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Chapitre 24 :

12 fantômes
 

 

 

23/10/2001

Seiya : Tu t'es mariée avec qui ?

Seika venait de révéler à son frère son état physique et civil et même si elle s'était attendu à ce qu'il prenne mal la chose, elle ne pensait pas que ça réaction serait aussi violente.
Seiya : Comment as-tu pu faire une telle chose ?
Seika : Comme toi avec June, par amour.
Seiya : Ce n'est pas ce que je veux dire  ! Comment  as-tu pu coucher avec l'ennemi ?
Seika : L'ennemi ? Dois-je te rappeler que Athéna et Poséidon ont fait la paix il y a près de quinze ans ? Mais en fait je sais ce qui te choque, ce n'est pas l'identité de mon mari, c'est que j'en aie un. Tu m'as toujours vu comme une grande sœur protectrice chaste et pure n'est-ce pas ? Pour toi j'étais un joyaux de pureté qu'il fallait préserver, comme Athéna.  En fait je me demande même si ce n'est pas pour ça que tu t'es battu pour elle avec tant de ferveur ? Parce qu'elle représentait pour toi la grande sœur idéale que tu avais perdu ?
Seiya : Mais non tu te trompes, je ... Je ... Tu as raison, c'est moi qui suis trop protecteur. Mais comprends-moi, tu m'as servi de mère puis on m'a enlevé à toi quand je n'avais que sept ans et quand je te retrouve au bout de six années, tu disparais quatre ans après et tu me reviens mariée et enceinte. Il ne faut pas que tu t'attendes à ce que j'accepte de ne plus te revoir.
Seika : Je n'ai jamais dit que je ne te rendrai pas visite, et puis il faudra bien que je présente son oncle à mon enfant. Il faut que je te laisse maintenant, Sorente m'attend.
Seiya : Tu ne peux pas rester encore un jour où deux ?
Seika : Je vais vivre à présent dans le Sanctuaire de Poséidon, si tu veux venir me voir, tu connais le chemin.

 


Jabu était devant la porte du studio d'Elektre, il s'était enfin décidé à lui dire qu'il mourait bientôt. Après l'avoir fuit pendant trois mois ça ferai de drôle de
retrouvailles. Surmontant ses dernières hésitations, il appuya enfin sur la sonnette. Peu de temps après une jeune femme au teint méditerranéen avec des cheveux
bouclés noir et d'à peine vingt ans ouvrit la porte. Son visage était sinistre mais lorsqu'elle vit Jabu ses yeux noirs se perlèrent de larme et elle se jeta à son cou. Il faut dire que la disparition de son petit ami sous ses yeux l'avait fortement affectée.
Elektre : Jabuuuuuuu ! Comme je suis heureuse ! Où étais-tu tout ce temps ? Je te croyais mort, je pensais que les produits chimique t'avaient dissous.
Jabu : Je suis désolé de t'avoir fui mais j'avais besoin de réfléchir et malheureusement ça m'a pris un temps précieux que j'aurais voulu passer avec toi. J'ai quelque chose d'important à te dire.
Elektre : Quel coïncidence, moi aussi. Allez rentre.

Avant qu'il n'ait pu dire ouf, Elektre fit entrer Jabu dans son modeste logement et le fit s'asseoir sur une chaise. Le retour de son amant l'avait ragaillardi et elle débordait à présent de bonne humeur.
Elektre : C'est moi qui commence, je voulais te l'annoncer le jour de l'accident. Accroche toi bien ... Je suis enceinte.

Jabu fut tellement surpris qu'il en tomba de sa chaise.
Jabu : Pa... Pardon ?! Mais tu prends la pilule.
Elektre : Je sais, je t'avais dit que je ne me sentais pas prête à être mère, mais tu as réussi à me faire partager ton rêve de fonder une famille et j'ai arrêté sans te le dire. Je voulais te faire une surprise. Ça fait quatre mois maintenant. Alors ? Heureux futur papa ?
Jabu : Je... Je... (en larme) Je suis désolé Elektre, désolé de t'abandonner avec ce fardeau.
Elektre : Mais qu'est ce que tu me racontes ?
Jabu : Je vais mourir Elektre, c'est une question de semaines. Le produits chimique m'ont empoisonné. Je ne pourrai même pas voir le bébé.

