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28/11/2001
Quelque part dans le Sanctuaire
Julie marchait furtivement dans le bois du domaine sacré. Elle tenait un arc
dans la main et portait une besace à la ceinture ainsi qu'un carquois rempli de
flèches dans le dos. Étant une enfant plutôt dissipée, son père avait décidé
de lui apprendre le maniement de l'arc pour qu'elle se tienne tranquille. Elle
s'était montrée extrêmement douée et y avait pris goût. En ce moment elle était
en train de chasser, elle adorait ça. Cela avait commencé il y a un an, quand
elle avait voulu s'exercer à tirer sur des cibles mouvantes. Elle avait
réussi à atteindre un lapin. Elle ramena sa proie à la maison et sa mère le
prépara. En le mangeant, Julie trouva qu'il était meilleur que les lapins
ramenés du marché de Rodorio. Depuis c'était elle qui s'occupait du
ravitaillement en viande de la famille. Elle avait déjà attrapé deux lièvres et
une perdrix et à présent elle pistait un faisan. Soudain une biche surgit devant
elle, Julie banda son arc par réflexe et visa l'animal. Mais elle ne tira pas,
elle regardait l'animal dans les yeux et celui-ci ne semblait pas la craindre.
Doucement elle baissa les bras et elle commença à s'approcher. Elle était sur le
point de la caresser quand un bruit de brindille que l'on écrase fit fuir la
biche. Julie était triste de la voir partir puis la colère la gagna quand elle
vit que c'était son frère, lui aussi armé d'un arc, qui avait causé le bruit.
Julie : Je peux savoir ce que tu fais là ? Auguste : Eh !
C'est toi qui m'as forcé à aller à la chasse je te rappelle. Julie :
Je me demande bien pourquoi j'ai fais une chose aussi stupide, tu es
complètement bredouille. Auguste : Je t'ai déjà dit que je n'aimais
pas tuer des animaux sans défense. Julie : Dit plutôt que tu es
incapable d'atteindre une cible mouvante.
Habituellement les sarcasmes de sa sœur laissaient Auguste de marbre, mais
cette fois il était bien décidé à lui prouver qu'elle avait tort. Il banda son
arc et tira un trait en l'air. Quelque secondes plus tard un pigeon tomba du
ciel mort transpercé par une flèche. Julie : Autant pour moi, il n'y
a que dans ce domaine où tu es mon égal.
Dans le baraquement de Marine
Aïolia dormait paisiblement quand un bruit ou plutôt un chant le réveilla.
L'ancien chevalier du Lion ouvrit un œil, puis le deuxième et regarda aux
alentours. Apparemment il se trouvait dans une baraque du Sanctuaire. Sa
mémoire était floue, la dernière chose dont il se souvenait était la formidable
vague d'énergie qui s'était abattue sur lui et ses compagnons après que son
frère ait décoché sa flèche contre le Mur des Lamentation. Il semblait qu'il
avait survécu et que quelqu'un l'avait soigné. Il était un peu engourdi et
supposait donc qu'il était resté assez longtemps sans connaissance. Le chant
qui l'avait réveillé repris et il reconnu la voix. Cela l'étonna d'ailleurs
car il ne s'était jamais imaginé Marine en train de chanter. Aïolia décida
finalement de se lever pour aller voir celle qui s'était occupée de lui. Il la
trouva dans la cuisine en train de préparer le repas. Là encore il s'étonna car
la voir cuisiner était une chose plus inattendue pour lui qu'un chevalier de
bronze atteignant le septième sens. Aïolia : Que prépares-tu de bon ?
Au son de la voix de l'homme qu'elle aimait, Marine tressaillit et se
retourna prestement. Comme elle ne portait pas son masque, Aïolia put enfin voir
son visage. Contrairement au reste de son corps bronzé, le teint de Marine
était pâle, sans doute à cause du masque qui l'avait protégée du soleil. Ses
yeux, étrangement ronds et jaunes pour une asiatique, et son nez aquilin lui
donnaient un aspect de rapace. L'ancien gardien de la cinquième maison n'eut pas
le temps d'admirer le visage de celle qu'il aimait qu'elle se jeta à son cou et
l'embrassa passionnément. Surpris mais ravi, il se laissa faire. Cependant quand
il sentit les mains de sa bien aimée dans son pantalon il la repoussa
doucement. Aïolia : Du calme Marine ! Attends un peu.
Marine : Attendre !? Ça fait près de quinze ans que j'attends !
Aïolia demeura interdit face à cette révélation. Il était certainement resté
dans le coma tout ce temps sous la surveillance du chevalier de l'Aigle. Quand
il revint à lui, son premier réflexe fut de demander à Marine ce qu'il s'était
passé durant tout ce temps, mais en la voyant tellement nerveuse et pleine de
désir pour lui, il décida de reporter les questions pour plus tard. Cependant il
ne voulait pas le faire ici dans la cuisine, du moins pas tout de suite. Il prit
alors Marine dans ses bras et la porta jusqu'à la chambre. A la fois surprise et
heureuse elle se laissa faire. En s'approchant du lit, Aïolia senti quelque
chose se briser sous son pied et il se figea. Marine : Quelque chose
ne va pas ? Aïolia : Je crois que je viens de casser ton masque.
Marine : Ce n'est pas grave, de toute façon Athéna a aboli cette loi
il y a deux mois. Aïolia : Mais pourquoi le gardais-tu alors ?
Marine : Je voulais que personne d'autre que toi soit la première
personne à voir mon visage.
Touché par cette révélation, Aïolia embrassa Marine avant de la coucher sur
le lit. Il la dévêtit ensuite avec délicatesse avant de se déshabiller. Au
moment de se coucher avec elle il s'étonna du calme qu'elle affichait maintenant
après son excitation de tout à l'heure. Aïolia : Marine, je voudrais
te dire quelque chose avant que nous fassions l'amour, je suppose que tu connais
le système des jetons pour le chevaliers d'or ? Marine : Je vois ce
que tu veux dire, et je ne t'en veux pas. Aïolia : C'est justement le
contraire, je les ai jamais utilisé. Marine : Où est le problème
alors ? Aïolia : Je n'ai aucune expérience en matière de sexe, tu
risques donc d'être déçue. Marine : Aïolia, pendant quinze année je
t'ai cru mort et je me suis conduite comme une veuve éplorée alors que rien ne
s'était passé entre nous. Je commençais juste à me faire à l'idée d'essayer
d'aimer quelqu'un d'autre quand je t'ai trouvé inanimé devant ma porte il y a un
mois. Je t'aime plus que tout au monde, alors je me moque bien que tu le
fasses bien ou mal, le plus important c'est que tu le fasses avec moi.
Les paroles de Marine firent disparaître les dernières hésitations d'Aïolia
qui semblait gêné d'être inexpérimenté dans ce domaine. Il se mit à
contempler les belles rondeurs de Marine, alors qu'elle devenait de nouveau
impatiente. Elle sursauta et embrassa l'objet de son affection fougueusement, en
mettant ses bras autour de son cou, alors qu'il se tenait légèrement penché sur
elle. Puis, Aïolia se mit à embrasser son cou, suivi par son décolleté et
ses seins. Marine gémit doucement sous les baisers de son amant.
