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Les gradins du Colisée étaient à présents vides. Seule Sakura était restée
pour regarder s'entraîner les novices. Shun était rentré au temple pour défaire
les valises. En voyant la difficulté des exercices, Sakura se sentait coupable
d'avoir acquis son cosmos par la naissance alors que d'autres souffraient mille
morts pour s'y éveiller. Elle se demandait même si elle avait la sévérité
nécessaire pour faire un bon instructeur. Soudain elle sentit un puissant
cosmos derrière elle. Sakura : Tu veux me parler Sha Hua ? Sha
Hua : Tu as réussi à reconnaître mon cosmos, je te félicite.
Sakura : En fait c'est ton parfum que j'ai reconnu. C'est quelle
essence ? Sha Hua : Je n'en sais rien c'est celui de ma mère. Mais je
ne suis pas venue pour te parler chiffons. Je souhaite me mesurer à toi dans un
combat. Sakura : Tu as donc si peu confiance en tes capacités ?
Sha Hua : Qu'est-ce que tu racontes ? Sakura : Tu veux me
combattre car tu sais que je suis capable faire abstraction de mes sentiments.
Si je me bats contre toi, tu sais que je le ferai sérieusement sans prendre ton
handicap en compte. Tu veux être certaine de mériter de porter une armure.
Sha Hua : Co… comment as-tu deviné ? Sakura : Par
déduction. Même si je ne peux pas reconnaître le cosmos de quelqu'un, je sais
déjà plus ou moins en mesurer l'intensité. Tu es bien plus forte que ta soeur
Chun-Li ou notre cousine Julie et pourtant tu n'es pas chevalier. J'en ai conclu
que si tu ne portais pas d'armure c'est que tu ne le voulais pas. Pour être
franche si tu ne m'avais pas demandé de me battre contre toi, j'aurais pensé que
tu ne voulais simplement pas être chevalier. Sha Hua : Forte et
intelligente ! Tu as toutes les qualités dis-moi ? Tu devais être courtisé par
de nombreux garçons. Sakura (sèchement) : Je ne me suis jamais
intéressée aux garçons, l'entraînement me prenait trop de temps. Sha
Hua : Papa m'a parlé du dojo, il y avait forcément un élève qui te faisait
craquer. Sakura (excédée) : Tu me fais chier ! (se reprenant) Oh !
pardon Sha Hua mais ce n'est pas un sujet dont j'aime parler. Sha Hua
: J'avais remarqué. Sans vouloir remuer le couteau dans la plaie... Tu sorts
d'une expérience douloureuse c'est ça ? Sakura : On peut le dire de
cette manière. Sha Hua : Bah ! Maintenant que tu es au Sanctuaire tu
pourras oublier ta vie passée. Sakura : Ça va être plus difficile que
tu l'imagines, il se trouve qu'Osamu est un ancien élève du dojo. Sha
Hua : C'est vrai ? J'en connais une qui ne va pas apprécier cette nouvelle.
Sakura : Qui ça ? Sha Hua : Quelqu'un que j'aime bien
taquiner. Sinon pour le combat ? Tu es d'accord ? Sakura : Bien
évidemment que je suis d'accord, on le fera dans une semaine le temps que je
m'acclimate et que je maîtrise mieux mon cosmos. Sha Hua : Si tu
veux, je peux te montrer des coins tranquilles pour t'entraîner.
Sakura : C'est pas trop loin j'espère ? Car il commence à se faire
tard et je dois traverser les douze temples pour pouvoir rentrer chez moi.
Sha Hua : Tu demanderas à Kiki de te téléporter. Sakura :
Dans ce cas, qu'attends-tu pour me montrer le chemin ?
Sha Hua partit devant suivie par sa cousine.
Pendant ce temps dans le temple d'Athéna.