Jabu éclatât à nouveau en sanglot. Elektre aurait fait de même mais elle avait déjà tellement pleuré quand elle l'avait cru mort qu'aucune larme ne lui venait. Elle trouvait aussi qu'il venait de faire un acte courageux car si elle avait été dans son cas elle n'aurait jamais eu la force de lui avouer son état.
Elektre : Jabu, avant que le camion nous fonces dessus, tu voulais me demander quelque chose. Qu'est ce que c'était ?
Jabu : Ça n'a plus d'importance maintenant.
Elektre : Ça en a pour moi, car je pense savoir ce que c'est. Mais si toute les fois où tu m'as dit que tu m'aimais tu étais sincère, alors je veux l'entendre de ta bouche.
Jabu : Je voulais... Je voulais savoir si tu aurais accepté d'être ma femme.
Elektre : Je suis d'accord Jabu, marions-nous.
Jabu : Pardon ?! Tu n'es pas sérieuse ?
Elektre : Au contraire, je ne veux pas que porter ton enfant, je veux porter ton nom. J'ai une amie dont le père est un prêtre orthodoxe, il pourra nous marier quand nous le désirerons. Je serai ta femme et ton inconsolable veuve.
Jabu : Non, si  nous nous marions, je veux que tu refasses ta vie après ma mort, il le faut pour le bébé. Élever un enfant seule est très difficile.
Elektre : Qu'est ce que tu en sais ?
Jabu : Ma mère s'est occupée de moi toute seule, afin de subvenir à nos besoins elle a fait plein de petits boulots. J'avais quatre ans quand elle est morte à cause du surmenage. Notre enfant n'aura déjà pas de père, alors je t'en prie ne le prive pas de sa mère.
Elektre : Mais comment peux-tu me demander d'aimer un autre homme que toi ?
Jabu : Tu sais, avant toi j'ai réellement aimé une autre femme mais elle était inaccessible, je ne croyais pas pouvoir tombé amoureux de quelqu'un d'autre. Mais mon désir de fonder une famille m'a donné la force de l'oublier et je t'ai finalement trouvée. Je ne dis pas que ce sera facile, mais je suis certain que tu trouveras quelqu'un d'autre que tu aimeras sincèrement.
Elektre : Tu as raison Jabu, mais comment pourrais-je t'oublier alors que notre enfant me rappellera toujours à ton souvenir.
Jabu : De toutes façon il lui faudra bien une figure paternelle et si ce n'est par amour, alors c'est par nécessité que tu te remarieras.
Elektre : Arrêtons de parler de ce triste avenir s'il te plaît. Dis? Et si tu quittais ton travail pour vivre avec moi ? Comme ça on pourra préparer le studio pour accueillir le bébé.
Jabu : Tu as raison, même si je ne le verrais jamais je veux au moins faire autre chose pour lui que lui donner mes gênes.

 


Sha Hua était de mauvaise humeur, elle n'avait pas fermé l'œil de la nuit et pour une fois ce n'était pas à cause de ses parents. Ces espèces de voix qu'elle avait entendues l'avaient hantée toute la soirée. Elle en était venue à regretter les hurlements de plaisir de sa mère. Pour se calmer, elle était retournée sur la plage où Canon l'entraînait. Elle se coucha sur le sable et se laissa bercer par le bruit des vague. Malheureusement, alors qu'elle allait s'assoupir les voix recommencèrent à la
tourmenter.Pensant qu'elle n'en serait jamais débarrassée et la fatigue aidant, Sha Hua sentit un profond découragement s'emparer d'elle. Elle allait céder aux larmes quand une musique retint son attention. Elle connaissait bien cet instrument.
Sha Hua : Qu'est ce que tu fais là Barbara ?
Sakura : Tu ne dois pas être dans ton assiette pour me confondre avec elle, ou alors c'est moi qui me suis améliorée en très peu de temps.

Sha Hua demeura longuement interdite. C'était la première fois qu'elle se trompait. Elle serait resté ainsi toute la journée si sa cousine ne l'avait pas fait réagir.
Sakura : Je peux savoir ce qu'il t'arrive ?
Sha Hua : Pour dire vrai, je n'en sais rien. Depuis hier soir j'entends des sortes voix qui se lamentent chaque fois que je suis sur le point de m'endormir.
Sakura : Elles sont dans ta tête où tu as l'impression de les entendre avec tes oreilles ?
Sha Hua : Je sais très bien que c'est dans ma tête, même si je sens que mes oreille réagissent.
Sakura : Quelqu'un d'aussi sensible que toi ne peut pas faire une telle erreur, les voix viennent bien de l'extérieur mais la question maintenant est de savoir d'où.
Sha Hua : Exprime ta pensée s'il te plaît.
Sakura : Ce n'est qu'une théorie, mais je pense que tu entends des voix qui viennent d'une autre dimension.  Je suis sûre que si tu te concentres un temps soit peu, tu peux les percevoir éveillée. Il te suffira donc de trouver la porte et de la refermer.
Sha Hua : Pourquoi n'y ai-je pas songé moi-même ?
Sakura : La surprise liée à la fatigue sans doute. Je te laisse, je dois voir Barbara pour me perfectionner.

