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Sakura, Sha Hua, Magdalèna et Auguste venait de traverser le temple du Bélier
et se dirigeaient naturellement vers celui du Taureau. Auguste s'approcha de
Magdalèna qui l'intriguait pour lier connaissance. Auguste : Bonjour,
je m'appelle Auguste et toi ?
Magdalèna ne lui répondit rien. En fait elle ne lui adressa même pas un
regard. Auguste : Je suis le cousin de Sha Hua et Sakura.
Cette fois Magdalèna tourna la tête pour dévisager le fils de Seiya. Il ne
lui paraissait pas antipathique. Peut être était-ce du au fait qu'il n'était pas
un adulte. Cependant elle ne pouvait s'empêcher d'avoir un irrationnel
ressentiment pour lui car c'était un homme. Sakura (à Auguste) :
Laise la tranquille Auguste. Elle est fâchée avec la gent masculine et Cassandra
lui a commandé de ménager son stress. Auguste : Heu ? Tu as pensé à
Will ?
Sakura s'arrêta net ainsi que Sha Hua. Elles tournèrent la tête l'une vers
l'autre comme pour se concerter du regard. Sakura : Continuez le
chemin à ce rythme, Sha Hua et moi on va régler le problème.
Sha Hua et Sakura foncèrent vers la deuxième demeure laissant Magdalèna seule
avec Auguste. Surmontant son dégout pour les hommes elle s'adressa à ce dernier.
Magdalèna : Qui est Will ? Auguste : C'est le chevalier
d'or du Taureau mais malheureusement aussi ce qui se fait de pire en matière
d'homme au Sanctuaire. Dès qu'il voit un nouveaux visage féminin ses hormones
prennent le pas sur son cerveau. Il devient alors très irritant. Bien sûr il se
calme dès qu'on l'a remis en place mais il vaut mieux pour tes nerfs que tu
évites de le rencontrer. Pourquoi tu dois te ménager au fait ? Magdalèna
(acide) : Je suis enceinte.
Auguste remarqua le ton agressif de la jeune femme et eut donc la délicatesse
de ne pas demander l'identité du père. Magdalèna : Mais au fait ! Que
sont elles allées faire ? Auguste : S'assurer que ne tu ne le croises
pas je suppose. Par contre je ne vois pas comment.
Sha Hua et Sakura rejoignirent Magdalèna et Auguste. Sha Hua :
Nous avons de la chance, on a croisé Hilda et elle nous a promis d'occuper Will
pendant que l'on traverse le temple. Sakura : Je me demande bien ce
qu'elle peut lui trouver. Sha Hua : Tu n'as vu que ses mauvais cotés,
mais en fait c'est un garçon charmant. Sakura : Laisse moi en douter.
Auguste : Dites les filles ? Si Hilda n'avait pas été là ? Qu'auriez
vous fait ? Sha Hua : Le plan initial était que Sakura le
distraie.... Sakura : Pour que Sha Hua puisse l'envoyer momentanément
dans une autre dimension. Auguste (à Sha Hua) : Tu sais ouvrir un
passage vers une autre dimension ?! Sha Hua : C'est maître Canon qui
me l'a appris. Auguste : Canon ! Le Canon ?! Tu pourras me le
présenter dit ? Sha Hua : C'est impossible Auguste, il est mort
récemment... Sakura : A cause de moi. Je l'ai tué !
Auguste afficha un air étonné et Sha Hua lui raconta tout ce qui s'était
passé pendant son absence. Grâce à Hilda, la traversée de la seconde maison
put se faire sans difficulté et le reste de l'ascension se fit sans problème
jusqu'à la demeure de la Vierge. En effet, Marie qui se trouvait à l'entrée de
sa maison bloqua le passage à Magdalèna lorsqu'elle voulut passer.
Magdalèna : Qu'est-ce que tu me veux toi ? Marie : Ma...
Magdalèna ? Magdalèna : Comment connais-tu mon nom ?!
Marie retira son casque laissant tomber une chevelure bouclée noir anthracite
sur ses épaules, et quand elle ôta son masque, Magdalèna se crut devant un
miroir. Marie : Tu me reconnais ? Magdalèna : Marie ?!
Marie c'est bien toi ma sœur ? Marie : Magdalèna ! Je te croyais
morte ! Magdalèna : Il aurait peut être mieux valu que ce soit le cas.
J'étais aux mains des chevaliers noirs sur L'Île de la Reine Morte.
Marie : Ô mon Dieu !
Magdalèna se jeta dans les bras de sa sœur et fondit en larme.
Magdalèna : Ô Marie si tu savais tout le mal que l'on m'a fait.
Marie : Le cauchemar est fini maintenant. Je suis là grande sœur et
plus rien ne pourra t'arriver.
