Saint Sakura appartient à Asclépios.
il est donc interdit de l'utiliser à des fins personnelles sans
accord de l' auteur.

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Chapitre 19 :

Le choix
 

 

 

16/10/2003

Les obsèques de Canon venaient de se terminer. Ce fut une cérémonie grandiose car Athéna avait tenu à ce qu'il reçoive tous les honneurs dû à son rang de chevalier d'or et héros de la guerre contre Hades. Tout les chevaliers avaient été conviés pour lui rendre un dernier hommage à l'exception de Shina et Shun qui veillaient sur leur fille toujours en état de choc depuis qu'elle avait vu mourir l'ancien chevalier des Gémeaux. Ikki soutenait Cassandra comme il pouvait. Elle n'avait cessé de pleurer depuis que son père était mort. Une fois sortis du cimetière, il la ramena dans sa masure.
Ikki : Te voilà chez toi Cassandra.
Cassandra : Entre s'il te plaît Ikki. Je voudrais te demander quelque chose.
Ikki : Qu'est ce que tu veux ?
Cassandra : Ra... Raconte moi comment mon père est mort.

Ikki soupira et s'exécuta. A la fin de son récit, Cassandra semblait moins triste.
Cassandra : C'est donc ça... Je suis heureuse qu'il ait décidé de faire une chose aussi risquée, mais j'aurais tellement voulu passer plus de temps avec lui.

Cassandra ne put s'empêcher d'éclater à nouveau en sanglot. Ikki décida de la laisser seule mais elle lui agrippa le bras pour le retenir.
Cassandra (en pleur) : Ne pars pas Ikki ! Je t'en supplie ne m'abandonne pas ! Tu es tout ce qui me reste. Je t'aime Ikki ! Et je ne veux pas te perdre. Le retour de ton frère est l'annonce d'une guerre imminente. J'ai peur que cette fois ci tu ne renaisses pas de tes cendres. Reste avec moi je t'en conjure ! Si tu doutes de mon amour, crois au moins en mon désir.

Cassandra se jeta au cou du Chevalier Phoenix et l'embrassa avec passion. Quelque peu pris au dépourvu il se laissa faire, lui rendit son baiser et sans comprendre comment il se retrouva sur le lit nu avec Cassandra.
Ikki : Je ne peux pas ! Excuse-moi Cassandra, mais je n'ai pas le droit de coucher avec toi.
Cassandra : C'est bien ce que je craignais. Tu as déjà quelqu'un c'est ça ?
Ikki : Ce n'est pas ça, je t'aime mais je ne mérite pas ton amour. Je ne suis pas quelqu'un de bien. Je... Je t'ai trahi Cassandra. Ça c'est passé il y a sept ans. Une servante était venue me voir dans mon baraquement. Elle était plutôt jolie et portait une tunique très légère pratiquement transparente...
Cassandra : Laisse-moi deviner la suite. Elle a tout fait pour exciter ta libido, tu as fini par céder et vous avez couché ensemble.
Ikki : Après j'ai réalisé que je n'aurais pas du être aussi faible. Je lui ai dit que j'en aimais une autre et elle est partit sans sembler être offusquée. Tu comprends maintenant pourquoi je ne te mérite pas ?
Cassandra : Ce que je comprends c'est que tu n'es qu'un imbécile.

Cassandra montra son annulaire gauche.
Cassandra : Y a-t'il une alliance à ce doigt ? Depuis quand sommes nous mariés ? Je suis touchée que tu aies voulu préserver ta virginité pour moi, mais comme il n'y a jamais rien eu entre nous, tu avais parfaitement le droit d'avoir une ou même plusieurs aventures.
Ikki : Tu ne m'en ceux pas alors ?
Cassandra : Si je t'en veux ! Pas d'avoir été éconduit par une traînée, mais de ne pas avoir eu le courage de me le dire plus tôt. Tu nous a fais gâcher sept ans Ikki, sept années où nous aurions pu fonder une famille et, qui sait, avoir des enfants. Cependant je suis moi aussi fautive de ne pas t'avoir demandé ce qui n'allait pas. Mais arrêtons les reproches, nous avons sept ans à rattraper.