Shun rangeait les affaires que Kiki avait ramenées dans la matinée. Il
s'était déjà occupé de ses propres effets et terminait de vider la malle de
Shina. Ce fut rapide car malgré sa taille elle était à moitié vide. Shun était
d'ailleurs étonné que Shina transporte une si faible garde robe dans un bagage
aussi grand. Mais il supposait que la malle devait avoir une certaine valeur aux
yeux de sa femme car c'était dans celle-ci quelle avait ramené ses affaires du
Sanctuaire quand ils avaient quitté le domaine sacré. Une fois son travail
achevé, il la posa sur une étagère puis se dirigea vers la chambre de sa fille.
A peine eut-il fait trois pas que la malle tomba de son reposoir et s'ouvrit
sous le choc, déversant un contenu qui avait échappé à l'oeil de Shun.
Shun : Apparemment la malle avait un double fond. Tiens ! Mais ce
sont les cahiers de chansons de Sakura ainsi que... son sabre ! J'étais pourtant
certain de l'avoir laissé au Japon. Pourquoi Shina l'a t'elle amené ici ? Bah !
Je le lui demanderai tout à l'heure, pour l'instant elle est plongée dans les
mémoires de son maître. C'est bizarre, je n'ai jamais eu la curiosité de savoir
ce que traduisait Sakura.
Shun prit un des cahier et lu une page au hasard. Mais lorsqu'il lut le titre
de la chanson... Shun (affolé) : Shinaaaa !
Shina accourut tout de suite. Shina : Qu'est ce qui se passe Shun
? Shun : C'est Sakura ! Je crois que nous avons sous estimé l'impact
de la mort de Shinji. Regarde ce que je viens de lire.
Après avoir fait ce que Shun lui demandait, Shina se retint d'éclater de
rire. La réaction de son mari était tout à fait normale puisqu'il ne suivait pas
comme elle les travaux de traductions de leur fille. Shina : Tu
t'inquiètes pour rien Shun. Shun : Mais enfin ! Tu as bien lu ?
Shina : Bien sur, il est écrit "A mourir pour mourir j'ai choisi
l'âge tendre" et alors ? Shun : Mais tu ne vois pas que c'est un
appel au suicide ? Shina : Ce serait le cas si elle n'avait pas
traduit cette chanson il y a plus d'un an. Shun : Tu, tu veux dire
que ça n'a rien avoir avec la mort de Shinji ? Shina : Heureusement
non, mais ta réaction prouve que tu es un père attentionné. Malheureusement la
perte de Shinji à quand même affecté son hobby. Elle n'a plus rien traduit
depuis ce jour.
Le couple resta silencieux un moment. Shun : Shina je voulais
t'entretenir de ça plus tard mais... Pourquoi as-tu amené le sabre ici ? Je
t'avais dit de le laisser au Japon. Shina : Je le sais bien, mais
Sakura en a un besoin vital. Quand elle s'entraîne à le manier toute son
attention est focalisée sur ses mouvements, elle en oublie alors jusqu'à la mort
de Shinji ; et quand elle s'arrête son visage rayonne d'une joie franche. J'ai
peur que si on lui retire le katana, elle ne se remette à dépérir sans qu'on ne
puisse rien faire. Shun (en regardant l'épée) : Je ne suis peut être
pas un si bon père que ça si je ne l'avais pas remarqué. Shina : Tu
craignais toujours qu'elle se blesse, c'est pour ça que tu n'y prêtais pas
attention. Rassures toi, tu es un père merveilleux, un mari charmant et un amant
formidable. Shun : Merci Shina, tu trouves toujours les mots pour me
réconforter. Shina : Tu peux mettre le sabre dans la chambre de
Sakura mais je pense qu'il faudrait attendre avant de lui rendre ses carnets.
Shun : C'est comme si c'était fait. Shina : Si tu n'as
plus besoin de moi je retourne lire le journal de Milo. Shun : Je te
souhaite une bonne lecture. Sans vouloir être indiscret, tu en es à quel moment
de sa vie ? Shina : Quand tu m'as appelée, il parlait de mon départ
de son temple après que je sois devenue chevalier.
