Athéna
La vie continuait au sanctuaire. Lena et Hyoga m’informaient régulièrement
sur les évènements au sanctuaire.
J’avais l’horrible impression que Hyoga se
sentait seul. Certes, il voyait ses frères et les autres chevaliers, mais il me
semblait tellement seul… Le pauvre me faisait de la peine…
Pendant tout ce
temps, je continuais à me préparer pour l’affrontement et à espérer que les
armures restantes reviendraient à temps.
Shina
Aujourd’hui, j’allais encore m’entraîner avec les chevaliers olympiens.
J’étais dans la maison du cancer, que je voulais vite traverser, pour me rendre
chez Athéna. La déesse allait encore une fois prendre soin de mon fils.
Ce
que je trouvais bizarre chez Athéna, c’était qu’elle ne sortait que rarement ces
derniers temps…
Matteo : Madré ! Tu veux jouer à cache-cache avec moi ici ?!
Shina
(triste) : Ne restons pas ici… Non, mon trésor… Je ne peux pas, mais tu
t’amuseras bien avec Athéna, d’accord ?!
Matteo (déçu) : Mais je veux pas
jouer avec elle ! Tu n’es plus avec moi maman… Pourquoi tu me laisses chez la
tata ?! Tu m’aimes pas…
Shina (choquée) : Mais bien sûr, Matteo ! Qui t’as dit
une chose pareille ?!
Je m’arrêtais brusquement et prit mon fils dans les bras. Je l’aimais de
toutes mes forces…
Shina : Ecoute, maman doit s’entraîner pour frapper les méchants et pouvoir te
sauver. Malheureusement, maman doit le faire pendant toute la
journée…
Matteo : Je peux pas te voir ?
Shina : Non… C’est trop violent pour
toi… Je ne veux pas que tu voies ça et puis, tu risques de te blesser si tu
interviens.
Hyoga
J’ignorais pourquoi, mais Dana me fascinait depuis le début. J’avais su par
Athéna qu’elle n’était pas au sanctuaire. En effet, elle allait régulièrement
rendre visite à quelques membres de famille qu’elle avait encore quelque part en
Russie.
Ces jours là, je m’isolais bizarrement dans mon coin, mais quand elle
revenait, je resplendissais.
Malheureusement, elle bloquait après avoir passé
un certain temps avec moi.
Shiryu n’allait guère mieux. Il ne m’avait rien dit, mais je savais qu’il
hésitait quoi faire avec Shunrei. En plus, Aurore l’avait mis en rage en
abordant le sujet. Je pense qu’elle n’avait pas tors, puisque mes frères et moi
voyions qu’il souffrait.
Jour suivant
Je m’étais levé de bonne heure et j’étais assis sur les marches menant à la
maison du Verseau, quand soudain une ombre apparut.
Hyoga (sourire)
: Bonjour, c’est à cette heure-ci que tu rentres ?!
Dana
(surprise) : Hyoga ?! Que fais-tu ici ?
Hyoga : Je suis le comité d’accueil !
Alors ! Comment c’était en Russie près de ta famille… Elle va bien ?
Dana
:
Euh… Oui, très bien…
Hyoga (triste) : Tu as de la chance d’avoir encore tes
parents !
Dana (énervée) : Qui t’as dis une chose pareille ?! Je n’ai pas eu
de parents. Lorsque j’avais trois ans, mes parents sont morts… Il ne me restait
plus qu’une tante lointaine, qui s’est occupée de moi pendant cinq ans, lorsque
un homme m’a arraché de mon foyer et m’a emmené dans le même camps où était
Camus. On s’est entraîné ensembles… Plus tard, il t’a prit comme disciple et je
n’ai l’ai revu qu’une seule fois…
La mine de Dana s’attrista… La pauvre, elle avait encore moins de parents que
moi… Je m’en voulais de lui avoir dit cette stupidité.
Je sentais à nouveau
qu’elle voulait que je parte.
Hyoga : Désolé… Bien, je vais donc partir…
Je m’apprêtais à descendre les marches lorsqu’elle se retourna, piquée comme
une mouche.
Dana : Attends… On s’entraîne ensemble ?!
Je lui souris, les mots étaient inutiles.
Phoebe
Le jour se levait, il était temps pour nous aussi. Comme je connaissais
Deimos, il était déjà réveillé depuis un bon bout de temps.
Aurore n’avait
pas atteint son but avec Shiryu, mais elle n’avait pas l’intention de baisser
les bras.
Quant à moi, je m’étais laissée convaincre d’entraîner Jabu afin de
développer ses pouvoirs mentaux… Si ce n’était pas déjà perdu d’avance… Je ne
l’aimais pas trop et il était si con…
Aurore : Cesse de te tourmenter ! Jabu a besoin d’un instructeur et tu es la
meilleure au sanctuaire !