Marine : J'ai du mal à croire que tu ne l'ais pas encore fait. C'est
si bon… Aïolia, prends-moi ! Aïolia : Patience, laisse-moi découvrir
ton beau corps. Je t'aime Marine…
Après quelques instants, où les deux amants avaient entrepris un voyage de
découverte, Aïolia pénétra enfin Marine et les deux se laissèrent aller à leurs
sentiments
Dans le baraquement de Hyoga
Camus s'était réveillé il y a un peu plus d'une heure, il
écoutait Hyoga lui raconter les quinze dernières années. L'ancien chevalier du
Verseau s'étonna en apprenant les avancées technologique comme le téléphone
portable mais n'arrivait pas à croire que les voitures ne volent toujours pas.
Le chevalier du Cygne allait lui parler des changements du Sanctuaire quand son
mobile se mit à sonner en jouant La Marseillaise. Hyoga : Oui chérie ? ... Ne t'en
fais pas, je viendrais bien à Noël et je vous ferais peut être même une petite
visite avant. ... Tu as tout as fait deviné, il s'est réveillé aujourd'hui. ...
Mais non, comment veux-tu qu'il nous comprenne ? ... Comment ? Mais je te l'ai
déjà dit, comme toi il est fran...
Hyoga se tut et tourna la tête vers son maître. Ce
dernier le regardait d'un air amusé. Hyoga
: Il le prend mieux que je ne le pensais. ... Bien
sûr passe-le moi. ... Bonjour petit monstre. ... Pardon !? ... Mais enfin, je
t'ai dit que je le considérai comme mon papa, pas qu'il était mon papa. ...
Écoute, je lui demande mais je ne te promets rien.
Hyoga tandis son portable à Camus. Hyoga : Excusez moi maître, mais il voudrait parler à son
"grand papa".
Camus afficha un air dubitatif avant de se saisir du
téléphone. Camus : Allô ?
Dans la maison de Cassandra
Saga commençait à émerger, il sentait une compresse sur son front.
Cassandra : On va bientôt se réveiller à ce que je vois.
Saga ouvrit avec difficulté un œil et vit le visage de sa nièce.
Saga : Canon ? Cassandra : Désolée, je ne suis que sa
fille.
L'ancien chevalier des Gémeaux se redressa prestement. Saga :
Comment ?! Cassandra : Calmez-vous mon oncle, vous êtes encore
faible. Saga : Co... Comment mon frère a-t-il eu une fille ?
Cassandra : Vous ne pensez tout de même pas qu'il était resté pendant
treize années dans le Sanctuaire sous-marin, c'était un homme de la surface
après tout. Il a rencontré ma mère qui lui a fait le plus grand bien en l'aimant
et en lui donnant un enfant comme le plus grand mal en mourant prématurément. Il
me plaît à penser que si elle n'était pas tombée malade, elle aurait pu le
guérir de sa mégalomanie et il serait retourné au Sanctuaire pour vous
démasquer. Saga : Tu n'as pas l'air de m'apprécier.
Cassandra : Détrompez-vous, je suis heureuse de rencontrer mon oncle,
mais je suis déçue que vous ne soyez pas papa. Si vous saviez comment il est
mort, vous seriez très fier de lui. Saga : Je sais qu'il s'est
sacrifié pour vaincre Rhadamanthe. Cassandra : C'est là où vous vous
trompez, il a survécu à ce combat mais a erré pendant des années dans les enfers
avant de trouver une sortie. Il a vécu au Sanctuaire à l'insu de tous, même de
moi. Je n'ai pu le revoir que le jour de sa mort, il a donné sa vie pour guérir
une malade. Saga : Il est donc mort comme il aurait voulu vivre, en
guérissant les gens.
Des larmes se mirent à couler des yeux de Saga. Il sentit soudain un puissant
cosmos familier et Cassandra semblait l'avoir aussi perçu. Cassandra
: Oh ! Il est en avance, je dois vous laisser mon oncle.
Cassandra sortit de la chambre d'un pas léger et joyeux. Saga :
En quoi la venue de Ikki la rend-elle si joyeuse ? Non ! Ils ne sont quand
même pas ... Mon pauvre Canon, si tu savais qui fréquente ta fille.
Dans le temple de la Vierge
Shaka se demandait où il se trouvait, cela faisait quelques minutes déjà
qu'ils s'était réveillé à l'intérieur d'une petite cabane en bois. Depuis qu'il
avait ouvert les yeux il les avait refermés comme à son habitude pour pouvoir se
concentrer et réfléchir à la situation. Bien que l'endroit lui était inconnu,
son atmosphère lui était étrangement familière. Il avait l'impression d’être
chez lui. Il ne s'était toujours pas aventuré dehors, trop engourdi pour bouger
et donc trop faible pour affronter d'éventuels dangers. Il sentit soudain
approcher un puissant cosmos, inconnu mais sans aucune agressivité. La porte de
la masure s'ouvrit et une jeune femme brune au teint mat fit son entrée. Elle
portait une assiette creuse contenant un bouillon de légumes fumant et dégageant
une délicieuse odeur. Marie : J'avais senti que vous vous étiez
réveillé alors je vous ai préparé quelque chose à manger. Shaka : Qui
êtes-vous ? Et où suis-je ? Marie : On m'avait prévenu que vous
seriez sur la défensive, je m'appelle Marie, je suis le nouveau chevalier de la
Vierge et vous vous trouvez dans le jardin de Twin Sal. Shaka : Vous
mentez ! Il n'y a jamais eu de cabane dans le jardin et de toute façon il a été
pulvérisé quand Camus, Saga et Shura ont utilisé l'Athéna Exclamation.
Marie : Il a été rebâti depuis ; vous avez disparu pendant quinze ans
vous savez ? Shaka : Tout ce temps ! Marie : Je dois vous
laisser à présent, je reviendrai plus tard pour vous expliquer pourquoi je ne
vous ai pas hébergé dans le temple.
Marie donna le bouillon à Shaka et s'en alla. L'ancien chevalier resta un
moment hébété avant de se mettre à manger. Une fois son repas terminé, il décida
d'aller voir Marie pour avoir les explications qu'elle lui avait promises tout à
l'heure car il ne voulais pas attendre à ne rien faire dans ce petit réduit. Il
sortit donc de la cabane et put admirer Twin Sal complètement restauré. Il resta
quelque minute à contempler le paysage puis se dirigea vers le temple. Il tomba
rapidement sur Marie qui lui tournait le dos. Shaka (en lui tapant
sur l'épaule) : Excusez-moi ...
Shaka ne termina pas sa phrase que son interlocutrice se retourna prestement
et lui lança, à sa grande surprise, un puissant coup de poing qui l'envoya
s'écraser contre un mur. Il venait de rencontrer Magdalèna mais croyait avoir à
faire à Marie. La sœur du chevalier de la vierge s'approcha de Shaka la rage au
ventre, elle le souleva par ses vêtements et concentra son cosmos pour le
frapper à la tête. Marie : Magdalèna ! Arrête ça tout de suite.
La jeune femme obtempéra en lâchant sans aucune douceur Shaka qui s'écroula
sur le sol. Magdalèna : Qu'est ce que ce porc fait ici ? Je croyais
qu'il ne devait pas entrer dans le temple ? Marie : Je lui avais bien
signifié de rester dans la cabane mais visiblement il ne m'a pas écouté.
Magdalèna : Évidemment puisque c'est un homme. Marie :
Magdalèna, tu dois apprendre à te contrôler, te rends-tu compte qu'avec ce genre
d'agressivité tu risques de perdre le bébé ? Magdalèna : Il m'avait
prise par surprise. Marie : Nous parlerons de ça plus tard. Va te
reposer, tu t'es assez dépensée pour la journée.
