouvais pas
changée…
Soudain, quelqu’un me heurta par derrière.
Chaïma : Oops… Désolée Lena. Je me battais contre Dana.
Lena (colère)
: Mais
t’es aveugle ou quoi ? Tu peux pas faire attention ?! T’es pas la seule ici… On
sait que t’es mignonne et adorable, t’as pas besoin de faire craquer tout le
monde dans cette arène !
Chaïma (choquée) : Mais… J’ai pas des yeux derrière
la tête moi ! Désolée si j’ai touché la princesse !
Deimos : Lena ! Calme-toi
voyons…
Lena : Toi, tiens toi en dehors de ça… Et vous ! Qu’est-ce que vous
regardez ?! Allez, continuez, il y a rien à voir !
A mon avis, c’étaient eux qui avaient changé et pas moi !
Ikki
Décidément, ce n’était pas le jour de Lena. Je me demandais bien ce qu’était
son problème…
Moi, je m’occupais de Maeve. J’aimais bien être en sa compagnie
et celle de Phoebe… J’avais l’impression qu’elles me comprenaient.
Pourtant,
ce vacarme commençait à me taper sur les nerfs. J’avais besoin de silence pour
m’entraîner.
Ikki : Maeve ! Viens, je vais nous chercher un autre lieu pour nous entraîner…
L’arène commence à devenir fatigante.
Maeve (narquoise) : Oh… Je comprends, tu
veux être seul et tranquille avec moi… Je te suis !
Ikki (fronçant les
sourcils) : Oui, mais c’est pas pour faire ce que tu penses !
Maeve
(malicieuse) : Comment peux-tu savoir ce que je pense ?
Ikki (sourire aux
coins des lèvres) : Je te connais trop bien depuis que tu es arrivée ici…
Vraiment… Elle pouvait avoir des idées parfois…
En me dirigeant vers la
sortie, suivi par Maeve, j’aperçus que Killian m’observait. Il semblait inquiet
et un peu en colère. Je me demandais ce qu’il avait.
Finn : Mais qu’est-ce que tu as ? … Tu t’inquiètes pour
Maeve ?!
Killian (nerveux) : J’aimerais savoir pourquoi il l’emmène en dehors
de l’arène où personne n’y est… Mais je suis bête de me poser encore cette
question ! La réponse est évidente !
Finn : Calme-toi, veux-tu ?! Je te
rappelle que ta sœur est grande et peut veiller sur elle ! N’oublie pas qu’elle
aime bien Ikki…
Killian : C’est bien ce qui m’inquiète, connaissant le
caractère de ma sœur…
Temple de la Vierge
Shiryu
J’avais cherché Shaka et Aurore dans l’arène, mais ils n’y étaient pas.
Bizarre… Je me doutais déjà qu’ils seraient encore une fois dans ce
temple.
J’étais content pour Aurore, qu’elle ait retrouvé un peu de calme
pour souffler, mais cela me gênait bizarrement de la savoir presque tout le
temps chez Shaka…
Shiryu : Euh… Il y a quelqu’un ?
N’ayant obtenu aucune réponse, je décidai d’ouvrir une porte près des
escaliers menant au premier.
En l’ouvrant, l’odeur de la lavande, provenant
des parfums à brûler monta dans mes narines. Mon cœur faillit rater un
battement !
Je voyais Shaka assis derrière Aurore ! Il lui caressait ses bras
qui se trouvaient devant son corps et murmuraient quelque chose, tout en gardant
les yeux fermés.
Je sentis mon cœur se remplir bizarrement de jalousie !
J’avais envie d’aller les séparer, mais… Aurore n’était que mon amie.
Shaka : Shiryu, que veux-tu ?
Aurore (surprise)
: Quoi ? T’es
là !
Shiryu : Euh… Oui, désolé de vous interrompre, mais je suis venu te
chercher Aurore.
Shaka : Chercher ?
Aurore : Ah bon… Excuse-moi Shaka, mais
je lui avais promis quelque chose… On se reverra bientôt ! Merci !
Elle sortit de la chambre avec moi. Après quelques instants, elle semblait
respirer profondément et serrait parfois les poings.
Shiryu : Quelque chose ne va pas ?
Aurore
: Tu pourrais arrêter d’être
jaloux s’il te plait ?! Ça me rend dingue !
Shiryu (embarrassé)
: Moi,
jaloux ?! Mais de quoi ?
Aurore : Bonne question… T’es jaloux de me voir en sa
compagnie ?!