Une fois seule Sha Hua se concentra pour repérer l'origine des complainte. Mais si sa cousine lui avait conseillé de simplement les empêcher de la déranger dans son sommeil, elle avait décider d'aller les arrêter pour de bon. Il devait bien y avoir une raison à ses cris de désespoir et elle comptait bien mettre son grain de sel dedans. C'est pourquoi avant de commencer ces recherche elle décida de revêtir son armure. Elle trouva bien vite la dimension d’origine des voix. C'était trop éloigné pour l'atteindre avec le Golden Triangle, mais elle avait une carte dans sa manche.
Sha Hua : Another Dimension !

L'espace se tordit autour du chevalier de la Boussole et elle s'engouffra dans le vortex qu'elle venait de créer. Une fois à destinations en plus des voix qui étaient plus fortes, elle sentit une étrange et extraordinaire volonté l'accabler et elle s'évanouit.

 


24/10/01

Jabu venait de se réveiller. Il regardait Elektre, et surtout son ventre, avec amour et se mit à le caresser. La veille il n'avait pas encore réalisé qu'il allait devenir père et son défaitisme du à sa mort prochaine lui avait fait dire des bêtises. Comment avait-il pu envisager de faire élever son enfant par un inconnu ?
Jabu : Si seulement il existait un moyen pour que je vive plus longtemps. Mais j'y pense ! Il existe ce moyen, mon maître m'en avait parlé.

Jabu se souvint de ce que lui avait dit son maître avant qu'il ne parte pour le Sanctuaire après qu'il soit retourné la voir pour se perfectionner.
Epona : Jabu, avant que tu ne partes je vais te révéler un grand secret que je tiens de mon maître. Je t'ai déjà parlé de lui, comme tu le sais il est mort centenaire. Ce que je ne t'avais pas dit c'est qu'il était atteint d'une maladie qu'il tenait de sa mère et qui aurait du l'emporter vingt ans plus tôt. Mais quelque chose lui a permis de retarder son trépas, il avait un but dans la vie et il s'était refusé de mourir avant de l'atteindre. Grâce à sa volonté inflexible il a pu repousser l'inéluctable. Dans son cas, il ne voulait pas rendre l'âme avant d'avoir formé un successeur digne de ce nom pour son armure. Une fois que cela fut fait, il mourut dans la nuit. Voilà le secret que je voulais te confier : même si tu es aux portes de l'Enfer, tu survivras à condition d'avoir la volonté d'accomplir ton but, mais une fois réalisé c'est la mort inéluctable qui t'attendra.

Tout était clair pour Jabu à présent, il ne se laissera pas mourir avant d'avoir été un véritable père pour son enfant.
Jabu : Il faudra que je pense à aller remercier mon maître.

 


Sha Hua avait repris connaissance, mais elle se sentait toujours oppressée par la force inconnue qui l'avait frappée depuis son arrivé dans cette dimension. Elle avait l'impression d'être privée de toute sa force, le simple fait de respirer était un supplice. Les complaintes aussi étaient toujours là.
Inconnu (ironique) : La belle au bois dormant s'est enfin réveillée.
Sha Hua (faible) : Où... Où suis-je ?
Inconnu (autoritaire) : Silence ! C'est moi qui poses les questions ici ! Qui es-tu et que viens-tu faire ici ?
Inconnue : Laisse cette enfant tranquille, elle ne pourra pas te répondre. Il lui est déjà très difficile de luter contre la volonté de mon époux.
Inconnu : Majesté, je pense qu'elle feint la faiblesse, sinon comment serait-elle parvenu jusqu'aux portes de Guidecca ?

Si elle avait été capable de bouger, Sha Hua serait restée immobile de stupéfaction devant ce qu'elle venait d'apprendre. Elle avait ouvert un passage jusqu'en Enfer et plus précisément juste après le Cocyte.
Inconnue : Tes craintes sont légitimes spectre du Wyvern, cependant je suis mieux placée que toi pour savoir que cette jeune fille est incapable de faire quoi que ce soit sans le consentement de mon amour ou du mien.
Rhadamanthe : Je m'excuse d'avoir mis votre parole en doute majesté Perséphone.

Sha Hua allait de surprise en surprise, non contente d'être parvenu jusqu'au royaume d'Hadès, elle avait "en face" d'elle sa femme et le juge que Canon était sensé avoir éliminé (mais comme son maître avait survécu, son adversaire avait très bien pu lui aussi échapper à la mort).
Perséphone : Pour facilité l'interrogatoire je vais lui rendre sa liberté de mouvement, mais je vais rester pour te surveiller afin que tu ne sois pas trop violent.

