Un jour plus tard
Géki
Le soleil s’était couché il y a déjà plusieurs heures. Cette journée était
assez électrique…
Jabu refusait de faire ce que Phoebe lui avait conseillé.
Il était d’avis que cette femme ne présageait rien de bon.
Ensuite, il y
avait ce petit problème entre Aurore et Shiryu. Pour une raison inconnue, les
deux se défiaient du regard et n’échangeaient aucun mot.
Hyoga appréciait
visiblement beaucoup Dana, mais celle-ci refusait d’aller plus loin que des
heures communes d’entraînement.
Ichi, Nachi, Ban et moi avions passé la
journée à nous entraîner dans l’arène avec Phoebe, Chaïma et Deimos. Grâce à
eux, nous sentions nos cosmos évoluer.
Dortoir des filles
Deimos
Phoebe, en tant que chef, avait tenu à faire une réunion. Elle voulait mettre
les points sur les i pour certains d’entre nous.
Phoebe : Bon… C’est inutile de vous dire que cette journée a été un désastre !
Petite sœur… Tu étais censée entraîner Nachi et pas flirter avec Shun en
déconcentrant tout le monde ! T’aurais pu trouver un autre moment pour faire
ça !
Chaïma rougit légèrement, pendant qu’Aurore se mettait à glousser.
Aurore (riant)
: Oh, mais laisse là un peu. Elle a bien le droit de s’amuser
un peu…
Phoebe : Pas si vite, ma chère Aurore ! A toi aussi, j’ai un mot à
dire ! Au début, tu étais censée t’occuper des problèmes de Shiryu et pas le
défier ! Pour le moment, ça tourne un peu mal ici… Alors, j’aimerais bien qu’on
se réorganise ! C’est pas parce que Lena manque, qu’on peut faire ce qui nous
plait !
Visiblement, Aurore avait l’air vexée… La pauvre, elle ne connaissait que
Phoebe en tant que personne qui aime bien rire et qui boude parfois. Mais Phoebe
en tant que chef était complètement différente. On aurait dit une autre
personne. Dans ce cas, il ne fallait jamais la prendre au sérieux.
Certes,
on devait suivre ses conseils et ordres, mais ne pas prendre ses critiques trop
personnellement. Phoebe pouvait mener une équipe, mais ayant peur de prendre la
mauvaise décision, elle laissait toute plaisanterie de côté.
Phoebe
Je mourais d’impatience. Quand est-ce que Lena reviendrait ? Ça ne pouvait
quand même pas durer si longtemps d’aller se renseigner sur l’Olympe !
Je
détestais donner des ordres aux personnes qui m’étaient proches, malheureusement
c’était parfois inévitable.
Je sentis soudainement des pas.
Aurore s’était
levée de son lit et s’assit sur le mien.
Aurore (murmure)
: Tu es toujours réveillée ?!
Phoebe
: On dirait… Si j’ai
été trop brusque avec toi ce soir, alors je suis désolée !
Aurore
: J’avoue
que j’étais choquée au début… Je n’arrivais pas à te reconnaître, mais je
sentais cette peur en toi… Deimos m’a tout expliqué.
Phoebe (exaspérée)
: …
Encore une fois.
Aurore : Mais tu avais raison sur le fond… Je n’ai pas été
capable de m’occuper de Shiryu.
Aurore
J’attendais que Phoebe me réponde, mais bizarrement elle resta ainsi quelques
instants avant de lever un peu son avant-corps et me toucher le bras.
Elle
voulait me dire quelque chose. Soudain, je la sentis tressaillir et elle resta
immobile.
Je l’agrippai aux avant-bras et la secoua légèrement.
Aurore : Phoebe ! Tu m’entends ?! Est-ce que ça va ?
Phoebe
: Tout va bien…
J’ai juste eu une prémonition.
Aurore : A propos de quoi
exactement ?
Phoebe : Je ne sais pas… Tu ne m’as pas laissé le temps de voir
la fin… Cependant, je dirais que tout ira bien. Shiryu se confiera bientôt à
toi…
Je la fixais dans l’obscurité… Est-ce qu’elle plaisantait avec moi ? Non, pas
en ce moment. Je n’avais que le choix de me fier à ce qu’elle me révélait, en
espérant que tout rentrerait en ordre.
Phoebe
Je ne m’attendais pas du tout à avoir des visions… Je savais que mon père
pouvait influencer mes dons, mais ça faisait longtemps que je n’en avais plus
eu. Ça ne pouvait que signifier une chose…
Matin suivant
Tout se déroula comme toujours. Jabu refusait toujours de suivre mes
instructions. Il faut préciser qu’Athéna ne lui avait pas encore parlé à cause
de sa longue méditation.
Cependant, on m’avait dit que Jabu était convoqué
chez elle.
Ma sœur avait retenu la leçon de morale que je lui avais faite
hier, tandis qu’Aurore s’occupait de Matteo. Le petit devenait de plus en plus
curieux et mes amis et moi nous amusions parfois avec lui.