Shiryu (choqué) : Mais non ! D’où tu sors ça ?!
Aurore
(énervée) : Je te rappelle que je suis empathique ! Malgré mes méditations, ta
jalousie m’est sautée à la figure !
Shiryu : Désolée… Je croyais que t’avais
oublié… Bon, on y va ?
Aurore : T’es sûr ? … Alors, allons-y !
Près du Cap Sounion
Maeve
Ikki nous avait emmenés ici. Assez romantique, ce lieu… J’avais vu le regard
de mon frère à l’instant… Il ne semblait pas très enchanté… Peu m’importe !
Maeve : Tu es sûr que tu veux m’entraîner ? Ce lieu est plutôt un peu… raté
pour s’entraîner !
Ikki (surpris) : Pourquoi raté ? Que veux-tu faire
d’autre ?!
Maeve (narquoise) : Que penses-tu ? … M’entraîner, bien
sûr !
Ikki (ironique) : J’ignore pourquoi, mais je ne crois pas un seul mot…
Ikki se mit en position de défense et me fit signe de l’attaquer. J’enchaînai
avec une série de coups de poings qu’il évita sans problèmes.
Ikki : C’est tout ? Même Matteo est capable de frapper plus fort !
Ikki
Il était temps d’animer un peu le combat. Je savais que Maeve s’énerverait
pour un rien et j’en profitai pour la taquiner.
Et ça marchait… Ses coups
commencèrent à prendre en vitesse et en force.
Ça commençait à devenir plus
difficile pour moi de bloquer toutes ses attaques.
Soudain, j’attrapai son
poignet droit.
Ikki (ironique)
: Essaie toujours de m’attaquer…
Maeve (surprise)
:
Impossible ! Je ne suis pas en bonne posture pour te porter un bon
coup !
Ikki (sévère) : Alors, tu es morte ! Dans un vrai combat, tu dois tout
essayer, sinon tu ne gagneras jamais.
Je tenais toujours son poignet droit. Elle tenta de se défaire un peu, mais
je restai dur. Maeve se prépara à me porter un coup avec son autre poing. Elle
prit un peu d’élan et s’apprêta à me frapper, lorsqu’elle trébucha et tomba sur
moi. Nous fûmes emportés vers le sol à cause de la force.
Maeve
J’ignore comment j’avais fait, mais je me retrouvais à présent allongée sur
Ikki… Chose qui ne me déplaisait pas trop…
Nous nous regardâmes longuement
dans les yeux. Je croyais me perdre dans ses beaux yeux bleus… J’entendis
subitement ma propre voix.
Maeve : Est-ce que ça suffit pour mettre mon ennemi hors d’état de
nuire ?
Ikki (hypnotisé) : Je… Je suppose… Je l’ai jamais essayé de cette
manière…
J’aurais pu rester ainsi toute la matinée, mais il allait bientôt être
midi…
Ikki (se ressaisissant)
: Euh… Tu pourrais descendre de moi s’il te
plait ?
Maeve (distraite) : Quoi ?… Ah, oui bien sûr… Excuse-moi !
En me levant, je n’ai pas pu m’empêcher de laisser passer mes mains le long
de son torse. Il me semblait bien musclé… J’adorais ça… Je me relevai lentement,
tandis qu’Ikki effectua un bond.
Ikki (calme)
: Bien, après notre „entraînement” et de m’avoir suffisamment
tâté, je crois que ça suffit pour aujourd’hui.
Maeve (embarrassée) : Désolée
pour la chute… Je l’ai pas fait exprès.
Ikki (sourire aux coins des lèvres)
:
Et l’attouchement sexuel ?!
Maeve (rire) : Pas de commentaires !
Tout à coup, on se regarda sérieusement et j’avais l’impression que l’air
commençait à pétiller entre nous. Je me rapprochai de lui et je fermai les yeux,
pendant qu’il posa sa main sur ma joue… Il allait m’embrasser !!
Nos lèvres
allaient s’effleurer lorsque j’entendis une voix connue…
Killian : Maeve ! Ikki ! L’entraînement est terminé. Venez manger !
Ikki
(sursaut) : On arrive tout de suite ! Viens Maeve.
Je le regardai d’un air déçu, pendant que j’aurais aimé étrangler mon
frère !