La reine des enfers posa sa main sur le front de Sha Hua et fit brûler son cosmos.
Perséphone : Tu es à présent en possession de tous tes moyens.
Sha Hua : Je vous remercie déesse Perséphone, je vais à présent répondre aux questions de votre Juge. Je m'appelle Sha Hua, chevalier d'argent de la constellation de la Boussole au service d'Athéna. Je suis ici parce que sur terre j'ai perçu des plaintes venant d'une autre dimension et j'ai voulu voir de quoi il retournait en ouvrant un passage dimensionnel. Je ne savais pas que j'atterrirai en Enfer.
Rhadamanthe : Tu crois peut être que je vais avaler ça ? Aucun mortel ne peut se rendre en enfer vivant sans passer par les passages que sa majesté Hadès a elle même crée.
Perséphone : Moi je la crois.
Rhadamanthe : Majesté ?
Perséphone : Emmène-la près de l'invité de mon mari, elle pourra nous être utile.
Rhadamanthe : Bien votre majesté.

Sha Hua sentit la présence de la reine des enfers disparaître. Le spectre du Wyvern conduit Sha Hua jusqu'à l'intérieur de Guidecca.
Rhadamanthe : Tu as de la chance que sa majesté Perséphone soit la bonté incarnée, s'il n'en tenait qu'à moi tu serais déjà morte.
Une Voix : Si tu avais fait ça, alors je t'aurai anéanti une bonne fois pour toute.

Sha Hua tressaillit au son de cette voix familière.
Sha Hua : Maître Canon !
Canon : Tien ! Tu ne m'appelles plus Roshi ?
Sha Hua : Je suis un chevalier maintenant et de toute façon vous m'aviez appelée par mon vrai nom à la clinique. Mais vous savez, ce n'est pas la peine de prendre
ma défense, je pourrais très bien me défaire de ce juge sans grande difficulté.
Rhadamanthe : Tu prend tes désirs pour des réalités ma petite.

Pour toute réponse Sha Hua se contenta de sourire et de faire brûler son cosmos. A la surprise des deux guerriers présent, elle était entourée d'une aura dorée. Elle
maîtrisait le septième sens et contrairement à son père et à ses oncle qui à son âge ne l'atteignait qu'un court instant, elle en avait le contrôle total.
Rhadamanthe : Tu crois peut être m'impressionner ? Les seuls personnes que je craigne son leurs majestés Hadès et Perséphone ainsi que Canon.
Sha Hua : Alors vous pouvez m'ajouter sur votre liste.
Rhadamanthe : Tu commences à m'agacer, j'ai promis à sa majesté Perséphone de ne pas te tuer mais rien ne m'empêche de te faire souffrir.
Sha Hua : Par Colère du Dragon !

Le spectre du Wyvern n'essaya pas d'esquiver et bloqua l'attaque d'une main. Si Sha Hua ne portait pas son masque il aurait pu voir avec plaisir la stupéfaction sur son visage.
Rhadamanthe : Je reconnais que tu es très forte et que dans d'autres conditions tu aurais des chances de me vaincre. Cependant, même si tu es libérée de l'influence de sa majesté Hadès, lors de ta perte de connaissance, ton sommeil au lieu d'être réparateur t'a affaibli. Mais si ça peut te consoler, tu as quand même réussi à me démettre une phalange. Canon, explique lui ce que Hadès attend de toi et aussi d'elle maintenant.

Le puissant Juge tourna les talons laissant le maître et l'élève seuls.
Canon : Quand est-ce que tu as réussi à t'éveiller à l'ultime cosmos ?
Sha Hua : Je l'ai atteint pendant que j'étais en transe à la recherche de mon armure. Seul Kiki est au courant au Sanctuaire. Mais vous, même si Hadès et Athéna sont en paix, pourquoi travaillez-vous pour lui ?
Canon : Il m'a promis de passer l'éternité en compagnie de ma femme dans l'Élision.
Sha Hua : Et que devez vous faire pour le satisfaire ?
Canon : Rien qui ne puisse nuire à Athéna ne t'en fait pas. Il semblerait que depuis un certain temps des voix hantent Guidecca, d'ailleurs comme je te connais tu as déjà du les entendre. Il se trouve qu'elles proviennent d'une petite faille dimensionnelle située près du Mur des Lamentations qui n'a jamais aussi bien porter son nom. Hadès n'ayant pas de spécialiste des dimensions dans ses rangs, c'est moi qu'il a choisi pour refermer la brèche. Le problème est qu'elle se rouvre tout le temps, j'ai vraiment l'impression de subir le supplice de Sisyphe. Peut être qu'à nous deux nous pourront la fermer définitivement.
Sha Hua : En fait je les perçois même sur terre et elles m'empêchent de dormir, c'est la raison de ma présence ici.
Canon : Tes capacités de perception ont étonnement évolué depuis ma mort. Ne perdons pas de temps, allons bâillonner ses geignards.