Il nous demandait
souvent de quoi l’Olympe avait l’air et si il pourrait le voir un jour.
Temple d’Athéna
Jabu
La déesse m’avait convoqué chez elle. Je me demandais bien pourquoi…
Arrivé au près d’elle, je posai un genou par terre pour la saluer.
Jabu : Je vous salue Athéna, déesse de la sagesse et de la guerre.
Athéna
:
C’est bon Jabu, tu peux te relever. J’ai tenu à te voir pour une raison
précise…
Jabu : Je vous écoute.
Athéna (sourire) : Tu n’as pas tord… Alors,
arrête d’éviter cette pensée. Je veux te parler de ton entraînement avec Phoebe.
Entraînement que tu as interrompu pour une raison que je trouve étroite d’esprit
!
Jabu : Mais… Sa… Athéna ! Comment puis-je faire confiance à une inconnue ?!
Vous me demandez bien trop, je ne suis fidèle qu’à vous et je ne fais confiance
qu’à vous !
Athéna : Tu m’honores beaucoup Jabu, mais si Phoebe avait une
mauvaise intention ainsi que son équipe, nous serions déjà attaqués… Je leur
fais confiance… Pourquoi pas mon serviteur ?
Je ne savais plus quoi répondre… De toute façon c’était inutile, chaque
pensée me trahissait… Cependant… Si j’arrivais avec l’aide de Phoebe à maîtriser
mon pouvoir, peut-être que moi aussi…
Athéna (sourire)
: … Exact, tu pourrais en effet, car les pouvoirs de la
licorne sont immenses. Mais malheureusement pour toi, je peux protéger mes
pensées de tous ! Mais essaie pour voir si tu y arrives…
Athéna
J’espérais le convaincre de cette façon de suivre sa formation. Il ne
trouverait pas mieux que Phoebe. D’ailleurs Kiki pourrait aussi perfectionner
ses attaques psychiques avec l’aide de Phoebe…
Il était clair que je ne
laisserai pas Jabu fouiller dans mon esprit.
Quelque chose en lui me rendait
mal à l’aise. Après tout ce temps, il voyait toujours en moi Saori. Bien sûr
c’était moins fort qu’avant, mais une petite partie de lui pensait encore à
elle… C’était comme une sorte de forte affection…
Près de l’arène
Hyoga
Shiryu et moi étions en train de nous entraîner un peu. Mon frère m’avait
avoué se sentir un peu bizarre dernièrement, comme dépourvu de ses forces. Je
lui suggérai donc ce petit entraînement.
Moi aussi j’avais besoin d’un peu de
distraction. J’avais tenté à maintes reprises de m’approcher de Dana, mais elle
bloquait à chaque essai. Je voulais pourtant être bon ami avec elle.
Shiryu : Alors Hyoga ?! Tu ne m’attaques pas ? T’as peur de mordre la
poussière…
Hyoga : Tiens donc… T’es assez présomptueux aujourd’hui ! Tiens,
prends ça !
Je fonçai vers lui à la vitesse de la lumière et le frappant de mes poings.
Il les évita tous avec certaines difficultés.
Hyoga : Je te trouve assez calme… Avant tu disais beaucoup de choses…
Voix
:
Il essaie de t’épargner !
Shiryu et moi levâmes le regard vers le haut d’un rocher. Une jeune femme s’y
tenait. Ses cheveux flottaient dans la douce brise et son visage était illuminé
d’un beau sourire.
Shiryu & Hyoga
: Dana !
Dana : Bonjour… Je vous gène ? J’avais un peu
envie de m’entraîner…
Hyoga : Tu peux te joindre à nous. Aucun problème.
Dana
J’ignore encore ce que je faisais ici. J’avais envie de marcher un peu en
observant les environs et me voilà qui atterris ici… Mon cœur se réjouissait
bizarrement de voir que Hyoga était ici. J’avais une sensation bizarre, mais je
n’arrivais pas à donner un nom à ce sentiment.
Dana : D’accord qui veut essayer de se mesurer à moi en premier ?!
Shiryu
(ricanant) : Moi, si tu n’y vois pas d’inconvénient mon cher frère.
Hyoga rougit bizarrement et murmura un ok. Shiryu et moi nous mîmes en
position d’attaque.
Dana : PAR LA POUSSIERE DE DIAMANTS !
Shiryu
: PAR LA COLERE DU DRAGON !
Evidemment, nos forces n’étaient pas au maximum puisque ce n’était qu’un
combat. Seulement, l’attaque de Shiryu ne marcha pas… Alors que la mienne
fonçait droit sur lui.
Hyoga : Que fais-tu Shiryu ? Contre-attaque ou esquive !
Malgré les cris de Hyoga, son frère ne put s’empêcher de prendre mon attaque
de plein fouet.