Shina se surprit d'avoir réussit à parler aussi aisément de son passé, Shun
quant à lui se dirigeait vers la chambre de sa fille avec un léger sourire aux
lèvres.
Sakura suivait toujours Sha Hua, elle lui avait déjà montré plusieurs sites
très intéressant pour s'entraîner. L'un d'eux situé au bord de la mer avait
particulièrement retenu son attention. Soudain Sakura s'arrêta brusquement.
Sha Hua : Quelque chose ne va pas Sakura ? Sakura : J'ai
cru sentir un cosmos étrange à l'ouest d'où nous nous trouvons. Sha
Hua : Tu dois te tromper car je ne sens rien du tout, et je suis infiniment
plus sensible que toi. De toutes façons il n'y a rien par là-bas
Sakura : Tu dois avoir raison, c'est sans doute la fatigue.
Sha Hua : C'est vrai que tu t'es beaucoup dépensée aujourd'hui. Je
pense qu'il est temps de rentrer. Sakura : Je suis tout à fait
d'accord avec toi.
Dans le temple d'Athéna.
Shun était parti sur l'île d'Andromède pour se recueillir sur la tombe de
Daidalos. Shina avait profité de son absence pour poser les mémoires de son
maître sur la table de chevet de Sakura. Elle se sentit à nouveau très lasse et
décida de retourner s'asseoir sur le trône. Elle était entrain de faire
mentalement le bilan de sa vie au Sanctuaire quand une voix la tira de ses
pensées. Une Servante : Excusez-moi votre seigneurie mais le
chevalier de la Vierge souhaiterait obtenir une audience avec vous.
Shina : Très bien, qu'elle entre.
La servante se retira et Marie approcha du trône puis s'agenouilla. Shina
remarqua qu'elle portait toujours son masque malgré l'abolition de ceux ci.
Shina : Tu peux te relever, je n'aime pas ce signe de déférence.
Marie : Très bien votre seigneurie. Shina : Et appelle-moi
chevalier je te prie car c'est mon rang. Marie : Oui chevalier.
Shina : Qu'est-ce qui t'amène chevalier ? Marie : Je
souhaiterais vous entretenir de la loi sur les masques. Certains chevaliers dont
moi voudraient les garder pour diverses raisons. Shina : Je ne vois
aucun problème à cela, c'est l'obligation du port des masques qui a été annulée
pas les masques eux même. Dit à tes consoeurs qu'elles peuvent faire comme il
leur plaira. Marie : Je vous remercie chevalier.
Marie sortie du temple. Shina soupira comme si un grand poids s'était retiré
de ses épaules. La Servante : Votre seigneurie ne se sent pas bien ?
Shina : Je me sens un peu lasse c'est tout, et appelle-moi chevalier
veux-tu ? La Servante : Comme vous voudrez chevalier. Puis-je me
permettre une suggestion ? Shina : Je t'écoute. La
Servante : La salle d'eaux purificatrice vous est ouverte, peut être qu'une
ablution vous fera du bien. Shina : Tu es de sages conseils, conduit
moi s'il te plaît. La Servante : Je vous montre le chemin chevalier.
Shina suivit la servante.
Sakura était devant le temple du Bélier et faisait face à Kiki. Visiblement
il l'attendait. Sans mot dire, il lui tendit la main et la téléporta dans le
treizième temple. Une fois à destination, Sakura alla dans sa chambre. Elle
se dirigea vers sa salle de bain quand elle vit un petit livre rouge sur sa
table de chevet. Elle le prit dans ses mains, s'assit sur son lit puis après
avoir longuement hésité ouvrit le manuscrit.