Les trois jeunes chevaliers décidèrent d'un commun accord de laisser les deux
jumelles se retrouver en toute intimité et continuèrent leur chemin jusqu'à
Athéna.
Dans le temple d'Athéna, Shina était assise sur le trône et attendait les
trois cosmos qui se dirigeaient vers elle. Elle reconnut sans problème ceux de
Sha Hua et de sa fille. Le troisième lui était inconnu mais elle gageait que ce
devait être Auguste. Les trois portaient une armure c'était certain. Shina
soupira, elle connaissait sa fille et savait que jamais elle n'aurait osé porter
un habit sacré qui faisait d'elle un chevalier sans avoir auparavant rempli sa
part du contrat. Elle ne comprenait pas d'où lui était venu ce courage, Sakura
avait toujours été respectueuse de toute vie animale (toutes vies animal). Quand
elle était petite elle s'en était voulu pendant des semaines d'avoir, par
mégarde, écrasé un escargot. Bien sûr elle avait changé depuis la mort de Shinji
mais ça ne pouvait pas être la seule explication. Shina se souvint alors des
dernières paroles de Canon. Il l'avait mise en garde sur un possible changement
de comportement. Le chevalier d'Ophiucus eut alors un moment de panique. Et si
Sakura était devenu comme Saga ? Divisée entre la pure bonté et la pure
méchanceté ? Shina ne put réfléchir plus longuement au problème car les
portes s'ouvrirent laissant entrer les trois nouveaux chevaliers. En voyant sa
fille et surtout son masque, elle comprit enfin d'où provenait le changement.
Shina : Athéna avait raison ! Elle s'est complètement identifiée à
moi. C'est à cause de moi qu'elle est chevalier.
Les trois jeunes gens en armures s'avancèrent et s'agenouillèrent devant
Shina. C'était la tradition pour, qu'en tant que chef du Sanctuaire, elle les
reconnaisse officiellement comme chevalier. Mais au moment où elle allait dire
la phrase consacré, Athéna fit son apparition. Athéna : Voilà trois
puissants guerriers, relevez vous, je vous reconnais comme mes chevaliers,
Auguste de l'Ecu, Sha Hua de la boussole et Sakura du Fourneau. Je suis heureuse
de revoir ces armures, elles sont spéciales vous savez ? Auguste :
Vous voulez dire que.... Athéna : Non Auguste, ce ne sont pas les
armures de type inconnues. Si j'ai dit qu'elles étaient spéciales, c'était à
cause de leur histoire. Si vous souhaitez en savoir plus, suivez moi dans mes
appartements.
Athéna fit demi-tour et les trois chevaliers la suivirent. Arrivée dans ses
quartiers, la déesse les invita à s'asseoir. Athéna : Les trois
armures que vous portez ont appartenu à trois chevaliers tombés en disgrâce lors
de la première guère sainte m'ayant opposée à Poséidon et qui furent appelés
"les trois déchus" : Xanadu de l'Ecu, un muvien qui connaissait le secret de
restauration des armures et qui a réparé les écailles des marinas, Spartan de la
Boussole, possédant de grands pouvoirs psychiques et qui a renseigné Poséidon
sur la position de nos troupes et téléporté le contingent ennemi au sein même du
Sanctuaire, et enfin Pyrus du Fourneau, c'était le fils d'un dieu et mon plus
puissant guerrier avec le chevalier d'or d'Ophiucus. Bien qu'extrêmement fidèle,
j'ai dû le châtier car sa cruauté envers nos ennemis était inqualifiable. Il
tuait même ceux qui se rendaient. Tout trois ont été exilés sur l'enfer de l'Île
de la Reine Morte avec d'autres gardes qui avaient fui les combats. En réalité
je chargeais Pyrus de surveiller les deux autres car même après que je l'ai puni
il me resta fidèle. Il devint alors le gardien de l'Île où il y cacha son
armure. Et j'avais vu juste. L'île étant le vestige du continent de Mü, elle
possédait certaine ressources qui permirent à Xanadu de fabriquer pour lui et
les autres traîtres des armures. Auguste : Vous voulez dire que mon
prédécesseur est à l'origine des armures noires ?! Athéna : Tu es
très perspicace Auguste. En effet, il a créé les armures noires afin de former
une petite armée pour vaincre Pyrus et s'échapper de l'île. Mais il avait sous
estimé sa force. Quasiment tous les chevaliers noirs périrent. Malheureusement,
les échos de cette brève bataille arrivèrent au Sanctuaire et de nombreux
disciples voulant devenir rapidement et facilement chevaliers allèrent sur l'île
et supplièrent Xanadu de leurs fabriquer des armures. Évidemment je ne les ai
jamais reconnus et ordonnait à Pyrus de les empêcher de quitter l'île. Voilà
toutes l'histoire, après la dispersion des armures à travers le monde, personne
ne voulant porter la protections des traîtres, elles finirent par tomber dans
l'oubli avec le temps. Sakura : Mais alors ! Si je comprends bien,
Gulty était Pyrus ?! Athéna : C'est exact, mais celui qui a entraîné
Ikki était très différent du Pyrus que j'ai connu. En tant que demi-dieu, il
avait l'immortalité et malheureusement les siècles passés dans
l'environnement hostile de l'Île de la Reine Morte et ses fréquents combats
contre les chevaliers noirs pour les empêcher de quitter l'île, ont fini par
avoir raison de sa santé mentale. Sha Hua : Est-ce que c'est aussi
vous qui l'avez chargé de prendre des disciples pour l'armure du Phoenix ?