Shiryu avait l’air tout aussi étonné que nous.
Dana : Est-ce que ça va ?
Shiryu
: Je crois… J’ai l’épaule un peu gelée,
mais ça va…
Hyoga : Mais enfin… Pourquoi ton attaque n’a pas
marché ?
Shiryu (hésitant) : Je… je ne m’étais pas assez concentré…
Excusez-moi, mais je vais me reposer un peu.
Le chevalier du dragon s’éloigna lentement de ces lieux, me laissant seule
avec Hyoga qui se mit en position d’attaque. Je lui souris et fis pareil.
Arène
Nachi
Chaïma, Deimos et Phoebe étaient en train d’entraîner mes frères, Shina,
Marine et moi, lorsque soudain, j’aperçus de loin, Jabu qui entrait dans
l’arène.
Il semblait hésitant et ne savait pas trop quoi faire. Je remarquais
à maintes reprises qu’il s’apprêtait à faire demi-tour, mais il se reprit et se
dirigea vers Phoebe.
Jabu : Excuse-moi Phoebe… Puis-je te parler un instant ?
Phoebe (étonnée)
:
Mais certainement… Vous autres continuez !
Jabu
Je me dirigeais un peu à l’écart avec elle pour lui parler.
Phoebe : Athéna t’a mis les idées en place ?!
Jabu
: Ecoute, je fais ça
uniquement pour elle et pour voir jusqu’où je peux aller !
Phoebe
: Je me
fiche de tes motivations, ça me regarde pas. Je veux seulement que tu
m’obéisses.
Jabu : … Quand pourrons-nous poursuivre mon
entraînement ?
Phoebe : Tout de suite… Tu as énormément de choses à
rattraper !
Je la regardais encore d’un air hébété pendant qu’elle se dirigeait vers sa
sœur.
Phoebe : Deimos, Chaïma, continuez leur entraînement… Je m’occupe de Jabu à
partir de maintenant.
Chaïma (air boudeur) : Très bien…
Puis, elle revint vers moi et nous partîmes vers un lieu plus calme pour
poursuivre mon entraînement.
Maison du Lion
Shiryu
Cela faisait un moment que je marchais sans but précis. J’atterris dans la
maison de Maeve. Justement, elle se tenait au milieu de son temple en train de
parler à Ikki. Les deux semblaient mener une discussion très ardente…
Ikki (surpris)
: Tiens ! Que fais-tu ici Shiryu ?
Shiryu
: Rien de spécial…
Dana m’a gelé mon épaule, tu connais pas un remède ?
Maeve : Monte dans ma
chambre, j’y ai quelques remèdes.
Voix : Bonjour, j’ai manqué une
réunion ?
Ikki (étonné) : Shun ! Que fais-tu ici ?
Shun (air amusé)
:
Figure-toi que j’habite dans la maison de la vierge. En plus, j’ai senti vos
cosmos et je voulais me joindre à vous.
Ikki : Ne me comprends pas mal, mais
on te voit presque toujours avec Chaïma…
Shun (rouge) : Enfin… Elle est une
bonne amie… Elle entraîne les chevaliers de bronze et d’argent en ce
moment…
Maeve : Soit… Dépêchons-nous un peu, sinon le pauvre perdra encore son
épaule !
Maeve monta les escaliers au premier dans ses appartements, tandis que mes
frères et moi la suivions.
Ses appartements avaient un aspect chaleureux et
accueillant. Le linge de son lit était fait de fourrure de félins comme lions,
tigres ou pumas.
Shun : J’espère qu’ils ne sont pas morts à cause de ça !
Maeve
: Quoi ? Ah
non. Ces fourrures proviennent de vieux animaux morts d’âge ou de maladie… Venez
par ici.
Quelques bougies décoraient l’ensemble des pièces, même le mini salon qu’elle
avait.
Elle se saisit d’une pommade qu’elle massa sur mon épaule et posa sa
main dessus en concentrant son cosmos.
Mon épaule semblait comme
neuve.
Ikki, Shun ainsi que moi la regardions d’un air interloqué.
Maeve : J’ai appris de mon maître le pouvoir de guérir des petits bobos à
l’aide de plantes et de mon cosmos…
Quelques minutes plus tard
Ikki
Shun nous avait laissé pour aller à l’arène. Shiryu et moi, nous prîmes congé
de Maeve et allèrent dans le salon de la maison de la vierge.
Je sentais que
quelque chose n’était pas en ordre chez mon frère.
Je lui proposai de boire
un peu de thé, ce qu’il accepta.
Ikki : Puis-je te poser une question ? J’aimerais que tu y répondes
franchement !
Shiryu : Vas-y…
Ikki : Que ce passe-t-il ? Je te sens dans un
état bizarre depuis quelque temps.
Shiryu (hésitant) : C’est à cause de
l’audace d’Aurore…
Ikki : Tu lui en veux pour ça ? Je sais que tu me caches
encore quelque chose.