Chaïma : Allez, grande sœur, fais le pour notre
devoir…
Phoebe : Vous voulez que je change d’avis ?!
Lena : Bien sûr que
non… D’ailleurs, avant de partir, j’aimerais te demander une faveur au nom de
toute l’équipe.
Phoebe (étonnée) : Quoi donc ?!
Lena : Ma chère cousine,
nous ne sommes pas dupes et Aurore sait ressentir les sentiments… Je t’en prie,
arrête de harceler Deimos pour le salut de notre mission.
Phoebe : Je te
demande pardon ?! Je ne lui ai rien fais !
Lena : Si et le pire dans tout ça,
c’est que tu t’en rends même plus compte… Tu fais exprès de le rendre jaloux,
sinon pourquoi tu fréquentes publiquement Ikki ?!
Phoebe : Tiens, je ne savais
pas que je devrais fréquenter mes amis en cachette… Si ma mémoire est bonne,
Chaïma et toi étiez du même avis que moi à propos de lui…
Chaïma : Phoebe, je
n’ai jamais été contre ton amant…
Phoebe (exaspérée) : Ex-amant !
Chaïma
:
Soit… Si tu veux savoir mon avis, j’aimerais même que vous reformiez tous les
deux à nouveau un couple… Vous êtes parfaits ensembles !
Je me sentais abandonnée de tous les côtés… Est-ce que je m’étais imaginée
tout cela pendant des siècles ?! Même ma sœur me laissait tomber, alors qu’il
avait tenté de la tuer…
Phoebe (choquée)
: Que tu sois capable de dire une telle chose, alors qu’il
voulait te tuer !
Chaïma : C’est vrai, je lui en voulais au début, mais
lorsque j’ai vu qu’il s’efforçait de trouver ton pardon, je lui ai pardonné…
Geste que tu as été incapable de faire jusqu’à aujourd’hui… On était en guerre,
Phoebe ! Il est bien normal qu’il doive tuer ses ennemis !
Lena : Je lui donne
raison, même s’il aurait pu faire une exception pour ta sœur et toi… Phoebe, tu
dois comprendre que moi aussi j’ai changé d’avis… A force de vivre avec lui,
j’ai appris à mieux le connaître ! C’est un homme très gentil et très doux… Il
ne pense qu’à toi. Il faut que tu comprennes qu’on est plus sur l’immense Olympe
où tu peux le fuir en refusant d’accepter la vérité… Il est impératif que vous
fassiez la paix !
Ç’en était trop pour moi… Je me dirigeai silencieusement vers la porte et la
claqua derrière moi.
Aurore : La pauvre est très bouleversée… Tu y es allée peut-être trop
dur.
Lena : Non, crois-moi c’est le seul moyen pour qu’elle comprenne…
Chaïma : Elle s’en remettra, tu verras !
Maison du Bélier
Je me dirigeais vers la première maison, où se trouvait déjà
quelqu’un.
C’était Jabu. Je lui avais donné rendez-vous ici pour commencer.
En m’apercevant, il n’avait guère l’air enchanté… Ni moi d’ailleurs, mais en
tant que deuxième chef, la raison passait avant les sentiments.
Phoebe : Bonjour, chevalier de la Licorne.
Jabu (air arrogant)
:
Bonjour…
Phoebe (après une longue pause) : … Je sais qu’on a mal commencé…
Alors, passons l’éponge, recommençons.
Jabu (idem) : … Très bien,
j’accepte…
Phoebe : Bien, je suis ici pour t’apprendre à te servir de tes
nouveaux pouvoirs… Que sais-tu déjà faire ?!
Jabu : … En fait rien. Je sais
seulement que j’ai réussis une fois à lire dans les pensées de ta sœur.
Hum… Lire les pensées. Intéressant ! J’allais d’abord commencer par lui faire
des exercices de concentration, puis on allait voir.
Finn
Depuis ce jour où mon ami Killian avait demandé au chevalier de l’Aigle si
elle pouvait l’entraîner, j’avais cessé de les voir séparément. On murmurait
qu’ils sortaient ensembles, pourtant, j’étais pas au courant moi ! Et j’étais le
meilleur ami de Killian quand même !
Pour en avoir le cœur net, je décidai
d’aller le voir. Mais au moment où je voulus partir, quelqu’un m’interpella à
l’entrée de mon temple.
Voix : Hé ! Finn, où vas-tu ? Je peux te parler un instant ?
Finn
: Maeve !
Depuis quand t’es matinale toi ? Que me vaut ce plaisir ?