Sur ces mots Cassandra embrassa une nouvelle fois Ikki qui la sera contre son corps.

 


Sha Hua était retournée à l'endroit où elle s'entraînait avec Canon. Elle "regardait" la mer songeuse. Elle n'arrivait pas à comprendre pourquoi elle ne pleurait pas la mort de son maître. Pourtant elle avait de la peine mais les larmes ne venaient pas.
Sha Hua : Tu veux me parler papa ?
Shiryu : C'est donc ici que tu rencontrais Canon. Pourquoi est ce que tu ne m'as jamais demandé de te former ?
Sha Hua : Par ce que je craignais que tu te comportes plus comme un père que comme un maître. Excuse-moi de ne pas t'avoir fait confiance.
Shiryu : Tu es toute excusée car tu avais raison. Je crois que je me serais montré trop laxiste. Je dois reconnaître que Canon a été un très bon instructeur. Tu es très forte, plus que moi à ton âge. Si tu veux devenir chevalier, tu as ma bénédiction. Mais je crains que ta mère ne soit pas du même avis.
Sha Hua : Ce n'est pas la peine de lui demander car je l'ai déjà. Elle est venue me voir ce matin avant que je ne sorte de la clinique et m'a dit exactement la même chose que toi. Je ne regrette pas d'avoir défié Sakura.
Shiryu : C'était vraiment un grand combat. Tu as maîtrisé mes techniques à la perfection et celles que tu as développées étaient d'une rare efficacité.
Sha Hua : Merci pour le compliment papa. Ce duel m'a non seulement permis de me battre enfin de toutes mes forces, mais aussi de faire évoluer mon don de perception à un point inimaginable. A présent lorsque je repère le cosmos de quelqu'un je "vois" ce qu'il fait. Je "vois " oncle Seiya et Hyoga en train de discuter, je "vois" maman faire le ménage à la maison, je "vois" Julie qui chasse le repas de ce soir, je "vois" oncle Shun et tante Shina au chevet de Sakura, et enfin je "vois"...

Sha Hua se tue et devin rouge écarlate.
Shiryu : Qu'as-tu vu ?
Sha Hua (gênée) : Je n'ai rien vu, et je ne tiens pas à en voir d'avantage. Tu m'excuseras papa mais, j'ai une chose important à régler.

Sha Hua tourna les talons et laissa son père seul sur la plage.
Shiryu : J'ai compris, tu as surpris Ikki en charmante compagnie. Il s'est enfin décidé, c'est Cassandra qui doit être contente.

 


Dans les montagnes de l'Himalaya

Auguste marchait en portant la vieille dame qu'il avait sauvée sur le dos. Elle s'appelait Kunlun et se rendait dans un endroit appelé le Refuge pour y mourir. Le fils de Seiya avait décidé de l'aider dans son périple. L'armure sacrée pouvait attendre.

 


Chun-Li était dans le temple du Lion pour s'entraîner avec Osamu. La fille cadette de Shiryu était sous le charme du chevalier depuis son arrivé au Sanctuaire il y a cinq ans. Depuis qu'elle avait gagné son armure il y a deux ans elle venait s'entraîner avec lui le plus souvent possible. C'était d'ailleurs face à elle qu'il avait éveillé son septième sens. En effet Osamu étant un élève tardif il n'était chevalier que depuis trois mois. C'était aussi le cas de son meilleur ami François. Donc bien qu'étant plus jeune que lui, en tant que chevalier elle était son aînée. Chun-Li attendait d'être un peu plus âgée pour lui déclarer son amour car elle ne voulait pas qu'il la prenne pour une petite dévergondée.
Chun-Li évita un coup de poing et riposta avec sa puissante chevelure. Osamu se prit le coup de plein fouet mais comme c'était un chevalier d'or il l'encaissa assez facilement.
Chun-Li : Tu ne pourrais pas te battre sérieusement ? Tu viens d'être touché par un coup qui n'atteignait même pas mach 2.
Osamu : Excuse-moi Chun-Li, mais je n'arrive pas à me concentrer, je ne peux m'empêcher de penser à Sakura.