Shiryu : Je ne lui en veux plus… Elle voulait peut-être
m’aider réellement en fin de compte…
Ikki : Ecoute, je sais que je suis le
dernier à être aussi franc sur ma vie privée et à en parler, mais je connais le
mental des humains… Parles-en à quelqu’un de tes problèmes… Aurore serait une
bonne personne. Je crois qu’elle est une gentille fille et avouer à des inconnus
est parfois plus simple qu’au plus proche.
Mon frère but une dernière gorgée de thé d’un air pensif avant de se lever en
me murmurant un merci et en partant pour sa maison.
Quelques heures plus tard
Kiki
Il devait être une heure de l’après-midi. L’entraînement avait certainement
déjà fini et les chevaliers devaient sûrement se reposer.
Lena et moi étions
enfin de retour au sanctuaire avec les armures d’or et divines. Héphaïstos avait
tenu à nous avoir encore un peu chez lui. Nous n’avions pas pu refuser.
Lena : On se trouve assez près de mon dortoir… Il va falloir rapporter les
armures à leurs propriétaires.
Kiki : Oui, mais elles sont pas légères…
Regarde !
Quatre silhouettes s’approchèrent de nous. Il s’agissait de Deimos, Phoebe,
Aurore et Chaïma.
Aurore : Vous voilà enfin !
Lena (rire)
: Je suis contente de voir que
personne ne s’est entre-tué pendant mon absence !
Tous éclatèrent de rire et se jetèrent sur Lena pour la prendre dans les
bras. Phoebe lui dit être contente de ne plus devoir assumer la totalité de la
responsabilité du groupe.
Phoebe : Alors Kiki ? Ca t’a plu chez Héphaïstos ?
Kiki
: C’était super !
J’ai réparé l’armure du Bélier et celle de Pégase à moi seul, grâce aux
instructions du dieu forgeron !
Chaïma : Vraiment ?! Bravo !
Deimos
: Alors,
tu es capable de les réparer maintenant tout seul ?
Kiki : Je dirais oui,
cependant il me faudra un peu plus de temps qu’à mon ancien maître.
Lena
:
Bon, alors maintenant on va s’occuper de rendre les armures à leur propriétaire…
Deimos, tu te charges des armures divines du Cygne et du Phénix ! Chaïma, tu
prends l’armure de la vierge et d’Andromède, Aurore tu remets celle de la
Balance et du Dragon en place, Kiki celle du Bélier et du Taureau, Phoebe et moi
nous occuperons du reste des armures d’or.
Kiki : Quoi ? Vous voulez vous
occuper de dix lourdes armures ?
Phoebe : Mon cher, moi aussi j’ai des dons de
psy !
Aurore : Faut-il vraiment que je me charge de l’armure du Dragon et de
la Balance ?
Lena (ferme) : Oui !
Deimos : Une seconde… Pourquoi il y a deux
armures des Gémeaux ?!
Kiki : Je ne sais pas exactement. Héphaïstos a pensé
qu’il serait mieux d’en faire une seconde pour le cas où des jumeaux se
présentent à nouveau pour cette armure…
Chaïma : Bon ben… A plus
tard.
Phoebe : Une seconde ! Où vas-tu comme ça ? On doit remettre les armures
en leur lieu !
Chaïma : Je sais et je m’en chargerais… Seulement après avoir
pris ma douche. Il fait très chaud !
Lena et Phoebe s’entre-regardèrent d’une mine peu contente en secouant la
tête, pendant qu’Aurore, Deimos et moi sourions légèrement.
Aurore (éclat de rire)
: Le pauvre aura son armure en dernier… Tu veux
échanger avec moi ?!
Lena & Phoebe : Non, on ne discute pas les
ordres !
Athéna
J’avais ressenti les cosmos de Kiki et Lena. Ils étaient donc de retour. J’en
étais heureuse et rassurée à la fois. Lena avait précisé à tout le monde en
passant qu’elle voulait une réunion dans mon temple après qu’ils aient tous
obtenu leur armure.
Je la sentais avec Phoebe dans la maison du Lion. Ce
n’est que maintenant qu’Aurore se mit à gravir elle aussi les marches. Je voyais
dans son esprit qu’elle avait un peu peur de la réaction de Shiryu, puisque les
deux ne s’entendaient pas si brillamment.
Kiki suivait les deux jeunes femmes, tout en étant fasciné par les pouvoirs
de Phoebe.
Aurore
Je venais de franchir le seuil de la maison de la Balance. Tout était calme
et serein. Cependant je sentais comme un peu de mélancolie dans l’air.
Je
m’approchai du socle au milieu du temple à pas lents et hésitants. Après m’être
assuré que personne n’était dans les environs, je réussis à poser l’urne avec
l’armure de la Balance sur le socle.
Mon devoir était presque terminé… Il ne
manquait plus que l’armure de Shiryu.
