Resurrection Chapter appartient à Sorrento.
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Prologue :

Les larmes et le sang d’une Déesse
 

 

 

            Nous sommes en cette ère de déséquilibre où les Dieux veulent refaire le monde en effaçant tout ce qui était avant.
            Cependant, Athéna s’oppose à leur décision et se bat pour défendre la Terre grâce à ses chevaliers sacrés. Bien que la victoire lui ait à chaque fois fait honneur, elle ne demeure pas moins affaiblie par les nombreuses batailles qu’elle a endurées.
            Depuis son dernier affrontement face à Artémis et Apollon qui fut celui-ci vaincu et blessé mystérieusement, les rumeurs disent que Seiya, le chevalier de Pégase, serait le grand vainqueur de se dernier.

            Dans une demeure qui se trouvait en équilibre dans le ciel et paraissant suspendue par les rayons du soleil, un Dieu se faisait soigner par un remarquable médecin dont l’art de guérir était égal aux merveilles de la magie. Au même titre que son patient, cette divinité s’appelait Asclépios.

           -  Apollon ? demanda t’il en pensant sa blessure, Est-ce vraiment un humain qui vous a mis dans un tel état ?

            Apollon le regarda avec une certaine amertume dévoilant avec compréhensibilité qu’il ne tenait pas à parler de cela. Alors, après un instant, le magicien repris la conversation :

           -  Dites- moi, que comptez-vous faire à présent ? Livrer une seconde fois bataille à
Athéna ?

            Mais le représentant du soleil ne répondit pas, il n’avait même pas entendu la question car son esprit se tournait ailleurs. Du reste, ses yeux le démontraient clairement par leurs reflets passionnés. C’est alors qu’une voix féminine et agréable, le délogea de ses pensées.

           -  Eh bien, j’ai eu de la peine à le croire mais apparemment ce que l’on m’a dit est vrai ! Le fier et puissant Apollon s’est fait battre par un simple humain, dit-elle sur un ton ironique.
           -  
Il ne s’agissait quand même pas de n’importe quel humain Aphrodite, ajouta Asclépios, mais d’un chevalier d’Athéna.
           -  
Pour moi, humain et chevalier, c’est la même chose, expliqua t’elle.
           -  
Je suis désolé, mais il y a quand même une grande différence. Les chevaliers par rapport à de simples êtres humains, doivent impérativement maîtriser leur énergie intérieure qu’ils appellent le « cosmos » et grâce à celui-ci, ils sont capables de briser le sol et les montagnes par la seule force de leurs poings…
           -  Je sais très bien cela et je sais également que certains d’entre eux atteignent le septième sens qu’ils nomment l’ « ultime cosmos », et que d’autres, plus rarement atteignent le huitième sens. D’ailleurs cela devrait être impossible pour de simples mortels. Mais pour moi, malgré cela, c’est la même chose entre humains et chevaliers car ils sont justement des mortels par rapport à nous qui sommes immortels.
           -  
CELA SUFFIT ! s’exclama Apollon, Je vous rappelle que le problème n’est pas de savoir la différence entre humains et chevalier, mais de vaincre Athéna pour accomplir nos
projets !

            Après avoir dit cela, Apollon se dirigea hors de la pièce, sous le souffle coupé d’Aphrodite, en repensant une fois de plus à son dernier combat :

            « La victoire de Seiya n’est pas seulement dû à son cosmos…à ce moment-là, quand il a porté son coup qui lui a valu la victoire, c’est comme si une force en lui était supérieure à la mienne…comme s’il avait atteint une puissance dont j’ignore l’existence… Qu’est-ce que cela peut-il bien être ?! Est-ce que cette puissance venait véritablement de lui ?! »

            Juste avant de sortir de la salle, il demanda à Aphrodite sur un ton quelque peu impassible :

           -  Au fait Aphrodite, n’aurais-tu pas vu Artémis ? Cela fait un certain temps que je ne l’ai plus revue.
           -  
Non, mais d’après des rumeurs, elle se serait retirée dans un lieu secret pour méditer.

            Apollon sortit de la salle en remerciant Aphrodite et il se parla à lui-même comme s’il voulait s’adresser à sa sœur jumelle : « Tu t’es retirée ?! Pour méditer dit-on !? Hélas je te connais bien assez pour savoir ce que tu fais. Tu es en train de pleurer ton ange mort par ta main ! Pauvre idiote ! Tu a eu tort de t’attacher à un humain ! ».