Cantine
Milo
L’entraînement était enfin terminé. Je sentais que j’allais me régaler ! Tous
se mirent à manger en provoquant un chahut assourdissant. La cantine était
petite et nous, on était nombreux… Les chevaliers olympiens et les nouveaux
chevaliers d’or s’étaient mêlés avec nous, les „vieux”. On s’entendait tous
assez bien.
Mais j’avais toujours l’impression qu’on n’acceptait pas
totalement Aphrodite à cause de son passé… Deimos, Canon et Phoebe étaient assis
près de lui pour le réconforter.
Au loin, je vis Lena qui cherchait une place avec son plateau. J’aurais bien
aimé lui proposer la place à côté de moi, mais je lui avais faite une
promesse…
Lena
C’était incroyable… Il n’y avait pratiquement plus de place… Je me dirigeai
vers Phoebe, peut-être qu’en faisant un peu de place je pourrais m’asseoir près
d’elle.
Lena : Salut tout le monde ! Tu me fais de la place Phoebe ?!
Tous
:
Salut !
Phoebe : J’aimerais bien, mais comment ? Je suis déjà à moitié assise
sur Canon… Désolée, mais il y a plus de place ici…
Puis, son regard sembla passer à côté de moi et elle reprit sur un ton
innocent.
Phoebe : Tiens, il y a de la place là-bas
Lena (se retournant)
:
Où ?
Phoebe (hésitante) : Là… A côté de Milo.
Lena (lasse)
: Tu pourrais pas
aller t’asseoir près de lui ?
Phoebe : T’es malade ?! J’ai ma place
ici !
Lena (énervée) : Ah oui, pardon ! Tu pourrais faire un bon film avec le
titre suivant : Mon ex, mon petit ami et moi !
Je m’éloignai d’eux en murmurant des injures… Bon, fallait l’oser un jour ou
l’autre… Prenant tout mon courage, je décidai de m’asseoir à côté de Milo, qui
me dévisagea d’un air étonné.
Deimos (inquiet)
: Mais qu’est-ce qu’elle a ? C’est pas normal !
Phoebe
:
T’as raison… Dommage qu’Aurore n’est pas là pour nous dire la cause…
Milo
Je n’arrivais pas à le croire… Lena était assise à côté de moi ! Elle
semblait un peu intimidée et je ne voulais pas forcer les choses. Je lui ai
alors fait de la place et continuai à manger mon déjeuner.
Après quelques
minutes où elle avait à peine touché son plat, elle se tourna vers moi.
Lena : Alors… Comment s’est passé ton entraînement ?
Milo
: Quoi ? Pardon,
c’est à moi que tu parles ?
Lena : Est-ce que tu vois une autre personne
assise entre nous ?!
Milo : Non… ça a été et le tien ?
Lena
: Normal… Vous
me semblez en pleine forme !
Milo (allure fière) : On est des chevaliers d’or,
c’est normal !
Lena (gloussements) : Pff… Oui bien sûr !
Milo
: Tu ne me
crois pas ? Que dirais-tu d’un combat ?
Lena : C’est bon, je te crois ! J’ai
seulement dû rire comme ça…
Milo (ironique) : Pff… Naturellement.
Je la regardai en souriant. Lena m’avait l’air plus assurée, car elle
mangeait à présent de bon appétit !
Chine, Cinq Pics
Aurore
On était ici depuis une bonne quinzaine de minutes. Shiryu avait cherché aux
alentours de la cascade après Schunrei, mais elle n’était pas là. Il décida
d’attendre son retour du village dans la cabane. Moi, j’avais besoin d’air
frais… Je voulais surtout éviter de ressentir sa nervosité.
Je marchai un
peu près de la cascade, lorsque j’aperçus une jeune femme aux cheveux noirs et
tressés.
Femme : Excusez-moi… Qui êtes-vous et que faites-vous ici ??
Aurore
: Je
m’appelle Aurore et j’ai accompagné un ami vers ce lieu… Il vous attend
d’ailleurs à l’intérieur de la cabane.
Je ne sais pas pourquoi, mais je sentais que cette fille était celle dont
Shiryu était amoureux.
D’ailleurs, sa réaction me le confirma. Elle
écarquilla les yeux, laissa tomber son panier et se précipita vers la
cabane.
Shiryu
J’attendais impatiemment l’arrivée de Schunrei. Plus le temps passait et plus
je doutais de moi. Aurore avait préféré me laisser tout seul pour réfléchir.
Voix : Shiryu ! Shiryu !
Shiryu (étonné)
: Schunrei !
La voilà ! Elle courut vers moi et se jeta dans mes bras pendant que je la
serrai contre moi.
