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Shina et Shun étaient rentrés de la soirée organisé par Seiya et dormaient à
présent. Du moins Shina dormait elle car Shun lui n'arrivait pas à trouver le
sommeil. Quelque chose le tracassait, quelque chose que Shina avait dit lors du
dîner. Shina : Tu comptes rester comme ça toute la nuit ?
Shun : Je t'ai réveillée ? Excuse moi. Shina : Non, ta
nervosité est tellement palpable qu'elle m'empêche de fermer l'oeil. Je pensais
t'inciter à dormir en faisant semblant. Shun : Pardon, je suis
désolé... Shina : Au lieu de t'excuser tu ferais mieux de me dire ce
qui ne vas pas. Shun : Je... Je... C'est quoi le service que tu as
rendu à Saga ?! Shina : C'était donc ça. J'aurais du me douter que ça
te troublerait. C'est une histoire vieille de vingt ans, je n'étais chevalier
que depuis un mois et Saga m'avait convoquée pour me confier une mission. Un
groupe de trois chevaliers noirs qui avaient réussi à s'échapper de l'Île de la
Reine Morte s'en étaient pris à un petit village Grec. Je devais les retrouver
et les éliminer. Quand je leur suis tombée dessus, ils venaient de mettre à sac
un autre village. Mais je me suis trouvée confrontée à un énorme problème : ce
n'étaient pas des chevaliers noirs mais des Berserkers. Par chance ils n'étaient
pas très forts et je m'en suis débarrassée facilement. Lorsque je fis mon
rapport au Grand Pope, ou plutôt à Saga, il m'a ordonné de garder secrète ma
confrontation avec les soldats d'Ares et pour s'assurer mon silence il m'a donné
accès aux archives pendants quelques heures ainsi que la permission de me rendre
à Rodorio quand je le voulais alors qu'il était interdit de quitter le
Sanctuaire à cette époque. Évidemment j'ai accepté en pensant que c'était ma
récompense pour avoir vaincu des Berserkers. Officiellement donc j'ai combattu
des chevaliers noirs. Shun : Je comprends, si on avait su qu'il
s'était trompé sur la nature de l'ennemi, cela aurait mis son identité de Grand
Pope en doute. Shina : J'ai tiré les mêmes conclusions que toi
lorsque Saga a été démasqué mais malheureusement je crains que la vérité soit
tout autre. Je suis presque certaine que Saga savait que j'allais avoir affaire
à des Berserkers et qu'il m'a envoyé là-bas pour qu'ils m'éliminent. Je suis le
chevalier d'Ophiucus et même si ma puissance était bridée en ce temps là, il a
eu peur que le "verrou" de Milo ne tienne pas longtemps.
Shina se mit soudain à sangloter. Shun : Qu'est ce qu'il y a ? Ce
n'est pas l'idée qu'on ai voulu t'assassiner qui te met dans cet état là quand
même ? Shina (pleurant) : Non, c'est autre chose mais qui a aussi un
rapport avec cette histoire. Après avoir éliminé les Berserkers, je me suis mise
à la recherche de survivants. J'en ai trouvé deux, une mère mourante et son fils
qui lui n'avait miraculeusement rien. J'ai voulu la soigner mais elle est morte
dans mes bras en me demandant de prendre soins de son enfant. Mais j'ai trahi la
confiance qu'elle avait mise en moi. Au lieu de le confier à un orphelinat comme
j'aurais dû le faire, je l'ai emmené au Sanctuaire et en ai fait mon élève
scellant ainsi son destin. Shun : Serais-tu en train de me dire que
cet enfant... Shina : Oui ! C'était Cassios !
Shina éclata en sanglot et Shun ne put rien faire d'autre pour la réconforter
que la serrer dans ses bras.
Jabu était couché sur le sable d'une des plage du Sanctuaire et regardait la
voûte étoilée, mélancolique. Perdu dans ses rêves il fredonnait un air qu'il
avait appris lors de son entraînement. Une Voix : Tu comptes dormir à
la belle étoile ? Jabu : Ce n'est pas impossible. Quand j'étais à
l'orphelinat j'adorais regarder les étoiles, il y a longtemps que je les ai pas
contemplées avec émerveillement. Et toi Marine ? Que fais-tu ici à une heure
pareille ? Marine : Je te cherchais, j'ai des choses à te dire.
Jabu : Vraiment ? Marine : Quand j'avais été te voir à la
clinique pour m'excuser de t'avoir passé à tabac, tu m'as dit que, que je le
veuille ou non, tu étais mon ami et que tu aurais toujours une oreille attentive
pour moi. Est-ce encore le cas ? Jabu : Je suis tout ouïe.