Athéna : Non, c'est lui-même qui en a pris l'initiative quand il a
découvert le secret qui permettait de la revêtir. C'était bien avant qu'il ne
sombre dans la folie. Car même si c'est effectivement la haine qui permettait de
la porter, ce devait être la haine de l'injustice. Mais en perdant peu à peu
l'esprit seul lui ai resté la notion de haine aveugle. Auguste : Mais
comment oncle Ikki a-t-il pu porter l'armure puisque son maître lui a appris la
mauvaise haine ? Athéna : Parce qu'il a haï un maître, un père et un
destin injuste, voilà pourquoi l'armure de Phoenix l'a accepté. Vous savez tout
à présent. Sha Hua, Auguste, allez voir vos parents, je suis certaine qu'ils
meurent d'envie de vous voir dans vos habits sacrés. Quand à toi Sakura je veux
t'entretenir d'une chose importante.
Une fois que les enfants de Shiryu et Seiya eurent quitté la pièce, Athéna
s'adressa à sa filleule mais c'est cette dernière qui parla en premier.
Sakura : Je suppose que vous allez tenter de me dissuader d'être
chevalier même si c'est un peut tard. Athéna : Je t'ai reconnue
officiellement comme chevalier, pour que tu ne le sois plus il faudrait que je
te bannisse et je n'en ai aucunement l'intention ; mais ce dont je dois te
parler est tout aussi important que ton avenir en tant que chevalier sinon plus.
Comme tu le sais j'ai béni ta venu au monde, mais cela ne s'est pas borné pas à
de belles paroles. Quand un dieu bénit une naissance il doit obligatoirement
faire un don à son filleul, comme la beauté ou l'intelligence par exemple, c'est
une loi divine. Mais tes parents, surtout ton père, n'ont pas voulu que tu en
bénéficies. Ils ne voulaient pas que tu sois anormalement supérieure aux autres
enfants. Je me rappelle parfaitement la remarque de Shun, il m'a dit qu'il
désirait que tu te fasses toute seule, sans l'aide d'un dieu. Que tes résultas
scolaire ou tes succès sentimentaux te revienne à toi seule et non pas parce
qu'une divinité t'avait donné un esprit vif ou une jolie frimousse.
Sakura : Je n'ai pas de don et alors ? Athéna : Tu en as
bien un, mais tes parents l'ignorent. Je t'ai donné la Liberté, c'est à dire
qu'aucun dieu ne peut influer sur ton destin, pas même moi. Sakura :
Je ne vois pas le rapport avec mon statut de chevalier. Athéna : J'y
viens, lors des combats, j'interviens parfois indirectement pour encourager mes
chevaliers ou bien leur donner un peu de force. Comme tu es libre, tu n'as pas
droit à cette protection, quand tu combattras tu seras seule. Je t'avais donné
la Liberté car j'étais certaine que tu ne deviendrais jamais chevalier.
Maintenant je sais que j'ai eu tort. Cependant, je ne te demande pas de renoncer
à te battre. Tout ce que je veux c'est que tu me promettes de te montrer
extrêmement prudente. Sakura : Je vous fais le serment de ne pas
mettre inutilement ma vie en danger. Athéna : Tu peux t'en aller
maintenant.
Sakura fit une petite révérence en signe d'au revoir. Quand elle revint dans
la salle du trône, Seiya était en train de parler à sa mère. Il remarqua tout de
suite son arrivée. Seiya : Ah Sakura ! Justement je parlais de toi.
Comme Auguste, ta cousine et toi êtes devenus chevaliers, je vous ai tous
invités à manger ce soir dans ma maison pour fêter ça. Sha Hua a déjà accepté,
et toi qu'en dis-tu ?
Sakura réfléchit un peu, elle n'aimait pas beaucoup son oncle et peut être
que ce dîner pourrait lui permettre de l'apprécier un peu plus. Elle accepta
donc l'offre.
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