Marie emmena sa sœur jusqu'à sa chambre. Shaka avait suivit toute la
conversation et se releva non sans difficulté pour retourner dans la cabane.
Marie arriva alors et l'épaula. Marie : Je vous avais dit de rester
dans la cabane. Shaka : Vous auriez quand même pu préciser pourquoi.
Marie : Désolée mais je devais me dépêcher pour surveiller ma sœur,
si je ne le faisais pas elle passerait ses journée à s'entraîner.
Shaka : Quel mal y a-t-il à cela ? Marie : Elle est
enceinte et le fœtus est fragile, si elle fait trop d'effort elle risque de
faire une fausse couche. Shaka : J'ai cru comprendre qu'elle
détestait les hommes, comment a-t-elle fait pour se retrouver enceinte? Ce n'est
quand même pas une immaculée conception ?
Marie stoppa soudainement son soutien à Shaka qui faillit tomber.
Marie (sèchement) : C'est parce qu'elle est enceinte qu'elle hait les
hommes, je ne vous reconduis pas, vous connaissez le chemin.
Shaka retourna dans son logement de fortune en se maudissant. Comment
avait-il pu faire une réflexion aussi stupide ? Cette Magdalèna avait bien sûr
été violée. L'ancien gardien de ce temple ne put alors s'empêcher de la trouver
très courageuse de vouloir garder cet enfant.
Dans le temple du Bélier
Mu commençait à se réveiller. Mu : Ma tête me fais un mal de
chien ! Mais où suis-je? On dirait la chambre dans laquelle dormait Kiki. Il
n'aurait quand même pas osé me faire dormir ici tout de même ? En y
réfléchissant bien, il en est parfaitement capable, je vais lui passer un de ces
savons... Une minute, quelle est ce puissant cosmos ? Il ressemble à
celui de Kiki mais il est extrêmement puissant et maîtrisé. Serait-il possible
qu'il se soit éveillé au septième sens et l'ait maîtrisé ? Si ça se trouve j'ai
dormi extrêmement longtemps et il aurait pris la relève en tant que chevalier du
Bélier. Tien ! Un autre cosmos maîtrisant le septième sens approche,
mais il m'est parfaitement inconnu. Peut être ne suis-je pas le seul chevalier
d'or à avoir été remplacé. Il vient de s'arrêter dans le temple, il
doit être en train de parler avec Kiki.
Mu s'approcha de la porte de la chambre et l'entrebâilla pour suivre la
conversation et voir à quoi ressemblait le chevalier inconnu. Il fut surpris en
voyant son disciple portant son armure car il avait bien grandi et cela sous
entendait qu'il était sans doute resté en sommeil plusieurs années. Quand au
chevalier inconnu, il ne portait pas d'armure mais son masque lui indiqua qu'il
s'agissait d'une femme. L'ancien chevalier d'or tendit l'oreille.
Kiki : Sha Hua, si tu savais comme je suis heureux que tu aies ramené
mon maître. Sha Hua : Il ne devrait pas tarder à ce réveiller si ce
n'est déjà fait.
Sha Hua tourna la tête vers Mu qui par réflexe se cacha. Il savait cependant
que c'était inutile car il avait été repéré. Sha Hua : Quand il sera
complètement rétabli, je l'emmènerai avec les autres voir Athéna.
Kiki : Sha Hua, je ne sais vraiment pas quoi faire pour te remercier
tu sais. Sha Hua : Moi j'ai une petite idée.
Mu s'était remit à espionner son élève et il vit la fille de Shiryu enlever
son masque et se jeter au cou de Kiki pour l'embrasser. Kiki se laissa faire
un moment avant de repousser Sha Hua. Kiki : Non ! Je suis désolé Sha
Hua mais je ne peux pas. Sha Hua : Mais pourquoi ? Tu ressens la même
chose pour moi et tu le sais. Kiki : Mais enfin Sha Hua ! Regarde
nous ! J'ai dix ans de plus que toi, tu n'es encore qu'une enfant. Sha
Hua : Je te rappelle qu'au Sanctuaire, en devenant chevalier on atteint sa
majorité. Je t'aime Kiki, j'ai à présent la possibilité de t'épouser et je suis
même assez mûre pour porter tes enfants.
Comme par réflexe, Kiki gifla Sha Hua. Sha Hua (des larmes pleins
les yeux) : Pou... Pourquoi as-tu fais ça ?
Kiki ne répondit pas et se contenta de baisser la tête. Sha Hua elle, quitta
le temple en courant. Mu décida d'aller voir son disciple. Mu :
Je peux savoir ce qui t'a pris de repousser une fille aussi mignonne ?
Kiki : Vous avez tout vu maître ? Mu : J'avoue avoir épié
toute la discussion, si j'ai bien compris c'est grâce à elle que je suis là.
Kiki : C'est une fille formidable mais elle est malheureusement trop
jeune pour moi. Mu : Kiki, comme elle te l'a dit c'est une femme à
présent, tu n'as pas à avoir honte de tes sentiments pour elle. Kiki
: Mais enfin maître, elle n'a que treize ans ! Moi j'en ai déjà vingt-trois. Ce
serait de la pédophilie. Mu : De la quoi ? Kiki : A votre
époque on appelait ça encore timidement du détournement de mineur. Mu
: Mais ce n'est plus une mineur justement ! Kiki : Maître, cette
règle disant que l'on devient adulte en accédant au titre de chevalier date
d'avant l'arrivée des femmes dans la chevalerie, c'est surtout pour faire
comprendre que l'on devient responsable. Si, aussi improbable que cela puisse
paraître, une fillette devient chevalier à l'âge de quatre ans, doit-on pour
autant la considérée comme assez mûre pour fonder un foyer ? Mu : Hum
... Tu as sans doute raison, mais j'ai l'impression que son jeune âge n'est pas
la seule chose qui te gêne. Kiki : On ne peut rien vous cacher
maître, c'est la fille de Shiryu et je suis son parrain. Je l'ai vu grandir, je
l'ai faite sauter sur mes genoux, changé parfois ses couches, donnés le biberon,
je l'ai aimée comme un grand frère. Mu : Et maintenant tu l'aimes
comme un homme et tu as l'impression que c'est de l'amour incestueux.
Kiki : S'il n'y avait que ça, je la désire, de tout mon être.
Mu : Tu ne t'avances pas un peu là ? Kiki : L'année
dernière alors que j'utilisais un jeton, j'ai appelé ma partenaire Sha Hua, elle
n'était pas encore chevalier à l'époque et n'avait que douze ans. Mu
: Je vois ce qui t'inquiète, mais comme je te l'ai dit elle est à présent
majeure ses sentiments pour toi sont réciproques et elle sait certainement
comment on fait les bébés.
Kiki soupira, les paroles de son maître bien que très sage ne parvenaient pas
à le consoler. Dans son esprit il n'était rien de plus qu'un pervers.
Dans la maison de Shiryu
Doko commençait à reprendre connaissance, il sentait une présence à coté de
lui. Il ouvrit les yeux mais il était faible et ne pu distinguer qu'une
silhouette qui lui était familière. Doko : Shunreï ?