Chun-Li eu failli faire une réflexion désagréable sous le coup de la jalousie mais il fallait bien qu'elle reconnaisse qu'elle aussi s'inquiétait sur l'état de sa cousine.
Chun-Li : C'est vrais que tu as étudié les arts martiaux avec elle ?
Osamu : J'étais effectivement élève dans le dojo de senseï Shun.
Chun-Li : Vous devez être très proche alors.
Osamu : Quand j'ai quitté le Japon nous étions devenu très bons amis malgré notre rivalité. Je suis contant que cette amitié ait survécu malgré les cinq années qui nous ont séparé.
Chun-Li (méfiante) : Vous n'êtes vraiment que des amis ?
Osamu : Tu sais Chun-li, ce n'est pas par ce que l'on passe son enfance avec quelqu'un qu'on en tombe forcément amoureux.
Chun-Li : Si on allait lui rendre visite pour voir comment elle va ?
Osamu : C'est très bonne idée.

 


Sha Hua était nerveuse. Elle avait tout planifié depuis longtemps et maintenant elle hésitait. Pas par ce qu'elle allait faire était dangereux, mais elle craignait de se révéler trop vite. Finalement elle entra dans la maison du Bélier.
Kiki : Bonjour Sha Hua, je peux faire quelque chose pour toi ?
Sha Hua : Et bien il se trouve qu'un point d'énergie remarquable se situe juste au milieu de ton temple. J'en ai besoin pour repérer l'armure que je convoite. Pourrais-je m'installer ici le temps de mes recherches ?
Kiki : J'ai lu quelque chose sur cette technique à Jamir, ce que tu entreprends est très risqué. Il faudra que tu restes immobile sans boire ni manger ni dormir jusqu'à ce que tu trouves l'armure. Il y a de grandes chances que tu meures d'épuisement avant.
Sha Hua : Je connais la dangerosité de l'entreprise mais soit sans crainte je trouve toujours ce que je cherche.
Kiki : Bon ! Dans ce cas c'est d'accord mais à une condition. Je veux veiller sur ta santé et interrompre le processus si je sens que ça tourne mal.

Sha Hua sentit qu'elle allait hurler de joie mais elle se retint. Elle avait toujours été attirée par Kiki et elle allait passer un certain temps en sa compagnie. Bien sûr, quand elle sera en transe elle ne remarquera plus sa présence mais ça ne faisait rien. Le fait de le savoir lui faisait chaud au coeur. A l'instar de sa petite soeur avec Osamu, elle n'avait pas encore déclaré sa flamme au chevalier du Bélier. Cependant ce n'était pas la différence d'âge de dix ans qui l'arrêtait mais plutôt une incapacité totale à exprimer ses sentiments envers lui. Une fois au milieu du temple, Sha Hua s'assit en tailleur. Kiki avait apporté des coussins pour qu'elle soit confortablement installée. Après avoir pris une bonne inspiration elle commença la quête de son armure.

 


18/10/2003

Par la fenêtre de sa chambre dans la clinique, Sakura regardait songeuse le Soleil se lever. Depuis qu'elle était sortie du coma, tous les chevaliers qu'elle avait rencontrés étaient venus prendre de ses nouvelles. Même les quatre apprentis Nils, Alison, John et Sylvain lui avaient rendu visite. C'était d'ailleurs la seule qui lui avait vraiment fait plaisir. A l'inverse, celle de son oncle Seiya l'avait exaspérée au plus haut point. Il n'avait cessé de parler de son combat avec Shiryu et de le comparer a celui qu'elle avait menée. Pire ! Il sous entendait que c'est elle qui tenait son rôle. Décidément Sakura n'aimait pas son oncle. Ce n'était pas parce qu'il l'avait prise pour un garçon à leur première rencontre mais plutôt le fait de savoir que sa mère avait risqué sa vie pour lui et qu'il n'avait jamais pensé à lui dire merci. Ça et aussi le fait qu'il ait laissé planer le doute sur ses sentiments. Était-ce vraiment si difficile de dire à Shina qu'il ne l'aimait pas ? Non, décidément même sans aller jusqu'à le détester, Sakura serait toujours en froid avec lui.
Sakura posa ses yeux sur la personne endormie qui l'avait veillée cette nuit et ressentit un profond dégoût d'elle même. C'était Cassandra. La fille de celui dont elle avait causé la mort. Sans réfléchir d'avantage elle quitta son lit et sortit en catimini de la clinique.