Maeve : Tu as
sûrement entendu ces rumeurs qui circulent à propos de mon frère et Marine…
C’est vrai ?
Finn : Figure toi que je l’ignore aussi… Toi, en tant que sœur,
tu n’es même pas au courant… Je me demande vraiment si c’est vrai…
Maeve
: Où
vas-tu ?
Finn : Et bien je voulais en avoir le cœur net… comme toi.
Maeve
:
Je comprends… Je t’accompagne !
Temple du Capricorne
Maeve et moi venions d’entrer dans le temple… Apparemment, il était toujours
couché. Nous décidâmes d’un commun accord de monter au premier et de pénétrer
dans ces appartements en frappant à la porte.
Comme il n’y eut pas de réponses et que la porte resta fermée, Maeve décida,
impatiente comme toujours, d’ouvrir la porte.
Son frère Killian sortit à
l’instant de la salle de bain, une serviette enroulée autour de sa taille.
Finn : Tu aurais pas pu l’attendre…
Maeve
: C’est pas bien grave… Bonjour
grand frère !
Killian (surpris) : Bonjour… Que faites-vous tous ici
?!
Finn : Nous voulions juste discuter avec toi, mais tu sembles occupé,
donc…
Maeve : On t’attend dans ta chambre… Je veux en avoir le cœur net.
Je ne pouvais m’empêcher de sourire. Maeve avait certes dix-neuf ans, mais
elle se comportait comme une gamine avec nous.
Killian nous adressa un regard
d’étonnement et fronça un peu les sourcils, mais retourna dans la salle de bains
pour finir sa toilette.
Pendant que Maeve tournait en rond comme un lion dans
sa cage, Killian entra finalement dans la chambre.
Maeve : Ah, te voilà enfin !
Killian (s’adressant à moi)
: Pourquoi elle est
à nouveau dans tous ses états ?!
Finn (calme) : En fait, ça a à avoir avec un
sujet dont on aimerait discuter avec toi.
Maeve : Exact… Et pas de mensonges
!
Killian (fronçant les sourcils) : Mais… Allez-vous enfin arrêter avec ces
cachotteries ?!
Maeve : Et qui a commencé ?!
Je posai calmement ma main sur le bras de Maeve pour lui signaler de se
calmer. C’était évident que mon pauvre ami ignorait de quoi on voulait lui
parler. Elle me comprit vite et s’assit à côté de moi sur le lit de Killian.
Finn :
Voilà… Ta sœur et moi avons entendu une rumeur circuler à ton
propos…
Killian : Vraiment… Laquelle ?
Finn : Celle que Marine et toi
formiez un couple. C’est vrai ?
Killian resta stoïque sur sa place et nous regarda sérieusement. Puis il
commença à faire les cent pas, sans rien dire. Mais je le connaissais depuis
bien trop longtemps, je savais qu’il était en train de s’énerver.
Killian
C’est pas vrai ! Comment ont-ils eut vent de ce propos ? Je voulais pourtant
le garder encore secret…
Maeve : Allez ! Nous sommes les plus proches de toi… Pourquoi tu nous dis pas
la vérité ?
Killian : Disons que Marine et moi ne formons pas officiellement
un couple.
Finn (surpris) : C’est vrai ?!
Maeve : Je savais pas que tu en
étais amoureux !
Killian : Oui, je sais… Pardonnez moi, mais je ne voulais
rien dire à personne… Comme rien n’est encore sûr… Je n’osais pas à en parler
avec vous…
Maeve
Je sentais une colère incroyable monter en moi. Je me levai du lit et je
commençais à marcher à travers toute la pièce. Moi, sa sœur et j’en savais
strictement rien ! Pourquoi ? Je suis quand même pas une pipelette… Après avoir
laissé libre cours à mes sentiments en maugréant des insultes irlandaises, je
réussis à me calmer.
Killian : Pardonnez-moi, mais je n’en étais pas sûr et lorsque je l’ai
rencontré tout s’est passé assez vite…
Finn : Décidément, tu es bien
mystérieux mon ami… Tu n’as jamais fait d’allusions… J’ai seulement remarqué que
tu lui parlais joliment, mais j’étais loin de me douter de ça.
Après nous avoir encore fait des excuses, je me jetais aussi à l’eau.
Maeve : Figurez-vous que moi aussi je m’intéresse à quelqu’un… C’est pas de
l’amour, mais de l’intérêt…
Killian (inquiet et curieux) : Qui donc
?
Finn : Oh, ne me dis pas que tu l’ignores ! C’est Ikki !
Mais il était con ! Tandis que je tentais de l’empêcher de le dire, il me
prit par les poignets et le révéla à mon frère. Contre toutes mes attentes, sa
mine se fit grave et il me regarda d’un air choqué.