Chun-Li : Désolée, je suis sa fille Chun-Li. Doko : C'est
... C'est impossible, elle a eu un garçon. Chun-Li : Vous vous
trompez de Shunreï à mon avis. Doko : Excusez-moi, j'avais la tête
ailleurs. Chun-Li : C'est normal après quinze année dans le comas, la
Shunreï dont vous parliez, c'était votre fiancée ? Doko : C'était ma
grande sœur, j'ai donné son nom à ta mère pour lui rendre hommage. Ton père est
Shiryu n'est-ce pas ? Chun-Li : C'est exacte. C'est étrange papa ne
m'a jamais dit que vous aviez une sœur. Doko : Je lui en ai jamais
parlé ça faisait trop mal. En fait tu es la deuxième personne à qui j'en révèle
l'existence. Chun-Li : Je peux savoir qui était la première si ce
n'est pas trop indiscret ? Doko : Un disciple en qui j'avais encore
plus confiance que ton père et qui m'a déçu au plus haut point.
L'ancien chevalier sentit un puissant cosmos approcher et se tendit par
réflexe. Chun-Li : Ne vous inquiétez pas, c'est ma grande sœur, elle
forte hein ? C'est elle qui vous a ramené des enfers. Je vous laisse, je vais
lui dire que vous êtes réveillé.
Chun-Li laissa le maître de son père pour aller voir Sha Hua.
Chun-Li : Sha Hua, ça y est il est réveillé. Sha Hua (en
pleur) : Je m'en fou ! Chun-Li : Qu'est-ce qui t'arrive ? Ça c'est
mal passé avec Kiki ? Sha Hua : Ta gueule !
Joignant la geste à la parole, Sha Hua gifla sa sœur avant de courir
s'enfermer dans sa chambre. Chun-Li alla à sa poursuite. Elle surprit sa sœur le
poing levé prête à réduire son masque en miette. Chun-Li : Sha Hua,
arrête ça ! Sha Hua (en pleur) : Chun-Li, il me déteste.
Chun-Li : Mais non, mais tu t'y es prise trop tôt c'est tout. Je
t'avais dit d'atteindre encore au moins un an. Sha Hua (idem) : Il
m'a frappée ! Chun-Li : Ce doit être une petite claque de rien du
tout, il n'y à même pas de marque. Sha Hua ( idem) : Si tu savais
comme je suis malheureuse !
Chun-Li serra alors sa grand sœur dans ses bras pour la consoler. Cette
dernière se mit à caresser tendrement ses long et doux cheveux.
Dans l'Élision.
Une nymphe courait vers le temple d'Hadès, après avoir obtenu audience elle
s'adressa à son seigneur. Nymphe : Votre majesté, ils se sont enfin
réveillés. Hadès : Bien, et comment se sentent-ils ?
Nymphe : Ils sont un peu perdus et suspicieux, il ne veulent pas
croire que la paix est installées entre vous et Athéna. Hadès : C'est
normal, ils doivent penser que c'est un piège. Nymphe : Votre
majesté, je souhaiterais m'excuser au nom de mes sœurs pour avoir refusé la
présence des douze chevaliers d'or, nous nous somme très vite habituées à les
côtoyer et nous aurions très bien pu tous les soigner. Hadès : Vous
êtes toutes excusées, de toute façon c'est une bonne chose que l'écliptique ne
soit pas formé, ils auraient tenter de s'échapper par force. Nymphe :
Merci seigneur Hadès. Je venais aussi vous dire que l'un d'eux souhaiterait
s'entretenir avec vous. Hadès : Ça ne m'étonne guère, d'ailleurs il
t'a suivi jusqu'ici et a réussi à s'introduire dans le temple. Sors donc de
ta cachette, pensais-tu vraiment tromper ma vigilance dans mon propre domaine ?
Un homme apparu derrière une colonne. Chevalier d'or : Je
reconnais que je pensais pouvoir vous espionner à loisir. Je me présente, je
suis Aïolos chevalier d'or du Sagittaire. Hadès : Rectification, tu
es l'ancien chevalier d'or du Sagittaire, une autre personne porte ton armure à
présent. Aïolos : J'aurais des question à vous poser, pourquoi nous
avez-vous ressuscité et où sont les six autres chevaliers ? Hadès :
Je ne vous ai pas redonné vie car vous n'étiez pas mort, en fait le contre coup
de votre offensive contre le Mur des Lamentation vous a projeté dans une
dimension où vous êtes resté inconscient pendant quinze années. Vous y
seriez encore si le chevalier de la Boussole ne vous avait pas repérés et sauvés
de cet endroit. Aïolos : Si c'est un chevalier qui nous a tiré de là,
alors pourquoi sommes-nous dans votre domaine ? Hadès : Par ce que
cette dimension était proche de ce plan de l'existence, elle n'aurait jamais pu
vous ramener depuis la terre. Aïolos : Et pour mes autres compagnons
? Hadès : Les nymphes ne voulaient pas s'occuper de vous tous, les
six autres ont été rapatriés sur terre pour recevoir des soins.
Aïolos : Et pourquoi ne sommes-nous pas tous rentré sur terre ?
Hadès : Je souhaitais faire quelque chose de concret pour m'excuser
d'avoir voulu détruire l'humanité durant des siècles, crois-le où non j'ai finit
par reconnaître mes erreurs et j'essaie de réparer sans déroger à mon rôle de
seigneur impartial mais juste des Enfers, rôle qui m'a échu lors du partage du
monde, mais tu retrouveras tes compagnons lorsque vous aurez totalement
récupéré. A ce moment là, Sha Hua viendra vous chercher. Aïolos : Qui
est cette personne ? Hadès : C'est le fameux chevalier de la
Boussole, à présent retourne auprès de tes compagnons.
Hadès fit un geste de la main et Aïolos se retrouva à l'extérieur du temple.
L'ancien chevalier du Sagittaire se sentit un peu vexé d'avoir été ainsi
congédié par Hadès, mais en même temps il s'était lui même introduit dans le
temple d'une façon fort peu orthodoxe. En retournant voir ses compagnons, il
s'aperçu qu'ils écoutaient un homme avec attention, un homme qui ressemblait
étonnamment à Saga. Milo : Ah Aïolos ! Approche que je te présente
Canon, c'est jumeau de Saga, il est en train de nous expliquer ce que nous
faisons ici. Aïolos (suspicieux) : Et que fait-il là lui ?
Canon : Je suis mort et c'est ici que je passe l'éternité.
Milo : Calme toi Aïolos, c'est un homme de confiance qui ne trahirait
jamais Athéna, je peux m'en porter garant. Shura (à Aïolos) : Au fait
tu as découvert quelque chose d'intéressant en suivant la nymphe ? Aïolos
: Et bien il semblerait qu'Hadès ne soit plus un ennemi d'Athéna, cependant
j'ai encore du mal à le croire. Shura : C'est vrai qu'il y a des
choses assez étranges dans l'histoire que nous à racontée Canon, comme le fait
que nous devons notre liberté à un chevalier d'argent. Canon :
Justement, quand Aïolos est arrivé j'allais préciser que Sha Hua était mon élève
ainsi que la fille de Shiryu. Shura : Et bien voilà qui explique tout
! Quoi de mieux qu'un chevalier exceptionnel comme père pour être soit-même un
chevalier exceptionnel. Aïolos : Tu sembles porter une grande estime
à ce chevalier. Shura : Il m'a montré mes erreurs et m'a permis de me
repentir avant ma mort. Milo : Contrairement à certains.
Aphrodite : C'est de moi que tu parles ? Milo : Pas
seulement. Aldébaran : Vous n'allez quand même pas vous battre ?
