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Dans l'obscurité de la nuit, une barque avec deux personnes à son bord
accostait discrètement sur une des plage du Sanctuaire. L'un des passagers, avec
une silhouette féminine, mit pieds à terre et, après avoir embrassé son
comparse, s'enfonça plus à l'intérieur du domaine sacré tandis que l'esquif
reprenait la mer.
Dans la maison de Seiya le dîner pour fêter les nouveaux chevaliers
s'éternisait. Les cousins de Sakura la pressaient questions sur le pays de leurs
pères : le Japon. Elle leurs répondit avec plaisir racontant tous les moeurs et
traditions de l'archipel nippon. June : Qui veut la dernière part de
tarte ? Julie + Auguste : Moi ! Julie : Je suis l'ainée
donc c'est moi qui y ai droit. Auguste : C'est pas une raison.
Julie : Mais je peux t'en donner pleins d'autres, de nous deux c'est
moi la plus forte, qui est le cosmos le plus puissant, la plus plus adroite, la
plus rapide, la plus belle, la plus... Seiya : Tu es surtout la plus
bête. Julie : Papa ! Pourquoi tu dis ça ?
Seiya se contenta de montrer le plat vide. Auguste avait englouti la dernière
part pendant que soeur énumérait ses "qualités". Tout le monde se mit à rire
puis les questions à Sakura reprirent de plus belles. Alors qu'elle parlait
de sa vie d'écolière, Auguste posa une question malheureuse. Auguste
: Tu avais un petit ami ?
Sakura se figeât sans rien dire. L'ambiance s'était faite pesante. Shina,
Shun et même Sha Hua ne purent s'empêcher de lancer un regard accusateur au
fautif. Soudain on frappa à la porte. Sakura saisit l'occasion pour se
défiler. Sakura : Je vais ouvrir !
Sakura se leva pour mais Seiya tenta de l'en empêcher. Seiya :
Laisse je vais le f... Aïe !
June qui avait compris la manoeuvre de sa nièce venait de donner sous la
table un coup de pied à son époux. Seiya (à June) : Mais qu'est-ce
que j'ai fait ?
Cette fois ci ce fut Seiya qui eu droit a des regards sévères venant de toute
la petite assemblée y compris ses enfants. Pendant ce temps Sakura avait
ouvert la porte et faisait face à une femme d'une trentaine d'années. Ses
cheveux châtains étaient presque roux et ses yeux noisettes. Inconnue
: Excusez-moi, c'est bien ici que vit le chevalier Seiya ? Sakura
: Bien sûr, à qui ai-je l'honneur ? L'inconnu dévisagea longtemps Sakura
avant de répondre.
Inconnue : Tu ne te nommerais pas Sakura par hasard ? Sakura
: C'est exacte, et vous ? Vous ne seriez pas ma tante Seika ? Seika
: Comment as-tu deviné ? Tu étais trop petite pour te souvenir de mon visage
quand tu m'as vu. Sakura : C'est l'intuition féminine. Mais entrez
donc, je suis certaine que Seiya et vos neveux seront heureux de vous revoir.
En effet les retrouvailles furent très émouvantes et c'est Seika qui était à
présent pressée de questions au grand soulagement de sa nièce Sakura. La grande
soeur de Seiya raconta avec moult détails tout les pays qu'elle avait visités.
Alors qu'elle était entrain de décrire le Tãdj Mahall elle devint blanche
comme un linge et fut prise de nausée. Quand elle revint des cabinet elle décida
d'abréger sa visite. Seika : J'espère ne pas vous avoir trop inquiété
? Seiya : Seika ! Tu es malade ? Seika : Ce n'est rien
petit frère, juste le décalage horaire, mais si ça peut te rassurer je vais
aller consulter Cassandra. Quelqu'un peut m'accompagner ? Sakura :
Moi ! Comme ça nous pourrons lier connaissance en chemin. Seika :
C'est une bonne idée.
Les deux femmes quittèrent la maison et Sakura prévint les autres qu'elle
rentrerai chez elle juste après avoir amené Seika à Cassandra. Dans la salle à
manger un lourd silence régnait à présent. Seiya (à Shina et Shun) :
Bon ! Parlons de choses sérieuses, qu'est-ce qui ne va pas avec Sakura ? Je sais
qu'elle ne m'apprécie pas mais j'ai l'impression que ce n'est pas pour cette
raison qu'elle a voulu partir. Alors je vous écoute.