Killian : Dis-moi que tu plaisantes sœurette !
Maeve
: Non… Pourquoi
?
Killian : Tu es sincèrement amoureuse de ce type ?!
Maeve
: Je ne vois pas
où tu veux en venir.
Killian : Tu vas gentiment m’obéir et arrêter de voir ce
type, compris ?!
Maeve : Mais, il ne t’as fait aucun mal !
Killian
: Ikki
n’est pas assez bon pour toi ! Renonces-y, c’est pour ton bien que je te dis ça
!
Maeve (en rage) : Pour mon bien ?! Tu veux me priver de quelqu’un qui
pourrait me rendre heureuse pour mon bien ?! Attends, laisse moi rire !
Mon frère garda son air grave, alors que je ne pouvais réprimer de la colère
et de la tristesse.
Les larmes commencèrent à couler le long de mon visage et
je m’enfuis…
Finn
Killian resta debout, après le départ de sa sœur.
Puis, comme piqué par
une mouche il se mit à parler.
Killian : Malgré le mal que je lui ai fait, j’ai fait ça pour son bien… Qu’en
penses-tu mon ami ?
Finn : Et bien je pense que c’est à elle de voir à qui
elle veut offrir son cœur et à personne d’autre !
Killian (désespéré)
: Mais,
je suis son frère !
Finn : Une raison de plus pour la soutenir dans toutes ses
décisions… Tu essaies de calmer ta conscience…
Quelques semaines plus tard
Ikki
Je dois avouer que dernièrement, je n’avais pas fait grande chose… Je passais
beaucoup de temps à parler avec Phoebe. Elle me parlait souvent de l’Olympe,
lieu que j’aimerais bien visiter une fois. Phoebe était une fille bien… Elle
avait une force de caractère extraordinaire.
Mais elle devait s’occuper maintenant de Jabu et j’en profitai donc pour
m’entraîner avec Shun et Shiryu. Ce dernier se trouvait dans un état bien
bizarre. Lorsqu’on abordait le sujet „chevaliers olympiens”, il ne disait rien
et se contentait d’avoir un regard glacial. Tout cela empirait lorsqu’on parlait
d’Aurore.
J’ignorais ce qui se passait. La jeune fille était pourtant très
gentille…
Ce n’est que peu de temps après que Hyoga me raconta ce qui c’était
passé. Jamais je n’avais vu Shiryu se comporter de telle manière… Quelque chose
de grave devait peser sur lui…
Alors que mes frères et moi nous entraînions
dans un petit coin de l’arène, Lena, Chaïma, Aurore et Deimos arrivèrent eux
aussi.
Shina, Marine et les autres chevaliers de bronze les attendaient
déjà.
En passant à côté de nous, tout le monde se salua, sauf Aurore et
Shiryu.
Les deux se jetaient des coups d’œil en se défiant du regard. On
aurait cru que de la foudre s’échappait de leurs yeux…
Aurore : Lena… Je vais voir comment Phoebe avance… Je ne vous sers à rien ici…
Sur ce, la jeune femme quitta l’arène.
Jabu
Mes vêtements d’entraînement étaient complètements trempés de sueur. On
pouvait pas dire qu’elle allait doucement celle-là. Pourtant, je me sentais
après ces exercices de concentration bien plus en forme psychiquement. Je me
sentais plus léger…
Phoebe : Pas mal… Je suppose que tu devrais ressentir un sentiment de légèreté
maintenant.
Jabu : Oui…
Phoebe : C’est bien, mais pas suffisant ! Tu dois me
faire entièrement confiance, sinon tu n’y arriveras jamais.
Jabu (surpris)
:
Mais… Je me sens léger ! Que veux-tu de plus ?
Phoebe : De la confiance totale
! Tu dois me faire confiance, comme un nouveau-né à sa mère.
Jabu : Pardon ?
Tu déconnes ! Jamais je ne ferais totalement confiance à des étrangers
!
Phoebe : Voilà ton problème… Enfin de compte, j’avais raison… Je gaspille
mon temps… Si tu continues à te méfier de moi, ton esprit ne sera jamais assez
ouvert pour apprendre ce que j’ai à t’apprendre ! Au revoir…
Elle tourna les talons et s’en alla me laissant tout seul. Elle me croyait
vraiment si stupide que ça ?! Je n’allais quand même pas faire confiance à une
nana que je ne connaissais pas…
Phoebe
Ce pauvre con me faisait pitié. Il avait un grand potentiel en lui, comme
l’avait deviné ma sœur, mais il refusait à s’ouvrir au monde pour apprendre. Je
ne pouvais rien faire.
Perdue dans mes pensées, je faillis heurter quelqu’un, c’était Aurore.