Marine : Tu te rappelles que lorsque j'avais ramené Seika au
Sanctuaire, j'avais dit que je croyais que Seiya était mon petit frère ?
Jabu : Oui, je me suis d'ailleurs étonné que tu n'aie pas cherché à
le retrouver par la suite. Marine : C'est qu'en vérité je n'ai pas de
frère. Pour autant que je sache je suis fille unique. Jabu : Alors
pourquoi ce mensonge ? Marine : Ce n'était pas réellement un
mensonge. Si j'ai dit ça à l'époque, c'est en partie à cause de Seika. Elle et
moi sommes des jumelles astrales, c'est à dire que nous sommes toutes deux nées
sous la même étoile. Nous avons vu le jours au même moment à la seconde près,
nous avons le même groupe sanguin et nous avons presque le même visage. Il y a
donc un certain lien psychique et cosmique qui nous unit. Lorsqu'elle est partie
à la recherche de Seiya, je lui ai inconsciemment servi de repère pour trouver
le domaine sacré, et quand elle a perdu la mémoire, une partie de son esprit est
venu se loger dans le mien. C'est à cause de ça que j'ai longtemps cru que
j'avais un frère et que c'était Seiya. En outre son influence m'a empêché de le
tuer. Jabu : Tu voulais tuer Seiya ! Marine : Lorsqu'il
m'a dit qu'il était venu au Sanctuaire pour avoir une armure et non pour servir
Athéna, j'ai crains qu'il ne soit corrompu par Saga et je lui ai donc donné des
exercices extrêmement difficile dans le but de le faire mourir d'épuisement ou
de l'obliger à s'enfuir. Mais il a tenu bon, l'amour qu'il vouait à sa soeur et
l'espoir de la revoir un jour lui ont permis de se dépasser et ainsi de survivre
à mon traitement de choc jusqu'à ce que la présence de Seika m'assagisse. Quand
ses souvenirs lui sont revenus, son influence a disparu mais il m'arrive parfois
de ressentir les mêmes choses qu'elle. La crise que j'ai eue il y a deux mois
c'est parce que j'avais senti la vie qui venait d'apparaître en elle. Cela m'a
tellement bouleversée que j'ai bien cru que j'allais redevenir la femme aigrie
que j'étais avant qu'elle n'entre en moi. Il fut un temps où j'étais pire que
Shina tu sais ? Jabu : J'ai du mal à le croire.
Marine : C'est pourtant vrai et à son arrivée au Sanctuaire elle était
même très gentille. C'est quand elle a obtenu son armure qu'elle a changé d'un
seul coup. Quelque chose lui est arrivée mais j'ignore toujours quoi.
Jabu : Tu sembles très bien la connaître. Vous étiez amies avant
qu'elle ne change ? Marine : Au contraire, je la haïssais.
Jabu : Pour quelle raison ? Marine : Lorsque mon maître
Altaïr est venu me recruter, je n'étais qu'une sale gamine avec de l'énergie à
revendre mais qui ne savait pas quoi en faire. Il m'a alors parlé d'Athéna et de
ses chevaliers et dit qu'il allait chercher deux autres enfants, il nous
testerait tous les trois et le plus fort serait confié à un chevalier d'or
tandis que les deux autres deviendraient ses élèves et se disputeraient son
armure. J'ai tout de suite été séduite par son histoire et à l'idée d'être au
service d'un dieu. Nous sommes d'abord allés en France pour chercher celui qui
allait devenir mon compagnon d'entraînement et ensuite nous nous sommes rendus
en Italie. Et lorsque mon maître a vu Shina, il a tout de suite décidé que ce
serait elle qui deviendrait l'élève de Milo sans même la mettre à l'épreuve.
Jabu : Pourquoi Milo ? Marine : C'était le dernier élève
du précédent chevalier d'Ophiucus et c'est à lui que j'aurais été confiée s'il
n'y avait pas eu Shina. Bref je me suis mise à la détester pour avoir été
choisie arbitrairement. En plus ne voulant pas aller au Sanctuaire, Altaïr dut
l'amener de force avec nous. Elle a pleuré durant tout le voyage vers le domaine
sacré et j'avais du mal à croire qu'elle puisse un jours devenir chevalier. Un
soir, lors d'une étape, j'ai même failli l'étrangler dans son sommeil tant elle
m'agaçait. Heureusement pour elle, mon maître veillait et il m'a empêché de la
tuer. J'ai continué à ruminer ma haine contre elle durant tout mon entraînement
et ce n'est que lorsque j'ai gagné l'armure de mon maître que j'ai cesser de la
détester. Jabu : Encore un coup d'Altaïr je suppose ?