Personne n’était là, je la déposai
simplement au fond du socle, lorsqu’une voix me fit sursauter.
Voix : C’est pour moi ?
Aurore
: Shiryu ! Tu m’as fait peur…
Shiryu
:
Désolé.
Il s’approcha lentement vers moi et regarda son armure. Mais je n’avais pas
la tête à ça, ses sentiments que je ressentais me firent défaillir pour un
instant… Comment pouvait-il se tenir aussi fort, calme et fier devant moi alors
que son âme semblait morte ?
Je m’agrippai au socle pour ne pas tomber.
Shiryu (hésitant)
: Merci d’avoir apporté mon armure ainsi que celle de mon
maître…
Aurore : De… de rien… J’ai fait ce qu’on m’a demandé, c’est tout.
La sueur coulait le long de mes tempes et je voyais le sol tourner autour de
moi… Ses sentiments m’étourdissaient…
Shiryu : Aurore… Je voulais juste te dire que je suis désolé pour mon
comportement… Je ne sais pas ce qui m’arrive, je ne me reconnais plus dans
certains points…
Aurore : Je suis contente de savoir que tu m’en veux pas…
mais tu connais déjà ma réponse.
Shiryu : Est-ce que ça va ? Tu as l’air
bizarre tout d’un coup…
Aurore : A vrai dire non, pas du tout…
Shiryu
: A
cause de moi… mes sentiments ?
Je hochai lentement la tête en m’appuyant contre le socle. Soudain, je sentis
ma gorge se refermer.
Aurore : Arrête d’éprouver de la peine pour moi… C’est encore pire…
Shiryu
:
Pardon… je vais remettre mon armure dans mes appartements et je t’apporte un
verre d’eau… Je reviens tout de suite. Assieds-toi contre ce pilier !
Lorsqu’il partit, je me sentis à nouveau à l’aise. Je pouvais enfin respirer
à fond… Que ça faisait du bien !
Après quelques minutes, il descendit et me
tendit un verre d’eau fraîche. Je le but d’un seul coup et le
remerciai.
Soudain, je m’aperçus qu’il faisait tout pour retenir un peu ses
sentiments. Je lui murmurai un merci à l’oreille et on se mit en route vers le
temple d’Athéna.
Phoebe
Nous étions enfin arrivées au temple des Poissons. On avait fini notre
livraison… ou presque. Il ne manquait plus que l’armure de Pégase.
Tous
avaient essayé leur armure d’or, sauf Dana qui me semblait un peu hésitante. Je
la trouvais étrange et je ne me sentais pas à l’aise.
J’ordonnai à l’armure qui flottait derrière ma cousine et moi de se poser sur
le piédestal au milieu du temple.
Lena : Les derniers chevaliers sont déjà en route pour la réunion…
Phoebe
(donnant une tapette à l’urne) : Oui et nous avons aussi terminé notre boulot,
pas vrai ma lourde…
Lena
L’urne tomba lourdement sur le socle, pendant que Phoebe tombait à genoux,
les yeux fermés.
Je me penchais sur elle… Elle devait avoir eu une vision en
touchant l’armure d’or… Apollon m’avait bien prévenue !
J’attendais qu’elle
ouvre les yeux pour l’interroger.
Soudain, elle ouvrit ses beaux yeux qui
semblaient un peu déboussolés.
Phoebe
J’avais eu une vision. J’avais encore la tête qui me faisait mal… Quelque
chose allait se produire. Mon père avait arrêté d’influencer mes pouvoirs… C’est
qu’il veut que je sache ce qui va se produire !
Lena (inquiète)
: Est-ce que ça va ? Ton père m’avait prévenue… Qu’est-ce que
tu as vu ?
Phoebe : J’ai… j’ai vu une forêt quelque part en Grèce… Il y avait
une cabane avec un homme, vêtu en toge blanche… Il ramassait des
plantes…
Lena : De quoi il avait l’air ?
Phoebe : Je ne sais pas. Je ne l’ai
vu que de derrière. Il est entré dans sa cabane après, où plusieurs hommes nus
étaient allongés dans des lits…
Lena : Qu’est-ce que ça signifie ?
Phoebe
:
Je crois que cet homme m’attend… Il veut me montrer quelque chose…
Temple d’Athéna
Athéna
Tous étaient enfin présents… Enfin presque, il manquait Chaïma, mais sa sœur
m’avait dit en riant que ça durait une éternité lorsqu’elle prenait une
douche.
Tous avaient eu leur armure, sauf Shun, qui en était un peu déçu… Mon
sentiment et ma clairvoyance me disaient pourtant qu’il n’allait pas le
regretter d’avoir attendu quelques heures de plus…
Lena et Phoebe m’avaient présenté l’armure de Pégase. Elle resplendissait de
toute force. Je la remit au pied de ma statue derrière mon temple.
Matteo
avait l’air tout enchanté de l’armure de son père et voulait la voir après avec
Shina.