Phoebe : Aurore ! Que fais-tu ici ?
Aurore
: Rien de précis. Je voulais
juste voir comment tu avances avec Jabu.
Phoebe : Pas très bien…
Je lui expliquai comment s’était déroulé notre premier entraînement et elle
ne fit que secouer la tête.
Cependant, je voyais que quelque chose la gênait
aussi. Après avoir insisté pour qu’elle me dise quelque chose, elle finit par
céder.
Aurore : J’ai rencontré Shiryu dans l’arène avec ses frères… On s’est défié du
regard. Je ne lui ai fais aucun mal !
Phoebe : Le fait que tu voulais fouiller
dans sa vie privée lui a peut-être suffi…
Après-midi, temple d’Athéna
Athéna
J’attendais avec impatience le rapport de Lena et Deimos. Ils m’avaient
annoncés leur arrivée pour bientôt.
En effet, trois minutes après, les
lourdes portes s’ouvrirent laissant entrer les deux chevaliers.
Ils
s’agenouillèrent devant moi, me rendant hommage.
Deimos : Lena, guerrier d’Artémis et Deimos, guerrier d’Arès, pour vous
servir…
Athéna : Relevez-vous. Je suis heureuse de votre venue. Racontez moi
donc un peu l’entraînement d’aujourd’hui !
Deimos enchaîna avec les gros progrès des chevaliers de bronze. Ils
maîtrisaient parfaitement le sixième sens et approchaient à la découverte du
septième. Shina et Marine avaient également fait d’énormes progrès. Elles
s’étaient déjà éveillées au septième sens, mais n’arrivaient pas encore à le
contrôler.
Cependant, Lena m’expliqua que Phoebe n’y arrivait pas bien avec
Jabu, parce qu’il se méfiait encore trop d’elle.
Athéna : Ne vous inquiétez pas, j’en parlerais avec Jabu.
Lena
: Merci
Athéna, il est impératif que vos chevaliers soient tous en forme pour la guerre
!
Athéna : Oui, je sais. Mais à ce propos… Sais-tu quand est-ce que Kiki nous
reviendra avec les armures ? Cela fait déjà beaucoup de temps qu’il est
parti.
Lena : Je ne peux pas vous dire… Mais je le saurais très
bientôt.
Athéna : Comment ça ?
Lena : Je vais me rendre sur l’Olympe pour
voir si j’arrive à glaner quelques informations qui nous seraient très
précieuses…
C’était évidemment la meilleure manière de recevoir des nouvelles, mais je me
demandais si c’était bien prudent avec les trois déesses contre moi.
Plus tard, devant le dortoir des
filles
Phoebe
L’heure était venue pour Lena de rejoindre l’Olympe. Bien sûr, il le fallait,
mais je ne me sentais pas trop à l’aise… J’avais pas envie de prendre
entièrement le contrôle sur notre groupe avec Deimos y compris…
Phoebe : Ma chère cousine… Puis-je te parler avant que tu ne partes
?!
Lena : Je t’écoute.
Je la saisis par le bras et la tirai un peu à l’écart de notre équipe.
Phoebe : Pourquoi tu ne me laisses pas y aller, moi ?! Allez, sois gentille !
Je n’ai pas envie de prendre toute la responsabilité !
Lena (sourire)
:
Laisse-moi rire ! Tu es aussi apte que moi d’être la leader de notre équipe ! Je
ne te ferais pas ce plaisir, parce que je veux que tu affrontes ton problème…
C’est très important… Tu as assez fuit comme ça !
Ma cousine m’embrassa sur la joue et retourna près de notre groupe avant de
se téléporter vers l’Olympe.
J’étais un peu déçue, mais il fallait rester
forte… J’y arriverais !
Chaïma : Qu’allons-nous faire maintenant ? Le soleil vient de se
coucher…
Aurore : Ben, je te suggère de venir avec moi. On va divertir les
autres un peu avec ta musique… A plus, vous deux !
Phoebe : Quoi ?! Mais
attendez…
Ces deux-là, allaient encore me le payer ! Pourquoi m’avaient-elles laissés
immédiatement seule avec Deimos…
Je tournai mon regard vers lui… Il me fixait
de ses beaux yeux verts d’eau… Si j’avais un faible caractère, je ne lui aurais
pas résisté !
Deimos : Bon… Je retourne dans ma cabane.
Phoebe (hésitante)
: Non… Attends
!
Je me mordais les lèvres par nervosité, alors qu’il se retournait
complètement étonné.
Phoebe : Entre dans notre cabane… Il faut qu’on parle.