Shun et Shina se concertèrent un moment du regard. Shun : Je suis
désolé Seiya mais nous ne pouvons rien te dire. Shina : Pas sans le
consentement de Sakura en tous cas. Shun : Mais nous lui demanderons
si nous pouvons vous mettre au secret.
Un nouveau silence s'installa.
Pendant ce temps à l'extérieur.
Seika : Écoute Sakura, en vérité je ne vais pas voir Cassandra mais
Athéna, j'ai une chose importante à lui demander. Sakura : Pas de
problème je vais te conduire à elle mais en échange tu peux me dire qui est le
père ? Seika : Comment ?! Sakura : Ne joue pas les
innocentes, tu as vomi tout à l'heure car tu es enceinte. D'ailleurs tes belles
soeurs l'ont aussi remarqué ainsi que Sha Hua. Pour Chun-Li et Julie je ne sais
pas. Seika : C'est le général de Poséidon Sorente. Sakura
: Quoi !! Seika : Si je veux voir la déesse, c'est pour tout lui
raconter, comme je n'ai pas envie de me répéter tu attendras qu'on soit arrivé
jusqu'à elle pour connaitre toute l'histoire. Sakura : Ça ne me pose
pas de problème. Heu... Tu es enceinte de combien ? Seika : Ça doit
faire à peu près deux mois grand maximum.
Dans la maison de Seiya, latmosphère était toujours aussi lourde. Seiya
n'appréciait pas le manque de confiance dont faisait preuve Shun. Shiryu décida
de changer de sujet pour que l'ambiance ne soit plus aussi oppressante.
Shiryu : Au fait Shina, il y a une chose qui m'intrigue depuis
longtemps chez toi, c'est la signification de ton surnom. J'ai fait des
recherches et je n'ai rien trouvé dans quelque langues que se soit. Shina
: Toi tu as profité du temps où tu étais Grand Pope pour fouiner dans les
archives du Sanctuaire. Je suis même certaine que tu as voulu connaitre le vrai
nom de Masque de Mort. Shiryu : Suis-je aussi prévisible que ça ?
Shina : Non, mais nous partageons tout deux la même haine et
fascination pour cette ordure. J'ai fais la même chose avant toi. Shiryu
: Avant moi ?! Shina : Ça t'étonne hein ! J'avais rendu un petit
service à Saga, quand il se faisait passer pour Shion, et en récompense il m'a
laissé fourrer mon nez dans les archives pendant quelques heures. Et tout comme
toi je n'ai trouvé qu'une fiche avec sa véritable identité effacée.
Shiryu : C'est frustrant n'est-ce pas ? Shina : Tu peux le
dire. Je suppose, que comme moi, tu en as ensuite profité pour te renseigner sur
les autres chevaliers, à commencer par ton maître. Shiryu : En effet,
je peux savoir ce que tu as appris sur le tient ? Shina : Des choses
assez intéressantes, son père s'appelait Thersandros et était pêcheur quand à sa
mère elle se nommait Koré ancien chevalier de bronze de la Couronne Boréale.
Julie : Sa mère était son maître ? Shina : Non, c'était
mon prédécesseur Hippocrate d'Ophiucus...
Seiya qui était en train de boire à ce moment là, recracha son verre sous le
coup de la surprise. Seiya : Tu veux dire Hippocrate le frère
d'Altaïr le maître de Marine ? Shina : Celui la même, mais en réalité
ils n'étaient que demi-frères. Altaïr était le fils et l'élève du chevalier du
Scorpion de l'époque. Elle s'appelait Panorpa et elle a adopté son autre élève
Hippocrate après qu'il ait obtenu son armure. Mais je dois avouer que je n'ai
appris ce détail que récemment. Ah ! Seiya, pour la petite histoire, Altaïr
était aussi le maître d'Aïolos.
Un petit silence respectueux se fit. Seiya : Pourquoi est-ce
qu'elle ne me l'a jamais dit ? Shina : Ne me fais pas croire qu'elle
t'a parlé de lui de son propre chef. Je suis certaine que c'est toi qui lui a
demandé qui était son maître. Seiya : Comment sais-tu ça ?