Milo, quoi qu'ait fait Aphrodite par le passé, il a aidé Shion et les autres
pour trompé Hadès et s'est joint à nous pour détruire le Mur des Lamentations.
Quant à toi Aphrodite tu as été le fidèle servant de Saga pendant des années
alors ne nous demande pas d'oublier ta trahison du jours au lendemain.
Milo : Tu devrais prendre exemple sur Masque de Mort, lui au moins à
la décence de ne pas la ramener.
Aphrodite serra le poing prêt à frapper Milo, mais Aldébaran le devança et
flanqua une puissante baffe avec le dos de la main qui fit tomber l'ancien
chevalier du Scorpion à terre. Milo : Pourquoi t'a fait ça ?
Aldébaran : Par ce qu'il n'y avait aucun autre moyen pour t'empêcher
d'envenimer la situation. Tu as dit à Aphrodite de prendre exemple sur Masque de
Mort, et bien toi prend exemple sur moi où Shura qui ne faisons aucun reproche à
nos frères d'arme.
En observant les agissements d'Aldébaran, Aïolos ne pu s'empêcher de penser
qu'il aurait agi de la même façon, parfois les coups étaient la seule façon de
faire entendre raison à Milo. Il se souvenait que lorsque qu'il allait
surveiller son entraînement, Hippocrate devait user de la même méthode.
Dans le temple du Capricorne
Sakura était dans la maison de Cyrano pour son entraînement quotidien et
aussi pour éprouver la nouvelle technique du gascon. Les deux chevaliers se
faisaient face, le chevalier du capricorne portait son armure quant à la fille
de Shun et Shina, elle était vêtue de son kimono. Cyrano : Par les cent lames de la porte de Nelse !
Cent faisceaux tranchants foncèrent sur Sakura à la vitesse de la lumière.
Bien que ne les voyant pas elle les sentait, tellement qu'elle en avait presque
la nausée. Se fiant uniquement à son instinct, elle réussi à tous les éviter à
force de pirouettes et de contorsions. Elle ne regrettait pas de s'être inscrite
au club de gymnastique du lycée, elle y avait acquis une souplesse que peu de
chevaliers, même femme, possédaient. Cependant elle venait de fournir un gros
effort et elle était à présent exténuée. Malgré sa force elle n'était qu'un
chevalier d'argent et elle avait du utiliser toute ses ressources pour échapper
à l'attaque de Cyrano. Cyrano : Tu vas bien ? Sakura : Je
suis vidée. Cyrano : Je ne te parlais pas de ça, depuis quelque
semaines je trouve que tu agis bizarrement. Tu es plus distante et surtout tu
sembles beaucoup plus raide dans tes mouvements. Tu as fait beaucoup de gestes
inutiles pour éviter mon attaque et ça ne te ressemble pas. Sakura :
Où veux-tu en venir ? Cyrano : Sakura, nous sommes amis, alors si tu
as un problème tu peux te confier à moi. Sakura : Désolée Cyrano,
mais je n'ai rien à te dire que tu ne saches déjà de la bouche de ma mère.
Cyrano : Pardon ?! Sakura : Ne me prends pas pour une
idiote, je sais très bien qu'elle t'a parlé de ... De ce qui est arrivé au
Japon, c'est pour ça que tu n'as jamais essayé de savoir comment je vivais là
bas. Elle a bien fait d'ailleurs car je crois que sans ça tu aurais tôt ou tard
abordé ce sujet qui me fait encore souffrir. Mais je te rassure, mon
comportement qui te parait étrange n'a rien à voir avec ça. Je te laisse
maintenant je vais prendre une douche. Cyrano : Et tu ne veux rien me
dire ? Sakura : Il y a des choses que les hommes doivent ignorer.
Après ses paroles énigmatiques, Sakura retourna chez elle.
Treizième temple
Pendant que Sakura se lavait, Shun parlait à sa femme. Shun : Je
m'inquiète pour notre fille, ces dernier temps elle agit étrangement. J'ai
l'impression qu'elle nous fuit, elle passe son temps entre sa chambre et ses
entraînements qui ont lieu dans un endroit secret quand ce n'est pas dans la
maison du Capricorne. Nous ne la voyons plus qu'à dîner car elle déjeune à
présent au réfectoire. Shina : Tu as oublié de mentionner qu'elle
s'est remise à porter son kimono et plus ta vieille tunique d'entraînement.
Shun : Ce n'est pas drôle Shina. Shina : Pour être franche
avec toi, je ne me fais pas de souci à son sujet. Je pense qu'elle essaye de
s'émanciper, après tout elle est officiellement adulte maintenant. Mais si tu
t'inquiètes tant, tu devrais lui parler au lieu de te plaindre. Shun
: Tu as raison, je vais le faire de ce pas.
Shun se dirigea prestement dans la chambre de sa fille et entra sans frapper.
Un cri strident l'en fit sortir encore plus rapidement, il avait surpris sa
fille à moitié nue. Il attendit un peu avant de pénétrer à nouveau dans la
chambre, non sans avoir frapper cette fois ci. Elle avait finit de se rhabiller
et portait son kimono Shun : Sakura, excuse-moi pour mon entrée
brusque de tout à l'heure, mais j'ai à te parler c'est urgent. Ta conduite de
ses derniers jours m'inquiète, j'ai l'impression que tu fais tout pour passer le
moins de temps possible avec nous et ...
Shun se tut subitement et se mi à scruter sa fille avec des yeux ronds. Il
s'approcha pour la regarder de plus prêt. Shun : Mais ma parole, tu
as grandi ! Tu as bien pris cinq centimètres. C'est pour ça que tu ne mets plus
ma tunique, elle ne te va plus. Sakura (hésitante) : Heu, oui.
Shun : C'est donc ça qui te rendait si distante, mais tu pouvais très
bien nous en parler, ta mère et moi avons aussi eu des poussées anormales de
croissance, tu n'as pas à en avoir honte. Sakura : Maintenant que tu
es rassuré, tu peux me laisser seule s'il te plaît.
Shun obtempéra, il savait ce que sa fille ressentait, il avait vécu ça lui
aussi. Quand il avait découvert que sa taille avait changé en quasiment une
nuit, il avait été pris de panique et heureusement que Daidalos l'avait
rapidement rassuré. En fait Sakura avait beaucoup mieux réagi que lui.
Shina : Ça a été bien rapide, elle n'a pas voulu te voir ?
Shun : Si, mais son problème n'était pas si grave que ça, elle a fait
une poussée de croissance et ça la perturbait. Shina : Il va falloir
que je lui parle pour la rassurer. Shun : Ce n'est pas la peine, je
l'ai déjà fait. Après tout j'ai vécu la même chose qu'elle. Shina :
Excuse-moi Shun mais tu n'as pas exactement vécu la même chose, je vais la voir.
Shina alla à son tour voir sa file et entra sans frapper. Sakura :
Mais c'est une manie ma parole ! Shina : Il faut que nous parlions
toutes les deux. Sakura : Si tu souhaites savoir ce qui me tracasse,
demande un rapport à papa. Shina : Quelle agressivité, moi aussi j'ai
réagi comme toi quand ils ont poussé. Sakura : Je ne vois pas de quoi
tu veux parler. Shina : Ne fait pas l'innocente, je sais très bien
que tu les caches en les comprimant avec des bandes de tissus. Tu vas les abîmer
en faisant ça. Sakura : Mais à quoi tu fais allusion à la fin !