Canon conduisit Sha Hua jusqu'au Mur des Lamentations. Une fois sur place, elle eu l'étrange impressions de comprendre ce que disaient les voix. De plus, elle sentait une dizaine de cosmos qui émanaient de la faille dont l'un lui semblait très familier.
Sha Hua : Dites-moi maître ? Depuis combien de temps exactement ces voix sont apparues dans Guidecca ?
Canon : Hadès ne me l'a pas dit, mais c'est forcément postérieur à mon retour sur terre sinon il ne m'aurait jamais laisser partir alors que je pouvais lui être utile.
Sha Hua : Il faudrait le savoir car je pense connaître la raison de cette cacophonie.
Une Voix : Cela fais près d'un mois que ces lieux sont hantés ces complaintes.

Sha Hua tressaillit, mais ce n'était pas l'apparition soudaine de la voix qui la fit réagir ainsi, mais le formidable cosmos qui émanait de celui qui venait de parler : Hadès. Bien sûr il n'y avait rien d'étonnant à ce qu'il se trouve dans son domaine, mais elle ne pensait pas pouvoir le rencontrer en personne.
Sha Hua (intimidée) : Ça ... Ça confirme mes soupçons.
Hadès : Alors dépêche toi de refermer la faille je te prie.
Sha Hua (idem) : C'est ... C'est que comme me l'a fait remarqué votre juge Rhadamanthe, je ne suis pas au meilleur de ma forme. Si vous pouviez patienter quelques heures le temps que je reprenne des forces.
Hadès : Je comprends, viens avec moi, je vais t'emmener dans un endroit où tu pourras récupérer totalement toute tes capacités.

Le seigneur des Enfers posa sa main sur l'épaule de Sha Hua afin de la guider. L'aînée de Shiryu sentit un passage dimensionnel s'ouvrir devant elle. Sa traversée fut brève et de l'autre coté elle fut envahie par des senteurs et des sons d'une beauté et d'une pureté exceptionnelles.
Hadès : Bienvenu dans l'Élision, ça te plaît ?
Sha Hua : Mes narines et mes oreilles sont aux anges.
Hadès : C'est étrange, d'habitude les gens sont émerveillés par la beauté du paysage.
Sha Hua : Je ne peux malheureusement pas admirer les splendeurs de votre domaine car je suis aveugle.
Hadès : Voilà qui est curieux, normalement tout ce qui est en Enfer, Élision y compris, devrais être perçu par ton cerveau sans passer par tes yeux. A moins que... Tu es née aveugle n'est-ce pas ? Comme tu n'a jamais rien vu de ta vie, ton cerveau ne réagit pas aux stimulus de mon monde.
Sha Hua : En effet, depuis que je suis née je vis dans l'obscurité la plus totale mais je m'y suis faite.
Hadès : Prends tout ton temps pour te reposer, puisque tu ne peux pas voir les merveilles d'Élision alors profite aux maximum de celles que tu peux percevoir.
Sha Hua : Je vous en remercie Hadès.

Sha Hua sentit la présence du dieu des morts s'évanouir. Elle se coucha sur l'herbe tendre, ferma les yeux et pu enfin s'endormir sans que les voix ne viennent la déranger cette fois-ci.

 


Dans la maison de Shiryu.
 

Shunreï faisait les cents pas dans  la maison.
Shiryu : Mais qu'est-ce qu'il t'arrive ?
Shunreï : C'est Sha Hua, elle a disparu depuis hier matin, même Chun-Li ne sais pas où elle se trouve.
Shiryu : C'est une grande fille et un chevalier à présent, elle peut bien s'absenter de la maison de temps en temps.
Shunreï (au bord des larmes): Tu ne comprends Shiryu, je ne ressens plus son cosmos, j'ai scruté la terre entière sans rien trouver.
Shiryu : Peut être sait-elle échapper à tes sens, elle a très bien réussi à te cacher sa véritable force.
Shunreï : Tu as raison, je suis peut être trop possessive.
Shiryu : Mais non voyons, tu es une mère tout simplement.

Malgré ses paroles rassurantes, Shiryu était tout aussi inquiet que sa femme sinon plus. Mais il ne voulait pas le montrer. Il devait faire confiance à sa fille.

 


A Oran

Une femme était assise à la terrasse d'un petit café. Elle semblait avoir la trentaine mais elle était bien plus vielle. Sont teint était halé et ses cheveux châtains foncé,
noués en une grande queue cheval, descendaient tout le long de son dos. Son visage était recouvert par un masque. Personne ne semblait s'étonner de cet étrange
accoutrement. Et pour cause, elle venait ici depuis des années et tout le monde s'était habitué à son apparence originale. Elle sirotait un thé glacé à l'aide à une longue paille qu'elle faisait passer sous son masque.
Un jeune homme tout aussi bronzé qu'elle et aux cheveux châtain clair vint s'asseoir à sa table.
Jabu : Bonjour maître, je vous remercie de m'avoir donné rendez-vous si rapidement.
Epona : J'espère pour toi que c'est réellement urgent.
Jabu : Je voulais que vous soyez la première personne à savoir que je vais définitivement quitter le service d'Athéna.
Epona : Tien donc ? Et qu'est-ce qui à motivé cette décision ?
Jabu : Je vais me marier dans une semaine.