Schunrei (pleurs)
: Te voilà enfin… Je suis si contente… Je savais que tu
n’étais pas mort !
Shiryu : Chut… Tout va bien. Je suis venu pour tout
t’expliquer.
Schunrei (redressant la tête) : M’expliquer quoi ?
Shiryu
(nerveux) : Assieds-toi s’il te plait ! C’est un peu dur et compliqué à dire…
Schunrei me regarda stupéfaite, mais fit ce que je lui avais demandé. Quant à
moi, je ne cessais de tourner en rond… Je réfléchissais à la meilleure façon de
tout lui dire… Soudain, je sentis l’énergie positive d’Aurore qui me donnait
courage à enchaîner avec mon histoire.
Shiryu : Schunrei… Je n’ai jamais été mort… La guerre contre Hadès est finie
depuis trois ans. Tous les chevaliers d’or sont morts. Donc le vieux maître
aussi et même Seiya !
Schunrei (choquée) : Quoi ? Seiya et le vieux maître
aussi ! C’est terrible… Mais, pourquoi tu n’es pas revenu
après ?
Shiryu (hésitant) : Parce que… Je n’avais pas le courage. J’avais
perdu mon frère et mon maître… Le sanctuaire avait besoin de mon aide et
soutien… Shina était enceinte de Seiya et… Je… je ne savais plus que faire de
mes sentiments… Je devais réfléchir…
Schunrei (déçue) : Réfléchir à quoi ?! Si
tu m’aimes ou pas ? Tu as eu besoin de trois années pour te décider à venir me
voir ?
Shiryu : Ce n’est pas exactement ça…
Schunrei (cris)
: Alors
quoi ?!
Shiryu : J’ignorais si je devais revenir pour repartir après quelques
mois ou si c’était plus simple pour toi de me croire mort, de faire ton deuil et
de m’oublier à jamais !
Schunrei : C’est faux ! C’est toi qui voulais te
simplifier la vie en tentant de m’oublier !
Elle se leva subitement et courut vers l’extérieur. Je ne pouvais pas la
laisser s’enfuir sans lui avoir expliqué ce que je ressentais réellement pour
elle… D’ailleurs, je me demandais où se trouvait Aurore…
Shiryu : Schunrei, attend !
Je réussis à la rattraper et la força à me faire face ! Elle avait des larmes
aux yeux et ses joues étaient déjà toutes mouillées.
Shiryu : Je t’en conjure, écoute ce que j’ai à te dire !
Schunrei
: Pourquoi
le devrais-je ?
Je lâchai son bras et lui fit comprendre que c’était à elle de décider.
Heureusement, elle resta devant moi pour m’écouter. Mes lèvres tremblaient un
peu, ainsi que ma voix.
Puis, je pensai à Aurore et je me lançai.
Shiryu : Schunrei, je t’aime toujours ! Crois-moi, ces trois dernières années
étaient un vrai calvaire pour moi. Je ne savais pas quoi faire… Pourtant, tu
sais aussi bien que moi que notre amour reste impossible… Tu ne prendras jamais
pied dans mon monde. Je suis avant tout un chevalier d’Athéna et je dois la
protéger… Une nouvelle menace se prépare d’ailleurs… C’est pour ça que
j’hésitais à venir te voir !
Aurore
La cascade était magnifique… Je me sentais si paisible sur ces lieux, mais je
dus repenser à Shiryu… Je me demandais bien où il en était.
Soudain, je
sentis de la rage et de la tristesse au loin… Instinctivement, je commençai à
respirer à fond. Shaka m’avait dit une fois qu’il ne fallait pas donner le
pouvoir au sentiment envahissant ! Après quelques instants, j’avais réussi à
refouler mon don et je ne sentis plus aucun sentiment venant de l’extérieur. Je
commençai à regarder autour de moi, lorsque je vis Shiryu avec cette jeune femme
au-dessus de moi près de la cascade.
Quelque part, cette femme me faisait
peur. J’avais un mauvais pressentiment, lorsqu’elle se mit à crier.
Schunrei : Ce ne sont que des mensonges !
Elle leva sa main… Elle allait le gifler !
Pris par la panique, je levai
ma main en leur direction et cria haut et fort.
Aurore : NON !!
Shiryu
Schunrei allait me frapper… Tant pis, je l’avais bien mérité ! Puis,
j’entendis Aurore crier.