Shina : Marine considérait Altaïr comme son père, sa mort a été un
grand choc pour elle. Moins elle en parle mieux elle se porte. June :
Excuse-moi Shina, mais je crois que tu t'éloignes de la question de Shiryu, ou
alors tu essayes de noyer le poisson. Shina : Et bien aussi étrange
que cela puisse paraître, nous sommes très proches du sujet. Pour comprendre
l'origine et le sens de mon nom de chevalier, il faut savoir que le changement
de nom ne se fait pas seulement lorsque l'on gagne l'armure. Certains apprentis
par exemple, prennent un surnom pour se porter chance et d'autre n'on pas le
choix car on leur a effacé leur identité. Je fais partit de cette seconde
catégorie. J'ai été recrutée de force et ai donc eu droit à un lavage de
cerveau. Mais ce n'est pas Milo qui est venu m'enlever, c'est Altaïr. Maintenant
il faut savoir que le véritable nom de sa mère Panorpa était Szajna ce qui
signifie "beauté" en polonais car elle était originaire de ce pays...
June : Je ne vois toujours pas... Shina : Tu permets que
je termine ? Panorpa était aussi juive, et en Yiddish, Szajna se dit Shaina.
Altaïr m'a donc rebaptiser du nom de sa mère. Shiryu : Mais sur ta
fiche il est pourtant marqué Shina. Ce serait le scribe qui aurait oublier une
lettre ? Shina : Non, c'est parce que Milo n'aimait pas le consonance
de mon nouveau nom et m'a donc renommée Shina. J'ai changé deux fois de nom en
un seul jour. Comme c'est mon maître qui m'a présentée au Grand Pope, c'est
Shina qui est restée dans les archives. Shunreï : Comment doit-on
t'appeler alors ? Shaina ou Shina ? Shina : Je porte le nom de Shina
depuis tellement longtemps que ça me ferait bizarre que l'on m'appelle
autrement. Seiya : Si j'ai bien suivit, ton nom veut dire beauté, on
peut dire qu'Altaïr ne s'est pas trompé. Après mon épouse, tu es la plus belle
femme que j'ai jamais rencontré.
Tout le monde se mit alors à rire.
Seika et Sakura étaient arrivées devant Athéna. Athéna : Alors
comme ça tu es enceinte de Sorente. Excuse-moi si cette question te semble
brusque, mais pourquoi voulais-tu absolument m'en parler ? Seika :
Parce que c'est grâce à vous que j'ai pu rencontrer l'homme que j'aime.
Flash Back
1991
Seika venait d'être convoquée auprès d'Athéna. Seika : Vous
vouliez me voir Athéna ? Athéna : En effet Seika, j'aurais un service
à te demander. Seika : Un... Un service ?! Athéna : J'ai
reçu il y a quelque temps une invitation pour la fête que Julian Solo organise
pour ses vingt ans. Or, lui et Poséidon ne font plus qu'un et bien que nous
ayons décidé de cesser toutes hostilités l'un envers l'autre, nos relations sont
encore tendues et malheureusement je risque de me montrer trop sèche avec lui.
Je ne veux pas mettre en péril cette paix neuve entre nos deux royaumes, c'est
pourquoi j'ai décidé de t'envoyer en ambassadrice à ma place. Poséidon ne s'en
offusquera pas car je l'ai prévenu et il a approuvé ma démarche. Seika
: Pou... Pourquoi moi ? Pourquoi pas un chevalier ? Athéna :
Parce que quelque soit celui que j'enverrai, il risque plus que moi de créer un
incident diplomatique divin, ce sont des guerriers après tout. C'est justement
parce que tu n'es pas chevalier que je t'ai choisie. Seika : Je vous
remercie de la confiance que vous me faite déesse Athéna, j'essaierais de me
montrer digne de la tache que vous m'avez confié.
Le soir de la fête.
Julian avait organisé la soirée à bord d'un gigantesque et luxueux paquebot
appartenant aux entreprises Solo : L' Amphitrite. La salle de bal était
remplie des invités et du brouhaha de leurs discussions. Mais soudain le silence
se fit à l'arrivée d'une dernière venue : Seika. Sa robe était cachée par une
longue pèlerine de soie noire bordée d'or, tenue au niveau de son cou par une
fibule en or sertie d'un diamant. C'est justement l'éclat de ce bijou qui attira
vers elle l'attention de l'assemblée. Après qu'elle ait laissé sa cape au
vestiaire, la foule put admirer sa toilette. Seika portait une longue robe
blanche sans manche avec un léger décolleté qui mettait ses seins en valeur sans
pour autant les montrer. Elle était sertie d'émeraudes qui formaient un motif
d'olivier. Son cou était orné d'un torque de jade représentant une tête de
chouette. Elle portait à la main droite un bracelet représentant le Niké
d'Athéna. La sœur de Seiya était à proprement parler divinement belle. Tous
les hommes de l'assemblée la regardaient bouche bée, au grand dam de leurs
compagnes qui, au contraire, lui lançaient des regards assassins. Seika quant à
elle se sentait mal à l'aise, elle avait la furieuse impression d'être un chien
dans un jeu de quille et osait à peine bouger. Un très beau jeune homme
finit par l'aborder. Inconnu : Puis-je vous offrir une coupe de
champagne ? Seika : Je... Euh... Avec plaisir. Inconnu :
C'est donc vous l'ambassade d'Athéna ? Seika (surprise) : Oui ! Je
m'appelle Seika ! Enchantée de vous rencontré monsieur... Inconnu :
Mon nom est Solo, Julian Solo.