Shina se prélassait dans le bassin d'eau chaude, il lui semblait que tous ses
soucis et angoisses inhérents à sa nouvelle charge s'étaient envolés d'un seul
coup. A présent elle se sentait plus à même d'assumer le rôle que lui incombait
son statut de chevalier d'or d'Ophiucus. Maintenant que son esprit était
clarifié, Shina sortit de l'eau et regagna son vestiaire privé. Mais quand elle
voulut se rhabiller, ses vêtements avaient disparu ou plutôt ils avaient été
remplacés par d'autres. Elle trouva également un mot lui disant que cette tenue
avait été confectionnée spécialement pour elle et pour sa fonction. En
l'examinant de plus près, Shina vit que c'était une version luxueuse de son
uniforme. Le bustier ainsi que les gants n'étaient pas en cuir mais en une
matière ressemblant à de la soie au touché mais qui laissait une impression de
grande résistance. Ils étaient aussi ornés de motifs dorés. Les épaulettes et
les protections mammaires quant à elles étaient faites dans un métal semblable à
de l'or et comportaient aussi des ornements. Quand elle les toucha Shina
ressentit une sorte de choc électrique agréable, comme lorsqu'elle mettait son
armure. Elles étaient faites dans la même matière que les armures d'or. Il y
avait aussi une couronne en or qui était la réplique de son casque quand son
armure avait son aspect d'argent. Shina hésita un peu puis enfila son nouvel
uniforme. Il était très confortable et Shina n'aurait pas à l'étrenner pour se
sentir à l'aise. Shina se mira dans la glace et elle se trouva belle. La
dernière fois qu'elle eut cette impression c'est quand elle s'était regardée
dans un miroir avec son ventre rond. La Servante : Cela vous va à
ravir.
Shina sursauta un peu car elle ne l'avait pas entendue entrer. Elle allait
remercier la servante pour son compliment mais une pensé arrêta son élan.
Shina : Ce n'est quand même pas elle ! Pourtant elle à la même
voix, les même mensurations, les même yeux marron, la même coiffure. Elle doit
avoir le même âge. Si ce n'était ses cheveux blancs je jurerais que c'est bien
elle. Je dois lever le doute. Andréa ? Est-ce que c'est toi ? La
servante : Tu as enfin fini par me reconnaître. Shina : Mais
qu'est-il arrivé à tes magnifiques cheveux turquoise. Andréa (triste)
: Ils ont blanchi tout d'un coup lorsque j'ai appris la mort de Milo. Ce n'est
que comme ça que j'ai su que je l'aimais vraiment. Je me suis alors mise à
détester Athéna car elle m'avait pris Milo. J'ai même songé à quitter le
Sanctuaire. Mais j'ai repensé à Agatha et à la peine qu'elle lui avait causée.
La seule façon pour moi d'honorer sa mémoire était de surmonter la douleur et de
devenir une servante zélée de la déesse. Et à force de dévouement elle a fait de
moi sa servante attitrée il y a dix ans. Je lui alors ai donné le journal dans
l'espoir qu'elle te fasse revenir. Shina : Pourquoi voulais-tu tant
que je devienne chevalier d'or ? Andréa : Parce que c'était son rêve.
Depuis qu'il est mort, je fais tout pour que son âme repose en paix. Par exemple
je vais sur la tombe de ses parents pour la fleurir mais aussi pour voir si sa
soeur vient toujours. Shina : Et alors ? Andréa : Elle est
tout le temps au rendez-vous, une fois j'ai même cru voir une silhouette s'en
aller. Et toi au fait ? Comment s'est passée ta vie hors du Sanctuaire ?
Shina : Alors ça ! C'est une longue histoire. Andréa :
Nous avons encore du temps avant le dîner, au fait la déesse vous voudra à sa
table ce soir. Shina : C'est à croire qu'elle ne peut déjà plus se
passer de moi.
Les deux femmes se mirent à rire puis après s'être calmées, Shina raconta sa
vie en tant que femme à Andréa.