Shina comprenant qu'elle ne tirerait rien de sa fille avec des mots, décida
d'entamer une autre approche et ôta par surprise le haut de kimono de Sakura.
Comme elle s'en doutait elle dissimulait ses seins grâce à une longue bande
de tissu. Shina : Mais c'est de la soie ma parole ! J'ai bien
l'impression que tu as reçu l'aide d'Athéna. Sakura : Mais comment
as-tu deviné ? Shina : Je te l'ai dit, j'ai eu la même réaction que
toi quand mes seins ont poussés alors que je n'avais que dix ans, d'ailleurs je
m'étonne de ton attitude car contrairement à toi à ce moment, je ne savais rien
de la puberté et des changements qu'elle entraînait. Sakura : Ce
n'est pas ça, mais je ne me reconnais plus, chaque fois que je me regarde dans
la glace j'ai l'impression de voir une autre personne. Je m'étais habituée à mes
pruneaux et me voilà avec des melons. Shina : Il est vrai que ta tête
de garçon manqué s'accorde mal avec ton nouveau corps. Il va falloir te
féminiser un peu, tu devrais te laisser pousser les cheveux et porter enfin
l'uniforme des femmes chevaliers. Sakura : Mais maman ...
Shina : Pas de mais ou alors ce conseil maternel se transformera en
ordre du chevalier d'Ophiucus. Sakura : Très bien, je vais m'occuper
de mes cheveux tout de suite. Shina : Et je vais te prêter une de mes
ancienne tunique le temps que tu aies la tienne.
Sakura se montra septique car la dernière fois qu'elle avait porté les
vêtements de sa mère, elle avait été ridicule. Cependant, avec sa poussée de
croissance l'uniforme lui allait à présent beaucoup mieux, même s'il fallait
faire quelques retouches. Après ce changement de tenue, Sakura se rendit dans la
maison de Shiryu pour voir sa cousine Chun-Li. Sur le chemin elle ne put
s'empêcher d'avoir l'impression que les chevaliers d'or masculins la
déshabillaient du regard. En passant la sixième maison, elle crut sentir un
puissant cosmos inconnu mais n'y fit pas vraiment attention. Dans le temple du
Taureau elle eut à faire à Will qui la scruta avec un air libidineux,
heureusement Hilda était là pour réfréner ses ardeurs et le rappeler à l'ordre.
Énervée par le comportement de Will, elle ne sentit pas le cosmos inconnu en
traversant la de meure de Kiki. Enfin, deux heures après son départ, Sakura
arriva chez Chun-Li. Cette dernière était toujours en train d'essayer de
consoler sa grande sœur. Sakura : Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi
Sha Hua a l'air si triste ? Chun-Li : Désolée Sakura mais c'est trop
personnel, tu as beau être notre cousine je ne te connais pas assez pour te le
dire. Sakura : Tu as raison ça ne me regarde pas, de toute façon
c'est quoi je suis venue voir. Chun-Li : Moi ! Et pourquoi ?
Sakura : J'aurai un service à te demander, comme tu as le pouvoir de
contrôler la croissance de ta chevelure, est-ce que tu pourrais faire pousser
mes cheveux s'il te plaît ? Chun-Li : Bien sûr, avec plaisir,
mais ça risque de prendre un peu de temps. Sakura : Alors commençons
tout de suite si ça ne te dérange pas. Chun-Li : Installons-nous dans
ma chambre.
La chambre de Chun-Li et Sha Hua était très lumineuse, bien que chacune des
sœurs ait son lit, les deux couches étaient l'une contre l'autre preuve de la
bonne entente entre les filles. Il y avait une commode avec un grand miroir
contre une cloison, plusieurs peignes, brosses et lotions pour l'entretien des
cheveux posés dessus. Sakura : Tu ouvres un salon de coiffure ?
Chun-Li : En tant que chevalier de la Chevelure de Bérénice, il faut
que j'entretienne mes cheveux comme le reste de mon corps, mais je ne nie pas y
prendre du plaisir. D'ailleurs ma mère et ma sœur font souvent appel à mes
services. Sakura : Au fait où sont tes parents ? Je ne sent pas leur
présence. Chun-Li : Ils sont partit aux Cinq Pics pour se ressourcer,
avant que je ne devienne chevalier ils nous emmenaient Sha Hua et moi. Mais
revenons à la raison de ta visite, installe-toi confortablement je vais utiliser
mon cosmos pour faire pousser tes cheveux. Pendant le processus je serai en
transe donc pas la peine de me parler.
Sakura s'assit sur un des lit, Chun-Li posa ses deux mains sur son front et
elle se mit à sentir de petits picotements sur sa tête. Sakura se rendit soudain
compte que Sha Hua était aussi présente dans la chambre mais qu'elle était
restée silencieuse. Elle déprimait vraiment, et en tant que cousine elle voulait
faire quelque chose. Sakura : Laisse moi deviner, c'est un chagrin d'amour,
je dis ça car tu fais la même tête qu'un fille que j'ai connue au lycée. Elle
était tombée amoureuse d'un de ses professeur mais il n'avait pas répondu
positivement à sa déclaration. On raconte que lui aussi était amoureux d'elle
mais qu'il l'avait rejetée pour ne pas qu'elle gâche sa jeunesse avec lui. Dans
ton cas bien sûr je suppose qu'il s'agit de Kiki. Sha Hua :
Sakura : Tu sais, il faut un peut se mettre à sa place, il n'a pas la
même culture que toi, il connais la vie et les lois à l'extérieur du Sanctuaire.
Par exemple au Japon pour être considéré comme adulte il faut avoir vingt et un
ans, par contre il n'en faut que seize pour pouvoir se marier et toi tu es loin
du compte, il est normale qu'il te considère encore comme une enfant. Sha
Hua : Sakura : Si tu veux mon avis laisse un peu d'eau couler
sous les ponts et retente ta chance avec une approche différente, tu auras
peut-être un meilleur résultat. Sha Hua : Sakura : En même temps je
suis assez mal placée pour te donner des conseils de drague vu le résultat de ma
première et seule histoire d'amour. Lui et moi étions de très bons amis et quand
je me suis rendu compte que j'étais amoureuse je n'ai pas voulu lui révéler mes
sentiments. De toute façon ça n'aurais servit à rien car j'ai appris plus tard
que je n'étais pas son type, fin de l'histoire. Sha Hua (après un
long silence) : Et c'était quoi son genre de femme à cet abrutit ?
Sakura : Qui t'a parlé de femme ?
Sha Hua restât interloquée avant de se mettre à glousser pour finir par être
prise d'un fou rire incontrôlable. Sha Hua : Excuse moi Sakura
(rire), mais c'est ... (rire) C'est tellement cocasse comme situation, (rire)
tomber amoureuse d'un homosexuel !
Ne pouvant pas s'empêcher de rire, Sha Hua sortit de la chambre. Elle s'en
voulait de son hilarité car elle avait bien senti qu'en racontant sa
mésaventure, Sakura avait eu un grand pincement au cœur. Son histoire devait
certainement être plus tragique que ce qu'elle voulait faire croire. Elle était
bien la fille de son père, elle s’était faite souffrir pour la consoler. Étant à
présent de bien meilleure humeur, Sha Hua décida d'aller présenter ses respects
à Doko qui avait été installé dans la chambre d'amis.
05/12/2001
Une semaine venait de se passer depuis le réveil des anciens chevaliers d'or.