Je me retournai vers ma droite et l’aperçue au fond
de la cascade. Soudain, un jet d’eau se détacha de celle-ci et se dirigea vers
Schunrei !
Je n’arrivais pas à le croire… Schunrei fut touchée par l’eau,
mais je l’avais sauvé à temps.
Elle se trouvait inconsciente dans mes bras.
Je regardai Aurore qui semblait aussi surprise que moi…
Quelques minutes plus tard
Aurore
J’étais toujours sous le choc. Je n’arrivais pas à croire ce que j’avais
fait…
Shiryu avait allongé la jeune fille dans son lit et alluma un feu.
Shiryu : Comment as-tu fait ça ?
Aurore
: Je l’ignore… Je ne voulais pas la
blesser… S’il te plait, il faut que tu me croies ! J’ai vu… qu’elle t’agressait
et j’ai voulu te protéger…
Shiryu : Serais-tu en train de développer de
nouveaux pouvoirs ?!
Aurore : Possible… Mais ce n’est qu’avec peine que
j’arrive enfin à maîtriser mon empathie… c’est encore trop tôt pour d’autres
pouvoirs !
Sanctuaire
Shina
J’avais décidé de m’occuper enfin un peu plus de mon fils. Je lui avais
annoncé qu’on irait à la plage cet après-midi. Quels n’ont pas été ses cris de
joie en entendant cela. Mais avant, nous avions visité la tombe de
Seiya.
Matteo parlait dans le vide comme si Seiya aurait été là… Mon fils
parlait sans cesse de Masque de mort… ou plutôt Paolo !
Cela m’inquiétait un
peu, je ne savais pas encore exactement quoi penser de lui.
Matteo et moi marchions tranquillement, lorsque ce dernier s’écria
soudainement et courut vers deux personnes à notre gauche.
Matteo : Aphrodite ! Paolo ! Salut !
Paolo
: Salut petit homme ! Alors que
fais-tu ?
Matteo : Maman m’emmène à la plage… Et si vous veniez
aussi ?!
Aphrodite (regardant Shina) : Euh… Non Matteo. Je crois que ta mère
aimerait y aller toute seule avec toi.
Matteo fit immédiatement une mine atroce. Le jour était si beau, je ne
voulais pas qu’il boude… Athéna leur avait pardonné…
Shina (hésitante)
: Je crois que vous voulez fuir son caractère cassant, sinon
vous seriez venus !
Matteo : Ça veut dire oui, maman ?!
Shina
: La plage ne
nous appartient pas…
Paolo (surpris) : Très bien… Merci Shina !
Il s’approcha doucement vers moi en me perçant du regard et me prit la main.
Son geste m’avait quelque peu troublé et je retirai ma main de la sienne.
Voix : Quel est le problème ?
Aphrodite
: Philo ! Que fais-tu par
ici ?
Philo : Je me promenais un peu et j’ai observé cette scène… Shina, tu
m’étonnes… Tu n’es pas le genre à te laisser forcer par quelqu’un à faire
quelque chose !
Shina : C’est vrai et je ne vais pas commencer aujourd’hui !
Vous venez ?!
Matteo (joyeux) : Plage ! On va à la plage ! On va à la
plage !
Philo : Quelle coïncidence. J’y allais justement aussi !
Maison du Bélier
Kiki
J’avais l’impression que la chaleur devenait de plus en plus insupportable.
Heureusement que les pièces de ma demeure étaient sombres et
fraîches.
Cependant, j’avais l’impression de ressentir un cosmos s’approcher
de l’enceinte qu’était le sanctuaire.
Sion s’entraînait dernièrement avec moi
et je dois dire que mes pouvoirs de psy s’étaient améliorés grâce à son
expérience. N’empêche que mon ancien maître Mû me manquait parfois. Pourtant, je
portais son armure avec fierté et dignité.
Ce cosmos… Cette fois j’étais sûr
qu’il se dirigeait vers ma maison ! Je me précipitai vers l’entrée de ma demeure
et y rencontrai une femme portant un masque et une armure !
Elle s’arrêta sur
les marches et me dévisageait.
Femme : Si ma mémoire est bonne, tu n’es pas le chevalier du Bélier,
Mû…
Kiki : C’est exact. Je suis son ancien disciple, Kiki chevalier d’or du
Bélier ! Qui es-tu étrangère ?
Femme : Je m’appelle Elena, je suis le
chevalier d’argent de l’oiseau de Paradis ! Je suis venue prêter serment à
Athéna…
Son armure ne semblait pas endommagée… Elle n’avait jamais dû se battre avec…
Elle devait dire la vérité puisque j’avais reconnu l’armure d’argent d’après ma
jeune expérience.