Sakura finissait de lire les mémoires du maître de sa mère, les dernières
lignes lui avaient presque arraché une larme. Elle avait déjà entendu parler de
lui, quand ses parents déguisaient la vérité, et le connaissait sous le
sobriquet de "sergent instructeur". Mais son journal venait de complètement
changer la vision de l'homme dur et antipathique qu'elle s'en était faite.
Sakura lut ensuite le message qui était à son attention.
Sakura tu es à présent la dépositaire de mon passé. A toi d'en disposer comme
bon te semble. Il y a cependant une chose que je souhaite garder secrète. Cela
va peut être te paraître bizarre, mais je ne veux pas que l'on sache que j'ai
connu ma mère. Comme tu le sais la majorité des résidents du Sanctuaire sont des
orphelins et avoir un parent est un privilège. Quand j'étais chevalier d'argent
j'avais gardé son existence cachée car elle était comme un trésor pour moi.
Lorsque ton père et moi avons décidé de nous marier j'étais prête à tout lui
révéler mais une remarque qu'il me fit arrêta mon élan. Il m'avait dit que
malgré nos différences, notre seul point commun était qu'aucun de nous deux
n'avaient connu l'amour d'une mère. Je me suis alors sentie coupable d'avoir été
plus heureuse que lui dans ma jeunesse et ne l'ai pas démenti. J'espère que tu
comprends mes raisons et que tu voudras bien garder le secret.
Sakura : Ne t'en fais pas maman, tes secrets son entre de bonnes
mains et je serai muette comme une tombe au sujet de grand-mère.
Sakura commençait à trouver le temps long, le dîner avait débouché sur une
discussion entre Athéna et sa mère à propos de l'avenir du Sanctuaire et des
réformes que l'on pouvait y faire. Cependant le sujet était loin de la
désintéresser, elle aurait voulu suivre tout le débat mais elle se disait que ce
n'était pas raisonnable. Il fallait qu'elle se couche tôt pour pouvoir être en
forme le lendemain. Elle s'était déjà planifié un programme chargé pour son
entraînement en vu du combat qui l'opposera à sa cousine Sha Hua.
Sakura : Il faut que je trouve un prétexte pour sortir de table et
aller dormir. Non ! Je ne dois pas mentir, je vais leur dire la vérité.
Sakura se racla la gorge pour attirer l'attention. Sakura : Je
vous prie de bien vouloir m'excuser, mais je dois aller me coucher, il faut que
je me lève tôt pour mon entraînement et il sera loin d'être facile. Shun
: Sakura, je crois avoir été claire en ce qui concerne ton devenir de
chevalier. Sakura : Ce n'est pas pour être chevalier papa. Sha Hua et
moi avons prévu de nous battre la semaine prochaine, si je veux la vaincre, il
faut que je me mette à son niveau. D'où cet entraînement. Athéna :
Voilà qui est intéressant, je suppose que la joute se fera dans la plus stricte
intimité ? Sakura : En effet Athéna. Athéna : Je pense
qu'il vaudrait mieux que tout le monde assiste à ce combat. Tu vois Sakura, je
sais que tu veux mettre ton cosmos à la disposition du Sanctuaire et que ta
seule option est de devenir instructeur. Hors pour cela il faut que tu te fasses
un nom. Tout le monde sait que Sha Hua est quelqu'un de redoutable, en fait,
elle est la seule personne qui l'ignore. En la battant en public, tu prouveras
que tu es une personne de valeur et ainsi tu auras plus d'influence sur tes
futurs disciples. Je vais faire en sorte que le combat ait lieu dans le Colisée,
maintenant va te reposer. Sakura : Je vous remercie Athéna.
Dans son lit moelleux, Sakura se laissait doucement glisser dans un sommeil
profond. Avant de tomber dans les bras de Morphée, elle se dit que vraiment
Athéna est quelqu'un de génial.
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