Dortoir
Deimos
Je n’arrivais pas à croire ce qui m’arrivait à l’instant… Il devait s’agir
d’un rêve…
Phoebe : Deimos écoute… Je n’ai jamais été très gentille avec toi, depuis…
Enfin, tu sais depuis quand ! Je ne reviens pas pour t’implorer de me pardonner,
mais j’aimerais qu’on puisse au moins s’entendre pour la réussite de notre
mission. Notre collaboration ne sera que purement professionnelle et peut-être
avec de la chance amicale… Rien de plus !
Deimos : Je comprends… Puis-je te
poser une question ? Qui a-t-il exactement entre toi et Ikki ?
Phoebe
: Pff…
Tu crois vraiment que je suis amoureuse de lui ? Il est juste mon super copain,
rien de plus !
Deimos : Non, je ne le pensais pas. Je te connais trop bien
pour ça, mais je me disais que tu voulais peut-être me rendre jaloux…
Phoebe
:
Apparemment ça a marché…
Deimos : …
Je ne répondis pas. Je crois qu’une réponse ne ferait qu’aggraver son
soupçon, justifié…
Mais j’avais de l’espoir. Si elle ne sortait pas avec
Ikki, il était très probable qu’elle m’aimait encore. Moi en tout cas, je ne
cessais de l’aimer. C’était le contraire, tous les jours je l’aimais plus et
j’en mourrais de ne pas l’avoir près de moi !
Je n’arrivais jamais à
l’ignorer quand elle était présente dans la même salle que
moi.
Inconsciemment, je m’approchais d’elle en caressant ses longs cheveux et
son avant-bras.
Phoebe
C’était pas vrai ! Il était si injuste. Il connaissait mes faiblesses et les
utilisait contre moi…
Je ne pouvais plus longtemps lui résister, je sentais
que j’allais craquer, lorsque je le vis s’approcher de mon visage, les yeux
fermés.
Phoebe (brusque)
: Non ! Arrête, je t’en conjure !
Deimos
: Pardon…
Excuse-moi, je ne l’avais pas fait exprès… Je…
Phoebe : C’est bon… Je crois
qu’il vaut mieux que tu partes.
Deimos se leva et se dirigea vers la porte.
Deimos : Je sais que tu m’aimes encore !
Il claqua la porte, alors que je m’effondrai sur le lit et éclatai
silencieusement en sanglots.
Cabane de Deimos
Deimos
Voilà. Je n’arrivais pas à résister aux charmes de Phoebe. Elle était si
belle, si envoûtante… Il fallait me calmer.
Chez moi, je m’allongeai sur mon
lit et réfléchit.
Soudain, pris par une rage verte, je frappai ma table de
nuit qui fut réduite en poussière.
Deimos (pleurant)
: Pourquoi ? Pourquoi, elle hésite toujours ?! Pourquoi elle
ne veut pas de moi…
Pour une fois, depuis un certain moment, je pensais à ma mère. Aphrodite, la
déesse de l’amour. Comment avait-elle fait pour aimer quelqu’un comme mon père ?
Lui, qui était pourtant une brute et un salaud, qui se fichait des sentiments
d’une femme.
Perdu dans mes pensées, je ne réalisai pas qu’une lueur
grandissait dans ma chambre.
Voix (douce)
: Deimos… Mon cher Deimos !
Deimos (surpris)
: Mère ! Que
fais-tu ici ?
Aphrodite : Oui, c’est bien moi… Je suis venue parce que tu
pensais à moi… J’ai senti ta détresse à force de t’y accrocher…
Deimos
:
Mère, libère-moi de cet amour envers Phoebe ! Je ne peux plus vivre
avec…
Aphrodite : Mon pauvre fils, je ne peux pas. C’est à toi et à toi seul
de le faire !
Deimos : Mais… Elle ne m’aime pas !
Aphrodite
: Détrompe-toi
mon fils. Son amour envers toi est encore aussi puissant qu’au premier jour…
Mais, les choses ne sont pas aussi simples pour elle et ta présence constante ne
l’aide pas vraiment…
Deimos : Comment as-tu pus aimer mon père ? Lui, qui est
si… si indigne d’éprouver de l’amour ! Suis-je comme lui ?
Le visage de ma mère avait une expression de choc. Elle s’approcha
hâtivement, mais gracieusement vers moi et s’assit à côté de moi, tout en me
prenant dans ses bras.
Aphrodite: Même moi, je n’échappe pas aux lois d’attraction… Ton père
m’attirait à cause de sa brutalité et sa virilité. Mais au fur et à mesure, j’ai
appris à connaître son caractère ignoble et j’ai sus que ce n’était que de
l’attraction physique. J’aimais Héphaïstos, mais ton père m’attirait toujours
dans ses filets… Mon beau fils, tu es la plus belle chose que j’ai jamais eu …
Je t’aime de tout mon cœur. N’oublie jamais que tu as également hérité de moi
pleins de traits de caractère ! C’est pour ça que tu regagneras l’amour de
Phoebe !