Le chevalier du Cheval déstabilisée par cette nouvelle avala de travers.
Epona : C'est ... C'est assez soudain comme nouvelle et je suis flattée que je sois la première au courant, mais pourquoi moi ?
Jabu : Comme votre maître, le temps m'est compté à présent, je n'ai plus que quelques jour à vivre. Mais grâce à votre dernier enseignement, je vais avoir droit à un sursis, je vais pouvoir être un vrai père pour mon futur enfant.

Devinant l'expression de surprise de son maître, Jabu lui raconta toute l'histoire.
Epona : Jabu ... Je ne sais que dire ...
Jabu : Vous m'avez dit les bonne paroles il y a quinze ans.
Epona : Pourtant j'aimerais tellement faire quelque chose pour toi.
Jabu : Et bien, j'hésitais à vous le demander, mais ... vous voudriez bien être mon témoin ?
Epona : Avec plaisir !
Jabu : Je vous remercie maître, je vais à présent annoncer la nouvelle à Athéna.

L'ancien chevalier de la Licorne se leva de sa chaise et s'apprêta à partir.
Epona : Jabu ! Il faut moi aussi que je te dise quelque chose.
Jabu : Qu'y a-til maître ?
Epona : Je veux que tu saches que tu es plus qu'un élève à mes yeux, tu es le fils que je n'ai jamais eu et que je ne pourrais jamais avoir. Lorsque j'étais encore un jeune disciple, j'ai été blessée grièvement lors d'un entraînement et je suis devenu stérile. Et maintenant j'apprends que tu vas certainement mourir avant moi. Alors j'aimerais s'il te plaît pouvoir te serrer dans mes bras comme le ferait une mère avec son enfant. Je voudrais faire ça au moins une fois dans ma vie. Je n'avais pas osé te le demander quand tu étais prêt à partir pour le Sanctuaire.

Jabu ne répondit rien et se contentât de s'approcher de son maître. Le chevalier du Cheval étreignit alors son élève avec une grande douceur et Jabu ressenti une
sorte de chaleur qu'il n'avait plus connu depuis bien des années. C'était de l'amour maternelle, le même qui lui avait été retiré à l'âge de quatre ans. Il pouvait enfin regoûter à cette douce sensation dont il avait été injustement privée enfant. Il espérait que l'amour paternel soit pareil et qu'il puisse en faire profiter son enfant.
La magie du moment finit par s'éteindre et Jabu se retira des bras d'Epona.
Jabu : Maître, je ne pourrai jamais vous considérer comme ma mère, mais j'accepte avec joie d’être votre fils. J'espère que vous serez là quand votre petit enfant naîtra.
Epona : Merci ... Mon fils, on se reverra à ton mariage.

Jabu partit laissant Epona seule mais avec le cœur remplit de joie. Elle ne s'était pas sentie aussi heureuse depuis bien longtemps

 


25/10/2001

Guidecca

Le seigneur des enfers avait laissé Sha Hua dormir toute la journée de la veille dans l'Élision et elle avait même déjeuné en compagnie des nymphes. Elle était donc parfaitement à présent fraîche et dispose et faisait face au Mur des Lamentations. Canon, Perséphone et Hadès se tenaient derrière elle.
Canon : Tu es sûre que tu peux réussir seule là où j'ai échoué à plusieurs reprise ? Je ne mets pas en doute tes capacités qui sont supérieurs aux miennes, mais j'ai
quand même plus d'expérience que toi.
Sha Hua : Maître Canon, je ne compte pas fermer la brèche tout de suite, je vais d'abord en éliminer la cause.
Golden Triangle !

La brèche dimensionnelle s'élargit et pris une forme rectangulaire. Sha Hua retira lors son armure qui repris sa forme totémique.
Canon : Mais qu'est-ce que tu fais ?
Sha Hua : Je vais avoir besoin d'un point de repère pour revenir et mon armure fera parfaitement l'affaire.

Sha Hua s'engouffra alors dans le vortex qui se referma derrière elle.
Quelque minutes plus tard, la fissure se rouvrit et la fille de Shiryu en ressortit en traînant deux corps derrière elle.
Sha Hua : J'y retourne, il y en a encore dix autres.

Le chevalier de la Boussole fit donc cinq autres allées et venues. Les douze personnes qu'elle avait ramenés étaient toutes des hommes très maigres qui portaient
tous une longue barbe et de longs cheveux.
Sha Hua : Maître, à présent vous pouvez fermer la brèche sans qu'elle ne risque de se rouvrir.