Seika resta un moment figée son verre à la main avec un sourire crispé
soulignant sa surprise. Julian : Vous ne semblez pas à l'aise ici,
allons discuter sur le pont, suivez-moi.
Seika obtempéra et emboîta le pas de Julian d'une démarche mal assurée.
Cependant une fois à l'extérieur elle se sentit effectivement mieux loin des
regard de l'assistance. Seika : Co... Comment dois-je vous appeler ?
Monsieur Solo ou Empereur Poséidon ? Julian : Comme vous m'êtes
sympathique, je vous permet de m'appeler Julian, bien que je ne sois plus ni
Julian ni Poséidon. Seika : Pardon ? Julian : Athéna ne
vous a pas mise au courant ? Il se trouve que les esprits de Poséidon et Julian
ont fusionné, ce qui fait de moi un tout nouveau Poséidon. Quand à savoir
pourquoi ils ont fait ça, c'est à l'initiative de l'ancien Poséidon. Au début
Julian et lui cohabitaient, un peu comme Athéna et ses réincarnations, puis il
s'est rendu compte que la fortune de la famille faisaient d'eux les maîtres du
monde, jamais auparavant il n'avait eu autant d'influence sur les hommes de la
surfaces. Le seul problème c'est que c'était Julian qui possédait ce pouvoir. Il
a donc décidé de ne faire qu'un avec lui pour devenir réellement le détenteur de
cette "domination" sur le monde. Julian a accepté assez facilement, il pensait
que cela permettrait d'empêcher son "hôte" de déclencher de nouvelles guerres et
aussi de lui donner une part de sa bonté, et puis devenir un dieu n'était pas
non-plus pour lui déplaire. Mais assez parlé de moi, c'est à présent à vous
de me dire qui vous êtes. Quel est votre rôle dans le Sanctuaire ?
Seika : En fait, je n'en n'ai aucun, Athéna m'a justement choisie
pour ça. Mon seul véritable lien avec le Sanctuaire est mon petit frère Seiya.
Poséidon tiqua quand il entendit le nom du chevalier de Pégase.
Julian (courroucé) : Vous voulez dire Seiya le chevalier de Pégase ?!
Le même Seiya qui a tué Bian, blessé mon corps, détruit le "Main Blade Winer" et
par la même mon royaume ?! Seika (timidement) : oui.
Seika ne savait plus où se mettre, la colère du dieu l'effrayait et elle
craignait qu'il ne se venge sur elle des affronts qu'il avait subits. Mais à son
grand étonnement, il éclatât de rire. Julian : Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
Vous devriez voir votre tête ! Vous êtes impayable ! Il y a longtemps que je
n'avais pas autant ri.
Seika était toujours paralysée par la peur mais peu à peu l'hilarité de
Poséidon la gagna et elle se mit à rire à son tour. Seika : Ih ! Ih !
Ih ! Excusez-moi Julian, mais pendant un instant j'ai cru voir ma dernière heure
arrivée. Julian (sérieux) : Pourquoi ça ? Par ce que vous étiez
certaine que je reporterai sur vous ma rancune contre votre frère c'est ça ?
Seika : Je.. Je n'ai jamais dit cela. Julian : Je vois,
comme je suis un ancien ennemi d'Athéna, vous pensiez que je suis un être
revanchard et que j'allais profiter de votre révélation pour déclencher de
nouvelles hostilités contre le Sanctuaire ? Seika : Je... Je suis
désolé, si je vous ai offensé, je vous prie de me pardonner. Julian :
Vos sous-entendus étaient quand même assez insultants, mais comme vous êtes
plutôt mignonne, je veux bien tout oublier si vous venez dans ma cabine.
L'allusion de Julian était claire et Seika réagit vivement en le giflant.