 


Dans les montagnes de l'Himalaya

Auguste était éberlué. Il avait enfin trouvé le Refuge. Il ne s'attendait pas à quelque chose aussi grand. Il pensait qu'il s'agissait d'une sorte de petit temple mais en vérité cela ressemblait plutôt à un immense monastère. Kunlun descendit de son dos et s'approcha des immenses portes du Refuge. La vielle femme fit un geste de la main et elles s'ouvrirent. Auguste écarquilla grand les yeux. Non pas parce que Kunlun avait utilisé le cosmos, mais parce que lorsque les portes s'ouvrirent, le souffle engendré souleva ses cheveux laissant voir deux point sur son front.
Kunlun : Soit le bienvenu au refuge des muviens Auguste fils de Seiya. Suis moi je te prie.

Quelque peut décontenancé, le jeune garçon décida de faire ce que Kunlun lui avait demandé. Une fois les portes franchies, il vit de nombreuses personnes venir vers Kunlun et s'agenouiller devant elle. Toutes avaient deux points sur le front. Kunlun devait être quelqu'un de très important ici. La foule finit par remarquer la présence d'Auguste et lui lança des regards hostiles. Apparemment les étrangers n'étaient pas les bienvenus. Kunlun dit quelques mots à ses congénères dans une langue qu'Auguste ne comprit pas. Ils s'inclinèrent devant elle avant de partir tout en regardant l'intrus avec méfiance.
Kunlun : Continuons le chemin Auguste.
Auguste : Je... Je croyais que Kiki était le dernier de son peuple.
Kunlun : Lui aussi le croit. Il ne connaît pas l'existence de notre communauté. Après la destruction de notre île, deux groupes se sont formés. Le premier voulait continuer à servir Athéna ou plutôt ses idéaux, et l'autre désirait se retirer des conflits divins en arborant la plus stricte neutralité.
Auguste : Vous faites partit de ce second groupe n'est-ce pas ?
Kunlun : C'est exact. Mais en fait ce n'est ici que la plus grande communauté, il y a d'autres enclaves muviènes dans le monde de bien moindre importance.
Auguste : Pour que Kiki soit le dernier du sien ils ne devaient pas être beaucoup.
Kunlun : Au contraire, c'étaient eux les plus nombreux. En réalité Kiki est le dernier muvien de race pure de son groupe. Les autres se sont mélangé aux hommes et se sont heureusement métissés.
Auguste : Heureusement ?
Kunlun : Ma communauté vit en autarcie depuis des siècles, refusant de se mêler aux étrangers et de "corrompre" sa pureté. Presque tout les habitants du Refuge font partie de ma famille. Nous sommes voués à dégénérer puis à disparaître faute de renouvellement génétique. Seuls les petites communautés survivront car elles ne sont pas xénophobes contrairement à celle-ci.
Auguste : Est-ce que les métisses ont aussi les marques sur le front ?
Kunlun : Non, elles n'apparaissent que lorsque leur cosmos est au maximum de son intensité.
Auguste : Comme le dragon dans le dos de mon oncle Shiryu ?
Kunlun : Exactement... Ah ! Nous somme arrivés.

