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Athéna attendait la venue des anciens chevaliers d'or, elle était heureuse à
l'idée de les revoir. Elle soupira cependant en pensant à Sha Hua qui voulait
lui faire une surprise en les lui amenant, mais elle avait senti leur présence
dès que les six premiers étaient revenus de Enfers. L'omniscience a parfois ses
inconvénients…
Sur les marches
Les anciens chevaliers avaient traversé la première maison, laissant Kiki
derrière eux, et s'approchaient maintenant du temple du Taureau.
Aldébaran : Je suis curieux de voir à quoi ressemble mon successeur.
Sha Hua (sarcastique) : C'est un gros tas de muscles sans cervelle et
qui ne pense qu'avec ses hormones.
Aldébaran ne chercha pas à en savoir plus en mettant cette réflexion sur une
inimitié entre les deux chevaliers. Cependant quand il rencontra Will, son
attitude condescendante et son regard hautain lui déplurent au plus haut point.
Bien sûr il ne s'attendait pas à être accueilli en grandes pompes, mais ce jeune
blanc bec aurait quand même pu se montrer plus respectueux envers ses aînés.
Pourvu que les autres ne soient pas pareils. Évidemment, Igor fit bon
accueil aux douze vétérans, ne cachant en rien l'admiration qu'il leurs vouait.
Il présenta même ses condoléances à Saga pour la mort de son frère. Arrivé à
la maison du Cancer, Masque de Mort se raidit en sentant l'atmosphère morbide
qu'elle dégageait encore. Même après quinze ans, ses actes passés souillaient
encore cette demeure. Il croisa le regard de son successeur, et il y lut, oh,
non pas de la haine, mais un profond reproche, celui d'avoir à jamais entaché le
temple. Un profond sentiment de culpabilité l'emplit alors, tellement fort qu'il
faillit en pleurer. Il versa une larme qui n'échappa pas au nouveau porteur de
son armure qui lui renvoya alors un sourire. C'était sa façon de lui pardonner.
En approchant de la cinquième maison, Aïolia était assez excité. Il mourait
d'envie de voir à quoi ressemblait son successeur. Il avait déjà réussit à
savoir de Marine qu'il était japonais et avait été entraîné par Seiya. Osamu lui
fit bonne impression, il se dégageait du nouveau chevalier du Lion un grand
sentiment de noblesse et de droiture. Aïolos rajouta même qu'il semblait moins
fougueux que son frère. En rencontrant Marie, la majorité des vétérans
demeura bouche bée. Ce n'était pas tant la beauté de la jeune femme qui les fit
réagir que le fait que se soit la première femme chevalier qu'ils voyaient sans
son masque. Un tabou venait d'être brisé. A la sortie du temple Aldébaran
s'adressa à Shaka. Aldébaran : Tu ne nous avais pas dit qu'elles
étaient deux ? Shaka : Si, mais si Magdalena nous avait vu tous
passés, elle aurait certainement fait une fausse couche. Aldébaran :
Elle est enceinte ?
Un petit silence suivit l'exclamation d'Aldébaran et Shaka sentit plusieurs
regards sur lui. Shaka : Non mais qu'est-ce que vous êtes en train de
vous imaginer là ?! Milo : Mais nous n'avons rien dit. Shura
: Qui se sent morveux se mouche. Shaka :Mais pour qui me prenez
vous ?! Et même si je me vautrais dans la luxure, comme certain, ce ne serait
certainement pas avec cette mégère ! Et puis de tout façon je ne me suis
réveillé il y a juste une semaine et sa grossesse en est à deux mois.
Tout le monde rit de l'air outré de Shaka. Ce n'était pas tout les jours que
l'on pouvait ébranler à ce point sa sérénité. La rencontre avec Salomon fut
assez brève mais le chevalier de la Balance se montra très courtois, par contre
à la maison suivante Touareg bloqua le passage à Milo et le défia du regard. Ils
en seraient venus aux mains si Sha Hua n'avait pas interpellé et mis en garde le
fautif. Cela étonna d'ailleurs tout le monde qu'un chevalier d'argent (même très
puissant) puisse avoir de l'autorité sur un chevalier d'or. Sha Hua se contenta
de répondre qu'être la fille d'un chevalier divin était parfois utile. La
traversée des dernières maisons se fit sans incident et le dernier temple se
profilait à l'horizon. Sha Hua : Alors ? Que pensez-vous de vos
successeurs. Mu : Je trouve dommage qu'il ait fallut ma mort présumée
pour que Kiki devienne sérieux. Aldébaran : Ce Will est fort mais
trop sûr de lui, ça va lui jouer des tours. Saga : Igor est quelqu'un
de chaleureux mais il faudrait qu'il cesse de se sentir inférieur à ses aînés.