Olympe
Lena
J’attendais dans ma chambre que mes parents viennent. Heureusement que je ne
devais pas attendre trop longtemps.
Hébé : Ma chère fille ! Te revoilà… Quel plaisir de te voir.
Malgré l’allure quelque peu fragile de ma mère, j’avais l’impression de
manquer d’air lorsqu’elle me prit dans les bras.
Hercule : Mais laisse-là voyons, tu l’étouffes ! Dans mes bras ma fille !
Cette fois c’était trop !
Lena : Je suis contente de vous voir, mais je viens à cause de ma
mission.
Hercule : Je comprends. Que ce passe-t-il donc ?
Lena
: J’ai besoin
de plus d’informations sur nos ennemies…
Hébé : Tu es à la mauvaise adresse…
Depuis que ta grand-mère Héra est au courant pour notre attention, elle a coupé
tout contact avec moi. Même ma sœur Eileithyia ne me parle plus, ni à ta tante
Artémis d’ailleurs…
Lena : Je m’en doutais, mais je voulais juste vous voir…
Je me débrouillerais. Mais… Que fais Zeus dans tout ça ?!
Hercule : Son
devoir est de rester neutre… Il condamne les attentions de son épouse et la met
en garde devant Nyx…
Hébé : Mais rien de plus. Héra ne se laisse pas
arrêter.
Temple d’Artémis
Artémis
Un serviteur venait de m’annoncer la venue de Lena. J’étais assez surprise de
la savoir ici.
Ma jeune nièce semblait en pleine forme lorsqu’elle entra dans
ma salle d’audience. Elle portait sa belle robe verte.
Lena : Je vous salue déesse Artémis, dont le courage n’égale personne
!
Artémis : Relève-toi ma chère Lena ! Je suis contente de te voir. Que
fais-tu donc ici ?
Lena : Merci… Je suis venue pour avoir des nouvelles sur
toute la situation.
Artémis : C’est évident…
Serviteur : Pardonnez-moi
déesse, mais le divin Apollon est ici !
Artémis : … Il peut entrer.
Après quelques instants, mon frère jumeau entra dans la salle. Lena
s’agenouilla courtement devant lui.
Apollon : Bienvenue Lena, j’attendais ta venue avec impatience.
Lena
:
Merci… Alors, avez-vous du nouveau ?
Artémis : Pas vraiment. Eileithyia refuse
tout contact avec moi par peur que Héra le découvre. Donc, on n’en sait
malheureusement pas plus que toi… Et comment ça avance au sanctuaire d’Athéna
?
Lena : L’entraînement avance. Les chevaliers d’or ont un bon niveau…
Peut-être qu’ils tiendront tête aux armées de nos ennemis. Les chevaliers
d’argent et de bronze évoluent aussi petit à petit…
Apollon : Bien… Comment va
Phoebe ?
Lena : Très bien… Elle s’amuse bien avec Aurore et nous…
Apollon
:
Mais il reste toujours le fait que Deimos soit aussi là.
Lena : Je lui ai déjà
dit…
Apollon (sourire) : Je sais, tu oublies que je vois
tout !
Lena (sourire) : Pardon… Chaïma va aussi très bien… On dirait que ça
lui plait au sanctuaire.
Apollon : Je vais libérer un peu ses pouvoirs… Il est
temps que Phoebe reçoive une vision…
Lena : Pardon ? Puis-je savoir à propos
de quel sujet ?
Apollon (sourire) : Tu le sauras le temps venu… A propos,
Héphaïstos a terminé la réparation des armures d’or et divines. Il a demandé à
ce que tu passes à sa forge avant de retourner au sanctuaire.
Lena : Très
bien… mais il faut que j’aille faire un tour avant cela…
Apollon (sourire
ironique) : Profite bien de l’obscurité dans la nuit.
Ma guerrière et nièce prit congé de nous et partit. Mon frère avait bien
deviné ce qu’elle avait l’intention de faire… Tout comme moi. J’espérais
seulement que ça marcherait bien.
Quelques minutes plus tard
Lena
J’avançais discrètement le plus près des murs que possible, pour éviter de me
faire repérer. Il y avait peut-être des gardes partout, mais je connaissais
l’Olympe comme ma propre poche !
Après avoir reconnu le lieu, je m’adossai
contre le mur en attendant mon rendez-vous. Je lui avais envoyé un
messager.
Après quelques minutes, une ombre se faufila près de moi.
Ombre : L’Amazone est revenue…
Lena
: Je suis contente de te revoir… tante
Eileithyia !