Auguste était devant une grande battisse semblable à la tour de Jamir. Deux hommes en gardaient l'entrée. Ils étaient armés de bâtons mais en y regardant de plus près, Auguste vit qu'ils étaient en or, et plus précisément du même or que les armes de la Balance. Les gardes s'écartèrent devant Kunlun en faisant une révérence. Une fois à l'intérieur Kunlun se dirigea vers un siège, ou plutôt un trône placé au fond de la salle et s'y assit. Auguste resta debout devant elle sans savoir s'il devait faire une révérence ou une tout autre marque de déférence.
Kunlun : Venons en au chose sérieuse Auguste fils de Seiya....
Auguste : Attendez ! Comment connaissez-vous le nom de mon père ? Je ne vous en ai jamais parlé.
Kunlun : Tu auras les réponses à tes questions, calme toi. Comme je te l'ai dit il existe d'autres communautés de muviens cachées à travers le monde. Nous sommes en relations avec elles et elles nous informent des faits et gestes des différents sanctuaires divins dont celui d'Athéna. Pour être franc avec toi, nous avons un espion au sein même du domaine sacré. C'est lui qui t'a indiqué et convaincu en rêve qu'une armure se trouvait dans cette région.
Auguste : Et elle est entre vos mains n'est ce pas ?
Kunlun : Exactement.
Auguste : Vous n'avez jamais été en danger de mort en fait.
Kunlun : Tu as raison. J'ai senti ton cosmos près de la grotte et je m'y suis téléportée ainsi que mise artificiellement en hypothermie. Je voulais voir si ton coeur était pur et je n'ai pas été déçue. Tu mérites que nous te confiions l'armure ainsi qu'une partie de notre savoir, en échange tu devras taire l'existence des communautés muviènes.
Auguste : J'accepte votre proposition.
Kunlun : Je n'en attendais pas moins de toi chevalier.

 


Sur l'une des plages du Sanctuaire, une falaise était secouée par de violent chocs. Sakura s'acharnait dessus frappant de toutes ses forces en s'injuriant.
Sakura : Imbécile ! inconsciente ! Petite écervelée ! Pauvre co...
Une voix : Tu ne le fera pas revenir de cette façon.
Sakura : Cas... Cassandra ?!

Sous le coup de la surprise Sakura demeura immobile et la guérisseuse s'approcha d'elle. Cassandra posa ses mains sur les poings ensanglantés de la jeune fille.
Cassandra : Regarde moi l'état de tes mains ! On croirait voir ton oncle Ikki, vous avez les mêmes pulsions autodestructrices. Laisse-moi arranger ça.

Cassandra concentra son cosmos. Sakura ressentit une douce chaleur et ses mains étaient guéries.
Sakura : Pourquoi avez -vous fait ça ?! Vous devriez me détester pour ce que je vous ai fait !
Cassandra : Je t'ai même haïe au début, et sans les révélations d'Ikki je t'aurais étranglée sans remords juste après les obsèques. Et puis de toute façon ce n'était pas ta faute...
Sakura : Si justement ! J'aurais dû me déclarer vaincue au lieu d'utiliser une attaque que je ne maîtrisais pas. J'ai failli tuer ma cousine, j'ai perdu la vie un instant pour la deuxième fois et causé la mort de ton père, et tout ça pour quoi ?! Pour un combat sans aucun autre enjeu que savoir qui était la plus forte ! Je suis la plus grande conne que la terre ait jamais portée !

Sakura frappa à nouveau la falaise créant un immense cratère dans la roche.
Cassandra : Écoute-moi bien Sakura, jamais je n'aurais revu mon père si Sha Hua n'avait pas été si grièvement blessée. Sa mort a permis de débloquer ma relation avec Ikki et je suis fière de son sacrifice. Il faut que tu saches que mon père n'était pas en très bonne santé. Son corps ne pouvait plus supporter les contrecoups d'une technique puissante et il le savait. Il s'est trouvé devant un choix. Vivre avec moi en te laissant mourir ou bien trouver la mort en te sauvant la vie. L'amour paternel face au devoir du guérisseur qu'il avait voulu être. Et il a fait le bon choix tout en sachant que ça me rendrait malheureuse. Mais en réalité je suis fière de lui, fière de l'avoir vu mourir comme il aurait aimé vivre, en soignant les gens. Je vais te donner un conseil Sakura. Si un jour tu te trouves face à un choix difficile, la bonne solution n'est pas celle qui rendra tes proches heureux.