Mais une fois qu'elle réalisa ce quelle venait de faire, elle se mit à trembler
de tous ses membres. Julian : J'espère que vous réalisez que cela
signifie la guerre.
Seika était tétanisée de terreur, elle venait de faire tout le contraire de
ce que Athéna avait attendu d'elle. Elle serait restée ainsi si un beau jeune
homme aux cheveux lavande n'était pas intervenu. Sorente : Mais tu
vas arrêter un peu de lui faire peur ? Julian : Tu n'es qu'un rabat
joie Sorente. Sorente : Mais regarde la, elle est terrorisée.
Mademoiselle, pour m'excuser de l'attitude de mon dieu et néanmoins ami,
vous serez mon unique cavalière de la soirée.
Seika toujours paralysée par la peur, n'eu pas le temps de répondre que déjà
le général de la Sirène l'entraîna sur la piste de danse. Quand elle reprit ses
esprits, ce fut pour réaliser qu'elle était en train de valser avec un inconnu
dont le visage lui était pourtant étrangement familier. Sorente :
Vous êtes enfin revenue à vous. Je tiens d'abord à vous rassurer, Poséidon n'est
absolument pas fâché contre vous, il voulait juste s'amuser à vous faire peur.
Seika : Mais... Mais je l'ai giflé ! Il doit m'en vouloir !
Sorente : Vous ne l'avez frappé que par ce qu'il l'a bien voulu,
sinon le coup vous aurait été renvoyé. Seika : Donc si j'avais
accepté de coucher avec lui il n'aurait rien fait ? Sorente : ... Je
dois vous avouer que je n'en sais rien, après tout vous êtes une belle jeune
femme et il aurait bien pu aller jusqu'au bout de sa "plaisanterie". Mais ne
vous en faites pas, je serais intervenu pour l'empêcher d'abuser de la situation
et donc de vous. Seika : Mais c'est un dieu et vous un de ses
subordonnés, comment auriez-vous pu faire quoi que ce soit ? Sorente
: C'est avant tout un ami qui sais m'écouter et qui m'a chargé de le raisonner
quand il va trop loin. Seika : Mais j'y pense ! Nous ne nous sommes
pas présentés, bien que j'ai l'impression que nous nous sommes déjà rencontrés.
Sorente : C'est exact, je suis le général Sorente de la Sirène, je
faisais partie des invités au mariage de Shun. Je suis heureux que vous vous
souveniez de mon visage. Seika : Ça me revient ! C'est vous qui
jouiez divinement de la flûte. Sorente : C'est bien ça, et Shun ? Que
devient-il ? Seika : Je ne peux pas vous répondre car je ne l'ai pas
revu depuis la naissance de sa fille. Il a quitté le Sanctuaire et vit au Japon
sous le nom de Jubeï Doki. C'est tout ce que je sais.
De longues minutes passèrent, au grè de la musique, sans que ni Seika ni
Sorrente ne se sentent l’envie d’arrêter. Quand la fatigue gagna la jeune femme,
le général de Poséidon lui proposa de se reposer en prenant l'air sur le pont.
En attendant son cavalier parti chercher des rafraîchissements, la sœur de Seiya
appréciait les vents marins sur son visage, quand une jeune femme blonde qui lui
semblait familière l'aborda. Ses joues légèrement rosées et son équilibre
incertain montraient qu'elle avait apparemment trop bu. D'ailleurs elle avait un
verre à la mains. Téthys : Alors c'est vous la nouvelle conquête de
Sorente ?! C'est quoi votre nom ? Seika : Je m'appelle Seika ; mais
dites-moi ? On ne se seraient pas déjà rencontré lors du mariage de Shun ?
Téthys : Qui ça ? Ah le type qui a engrossé Shina ! J'ai
effectivement accompagné Sorente pour représenter Poséidon. Mais ce n'est pas
pour parler de ça que je suis venue vous voir, je dois vous mettre en garde.
Seika : Contre quoi ? Téthys : Contre Sorente, derrière
ses airs innocents se cache un petit pervers, alors un petit conseil : s'il vous
propose de vous jouer un air de flûte, refusez ! Car la flûte dont il parle est
celle qu'il a entre les jambes et vous retrouverez dans sa cabine avant de
comprendre ce qu'il se passe, et je vous parle par expérience ... Tient ! Mon
verre est vide. Je vous laisse je dois refaire le plein.
Téthys partit laissant Seika perplexe. Sorente finit par revenir avec deux
verres de champagne. Sorente : Excusez mon retard mais il y avait de
monde au bar, comme il n'y avait plus de coupe j'ai pris des flûtes.