Sha Hua jugeant, d'après la forme de Doko et ce qu'elle ressentait des cinq
autres anciens chevaliers qu'elle avait ramené au Sanctuaire, que ceux dans
l'Élision avaient récupéré et décida qu'il était temps de les ramener sur Terre.
Chez Cassandra
Alors que sa nièce était partie s'occuper de ses patients à l'infirmerie,
Saga faisait quelques exercices d'assouplissement dans sa chambre quand soudain
il entendit une voix, ou plutôt une volonté résonant directement avec son cosmos
qui lui commandait de se rendre au pied des marches des temples du zodiaque.
Athéna venait de s'adresser à lui et il ne pouvait pas faire moins que de
s'exécuter sur-le-champ. Mais au moment où il sortit de la maison, il tomba sur
Ikki. Étrangement ce dernier ne semblait pas être surpris de voir un "mort".
Ikki : Je peux savoir où tu t'enfuis comme ça ? Saga :
Ikki ! Et toi ? Que viens tu faire chez ma nièce ? Ikki : Comme elle
s'inquiétait pour toi elle m'a demandé de venir te surveiller, mais je vois
qu'elle se faisait du souci pour rien. Maintenant à toi de répondre à ma
question. Saga : Athéna vient de me m'ordonner de me rendre au pied
des marches. Ikki : C'est bon tu peux passer. Saga : Tu
fais confiance aux autres maintenant, c'est nouveau. Ikki : Remercie
Cassandra, maintenant file il ne faut pas faire attendre la déesse.
Saga se rendit rapidement là où la déesse le désirait et remarqua qu'il avait
déjà été précédé par Mu, Camus et Doko.
Dans l'Élision
Les six "invités" d'Hadès s'étaient tous regroupés au même endroit, il
avaient entendu dans leur cosmos Athéna les enjoindre de le faire pour leur
retour sur terre. Soudain l'aire se mit à se déchirer devant eux avant
qu'une faille dimensionnelle de forme rectangulaire ne s'ouvre. Un femme
chevalier en armure en sortit. Shura : Chevalier Sha Hua je présume ?
Sha Hua : C'est exact. Si vous voulez bien me suivre la déesse vous
attend. Aïolos : Comment diantre avez vous réussi à ouvrir un passage
depuis la terre ? Je veux bien croire que vous êtes très puissante mais quand
même ... Sha Hua : C'est très simple, ouvrir un passage direct est il
est vrai impossible, je suis donc "simplement" passée par plusieurs autres
dimensions jusqu'à en trouver une proche d'ici. Maintenant dépêchez-vous de
passer car je ne pourrais pas maintenir toutes ses portes ouvertes indéfiniment.
Les six anciens guerriers d'Athéna ne se firent pas prier plus longtemps et
s'engouffrèrent dans le vortex. Quand ils ressortirent il se retrouvèrent au
pied des marches en face de Saga, Camus, Doko et Mu. Tout d'un coup, Shaka fit
son apparition avec Kiki.
Quelques instants plus tôt dans le Jardin de Twin Sal
Shaka était entrain de méditer sous les saules. Magdalèna : Putain
! T'as vraiment rien d'autre à foutre de tes journées espèce de parasite ?
Shaka : Et en quoi cela te dérange t'il ? Je ne suis pas dans le
temple que je chasse ? Magdalèna : Par ce que tu crois que je
pourrais y rester enfermée tout le temps ? Avant que tu t'incrustes je venais là
pour regarder la beauté du jardin et me détendre, maintenant il y a un tas
d'immondices qui gâche le paysage. Shaka : Tu devrais te calmer, le
stress est mauvais pour ton état. Magdalèna : Vivement que j'accouche
que je puisse te virer de chez nous à coup de pieds dans le cul.
Shaka : Même si je suis diminué, je suis plus puissant que toi.
Marie : Ne fait pas l'erreur de sous-estimer ma sœur, elle est au
moins aussi forte que moi Magdalèna : Je n'ai pas besoins que tu me
défendes. Marie : Toi non, mais ton enfant oui. Magdalèna
: C'est bon, je retourne dans ma chambre.
Magdalèna rentra dans le temple non sans avoir persiflé sur Shaka.
Shaka : Je me demande si elle n'a pas raison, si je ne devrais pas
quitter cette demeure qui n'est plus la mienne. Marie : Au contraire,
restez. Vous faite le plus grand bien à Magdalèna, c'est vrai qu'elle se montre
agressive, mais elle tente de surmonter sa haine des homme en cherchant le
dialogue avec vous. Shaka : Parce que vous appelez ça du dialogue !?
Marie : Avant chaque fois qu'un serviteur venait s'occuper de
l'entretien du temple, elle se cachait dans sa chambre. Si elle voulait demander
quelque-chose, elle passait par moi. Mais avec vous, même si elle vous insulte,
au moins elle vous parle.
A son tour Marie retourna dans le temple laissant Shaka seul. Dans ses
réflexions, l'indien s'étonnait de ses sentiments envers Magdalèna. D'un coté
elle l'agaçait, mais de l'autre il ne pouvait s'empêcher de l'admirer pour
les efforts qu'elle faisait pour surmonter son traumatisme. Soudain Kiki
apparu. Kiki : Shaka, je dois t'emmener au bas des marches, ordre
d'Athéna. Shaka : Et bien je ne suis pas fâché de quitter cet endroit
qui est devenu très inhospitalier.
Le chevalier du Bélier ne répondit rien, même s'il avait envie de défendre
Magdalèna, et se téléporta avec Shaka.
Au pied des marches.
Treize personnes se trouvaient au pied des marches menant
au temple d'Athéna : onze vétérans de la dernière guerre contre Hadès, le
nouveau chevalier d'or du Bélier, et la fille aînée de Shiryu. Milo : Camus, vieux frère ! Camus : Milo, mon bon ami ! Aldébaran : Et bien Mu, on dirait que ton disciple t'a
remplacé au pied levé. Mu : Je dois
reconnaître que je suis très fier de lui, et toi Shaka ? D'après Kiki tu étais
logé chez ton successeur. Shaka : Ne m'en
parle pas Mu, si celle qui porte à présent mon armure est une personne très
aimable, sa soeur au contraire est une véritable harpie. Aïolos : Excusez-moi, mais où est mon frère ?
Un lourd silence se fit, dans la joie des retrouvailles,
personne n'avait remarqué l'absence d'Aïolia. Sha Hua : Ne t'inquiète pas Aïolos, il est juste
occupé. Camus : Je crois comprendre. Doko,
toi tu étais chez Shiryu j'imagine ? Doko
: En effet, et toi chez Hyoga. Saga :
Quand à moi c'était chez quelqu'un de ma famille dont j'ignorais jusqu'à
l'existence. Camus : A l'exception de
Shaka, ceux qui on été rapatrié au Sanctuaire se sont fait soigner par les
personnes dont ils étaient le plus proche. Donc Aïolia n'a pu être confié qu'a
une seule personne. Milo : Et bien il ne
doit pas s'ennuyer. Aïolos : Mais
expliquez-vous à la fin ! Camus : Et bien
pour paraphraser un chanteur de mon pays, si ton frère est absent c'est parce
qu'il nous a trahi pour une prison d'amour et sa belle geôlière.
Milo : Et nous ne sommes certainement pas prêts
de le revoir de si tôt.