Canon s'exécuta non sans avoir tiqué de recevoir un ordre de la part de son élève. Une fois sa tache achevée, il regarda les douze hommes que Sha Hua avait ramenés. Ils étaient tous vivants mais très faible. L'un d'eux luis paraissait étrangement familier. Il avait l'impression de se voir en plus vieux. C'est alors qu'il réalisa qui il avait en face des yeux.
Canon : Sa... Saga ! Mais alors les autres...
Sha Hua : Ce sont bien les chevaliers d'or qui se sont sacrifiés devant le Mur des Lamentions. Mais il semblerait qu'en fait la formidable énergie qu'ils avaient libérée les ait en réalité projetés dans une autre dimension où il sont restés en stase. Lorsque tante Shina a revêtu sa véritable armure, ils ont du le sentir et se sont réveillés un court moment. Saga a sans doute par réflexe ouvert un passage dimensionnel pour rejoindre notre plan de la réalité avant de ressombrer dans l'inconscience.
Quand vous le refermiez, il le rouvrait comme un somnambule. Les voix que nous entendions étaient leurs cris désespérés pour appeler Athéna lors de leur bref réveil et qui faisaient écho depuis tout ce temps là.

Hadès : Je comprends mieux maintenant pourquoi leurs âme étaient absentes de mon royaume. Emmenons-les dans l'Élision pour les soigner. Perséphone mon amour, va prévenir les nymphe s'il te plaît.
Perséphone : De ce pas mon aimé.
Sha Hua : Comment ! Mais je pensais que vous vouliez posséder leurs âmes ?
Hadès : Ils mourons forcément un jour et j'ai l'éternité devant moi ; je vais donc leurs permettre de goûter une vie paisible qu'ils ont méritée.

Une fois tout le monde dans le paradis des Enfers, les nymphes s'affairèrent à porter les premiers soins aux anciens chevaliers d'or. Cependant Canon remarqua une intruse parmi elle.
Canon : Pandore ?! Que fais-tu ici ?
Pandore : Sa majesté Hadès m'a permis à moi et ma famille de passer l'éternité de notre mort dans l'Élision, et la reine Perséphone m'a mandée pour aider les nymphes.

Canon décida lui aussi d'aider au rétablissement des miraculés de la dernière guerre contre Hadès. Une fois qu'ils furent hors de dangers, les nymphe s'isolèrent pour parler entre elle. Finalement l'une d'elle vint voir le maître des lieux.
Nymphe : Votre majesté, moi et mes sœurs nous sommes toutes dévouées à combler vos moindre désir, cependant la présence de ces étranger couverts de sang et de sueurs nous dérange. Nous comprenons bien entendu qu'ici ils pourrons rapidement reprendre des forces, et nous sommes prêtes à faire des efforts, mais ils sont tellement nombreux que cela nous insupporte.
Hadès : Je voix ... Et combien de ces étranger êtes vous capable de supporter ?
Nymphe : Pas plus de la moitié votre majesté.

Sha Hua qui avait tout entendu intervint.
Sha Hua : Hadès, pardonnez-moi de m'immiscer dans vos affaires mais je n'ai pas pu m'empêcher d'entendre votre discussion. Je sais où cinq des anciens
chevaliers d'or peuvent se reposer sur terre, il s'agit de Saga, Aïolia, Camus, Mu et Doko.
Hadès : Je pense que tu devrais aussi amener Shaka, c'est un être buté qui risque de blesser les nymphes en voulant m'attaquer quand il se réveillera. Je vais tous vous téléporter dans le domaine sacré.

 


Le Sanctuaire

La nuit était tombée et le ciel couvert de nuages annonçait un orage imminent. L'air se mit à vibrer et Sha Hua fit son apparition avec les six chevaliers d'or. Elle en
souleva un et ouvrit un passage dimensionnel.

 


Dans le baraquement de Marine

Le chevalier de l'Aigle se dirigeait vers la porte d'humeur massacrante. Elle ne savait qui venait de tambouriner à son huis à une heure aussi tardive mais il allait passer un salle, un très salle quart d'heure. Mais quand elle ouvrit il n'y avait personne. Elle allait claquer la porte de rage quand elle aperçu quelqu'un couché sur le palier.
Marine resta pétrifié un moment, malgré la longue barbe qu'il portait et ses cheveux qui avaient poussé, elle l'avait reconnu. Sans attendre une seule seconde de plus, elle souleva le corps inerte et l'emmena jusqu'à son lit. Elle trouva sur lui une note lui demandant de garder le retour d'Aïolia secret.