Kiki : Très bien. Dans ce cas, je te conduirais au Grand pope !
Elena
:
Merci beaucoup… C’est vrai que le Grand pope est celui qui régnait avant Saga,
l’usurpateur ?
Kiki (surpris) : Oui… Comment tu sais ça ?
Elena
: J’ai
rencontré cinq chevaliers de bronze en Tunisie… Le pays où je me trouvais… Ils
m’ont un peu informé de la situation et m’ont convaincu de revenir auprès
Athéna…
Salle du Grand pope
Sion
J’étais épuisé… Entre l’entraînement de Kiki, les conversations avec Athéna
et les documents que j’avais à contrôler ou à écrire, je n’avais plus dormi
depuis quelques jours. J’avais décidé de m’allonger un peu pour me reposer,
lorsque…
Soldat : Grand pope, Kiki est venu en compagnie d’une jeune femme et désire
vous parler… Il a dit que c’est très important !
Sion (las)
: Très bien,
faites-les entrer…
Mon sommeil devrait encore une fois attendre… Je me dirigeai vers le trône et
m’assis. Kiki et cette femme entrèrent finalement.
Elle portait une armure…
d’argent pour être exact. En plus, j’avais l’impression de la connaître… J’avais
eu une sorte de déjà-vu lors de son entrée…
Kiki : Sion, Grand pope et représentant d’Athéna, je vous amène ici une alliée
de taille !
Sion : Je vous souhaite la bienvenue au sanctuaire sacrée
d’Athéna !
Kiki : Sion…
Sion : Doucement les jeunes ! Qu’est-ce que tu me
racontes là Kiki ! Comment peux-tu en être sûr de ce que tu avances !
Kiki
:
Grand pope, vous avez sûrement reconnu l’armure d’argent non ?! En plus, elle
m’a dit qu’elle avait rencontré les chevaliers de bronze congédiés en
Tunisie !
Sion (sceptique) : Vraiment ?! Merci Kiki, ça sera tout. Attend là
dehors, s’il te plait !
Kiki obéit et sortit de la salle. Tunisie… Ce pays me rappelait bien quelque
chose…
Elena
Le Grand pope se tenait fier et droit sur son trône, mais les cernes sous ses
yeux me montraient qu’il était fatigué.
Son cosmos était puissant, sage et
bienveillant. J’avais l’impression de l’avoir déjà ressenti…
Il portait la
toge blanche comme tous les Grand popes l’avaient portée avant lui, mais il ne
portait ni casque ni masque… Je me rappelle avoir vu Saga avec cette toge sombre
et cachant totalement sa tête.
Ici c’était différent… Même l’atmosphère était
plus rayonnante.
Ses yeux étaient lavandes et brillaient, ses cheveux étaient
longs et vert citron… Tout comme Kiki et son ancien maître, le Grand pope avait
deux points sur son front.
Sa voix me tira de ma léthargie.
Sion : Alors, présentes-toi. Je ne te connais pas encore.
Elena
(s’agenouillant) : Pardonnez-moi Grand pope… Je me nomme Elena et je suis le
chevalier d’argent de l’oiseau de Paradis… J’ai été entraîné en Tunisie, pays où
je me trouvais jusqu’à aujourd’hui.
Sion : Bien… Pourquoi es-tu venue
maintenant ici ?
Elena : Parce que Jabu et ses frères m’ont convaincu
d’oublier le passé et de servir enfin ma déesse !
Je sentis subitement un immense cosmos entrer dans cette salle. Au fond du
trône, une petite porte s’ouvrit pour laisser entrer une jeune femme en robe
blanche. Il se dégageait une telle dignité et douceur d’elle que je n’avais
aucun doute… Il s’agissait de la réincarnation d’Athéna !
Athéna : Bonjour à tous… Je vois que tu es occupé Sion. Pardonne-moi.
Sion
:
Athéna… Vous tombez bien, ce chevalier est revenu vers vous !
Elle me regarda en me souriant et s’approcha gracieusement des marches qui me
séparaient du trône.
Athéna: Je le savais… Je t’attendais Elena ! Sois la bienvenue…
Elena
(étonnée) : Comment…
Athéna (sourire) : Comment je sais ton nom ? Ici les murs
ont des oreilles… Mais uniquement quand je le souhaite !