Marine : C'est exact, mon maître m'a révélé que le Grand Pope était
un imposteur ainsi que le secret de l'armure d'Ophiucus. Il m'a ensuite dit que
Shina étant le nouveau véritable chevalier de ce signe et donc le treizième
chevalier d'or, l'usurpateur fixerait toute son attention sur elle tandis que
moi et ses autres élèves nous formerions des chevaliers dans le but de renverser
Saga. Bien sûr il ignorait que c'était Saga, juste que Shion avait été tué et
remplacé par son assassin. Il pensait aussi que Aïolos était mort sans avoir pu
sauver Athéna. Jabu : Comment savait-il que ce n'était plus Shion
derrière le masque de Grand Pope ? Il était son élève comme Mu ?
Marine : Non, c'est sa mère Panorpa du Scorpion qui l'a formé, Shion
était son père. Jabu : Pardon ! Marine : J'ai dit que mon
maître était le fils de Shion et du prédécesseur de Milo.
Jabu resta un moment dans l'expectative , pourquoi Marine avait-elle décidé
de lui dire tout ça ? Jabu : Tu viens de me révéler de nombreuses
choses sur toi et sur le Sanctuaire, pourquoi ? Marine : Parce que je
sais que tu emporteras bientôt ces secrets dans la tombe, tu es mourant n'es ce
pas ? Jabu : Comment le sais-tu ? Cassandra et Athéna étaient les
seules à le savoir. Marine : Cassandra n'est pas le genre de femme à
laisser quelqu'un mourir sans rien faire, elle avait mis Athéna au courant et
demandé de te sauver. Elle n'a pas vue que j'étais là. Jabu : Même la
déesse ne peut rien pour moi, je suis allé la voir après avoir consulté
Cassandra. Elle doit préserver ses forces pour la guerre à venir.
Marine : Lorsque tu as gaffé en voulant me réconforter l'autre jour,
tu l'as fait exprès n'est-ce pas ? Tu voulais que je te tue avant d'être emporté
par ton mal. Jabu : On ne peut rien te cacher, je n'ai pas peur de la
mort, mais je ne veux pas dépérir à petit feu. Marine : C'est quoi
que tu as au juste ? Jabu : Il y a trois mois Elektre, ma petite
amie, et moi-même nous baladions à Athènes quand un camion hors de contrôle et
transportant des produits chimiques fonça sur nous. J'ai réussit à écarter
Elektre et à stopper le véhicule mais un des fûts s'est détaché et a déversé son
contenu sur moi. Je ne sais pas ce que c'était, mais ça m'a empoisonné de
manière irréversible. Même si je parais en forme d'après Cassandra je n'aurais
plus que quelques semaines à vivre maintenant.
Jabu commença à pleurer. Jabu : Le destin est vraiment cruel,
juste quand je venais de trouver l'âme soeur. J'allais demander Elektre en
mariage ce jour là. Ça fait quinze ans que je cherche la femme de ma vie et
quand je la trouve je ne peux plus vivre avec elle. Marine : Tu es
contagieux ? Jabu : Heureusement non. Marine : Alors
quitte le Sanctuaire et va passer le restant de tes jours avec elle.
Jabu : Tu crois peut être que je n'y ai pas déjà pensé ? Mais
franchement tu crois vraiment que ce serait bien que j'aille la voir en lui
disant : “Salut Elektre ! Je n'ai plus longtemps à vivre, je peux vivre mes
derniers jours avec toi ? ”. Non, il vaut mieux que je rompe avec elle.
Marine : Et si tu lui demandais de porter ton enfant ?
Jabu : Quand tu auras fini de dire des bêtises préviens moi s'il te
plaît. Si je voulais fonder une famille c'était pour m'occuper de mes enfants,
jouer avec eux, les voir faire leurs premiers pas, les emmener à l'école, me
comporter comme un vrai père contrairement au mien. Je ne peux pas abandonner
Elektre avec un enfant sur les bras. De toutes façons le poison m'a également
rendu stérile.
Là Marine se savait plus quoi dire pour réconforter Jabu. Tout du moins se
permit-elle un conseille. Marine : Je suppose que tu ne lui as
toujours pas avoué ton état. Jabu : En effet, en fait je ne l'ai pas
revue depuis l'accident. Marine : Va la voir alors et explique lui
tout, je suis certaine qu'elle se fait du souci pour toi en ce moment.