Athéna : Chevaliers, comme vous le savez, Lena était sur l’Olympe. J’espère
qu’elle a obtenu des informations nécessaires.
Elle enchaîna avec des explications sur son séjour sur l’Olympe. Elle nous
expliqua qu’Eileithyia avait prit ses distances avec le côté qui me
soutenait.
Lena : Néanmoins, elle m’a fait comprendre que l’assaut n’était pas prévu pour
prochainement…
L’assemblée soupira de soulagement.
Lena : C’est tout… Vous pouvez rentrer, j’ai à parler avec Athéna.
J’acquiesçais d’un hochement de tête. Deimos et ses équipières voulurent
suivre mes chevaliers, mais Lena les retint.
Lena : Je vous fais confiance puisque vous êtes de mon équipe… Athéna, ma
tante Eileithyia m’a fait comprendre qu’il y a une taupe parmi vos
chevaliers !
Equipe & Athéna : Quoi ?!
Aurore
: Cela signifie alors que
depuis un certain temps quelqu’un rapporte régulièrement nos faits et gestes
ainsi que les progrès à l’entraînement à nos ennemies ?!
Lena : Il me semble
que oui.
Phoebe : Dans ce cas, ça doit être quelqu’un des nouveaux chevaliers
d’or…
Deimos : C’est évident… Qu’avez-vous l’intention de faire, Athéna ?
Athéna : Pour l’instant rien… On n’a pas la moindre idée de qui ça pourrait
être, mais je vous demande à tous de garder les yeux ouverts… et ne dites rien à
personne ! Ça vaut aussi pour Chaïma (sourire).
Dortoir, quelques minutes plus tard
Lena
Aurore ouvrit la porte et se trouva nez à nez avec Chaïma qui avait couvert
son corps d’un simple linge. Elle était en train de s’habiller et de se faire
belle.
Deimos ressortit aussitôt du dortoir avec un visage légèrement rouge.
Phoebe tenait sa main devant sa bouche pour qu’il n’entende pas ses rires
étouffés.
Aurore : Ben dis-donc… Ta sœur n’a vraiment pas exagéré en nous disant
ça…
Lena (exaspérée) : Mais qu’est-ce que t’as fait toute l’après-midi ? Il
est presque sept heures.
Chaïma (rouge) : Je me suis endormie dans la
baignoire…
Derrière nos dos, Phoebe éclata de rires. Elle s’appuya contre le mur à force
de rire.
Aurore : Comment ça ? L’eau n’est pas devenue désagréable ?!
Chaïma
: Ben
l’atmosphère était si relaxante… alors l’eau…
Je regardai autour de moi, suppliant que tout ça n’était qu’un horrible
cauchemar, lorsque j’aperçus les urnes qu’on avait confié à ma petite cousine il
y a plusieurs heures !
Lena : Tu vas te dépêcher de lui apporter les armures ?! Il attend depuis
toute l’après-midi !
Chaïma : J’y vais, j’y vais ! Tu peux quand même être
contente que je ne les ai pas perdues !
Lena : C’est plutôt toi qui peux
t’estimer contente… Tu serais plus de ce monde en ce moment si tu les avais
perdues !!
Maison de la Vierge
Shun
J’étais content de savoir le sanctuaire hors de danger pour l’instant.
Cependant, je me demandais pourquoi j’étais le seul à ne pas avoir encore eu mon
armure et celle de la vierge.
Tout ce que je savais, c’était que Chaïma avait
les urnes…
Soudain, j’entendis du bruit provenant du temple en bas. Je descendis
doucement les escaliers pour voir qui c’était.
Je souris immédiatement en
reconnaissant la silhouette qui tentait de mettre une urne dorée sur le socle au
milieu du temple.
Voix (sourire)
: Tu veux que je t’aide ?
Chaïma (sursaut)
: Ah, Shun !
Quelle surprise.
Shun : Pas vraiment, j’habite ici. Tu l’as oublié ?
Chaïma
(pourpre) : Pas du tout…
Elle continuait à tenter de mettre l’urne en place, tout ça assez
maladroitement.
Je me dirigeai vers elle et lui proposai mon aide.
Chaïma : Non, laisse. Ça ira, je suis forte !
Shun
: Laisse-moi faire, les
armures d’or sont très lourdes…
Au lieu de me laisser faire, Chaïma continua à gesticuler, voulant m’aider.
Je me trouvais en mauvaise position, mais réussis finalement à mettre l’urne
correctement sur le piédestal.
Malheureusement, Chaïma se pencha un peu trop
vers moi et nous tombâmes tous les deux par terre…
Chaïma
Que je pouvais être stupide et maladroite à la fois ! J’ignore pourquoi, mais
je me comportais toujours un peu bizarrement lorsque je me retrouvais seule avec
Shun…
Là en ce moment, j’étais allongée sur lui… Quelle honte, mais d’un
autre côté c’était un peu agréable…
Il avait un visage écarlate ce qui me fit
sourire.