Elena : Déesse
Athéna, permettez-moi de vous dire mon serment !
Athéna : Je n’attends que
ça…
Elena : Athéna, déesse de la guerre et de la sagesse que Zeus soit
aujourd’hui témoin de mon serment que je vous fais ! Je jure solennellement
devant vous et tous les dieux de servir votre cause ! Je vous protégerais de
tout danger et je vous servirais loyalement jusqu’au dernier souffle de ma
vie !
La déesse dirigea ses mains vers moi et intensifia son cosmos.
Athéna : Qu’il en soit ainsi ! Relève-toi, chevalier d’Athéna ! Désormais, tu
fais entièrement partie de ma chevalerie… Le temps que tu te soies habituée à
notre mode de vie, je chargerais Sion de t’informer sur toute chose importante
au sanctuaire. (sourire) Si tu veux me voir, je suis assez libre…
Elena
:
Merci, déesse…
Sion : Encore une chose… Les femmes chevaliers n’ont plus
besoin de porter de masques… Tu peux enlever le tien.
Elena : C’est vrai… Dans
ce cas, je peux l’enlever ici sur le champ.
Athéna
Je m’approchai un peu plus de Sion… J’avais vu quelque chose qui allait se
produire et je voulais l’éviter.
Cette jeune femme chevalier avait un cœur
pur et bon… un vrai cœur d’or ! J’étais contente qu’elle mette ses valeurs à mon
service.
Elle porta sa main au visage et enleva son masque. Elle avait un magnifique
visage… Des lèvres rouges et pulpeuses ainsi que des yeux d’un magnifique
turquoise.
A côté de moi, je vis Sion qui allait défaillir. Je l’attrapai au
bras et il s’assit sur le trône.
Elena (inquiète)
: Est-ce que ça va ? Qu’est-ce qu’il a ?
Athéna
: Il est
très épuisé et il y a quelque chose qu’il te dira plus tard… Laissons-le se
reposer… Pourrais-tu m’aider à le transporter dans la salle d’à côté pour
l’installer sur son lit ?
Elena : Athéna ! Vous n’avez pas besoin de faire ça…
Laissez-moi m’en occuper !
Athéna: C’est vrai…
Je le téléportai vers sa chambre. C’était bien plus simple ! Je l’expliquai à
Elena et la pria de veiller sur son sommeil. Elle pouvait rester dans la demeure
du Grand pope jusqu’à ce qu’il lui dise ou elle pourra s’installer.
Plage
Paolo
Nous étions à cinq à la plage. Matteo n’arrêtait pas d’énerver sa mère pour
qu’elle aille avec lui dans l’eau. Aphrodite finit par se proposer et laissa
ainsi à Shina un peu de répit. Philo décida de les suivre, mais j’avais
l’impression qu’il continuait à m’observer. Je ne sais pas pourquoi, mais je le
trouvais un peu bizarre.
Il ne restait plus que Shina et moi sur la
plage.
Paolo : Bon, je vais faire un tour au bord de la mer… Tu veux venir avec
moi ?
Shina (hésitante) : Euh… Je ne sais pas… Il faut que je garde un œil sur
mon fils… Vas-y, ne te gêne pas !
Paolo : C’est absurde, tu vois bien
qu’Aphrodite s’occupe de lui… Et si c’est exactement ça que tu crains… Le garde
du corps, Philo, est près de ton fils !
Shina : On ne peut rien te cacher…
D’accord, t’as réussi à me convaincre. Il fait si beau.
Nous nous levâmes et commençâmes à marcher lentement. Je dois avouer
secrètement que Shina était magnifique à voir. Elle portait un maillot de bain
blanc, ce qui rendait sa peau plus bronzée. Malgré sa grossesse, elle avait
retrouvé sa ligne… magnifique…
Pourtant, je savais qu’elle se méfiait encore
de moi et qu’elle ne m’aimait pas trop. D’ailleurs pendant les trois cent mètres
parcourus, elle ne dit pas un seul mot.
Paolo : Ça doit te faire une sensation bizarre de marcher à côté d’un
traître…
Shina : Ecoute Paolo. Pendant treize années, Saga nous a pris pour
des bourriques et toi et Aphrodite étiez au courant… Pire, vous l’avez soutenu…
A cause de vous, d’horribles choses se sont produites… Tant de sang et tant de
victimes ont dû y croire… Certes, vous êtes revenus pour tenter de nous aider et
de réparer le mal causé par vous, mais…
Paolo : Je sais, Shina… Je ne tiens
pas à ce que vous vous agenouillez devant moi en me disant que tout est pardonné
et oublié… Vous avez besoin de temps pour digérer tout ça… Après tout, la vérité
a enfin été dite et tout le monde connaît enfin mon vrai nom… ça me suffit pour
l’instant !