En entendant ce mot, la jeune femme ne pu s'empêcher de faire instinctivement
un pas en arrière. Sorente : Quelque chose ne vas pas ? Seika
: Non, non ! Sorente : Je comprends, vous avez rencontré Téthys
et elle vous a mis en garde contre ma "flûte". Seika : Heu ... Oui,
comment le savez-vous ? Sorente : Nous avons été un moment ensemble
et depuis que nous avons rompu, elle fait ça chaque fois que je participe à une
soirée. Elle raconte toujours la même histoire à toutes les femmes qu'elle
croise. Seika : Et vous ne lui en voulez pas de donner une mauvaise
image de vous ? Sorente : Non, j'estime que c'est ma punition pour
avoir mal réagi quand elle m'a révélé sa vrai nature. Seika : Sa vrai
nature ? Sorente : Le soir où nous avons décidée coucher ensemble
pour la première fois, elle m'a révélé qu'elle n'était pas une vraie femme et je
l'ai très mal pris. Seika : Téthys est un homme ! Sorente
: Non ! Si cela avait été le cas, peut être que j'aurais agi différemment, peut
être même que j'aurais accepté de faire l'amour avec elle, mais en vérité, aussi
étrange que cela puisse paraître, Téthys est un poisson. Lorsqu'elle me l'a
annoncé, j'ai d'abord été incrédule, puis je me suis senti trahi, et ensuite je
l'ai froidement rejetée. Je voyais en elle un monstre. Je ne savais pas alors
que son état la complexait et qu'elle avait mis en moi tout ses espoirs de vivre
comme un véritable humain. Elle a fait une très grosse dépression et sans la
bonté et le soutien de Poséidon, elle aurait certainement mis fin à ses jours.
Mais même si j'ai pris conscience de la cruauté de mon rejet envers elle et que
je le regrette, même si nous avons réussi à redevenir un tant soit peu amis, je
crois que si nous étions amenés à revivre la même situation, je ferai
malheureusement la même erreur. Je ne suis pas assez large d'esprit pour aimer
Téthys. C'est pour cela que je ne peux pas lui reprocher le mal qu'elle dit de
moi, sa vengeance n'est rien comparée à la façon dont je l'ai traitée.
Seika : C'est une bien triste histoire. Sorente : Téthys
et moi étant les derniers marinas, je n'ai jamais pu me confier jusqu'à présent.
J'ai l'impression qu'un énorme poids vient de se retirer de mes épaules je vous
remercie de m'avoir écouté, votre présence m'a fait un bien fou.
Seika rougit à ce compliment et Sorente quant à lui eut l'impression de la
regarder pour la première fois. Il la trouvait belle, bien sûr il lui avait déjà
dit tout à l'heure mais le compliment était surtout pour ça tenue. Non !
Maintenant il lui semblait que quoi qu'elle puisse porter, elle serait
resplendissante. Le général de Poséidon trouvait d'ailleurs ironiquement drôle
que lui que le destin avait lié à la sirène, soit sous le charme envoûtant de
l'émissaire d'Athéna alors qu'il semblait laisser cette dernière indifférente.
Cela le gênait aussi un peu car il n'avait jamais fait le premier pas pour
aborder une femme, d'habitude c'étaient elles qui venaient vers lui. Lorsque,
enfin, il se décida à faire sa cour, un des serveur s'adressa à la jeune femme.
Serveur : Excusez-moi, vous êtes bien mademoiselle Seika ?
Seika : Oui, que puis-je pour vous ? Serveur : Le repas va
bientôt être servi et monsieur Solo qui a remarqué que vous semblez apprécier le
pont, vous demande si vous souhaiteriez que nous installions une table ici pour
que vous puissiez manger dehors ? Seika : C'est très aimable de ça
part car c'est vrai que je me sens mal au milieu de tout ce monde. Cependant
manger toute seule ne m'enchante pas non-plus, à moins que ... Monsieur Sorente
? Voudriez-vous manger avec moi ? Sorente : Mais avec plaisir !
Seika (au serveur) : Dites à monsieur Solo que j'accepte sa
proposition avec joie. Serveur : Très bien mademoiselle.