Jabu ne répondit rien et se contenta de soupirer. Évidemment qu'il allait le
faire, c'était d'ailleurs la raison pour laquelle il admirait les étoiles cette
nuit, afin de se donner du courage. Le chevalier de l'Aigle comprenant
qu'elle n'était d'aucune utilité décida d'aller se coucher. Elle partit d'un pas
lent car toute cette histoire lui avait donné le cafard.
Sakura dormait paisiblement, elle était en train de rêver au futur bébé de
Seika et se voyait jouer avec lui. Sakura adorait les nourrissons, elle avait
d'ailleurs commencé à faire du baby-sitting à l'âge de douze ans. Elle s'était
rapidement faite une bonne réputation et presque tous les parents de Yokosuka la
réclamaient. C'est comme ça qu'elle parvenait à financer ses virées à Tokyo pour
assouvir sa passion pour la chanson et l'animation française. Soudain une
ombre pénétra dans sa chambre. Elle s'avança lentement vers le lit du tout
nouveau chevalier du Fourneau et tendit sa main au dessus d'elle. Une aura
blanchâtre en émanait et elle vint entourer la jeune fille. Malheureusement,
cela fit réagir le sixième sens de Sakura et elle se réveilla immédiatement.
Avant de se demander ce qu'il se passait, elle eu juste le temps de voir une
ombre sortir de la pièce. Sakura ne bougea pas, elle avait une vague impression
de "déjà vu". L'aura qui l'avait réveillée lui était familière. Elle se rappela
alors l'étrange cosmos qu'elle avait senti quand Sha Hua lui avait fait visiter
le Sanctuaire. Sans réfléchir d'avantage elle sauta de son lit et couru à la
poursuite l'inconnu. Mais il avait déjà échappé à ses sens. Par chance elle
savait comment retrouver sa trace. Après avoir enfilé la vielle tunique de son
père elle se rendit là où elle avait senti la cosmoénergie de son visiteur
nocturne pour la première fois. Une fois sur les lieux elle ressentit tout
de suite l'aura particulière et se mit à la suivre. Elle finit par arriver
devant une falaise, du moins ça en avait l'air à première vue car en regardant
plus longuement, cela ressemblait plutôt à une immense porte en pierre tant la
surface était lisse. Sakura chercha en tâtonnant un mécanisme d'ouverture et
finit par trouver une petite poignée en métal comme celle des réceptacles des
armures. Prise d'un doute elle se mit à reculer pour avoir une vue d'ensemble du
bâtiment. Ses soupçons se confirmèrent, l'édifice ressemblait à une immense urne
d'armure sacrée. Sur la porte était gravé la phrase "Vous qui entrez ici
retrouvez l'espérance". Sakura s'étonna qu'une telle construction ne soit pas
connue dans le Sanctuaire, mais elle se rappela la réaction de Sha Hua quand
elle avait parlé du cosmos qu'elle venait de ressentir. Sa cousine lui avait
certifié qu'elle n'avait rien sentit et que rien ne se trouvait ici alors
qu'elle ne lui avait rien demandé. Il y avait fort à parier que l'influence
d'Athéna cachait le cosmos et le bâtiment aux sens de tous à l'exception de
Sakura qui était immunisée. La fille de Shun hésita alors à continuer sa
poursuite. Si la déesse ne voulait pas que la personne qui était dans sa chambre
soit connue, il devait y avoir une bonne raison. De plus, l'inscription sur la
porte laissait entendre qu'il ne fallait l'ouvrir qu'en dernier recours. Mais
elle voulait avant tout des explications pour son intrusion alors elle tira la
poignée. La gigantesque porte coulissa vers le haut laissant un passage
libre mais plongé dans l'obscurité la plus totale. Lorsque Sakura entra, elle se
prit dans plusieurs toiles d'araignées. Elle se mit à la recherche d'une torche
qu'elle finit par trouver et l'alluma grâce à son cosmos. Maintenant qu'elle y
voyait mieux, Sakura fut stupéfaite car tout le chemin était encombré d'immenses
toiles. Ne se laissant pas décourager, elle continua à avancer. Elle finit par
arriver dans une grande salle et le spectacle qui s'offrit à elle la laissa
bouche bée. Quatre urnes d'armures sacrées trônaient ainsi que... Sakura
sentit soudain une menace et comme par enchantement les fils de soies qui
s'étaient accrochés à elle se mirent à l'étreindre. Puis d'autres fils
apparurent de nulle part et l'immobilisèrent. Elle était à présent comme une
mouche qui attendait de se faire dévorer par l'araignée. Mais cette mouche
maîtrisait la pyrokinésie elle se libéra de la toile en la brûlant. Sakura se
tenait à présent sur ces gardes, elle pouvait se faire attaquer de partout.