Le temps autour de moi semblait s’arrêter. Qu’il pouvait être mignon
et joli…
Shun : Je… Je crois qu’il faudrait qu’on se lève…
Chaïma
: Désolée, c’est de
ma faute… Tu sais que t’es mignon, Shun ?!
Shun (embarrassé + rouge)
: Je…
Euh… Je vais t’aider à te lever !
Qu’il pouvait être timide, ça m’amusait toujours chez les garçons et ça me
rendait folle d’eux…
Il m’aida à me redresser et pendant qu’il enlevait la
poussière sur ses vêtements, je le regardais d’un air rêveur… Je me surpris en
train de m’imaginer lui déchirant les vêtements !
Shun : Qui a-t-il ? Est-ce que ça va Chaïma ?
Je ne lui répondis rien, ce qui le mit un peu mal à l’aise. Je crois qu’il
remarquait mon regard étrange, mais ça m’était égal !
Je m’approchai lentement vers lui, ce qui le fit reculer jusqu’à ce qu’il
heurte le mur près des escaliers.
Contre toute attente, je me blottis contre
lui, ma tête reposant sur son torse.
Après quelques instants, pendant
lesquels son cœur battait à tout rompre, il posa ses bras délicatement autour de
moi et me serra légèrement contre lui.
Son cœur ralentit et redevint un peu
normal.
Shun
J’ignorais ce qui venait de se passer, mais je me sentais très proche de
Chaïma. Je l’aimais bien.
Sa tête se releva et ses beaux yeux bleus fixèrent
les miens. Elle s’approcha lentement de mon visage et effleura mes lèvres avec
les siennes. Puis, elle m’embrassa tendrement. Sans trop réfléchir, je lui
rendis le baiser, tout en la serrant contre moi.
J’ignore comment, mais quelques minutes plus tard, je me retrouvais dans ma
chambre à coucher avec elle. Chaïma me poussa sur le lit et m’embrassa plus
intensément.
Shun : Attends… Je… je n’ai jamais fait ça !
Chaïma (doux sourire)
: Ne
t’inquiète pas, je suis là… Je t’aiderai.
Elle prit mes mains et les laissa glisser le long de son thorax jusqu’à ses
hanches. Puis, elle s’assit sur mes genoux face à moi et lâcha mes
mains.
Celles-ci semblaient guidées par une force invisible et cherchaient à
remonter le tissu de la robe vers le haut. Chaïma continuait à m’embrasser et
m’aida à lui défaire les broches qui tenaient le tissu de la robe sur ses
épaules.
Le haut de la robe glissa vers le ventre, laissant ses seins
apparaître.
Ressentant de l’honte, je détournai légèrement le visage, qu’elle
prit avec ses mains et tourna vers elle.
Chaïma : N’aie pas peur, c’est tout à fait normal… Embrasse-les !
Je me sentais rougir, ce qui la fit sourire. Elle me donna un bisou sur le
front avant de m’embrasser sur la bouche. Reprenant mon courage, j’embrassai
d’abord l’espace entre ses seins, puis le sein lui-même et le téton. Elle
frémissait de temps en temps et sa prise se resserrait parfois.
Elle m’ôta à
son tour mes vêtements et me fit signe de m’allonger sur le lit. Elle se
redressa laissant ainsi tomber sa robe par terre et la voilà qui se tenait
complètement nue devant moi. Elle avait quelques grains de beauté près de son
nombril qui lui allaient bien.
Chaïma se rapprocha et m’enleva ma salopette
et mon boxer-shorts…
Dortoir, pendant la nuit
Phoebe
Il était presque minuit et ma sœur n’était toujours pas revenue. Je croyais
bien savoir pourquoi… Je ne me sentais pas épuisée avant, mais je fus prise
soudainement par la fatigue et je m’endormis.
Devant moi se tenait un temple gigantesque qui me paraissait familier. Je le
pénétrai en regardant autour de moi.
Des tableaux, des sculptures et des
fresques décoraient ce beau temple. Quelque peu plus loin, des musiciens
jouaient des airs sur leur lyre ou flûte.
Soudain, un serviteur se tint à ma
gauche et me fit signe de le suivre.
Serviteur : Mon maître vous attend !
En me disant cela il me désigna une porte argentée. Je l’ouvris et aperçut
mon père, Apollon assis sur un divan en train de jouer sur sa lyre préférée,
celle que lui avait offert Hermès.
Phoebe : Apollon ?!
Apollon
: Oui, ma chère fille ! Bienvenue dans mon
temple sur terre.
Phoebe : C’est toi qui m’as fait venir de cette
manière ?
Apollon : Oui, tu fais en quelque sorte un rêve prémonitoire où ton
âme peut voyager. Tu as bien reçu des visions dernièrement.
Phoebe : Oui, il y
en a une que je ne comprends pas bien…
Apollon (sourire) : Celle avec l’homme
dans les bois ?! C’est pourtant simple… N’oublie jamais ta famille !