Comme pour contredire l'ancien chevalier du Scorpion,
Aïolia arriva dans la minute suivante, complètement essoufflé et les cheveux
ébouriffés. Shura : Quand on parle du loup
... Aïolia : Excusez-moi pour le retard,
j'étais comment dire ... Aldébaran : Nous
savons très bien ce que tu faisais. Aïolia
: Ah ! Aïolos : Et c'est tout ce que tu as
a dire ?! Aïolia : Mon frère !
Aïolos : N'essaie pas de me prendre par les
sentiments, ton comportement est inqualifiable, tu as fait passer ton plaisir
personnel avant les ordres de la déesse ! Aïolia : Comment peux-tu penser une telle chose de moi ?
Quand Athéna m'a contacté j'étais sur le point de venir tout de suite, mais elle
m'a dit que je pouvais prendre mon temps. Sans cela, j'aurais été le premier
arrivé, la maison de Marine est à deux pas. Milo : La déesse t'a dérangé en pleine action si je
comprends bien. Aïolia : Milo ! Malgré tes
sarcasmes, c'est bon de te revoir ; mais il y en a deux dont je me passerai
volontiers de la présence. Aïolos : Ah non
! Tu vas pas t'y mettre toi aussi ?! Aïolia : Mais enfin ! Ce sont des traîtres de la pire
espèce, ce n'est pas par ce qu'ils se sont joints à nous pour détruire le Mur de
Lamentation que ça les absout de leurs crimes. Aïolos : C'est à Athéna d'en décider, et sache que leur
aide dans notre combat contre Hadès ne se limite pas à ce sacrifice. En fait
sans eux jamais Athéna n'aurait pu récupérer son armure.
Les regards étonnés et curieux de ceux qui avaient
combattu les "serviteurs d'Hadès" , à l'exception de Doko, se posèrent sur
Aïolos. Aïolos : Comme vous le savez,
toutes les âmes de chevaliers vont directement au Cocyte. C'est là que Hadès a
recruté les chevaliers pour tuer Athéna et j'ai été témoin de toute la scène. Au début, son choix s'était uniquement
porté sur Masque de Mort et Aphrodite car il savait qu'ils avaient trahi la
déesse de leur vivant. Ils ont rapidement accepté
mais ils ont ensuite fait remarquer au seigneur des Enfers qu'à eux deux ils ne
pourraient pas vaincre les cinq chevalier d'or restant. Trop sûr
de lui, Hadès les laissa choisir leurs allier pendant
qu'il allait se reposer. C'est alors qu'ils mirent leur plan à exécution.
Milo : Attends Aïolos, tu veux dire que ce sont
Aphrodite et Masque de Mort qui ont eu l'idée de l'attaque du Sanctuaire pour
réveiller l'armure d'Athéna ? Camus :
Aussi étrange que cela puisse paraître c'est exact mon ami. En fait seul Masque
de Mort connaissait son existence à part Shion. Milo : Et comment pouvait-il le savoir ? Masque de Mort : Mon maître était très ami avec
Shion.
Cette fois-ci c'est Masque de Mort qui eut droit aux
regards étonnés de tout le monde, sauf de Doko. Mais plus que la révélation,
c'est son ton presque coupable qui provoqua cette réaction, toute sa morgue
agressive semblait avoir disparu comme si elle n'avait jamais existé, on aurait
dit qu'il cherchait à s'excuser d'avoir utilisé à mauvais escient ce qu'il avait
appris. Shura : Certes, c'est Masque de
Mort qui connaissait l'existence de l'armure, mais c'est Aphrodite qui a
échafaudé presque à lui tout seul le plan. Saga : En effet il est un spécialiste en ce domaine, il
fallait y penser à piéger la sortie de sa demeure. Mais il ne faut pas négliger
l'autre apport important de Masque de Mort. Aïolia : Qui est ? Camus : Il nous a montré comment paraître crédible quand
nous disions que nous voulions la tête d'Athéna. C'est un expert dans l'art du
mensonge. Masque de Mort : Je m'excuse
mais comme je vous l'avais déjà dit à ce moment là, je vous ai donné des bases
pour jouer la comédie. Camus : C'est vrai,
mais je me demande où tu as appris ça. Masque
de Mort : Ma mère était comédienne, elle a interprété toutes sortes de rôles
mais son domaine de prédilection était la commedia
del arte. J'adorais quand elle m'était son costume de
Colombine pour m'enseigner son art, elle m'avait cousu un habit d'Arlequino et
parfois mon père se joignait à nous en se grimant en Pantalon. Si j'avais eu le
choix, j'aurais suivi la même voie qu'elle plutôt que devenir ... Mais je mégare
là.
Une nouvelle fois l'ancien chevalier du Cancer eu droit à
des regards curieux. Lui qui était le plus secret des douze venait sans aucune
gêne de livrer une part importante de son passé. Et d'ailleurs tout le monde se
demandait comment avec un jeunesse si heureuse il avait pu devenir l'assassin
qu'ils croyaient connaître. Aïolia : Je
veux bien reconnaître que vous avez joué un rôle important dans la guerre contre
Hadès, mais vous n'avez pas vraiment brillé face à Mu. Doko : C'est là où te tu te trompes Aïolia, avant de monter
réveiller l'armure d'Athéna Shion m'avait raconté le plan visant à duper Hadès.
Aphrodite et Masque de Mort ont volontairement perdu face à Mu. Mu : Comment ?!! Doko
: Qu'est ce qui t'étonne ? Cela ne t'a pas troublé qu'ils n'aient pas échappé à
ton attaque alors qu'ils t'avaient déjà vu l'utiliser face à Seiya ? Une même
attaque ne surprend jamais deux fois un chevalier je te rappelle. En plus il
aurait été plus simple que ton maître t'immobilise dès le début au lieu
d'attendre la venue de Saga, Camus et Shura. Milo : Mais pourquoi ont-ils fait ça? Saga : Pour que Rhadamanthe nous sous-estime et envoie des
spectres qui auraient occupé ceux qui nous bloquaient le passage. Comme ça nous
aurions pu passer les maison sans avoir à combattre nos frères d'arme. Cela
avait aussi pour but de réduire les effectifs des spectres. Masque de Mort : Je dois avouer que c'est la partit du plan
qui m'a le plus déplu, je n'ai vraiment pas aimé jouer les lâches devant ce
vantard de juge. Camus : Surtout qu'à
partir de là tout est allé de travers. Nous étions certain qu'Aldébaran pourrait
retenir tous les spectres nous laissant ainsi sans surveillance et
nous donnant l'occasion de nous expliquer face au
prochain chevalier. Aldébaran : Cette
saleté de Niobé a surtout eu de la chance, comme je m'étais crevé les tympans
face à Sorent, j'étais devenu sourd. Mes autres sens se sont accrus dont mon
odorat et c'est ce qui m'a rendu vulnérable à son Depp Fragrance. Mais je ne
crois pas que j'aurais pu faire grand chose contre Myu. Saga (rageusement) : En voilà encore un qui nous a causé du
souci même dans la mort. Comme l'un de ses Fairy nous surveillait constamment,
nous avons du continuer à jour notre rôle de
traître jusqu'au bout et même utiliser par deux fois l'attaque de
l'ombre. Sha Hua : Dites ! Je vous
rappelle que la déesse vous attends. Aïolos : Par Athéna ! Mais c'est vrai ! Ouvrez nous le
chemin je vous prie chevaliez de la Boussole, car je suppose que vous êtes notre
guide.
Sha Hua sourit sous son masque et ne répondit rien. Avec
Kiki elle ouvrit la marche vers le temple de la déesse.
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