Une Voix : Je suis impressionnée, je n'aurais jamais cru que tu te
dégagerais aussi facilement. Mais de toute façon je n'aurais jamais tué la
filleule d'Athéna. Sakura : Qui que vous soyez, montrez-vous !
Sakura vit une silhouette accrochée à un fil descendre du plafond la tête en
bas. Elle se rétablit avec souplesse sur ses pieds et s'approcha de la jeune
fille. Comme obéissant à ses ordre, les toiles d'araignées s'écartèrent sur son
passage. C'était une superbe femme habillée de soie d'un blanc immaculé. Son
teint livide s'harmonisait avec ses yeux et ses long cheveux blancs.
Inconnue : Je me nomme Arachnée, et je suis la gardienne du temple
des armures. Sakura : Arachnée ?! Comme la princesse Arachnée de la
légende. Arachnée : Celle-la même. Sakura : Je suppose
donc que l'histoire que l'on raconte sur vous est partiellement fausse.
Arachnée : Tu es très clairvoyante. Ce que l'on dit sur moi est
véridique jusqu'à ma victoire sur Athéna en broderie. En réalité elle ne fit pas
une crise de jalousie aussi terrible que dans la légende. Elle me dit qu'elle
était prête à reconnaître devants tout les dieux, majeurs comme mineurs, que je
la surpassait à condition que les hommes restent dans l'ignorance. Si jamais je
rompais cet engagement, je deviendrai son esclave pour l'éternité.
Malheureusement, sitôt rentrée sur terre je n'ai pas pu m'empêcher de me vanter
à mon père Idmon. Depuis je sers de gardien à Athéna qui m'a donné le pouvoir de
créer des fils de soies de toutes sortes mais aussi la malédiction de mourir si
je venais à être touchée par un rayon de soleil. Sakura : C'est donc
vous qui avez fait la nouvelle tunique de ma mère. Arachnée : C'est
exacte, et si je suis venue dans ta chambre c'était pour prendre tes
mensurations. Je n'avais pas cousu depuis des siècle lorsque la déesse m'a
demandé un habit spécial pour Shina ça m'a redonné l'envie. J'ai un tas d'idées
de vêtements pour toi. Sakura : C'est gentil de votre part. Ce doit
être ennuyeux de rester dans ce temple toute la journée et attendre la nuit pour
sortir ? Arachnée : Athéna est une déesse très bonne tu sais, le
Sanctuaire possède de nombreux passages souterrains et même le jour je peux me
rendre où je veux. C'est d'ailleurs grâce à ceux-ci que j'ai pu jouer un petit
rôle dans la "Bataille du Sanctuaire". J'ai guidée Cassios jusqu'à un passage
l'emmenant directement à la maison du Lion. Sakura : Je croyais que
vous ne pouviez pas sortir le jour ? Arachnée : Moi non, mais mes
fils oui, mais je pense qu'une démonstration vaut mieux que des explications.
Spiders Marionnetions !
Une nouvelle fois Sakura se fit attaquer par des toiles d'araignées. Les fils
de soies lui entourèrent les bras et les jambes et elle se retrouva paralysée
pour la seconde fois. Arachnée fit un geste de la main et le bras de Sakura se
leva indépendamment de sa volonté. Arachnée rappela ensuite ses fils et Sakura
retrouva sa liberté de mouvement. Arachnée : C'est comme ça que je
l'ai amené jusqu'à moi et qu'en suite je lui ai montré le chemin jusqu'à son
funeste destin. Sakura : C'est donc ainsi qu'il est parvenu jusqu'à
Aïolia avant mon père et oncle Shiryu. Arachnée : Cassios avait l'âme
d'un vrai chevalier, il ne lui manquait que le cosmos.
Arachnée et Sakura restèrent silencieuses. Arachnée : Il serait
peut être temps pour toi de retourner te coucher. Sakura : Vous avez
raison. Arachnée : Suis-moi, je vais te montrer un passage jusqu'au
temple d'Athéna, et n'hésite pas à me rendre visite si l'envie t'en prend, tu
pourras faire de l'essayage.
Sha Hua avait du mal à dormir, depuis qu'Athéna l'avait officiellement
reconnu comme chevalier, elle était toute excitée. Heureusement la fatigue la
gagna et elle pu fermer les yeux. Alors qu'elle était plongée dans un
profond sommeil, ses songes furent perturbés par des sortes de lamentations qui
la réveillèrent sur-le-champ. Sha Hua : Qu'est ce que c'était que
ça ? On aurait dit des voix venu d'outre tombe.
Sha Hua ne dormit pas de la nuit, car à chaque fois qu'elle se rendormait les
lamentations revenait.
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