Une petite pause s’installa entre nous. Parfois, je voyais, du coin de l’œil,
le regard de Shina fixé sur moi.
Shina : Alors comme ça, tu viens de la Sicile…
Paolo
: Oui,
pourquoi ?
Shina : Tu sais que les siciliens sont victimes d’un
préjugé ?!
Paolo (étonné) : Lequel ?
Shina : Que vous êtes les pires de tous
les italiens ! … Je ne veux surtout pas te vexer ou mettre notre éventuelle
amitié en péril, mais dans ton cas, c’est bien vrai !
Paolo (jouant le
choqué) : Comment ça, le pire !
Shina : C’est bien toi qui a œuvré pour le
méchant Saga pendant treize années !
Ne sachant pas quoi faire, je me baissai un peu et lui envoyai un jet d’eau
salé à la figure. Je me mis à rire lorsque je vis son expression d’étonnement et
de stupéfaction.
Shina (énervée)
: Et tu trouves ça encore drôle, hein ?! Tiens !
D’un coup énergique, Shina me poussa si fort que je tombai dans l’eau.
Je
ne sais plus exactement comment nous en sommes arrivés là, mais on commençait
enfin à sympathiser !
Dortoir des filles
Chaïma
Lena et moi étions allongées sur nos lits respectifs en train de nous
lamenter sur la chaleur.
Lena : Il fait si chaud que j’arrive pas à lire… J’aimerais bien faire une
courte visite aux ours polaires !
Chaïma : Je peux plus penser
clairement…
Lena : Pff… Ça n’a jamais été réellement ta force…
Chaïma
(tirant la langue) : Au moins, je peux exprimer librement mes
sentiments !
Phoebe : Oh, arrêtez de vous disputer !
Lena (étonnée)
: T’es
surchauffée ? Que tu sois capable de dire quelque chose de responsable
m’épate !
Phoebe : Juste pour Info : En Egypte, il fait parfois plus chaud !
Chaïma, honte sur toi !
Chaïma : Sœurette, tu sais que je ressemble plus à
papa qu’à maman…
Phoebe : Ouais, ouais… Papa est le dieu soleil, non…
Equivalent de chaleur…
Chaïma : Oh, arrête de me casser les oreilles pour si
peu !
Phoebe (sourire ironique) : D’accord… Passons à Lena. Alors, chérie,
comment c’était à côté de Milo ?
Lena : Quoi ? Ben, rien de spécial. On a
causé et point final…
Chaïma (regard suspect à Phoebe) : Oui, oui… Tu nous
caches quelque chose !
Lena : Vous êtes sexuellement complètement
sous-chargées que vous commencez à délirer !
Phoebe (air sérieux, joué)
: Oh…
Lena a parlé de sexe !
Chaïma (idem) : C’est sûr, elle nous cache quelque
chose !
Lena (se levant) : Mais vous êtes complètement malades ! Allez-vous
faire soigner !
Phoebe : Hum… Comme Aurore par ce joli Shaka !
Lena
: Mais
t’es incroyable… et que fais-tu de Canon ?
Phoebe : Je le garde au chaud… Mais
non, tu sais bien que je plaisante !
C’en était trop pour notre pauvre cousine. Elle se dirigea vers la porte et
l’ouvrit d’un mouvement sec. Lena se retrouva nez à nez avec Deimos, qui allait
frapper à la porte.
Notre cousine s’en alla, tandis que Deimos passa
lentement le seuil de la porte.
Phoebe (sourire)
: Alors comme ça, tu nous espionnais ?!
Deimos
: Pas du
tout, je suis venue chercher Chaïma.
Phoebe (clignant les yeux) : Oui, bien
sûr…
Chaïma : Me chercher ? Pourquoi ?
Deimos : T’as déjà oublié ? Notre
mission de rechercher la taupe ! Saga a un peu observé les environs et on va
commencer un peu à enquêter.
Chaïma : D’accord, j’arrive ! A plus tard,
Phoebe !
Phoebe : C’est ça… Amusez-vous bien !
Saga nous attendait dehors. Il me semblait assez mignon. J’allais voir ce que
mon travail avec eux allait donner.