Cassandra repartit laissant Sakura méditer ses paroles. Après plusieurs minutes, la fille de Shina regarda la falaise attentivement. Elle concentra son cosmos et mit ses deux mains au niveau de son flanc. Une sphère d'énergie incandescente se créa au creux de ses paumes.
Sakura : Cosmoken !

Sakura tendit ses bras et la boule de cosmos traversa la roche comme si c'était du beurre laissant derrière elle une traînée de magma en fusion. En voyant ce résulta Elle prit une grande décision.

 


Nanouk tournait en rond dans son temple.
Nanouk : Qu'est-ce qui m'arrive ? Ces derniers temps je ne me reconnais plus. C'est à cause de cette fille ! C'est son sourire chaleureux qui contraste avec la tristesse de son regard qui m'intrigue. Non ! Il y a autre chose ! Quand je l'ai vue a terre à la fin du combat j'ai eu la subite envie d'aller voir comment elle allait, de la prendre dans mes bras pour l'amener à la clinique. Et quand je lui ai rendu visite l'autre jour je me suis bizarrement senti soulagé qu'elle aille bien. Tout ça ne me ressemble pas, je ne me suis jamais soucié des autres alors pourquoi elle ?! Ce pourrait-il que... Non ! C'est impossible ! Et même si c'était le cas, je me berce de douces illusions. Comment s'attacherait-elle à quelqu'un d'aussi laid que moi ?

Nanouk frappa de rage un des piler de son temple et le réduisit en miette.

 


Sakura était retourné dans le dernier temple pour parler avec ses parents. Seul son père était présent et il portait son armure. Shina discutait encore avec la déesse.
Sakura : Papa, j'aurais aimé que maman soit aussi là pour t'annoncer ça, mais je suis plus que décidée à devenir ch...
Shun (en colère) : C'est hors de question ! Je pensais avoir été assez clair là-dessus.
Sakura : Écoute papa, je sais très bien que maman et toi vous me l'interdisez pour me protéger, mais même si je répugne à vous désobéir, j'ai un grand pouvoir et donc de grandes responsabilités. N'est-ce pas toi qui m'as enseigné de mettre ma force au service des autres ?
Shun : A condition que tu aies encore cette force.
Great Capture !

En un instant Sakura se retrouva immobilisée par la chaîne défensive de son père.
Sakura : Mais qu'est ce que tu fais ?!
Shun : Comme je sais que rien de ce que pourrais dire ne te fera changer d'avis, je m'assure de ton immobilité jusqu'à ce l'entretien entre Athéna et ta mère se termine. Ensuite je lui demanderai d'utiliser la technique de son maître pour te priver à jamais de ton cosmos.
Sakura : Je doute que tu puisses me retenir aussi longtemps.

Sakura se mit à faire brûler son cosmos et a en élever la température au maximum.
Shun : Cesse cette folie Sakura ! Tu ne pourras jamais faire fondre cette chaîne ! Tu mourras d'épuisement avant !
Sakura : Je ne cherche... pas à la faire fondre, juste à la chauffer... assez pour desserrer les maillons.

Le cosmos de Sakura redoubla d'intensité sous les yeux éberlués de son père. Puis elle réussit à se défaire de l'emprise de la chaîne.
Shun (les larmes aux yeux) : Je suis désolé Sakura mais je n'ai d'autre choix que de t'assommer pour que tu te tienne tranquille.
Chaîne Nébulaire !

La chaîne triangulaire se rua sur Sakura qui l'évita de justesse en sautant. Elle retomba dessus et fonça en direction de son père. Shun était étonné par la prouesse de sa fille. Il la regardait avec admiration se rapprocher de lui en courant en équilibre sur la chaîne. Avant qu'il ne reprenne ses esprits, il reçut un formidable coup de pied qui l'envoya s'encastrer dans un mur avant de retomber lourdement sur le sol.
Après cet exploit, Sakura tomba à genoux de fatigue. Elle avait utilisé toutes ses ressources pour cet unique coup. Quand elle releva la tête et vit son père par terre elle réalisa l'horreur de son geste.
Sakura : Mais qu'est-ce que j'ai fait ?! J'ai osé porter la main sur mon père ! Comment pourrais-je encore le regarder en face après ça ?!