Le repas se fit dans le silence, les deux jeunes gens n'osaient pas
s'adresser la parole. Sorente ne savait par où commencer pour dire à Seika
qu'elle lui plaisait, quant à cette dernière elle ne voyait pas de quoi elle
pouvait parler avec le général. Bien sûr ils avaient discuté tout à l'heure,
mais c'était lui qui avait commencé la conversation et ils avaient surtout parlé
d'eux. Seika était nerveuse et cela se traduisait par les verres de
champagnes qu'elle buvait chaque fois que son regard avait croisé celui de
Sorente. Quand elle commença à être un peu éméchée, elle adressa enfin la parole
à son compagnon. Seika : Vous savez Sorente, il y a une chose qui me
turlupine depuis tout à l'heure mais je n'osais pas vous le demander. Cette
histoire que Téthys raconte sur vous, elle ne marche pas à tous les coups je
suppose ? Sorente : En effet, il y a certaines femmes que ça
intriguait et d'autre que ça excitait. C'est d'ailleurs l'une d'entre elle qui
m'a ... Mais je ne pense pas que cela vous intéresse. Seika : Au
contraire, racontez-moi. Je ne vous demande pas les détailles bien sûr, mais je
suis curieuse de savoir dans quelle condition vous avez perdu votre pucelage.
Sorente : Je ne peux quand même pas lui raconter ça ! Mais en même
temps j'ai l'impression que je pourrais lui confier tout mes secrets, en plus
elle est un peu ivre et elle oubliera tout. Cela c'est passé il y a deux ans
lors d'un bal de charité que Poséidon donnait à Venise dans l'une des nombreuse
villa que possède la famille Solo. Parmi les invités il y avait une flûtiste de
renom et je voulais absolument la rencontrer pour qu'elle me donne son avis sur
ma musique. Seika : Pourquoi faire ? Tout le monde sais que vous
jouez merveilleusement bien. Sorente : C'est vrais mais ce n'était
que des avis de profanes, je voulais savoir ce qu'un professionnel dirait, et
elle m'a parfaitement rassuré sur ce point ; mais revenons à mon histoire. Ce
soir là donc, j'étais si nerveux à l'idée de rencontrer cette personne, que j'en
avait renversé mon verre de champagne sur mon costume, le temps que je me
change, Téthys avait déjà fait à toutes les femmes ma publicité mais à l'époque
je ne le savais pas encore. Seika : Comment elle s'appelait votre
musicienne ? Sorente : A ma grande honte, j'ai oublié son nom. Donc,
une fois changé, je l'abordais et nous commençâmes à discuter. Vint bien
évidemment le moment où je lui ai demandé son avis sur ma façon de jouer de la
flûte. A cause du bruit, je lui proposais d'aller dans ma chambre pour écouter
ma musique au calme. Seika (hilare) : Je vois déjà le quiproquo.
Sorente : Je ne vous le fait pas dire. Après mon petit concert privé,
elle reconnut que je la surpassais et me confia qu'elle s'attendait à tout autre
chose en me suivant. Par la même occasion elle me révéla la manœuvre de Téthys.
J'étais alors étonné qu'une femme qui me connaissait à peine veuille coucher
avec moi et lui fit remarquer. Pour seule réponse elle se déshabilla devant moi
en disant qu'elle était venue dans ma chambre pour une raison bien précise et
qu'elle n'en sortirait pas sans, et je la cite : "avoir eu un orgasme". Pour la
dissuader, je lui avouais que j'étais encore vierge et ça a semblé l'exciter
encore plus. Elle m'a sauté dessus pour m'embrasser et je me suis laisser faire.
Seika : Comme c'est "romantique", et vous êtes restés ensemble
longtemps ? Sorente : Uniquement cette nuit, de toutes façons elle
m'avait prévenu que ça n'irait pas plus loin. J'aurais aimé perdre mon pucelage
d'une autre façon. Seika : Ça aurait pu être pire, prenez Shun par
exemple. Il s'est quasiment fait violer par Shina complètement ivre qui le
prenait pour mon frère. Sorente : Je ne savais pas que c'était comme
ça qu'il avait concrétisé avec elle. Seika : Je m'en doute bien !
Sinon vous ne seriez pas en train de vous lamenter sur votre première fois.
Dites ? Je peux vous demander un service ? Sorente : Mais bien sûr.