Eileithyia : Tu sais que je risque ma tête en venant te voir…
Lena : nous sommes derrière le temple de Zeus… On est en sécurité
ici.
Eileithyia : Qu’est-ce que tu veux ?
Lena : Tu le sais très bien ! Je
veux savoir ce que ta mère et Nyx préparent.
Eileithyia (choquée) : Je ne peux
rien te dire… Je me bats aux côtés de ma mère… Je ne peux pas la
trahir !
Lena : Tu sais aussi bien que moi que tu devras te justifier avec ta
mère devant le tribunal des dieux, si vous perdez ! Zeus doit accepter votre
intention. Mais si vous échouez, il se fera un plaisir de vous traîner devant la
justice.
Eileithyia : Je préfère ça au châtiment que ma mère réserve aux
traîtres…
Lena : Je ne comprends pas ton entêtement ! Tu sais bien que Nyx ne
vous aide pas simplement par courtoisie ou par bonne volonté… Tu dois savoir
comme nous qu’elle veut s’emparer de l’Olympe… Pourquoi suis-tu si aveuglement
ta mère ? Je t’en prie aide-nous !
Eileithyia soupira longuement et s’apprêta à tourner les talons, lorsqu’elle
s’arrêta brièvement en se tournant à moitié vers moi.
Eileithyia
: … N’aies crainte, tu n’es pas encore en danger, mais fais
attention aux taupes !
Et elle partit rapidement. Une taupe… Cela voulait dire qu’on avait un espion
parmi nous ?! Mais… Qui ça pourrait bien être ?
Temple d’Héra
Héra
Très bientôt, je pourrais enfin réaliser mon ambition… Hestia avait recruté
en premier toutes ses guerrières, tandis que Nyx et moi attendions encore les
derniers. Pendant ce temps, nos autres guerriers s’entraînaient déjà.
Notre
espion parmi Athéna nous avait dit que ces maudites vermines de l’Olympe avaient
pris en charge l’entraînement des chevaliers de bronze et d’argent. Il avait
même prétendu que les chevaliers d’or étaient très forts…
Je restais enthousiaste, personne ne pouvait vaincre la reine des dieux !
Forge d’Héphaïstos
Lena
Le jour s’était déjà levé et je m’apprêtais à aller à la forge du dieu
forgeron, comme Apollon me l’avait dit. J’avais passé une assez mauvaise nuit
chez mes parents, avant de leur dire au revoir.
J’entrai dans la forge, où
il faisait très chaud, et je demandai à un serviteur de me présenter à
Héphaïstos.
A l’intérieur d’une salle, je le vis près d’un four en train
d’expliquer quelque chose à… Kiki ! Ce brave garçon, ça faisait déjà longtemps
qu’on l’avait pas vu. Il avait grandi et gagné de nouveaux muscles plus fermes…
Son teint était même devenu un peu plus bronzé.
Héphaïstos
: Ah, Lena ! Sois la bienvenue. Tu tombes à pic, non seulement tu
es venue pour chercher les armures, mais en plus tu es venue à temps pour
emmener Kiki avec toi ! Il a fini son stage près de moi.
Lena : Ah bon…
Comment c’était ?
Kiki : Super ! Je sais comment réparer les armures comme le
faisait avant mon maître et je maîtrise un peu mieux mes pouvoirs mentaux…
Héphaïstos : Il faut aussi savoir qu’il est un élève très doué… Tu as obtenu
ce que tu voulais ?
Lena (surprise) : Pas en détails, mais je dirais que j’ai
le nécessaire. Bon, je dirais qu’on peut y aller.
Kiki : Oui, j’ai hâte de
retourner au sanctuaire ! Je t’aiderais même avec la téléportation des
armures.
Il me semblait bien excité, mais je le comprenais. Le sanctuaire était en
quelque sorte sa maison et ça lui manquait. Moi aussi je m’étais rendue compte
que l’Olympe me manquait lorsque j’étais arrivée hier soir.
Kiki fit venir les armures réparées. Il fallait avouer que ça faisait un bon
paquet… J’avais dix-sept armures devant moi. Les armures divines n’avaient pas
changé d’aspect. Elles étaient simplement réparées et brillaient de tous leurs
éclats. Cependant, les armures d’or semblaient totalement différentes, malgré
les protestations de Kiki et du dieu forgeron. Elles étaient tout simplement…
magnifiques ! Elles brillaient de toutes leur forces et il semblait qu’elles ne
nécessitaient pas d’un chevalier pour décupler toute leur puissance…
Kiki et moi prîmes chacun deux armures en intensifiant nos cosmos. Héphaïstos
joignit son cosmos à nôtre pour nous aider à téléporter tout ça vers le
sanctuaire d’Athéna…