Sakura se remit debout et commença à sortir du temple. Elle n'avait pas fait deux mètres que la chaîne défensive attrapa son poignet. Shun s'était relevé. Le coup l'avait simplement légèrement étourdi. Grâce à son armure il n'avait rien et de toutes façons une attaque aussi faible et lente ne l'aurait jamais atteint s'il avait fait attention. Sakura se figea de honte. Elle n'osait pas se retourner pour regarder son père, elle s'en sentait indigne. Shun s'approcha de sa fille. Quand il fut à sa hauteur il leva la main. Sakura se doutait bien qu'elle n'échapperait pas à une gifle pour ce qu'elle avait fait. Mais contre toutes attentes, Shun la posa doucement sur son épaule.
Shun : Excuse-moi d'être aussi égoïste Sakura. C'est à toi et non à moi de décider de ta vie.

Sakura releva la tête et quand elle vit le sourire de son père, elle fondit en larme en se jetant dans ses bras.
Sakura (En pleur) : Ô, Papa ! Je suis désolée....
Shun : Désolée de quoi ? De m'avoir remis les idées en place ? De t'assumer ? De me montrer que tu as l'étoffe d'un grand chevalier ? Tu as bien fait de m'attaquer, sans ça je n'aurais jamais été convaincu de tes talents. Mais il faut me comprendre, tu es ma fille unique...
Sakura : En parlant de ça justement, en voyant Sha Hua et Chun-Li j'ai finit par me demander si l'accouchement de maman c'était bien passé ? Je veux dire est-ce qu'elle peut encore avoir des enfants ?
Shun : Bien sûr pourquoi cette question ?!
Sakura : Et bien je trouve étonnant qu'après quinze années de mariage vous n'ayez pas fait un autre enfant.
Shun : Pour être franc avec toi, ta mère et moi y travaillons mais nous préférons laisser faire le hasard.
Sakura : Je risque donc d'attendre mon petit frère encore longtemps.

Le père et la fille échangèrent un regard complice et se mirent à rire. C'est à ce moment que Shina revint de son entretient avec la déesse. Elle remarqua tout de suite le trou dans le mur.
Shina : Mais que s'est-il donc passé ici ?
Shun : Ce n'est rien, juste notre fille qui a achevé de me convaincre de la laisser devenir chevalier.
Shina : Tu as fait quoi ?!
Shun : Écoute Shina, il faut que nous nous rendions à l'évidence. Sakura a tout pour faire un bon chevalier.
Shina : Laisse moi en douter.

Shina s'approcha de sa fille.
Shina : Écoute moi bien Sakura, je sais que tu es forte, habile et que malheureusement tu n'hésiterais pas à te sacrifier pour la cause d'Athéna. Mais serais-tu capable de tuer pour elle ?
Sakura : Pardon ?!
Shina : Sakura, un guerre sainte n'est pas un duel, le combat ne s'arrête pas lorsque l'un des adversaire est à terre. Nos ennemis sont des guerriers fidèles à leurs dieux comme nous sommes fidèles à Athéna. Eux aussi sont prêts à mourir pour leur cause. Alors je te repose la question : pourrais-tu tuer ton opposant ?
Sakura : Je... Je ne sais pas !
Shina : Je vais t'aider à trouver la réponse. Tu va aller sur l'Île de la Reine Morte, là tu te feras certainement attaquer par des chevaliers noirs. Ce ne sont que des vermines qui souillent le nom de chevalier. Si tu en as la force, tues les sans remords.
Shun : Shina ! Mais tu es folle !?
Sakura : Non papa ! Maman a raison. Je... Je dois savoir si je suis vraiment capable de devenir chevalier. Je vais voir Kiki pour lui demander de me téléporter là-bas.
Shina : Sakura ! Quelque soit ton choix, je serai fière de toi.
Sakura : Merci maman.

Et Sakura commença à descendre les marches jusqu'à la première maison du Zodiaque.

 

 

 

 

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Cette fiction est copyright Asclépios.

 

Les personnages de Saint Seiya sont copyright Masami Kurumada.