Seika : Vous pourriez me jouer un air de flûte. Sorente :
Mais avec plaisir ! Je l'ai justement sur moi. Seika : Je ne parlais
pas de ça. Je voudrai un concert privé dans votre cabine. Sorente :
Je crois que vous avez trop bu. Seika : Peut être bien, mais j'aurais
jamais eu le courage de vous le demander en étant sobre. Mais comme je vous
l'ai dit, c'est un service que je vous demande. J'ai déjà quatre belle-sœur et
le nombre risque de doubler dans le futur. J'envie ces femmes qui ont épousé mes
frères mais moi, je suis partie pour mourir vierge. Comme je suis la sœur de
Seiya aucun homme n'ose m'aborder par crainte de représailles de la part de mon
petit frère. Là je suis loin de Sanctuaire et avec une personne que je trouve
extrêmement sympathique et cerise sur le gâteau vous êtes très mignon.
Sorente : Et bien dans ce cas quittez le domaine sacré.
Seika : Et pour allez où ? J'avais bien évidement songé à partir mais
le monde est si vaste qu'il me fait peur, et pourtant je meurs d'envie de le
découvrir. Mais où que j'aille l'ombre d'Athéna me suivra toujours de toutes
façons Sorente : Vous savez, moi je voyage tout le temps avec
Poséidon ou bien au nom de Julian Solo pour des œuvres humanitaires, vous
pourriez vous joindre à moi. Seika : La proposition est tentante, je
vais y réfléchir.
Le matin suivant.
Seika se réveillait doucement dans un lit inconnu. Sa tête bourdonnait.
Seika : Oh la la ! J'ai vraiment forcé sur l'alcool hier soir.
Mais je suis où là ?Je n'ai quand même pas fait la même bêtise que Shina ?! Mais
qu'est ce que je raconte ?! Je suis encore habillée. Mais comment ai-je atterri
ici ?
Comme pour répondre à sa question, Sorente entra dans la cabine avec un
plateau dans les mains. Sorente : Je m'attendais à ce que vous vous
réveillez bientôt, alors j'ai pris la liberté de vous apporté un petit déjeuné.
Seika : Je vous remercie. Où est ce que je suis ? Sorente
: Dans ma cabine. Seika : Comment ! Sorente : Ne vous en
faite pas, je n'ai pas cédé à vos avances. Seika : Mes avances ? Oh
oui je me rappelle ! J'espère ne pas vous avoir trop choqué. Sorente
: Pas le moins du monde, j'ai déjà rencontré des femmes plus entreprenante que
vous. Seika : Ma mémoire me joue des tour, comment me suis-je
retrouvée dans votre cabine ? Sorente : Et bien après le repas vous
avez voulu danser avec moi et vous vous êtes évanouie pendant un tango. Au début
je vous ai emmenée là le temps que vous repreniez vos esprits et après je vous
ai laissé dormir. Seika : Ça me revient ! Je vous avait même dit que
j'avais pris ma décision pour votre offre, et c'est à ce moment que j'ai perdu
connaissance. J'allais vous dire que je suis d'accord, je vous suivrai dans vos
voyage.
Le Présent
Seika : Sorente et moi sommes devenus de très bons amies aux fils de
nos pérégrinations à travers le monde et nous avons fini par tomber amoureux, ou
plutôt je suis tombé amoureuse de lui car il avait eu le coup de foudre pour moi
depuis notre soirée sur le bateau. Nous nous sommes mariés il y a cinq ans au
Japon et selon les traditions nippones. Athéna : C'était donc lui le
mystérieux agent de voyage que tu avais rencontré à la soirée. Seika
: En effet Athéna, je m'excuse de vous avoir caché la vérité mais je
craignais un refus de votre part. Athéna : Seika, tu n'appartiens pas
au Sanctuaire et de ce fait je n'ai aucun contrôle sur ta vie. C'est pourquoi
c'est un service que tu me rendais et non un ordre que tu exécutais lorque tu
m'as servie d'ambassade au près de Poséidon. Seika : Heureusement que
je l'ignorais, sinon ça aurait changé mes rapport avec Sorente. Déesse Athéna,
si je suis devant vous ce soir, ce n'était pas seulement pour vous raconter mon
histoire avec mon mari, mais aussi pour vous demander une faveur. Athéna
: Quelle qu'elle soit elle t'est d'ores et déjà accordée. Seika :
Merci Athéna, je voulais vous demander l'autorisation d'appeler mon enfant Palas
si c'est une fille. Athéna : Je suis honorée par ton choix et je
l'approuve. Je suppose que tu vas annoncer la nouvelle à ton frère demain.
Seika : En effet Athéna. Athéna : Alors pour cette nuit ce
temple sera aussi le tient. Andréa !
La servante accourut aux ordres de sa maîtresse. Athéna : Andréa,
emmène mon invité dans la chambre d'ami.
Andréa fit une révérence et guida Seika jusqu'à son lit.
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