 


Dans le baraquement de Hyoga

Le chevalier du cygne était nerveux. Quelques minutes auparavant quelqu'un avait frappé chez lui et il eut la grande surprise de trouver son maître Camus, inanimé mais vivant, sur le pas de la porte. Il l'avait bien entendu fait entrer. Maintenant il farfouillait dans sa poche pour en sortir son portable. Une fois en main il composa fiévreusement un numéro.
Hyoga : Allô chérie ? C'est moi. Écoute, je t'avais dit que je viendrais te voir cette semaine mais ce ne sera pas possible. Je ... Je ... Comment te dire ça ... Disons que mon père viens de me rendre une visite ... Oui, je sais que je suis orphelin, mais c'est homme est comme un père à mes yeux ... Je sais qu'il était heureux de me voir avant Noël, mais là ... Passe le moi et je lui explique tout ... Évidemment à cette heure la c'est normal qu'il soit couché. Je suis vraiment désolé mon amour mais ... Je te remercie pour ta compréhension, je te promets de te le présenter la prochaine fois qu'on se verra ... Toi aussi fait de beaux rêves.

 


Dans la maison de Cassandra

La guérisseuse auscultait son oncle Saga. Apparemment il n'était pas en danger de mort mais il avait besoin d'une surveillance constante. Quand elle l'avait trouvé devant chez elle, elle avait d'abord cru que c'était son père mais elle réalisa bien vite qu'il n'en était rien. Deux jumeaux peuvent sembler physiquement semblable mais pour elle qui connaissait bien son père, elle trouvait que son oncle ne lui ressemblait pas tant que ça. Il y avait une multitudes de petits détailles qui creusaient la différence entre les deux frères.
Soudain un problème sauta aux yeux de Cassandra.
Cassandra : Comment cacher tout ça à Ikki ? A moins que je le mette dans la confidence.

 


Dans le temple du Bélier

Kiki était aux aguets dans sa demeure. Il avait sentit un cosmos très actif non loin d'ici.
Soudain l'espace se tordit à coté de lui et un chevalier tenant deux autre personnes sortit d'une faille dimensionnelle.
Sha Hua : Bonsoir Kiki !
Kiki : Sha Hua ?! Mais qui amènes...

Le chevalier ne termina pas sa phrase qu'il reconnu l'homme au cheveux violet.
Kiki : M... Maître Mu ?
Sha Hua : C'est bien lui.
Kiki : Mais mais comment...
Sha Hua : Je t'expliquerai plus tard. Il a besoin que l'on veille sur lui le temps qu'il reprenne connaissance. Est ce que tu pourrais me téléporter dans le temple de la Vierge pour que je livre ce colis ?
Kiki : C'est Shaka ?
Sha Hua : On ne peu rien te cacher.
Kiki : Je suis certain que Marie acceptera de s'occuper de lui, mais pour Magdalèna j'ai des doutes.
Sha Hua : Je me charge de Magdalèna.
Kiki : Comme tu voudras.

Kiki posa la main sur le chevalier de la Boussole et ils se téléportèrent dans la sixième maison.

 


Dans le temple de la Vierge

Magdalèna : C'est hors de question ! Jamais un homme ne dormira ici.

Sha Hua avait apporté le corps de Shaka à Marie qui avait promis de ne pas en parler à sa sœur. Malheureusement cette dernière avait découvert le pot aux roses dès la fille de Shiryu partie.
Marie : Écoute Magdalèna, ce n'est que pour cette nuit. On ne peut quand même pas le laisser dehors alors qu'il risque de pleuvoir à tout moment.
Magdalèna : Et pour les autres jours ?
Marie : Je te promets que dès demain matin il ne sera plus dans le temple.

Magdalèna maugréa un peu mais se laissa tout de même convaincre par sa sœur.

 


Dans la maison de Shiryu

L'orage venait d'éclater et il pleuvait des cordes. Généralement Shiryu aimait les nuits comme celle-ci car Shunreï ayant une peur panique des éclairs se blottissait généralement contre lui. Mais en ce moment sa femme avait d'autres soucis en tête que la fureur du ciel. Il avait bien une petite idée torride pour lui faire oublier la disparition de leur fille pour un moment au moins, mais elle était irréalisable. Chun-Li atteinte de la même phobie que sa mère était venu se réfugier dans leur lit comme sa sœur n'était pas là.
Soudain Shunreï se leva et sorti de la chambre avec précipitation.
Shiryu : Que ce passe-t-il Shunreï ?
Shunreï : Sha Hua revient, et elle n'est pas seule.

La femme de Shiryu se dirigea à toute vitesse jusqu'à la porte d'entrée de la maison et l'ouvrit. Devant la porte se tenait sa fille toute trempée épaulant un homme inconscient qu'elle ne connaissait pas mais dont le cosmos lui était très familier. Shiryu qui avait entre-temps rejoint sa femme le reconnut tout de suite.
Shiryu : Roshi ?!

 

 

 

 

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Cette fiction est copyright Asclépios.

 

Les personnages de Saint Seiya sont copyright Masami Kurumada.