Phoebe
:
Je ne comprends pas père…
Mon père me désigna un portrait derrière lui avec un homme aux cheveux courts
et noirs, vêtu d’une longue toge blanche et des yeux bleu-verts. Il tenait un
bâton avec deux serpents.
Phoebe : C’est mon demi-frère Asclépios, qu’est-ce qu’il vient faire…
Une seconde ! J’essayai de m’imaginer mon demi-frère de dos…
Apollon : Je crois que tu as enfin compris.
Phoebe
: Tu veux dire que cet
homme dans ma vision n’était personne d’autre qu’Asclépios ?!
Apollon
: Exact.
Je lui ai demandé un service qu’il a accepté de rendre pour vous aider
aussi.
Phoebe : Mais que vient-il faire dans notre mission ?
Apollon
(soupir) : Ecoute… Tes coéquipiers et toi faites du bon travail, mais cela ne
suffit pas pour vaincre une armée composée de guerriers de trois déesses ! Vous
avez besoin de plus d’hommes et Asclépios te les fournira !
Phoebe
: Mais… et
Zeus ? …Merci beaucoup père. Mais comment…
Apollon : Ne t’occupe pas de Zeus.
Comment le retrouver ? Réfléchis !
Comment savoir où se trouvait cette cabane au milieu des bois ?! Mon père
continua à jouer sur sa lyre, pendant que je regardais autour de moi. Soudain,
une idée me traversa l’esprit !
Je m’approchai du portrait de mon demi-frère
et je le touchai.
Bingo ! Même pas une seconde après, j’eus une vision.
Je
voyais une voie de terre devant moi et au loin de grands arbres me signalaient
que les bois commençaient. Soudain, je vis au bord de la voie une plaque avec
l’écriture :
Mafra 40 km
Apollon : Alors ! Tu le sais maintenant ?
Je me réveillai en sursaut. Mafra… Où pouvait bien se situer cette
ville ?
J’enfilai silencieusement ma robe et je me téléportai vers la
bibliothèque du sanctuaire. Je fouillai dans certains livres géographiques avant
de trouver enfin la réponse. Cette ville se trouvait au sud du Portugal !
Il
n’y avait plus de temps à perdre, je me rendis immédiatement sur ce lieu que
j’avais vu dans ma vision.
Voie de terre, quelques minutes plus
tard
Me voilà sur le lieu que j’avais vu. Devant moi s’étendait un grand bois
sombre à cause de la nuit.
Pourtant, je vis subitement une ombre bouger. Elle
semblait se diriger vers moi.
C’était une personne… C’était Asclépios ! Je
courus vers lui et lui sautai au cou !
Asclépios : Bonjour petite sœur ! Comment ça va ?
Phoebe
: Très bien, mais
comment as-tu su que je viendrais cette nuit ?
Asclépios (sourire)
: Notre
père m’a prévenu et j’ai senti ton cosmos… Viens, j’ai quelques cadeaux pour
toi…
Cabane dans les bois
Asclépios
Je priai ma sœur d’entrer et de faire comme chez elle. Cependant, elle resta
sur le seuil de la porte avec un air grave.
Phoebe : Ma vision… Qui sont ces hommes ?!
Je la pris dans mes bras et la guidai doucement vers les sept lits. Elle
regarda l’un après l’autre.
Asclépios : Il y a presque deux semaines que notre père est venu me voir avec
un service à me demander. Il m’avait dit que vous nécessitiez de plus d’hommes…
Alors, il m’a demandé de ressusciter quelques-uns… Phoebe… Je te présente sept
anciens chevaliers d’or d’Athéna ! Ils sont morts depuis un certain temps et je
les ai ramené à la vie grâce à mes dons !
Phoebe (choquée) :
Comment as-tu
fais pour leur corps…
Asclépios : Hadès étant mort ainsi que ses spectres, il
m’était d’un jeu d’enfant pour m’emparer de leur corps avec une
incantation…
Phoebe : Et… Perséphone ?!
Asclépios (rire)
: Je lui ai
expliqué la situation… Elle n’était pas très enchantée, mais pour arrêter Nyx,
la plupart des dieux sont prêts à tout !
Ma sœur regardait attentivement leur visage calme et serein.
Phoebe : Et maintenant que tu as effectué les soins les plus importants, c’est
à moi de les ramener au sanctuaire…
Asclépios : Exact. Grâce à tes pouvoirs ça
ne devrait pas être difficile.
Phoebe : … Non, mais peux-tu m’aider à les
installer ?
Asclépios : Comme tu voudras… ça fait longtemps que je n’ai pas vu
Lena et Chaïma… Comment va Deimos ?
Phoebe (sourire) : Ils vont tous très
bien… Je te présenterais une nouvelle copine ! Elle s’appelle Aurore et est au
service d’Aphrodite.
A l’aube