            Pendant ce temps, au Sanctuaire, au sommet d’une falaise, une croix était baignée par la lumière du soleil couchant avec à ses côtés une jeune femme y déposant une clochette. Malgré son masque, une grande tristesse se lisait à travers celui-ci. Derrière elle s’en tenait une autre dame qui mit sa main sur l’épaule de sa collègue pour la consoler en lui disant :

           -  Marine, même si ton frère Tôma est mort quelque temps après que tu l’ais retrouvé, n’oublies pas, même si c’est dur, que sa mort fut digne de lui car il s’est sacrifié pour sauver Athéna.
           -  
Shaina…
           -  
Ne dis rien, lui coupa t’elle la parole, ta tristesse m’a déjà dit tant de choses qu’en dire d’avantage ne te feraient que souffrir plus de ce qu’il en est.

            Le temps passa, la soleil avait disparu à l’horizon et les deux femmes étaient parties il y a peu de temps. Même si un léger vent fit retentir la clochette de la croix, un grand silence mortuaire semblait encore régner en ce lieu. C’est alors, dans une lueur éclairant comme de jour, apparue petit à petit la Déesse lunaire. Celle-ci, devant le crucifix, s’écroula sur les genoux comme si elle succombait d’une profonde blessure.
            Une goutte d’eau tomba à terre, puis une autre et encore une autre… La divinité pleurait. Soudain, la lune disparut, elle
  fut cachée par l’obscurité. Le ciel devint également couvert par les ténèbres. C’est alors, quand tout fut englobé dans une opacité noire, qu’un éclat aveuglant d’un métal transperça ce brouillard inquiétant, nous faisant alors découvrir qu’une lame était portée au cou de la femme au sang divin.

           -  Artémis, dit une voix glaciale, tu es une Déesse, mais en éprouvant des sentiments envers un humain, tu te condamnes à devenir pour nous, autres Dieux, une gêne pour nos ambitions.

            Artémis se releva face au propriétaire de cette épée menaçante.

           -  Perséphone, dit-elle, toi aussi tu es une Déesse, au même titre qu’Athéna et moi-même et pourtant, je constate que des camps différents se forment entre nous tel le font les Hommes…
           -  Ne nous compare pas avec ces misérables humains !! s’exclama la Déesse des Ténèbres sur un ton agressif et fuyant.
           -  Maintenant…, reprit la représentante de l’astre de la nuit après un petit moment de silence, maintenant je sais ce qu’a voulu me faire comprendre Athéna…La véritable force que nous les Dieux n’avons plu… L’origine de notre véritable puissance…
           -  Tais-toi Artémis ! Depuis cette dernière bataille, ton esprit a changé ! Tu deviens comme Athéna, tu deviens humaine ! Il faut que je sache… !
           -  
Que veux-tu savoir Perséphone ?
           -  Quel camp as-tu choisi ? le nôtre ou celui d’Athéna ?
           -  Avant de te répondre, j’ai moi aussi une question à te poser…Si je te dit que j’ai décidé de rejoindre le camp d’Athéna, que feras-tu ?

            Sur un ton neutre, Perséphone affirma, après un lapse de temps :

            « Je te tuerai. ».
 
            Alors Artémis, quand la lune pu enfin éclairer de nouveau sa Déesse, répondit :

            « Perséphone, j’ai compris le message d’Athéna et je respecte la volonté des miens, mais à présent, aucune gloire ne m’appartient, le déshonneur me tourmente et mes sentiments se mélangent… J’ai une faveur à te demander…

            C’est alors que la Déesse des Enfers devint très attentive à ce qu’elle allait entendre.

            …tue-moi… »

            Sans un mot, la gouvernante des Géhennes leva son arme et sur un dernier instant de silence, le sang s’éparpilla sur la croix et sur le sol. Artémis venait de se faire transpercer par l’épée de la femme d’Hadès.
            Ecroulée à terre, avec un sourire apaisé, elle dit dans un dernier souffle :

            « Merci ».

            Une fois morte, le corps s’évapora en poussière étoilée que la lune recueillit en ses rayons.

           -  Artémis, dit-elle en portant son regard sur l’astre, tu as voulu mourir…mais…en même temps…tu sais que dans 200 ans tu te réincarneras, donc tu ne peux véritablement mourir…Alors pourquoi voulais-tu que je te tue… ?

            Dans la demeure d’Asclépios, où l’emblème du serpent règne, celui-ci marchait d’un air pensif en regardant la lune qui était devenue subitement rouge comme le sang.

            « Athéna, pensez-vous remporter la guerre qui vous oppose à nous les Dieux ? Votre courage m’impressionne et vos chevaliers sont les plus incroyables guerriers que j’ai pu voir jusqu’à présent, mais j’ai toutefois l’impression que votre amour pour les Hommes finira par devenir votre perte. »

 

 

 

 

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Cette fiction est copyright Sorrento

 

Les personnages de Saint Seiya sont copyright Masami Kurumada.