Masque de Mort : N'importe qui aurait été un meilleur chevalier que
moi. Aïolia : Osamu fait honneur à son armure. Shaka :
Marie serait parfaite si elle ne se montrait pas aussi laxiste avec sa soeur.
Doko : Shiryu a très bien formé mon remplaçant. Milo : Ce
Touareg est un peu agressif mais ce n'est pas pour me déplaire.
Aïolos : Pocahontas semble quelqu'un de fière, mais je ne pense pas
qu'elle soit du genre à sous-estimer ses ennemis. Shura : Cyrano
m'est très sympathique. Camus : Nanouk semble être plus à même de
faire abstraction de ses sentiments que Hyoga. Aphrodite : Je ne sais
pas encore quoi dire de Nadia sinon que l'armure lui va bien. Il faudrait que je
me mesure à elle pour me faire une véritable opinion. Aïolos : Je
suis vraiment impatient de rencontrer la déesse, dire que la dernière fois que
je l'ai vu elle n'était qu'un bébé.
Enfin ils arrivèrent dans la demeure d'Athéna. L'ambiance se fit religieuse
et le se mit à avancer à pas prudents. Arrivés devant les gigantesques
portes de la salle du trône, Sha Hua les ouvrit puis s'écarta pour laisser
passer les douze miraculés de la dernière guerre. Tous furent soudainement pris
d'une hésitation avant d'entrer. Une fois en face d'Athéna, ils s'agenouillèrent
devant elle comme un seul homme, cependant Aïolos cru sentir une autre présence
dans la pièce. Athéna : Mes braves guerriers, je suis contente de
vous voir sains et saufs. Sachez également que j'ai décidé de pardonner et
d'oublier les erreurs que vous avez pu commettre par le passé. Maintenant
relevez-vous je vous prie, vous n'êtes plus chevaliers et n'avez donc plus à me
montrer cette marque de respect. Aïolos : Déesse Athéna, même si nous
ne portons plus nos armures, nous resterons à jamais vos fidèle serviteurs.
Athéna : Je n'en attendais pas moins de vous, et il y a bien une
chose que vous pourriez accomplir. Vos successeurs sont certes puissant et
talentueux, mais ils ne maîtrisent pas vos techniques à la perfection quand ils
ne les ignorent pas complètement. Je vous demande donc de parfaire leur
formation. Aïolos : C'est avec plaisir que nous accomplirons cette
tache. Masque de Mort : Déesse Athéna, si vous le permettez
j'aimerais dire quelque chose à vous ainsi qu'à mes frères d'armes.
Athéna : Parle Masque de Mort, je suis toute ouïe. Masque de
Mort : Parmi tous ici je suis certainement celui dont les crimes sont les
plus graves, j'ai non seulement trahi Athéna, mais j'ai en plus souillé mon
armure et mon temple par mes actions. Cette nouvelle vie qui s'offre à moi va me
permettre d'essayer de racheter mes péchés. Et c'est pourquoi je souhaite
reprendre le nom que j'ai reçu à la naissance afin de tirer un trait sur mon
ancienne existence. Athéna : Comment te nommes-tu alors ?
Masque de Mort : Je m'appelle Vito déesse Athéna, Vito Botazi.
Athéna : C'est un très joli nom que tu as là Vito, puisses-tu trouver
l'absolution mais pour ma part tout t'est pardonné. Vito : Je vous
remercie déesse Athéna. Athéna : Je vous donne quartier libre pour la
semaine, reposez-vous encore avant de vous occuper de votre nouveau travail.
Les douze anciens chevaliers d'or s'inclinèrent avant de sortir.
Athéna : Milo ! Reste je te prie, j'ai à te parler en privé.
Lorsque tout le monde fut sorti, Milo se permit une question. Milo : De
quoi voulez m'entretenir déesse Athéna ? Athéna : Je voudrais te présenter
quelqu'un.
Une femme recouverte d'une armure d'or et dont le visage était caché par un
masque doré aux orbites rouges sortit de derrière un rideau et se présentât
devant Milo. L'ancien chevalier du Scorpion était impressionné par le puissant
cosmos qu'elle dégageait, il se sentait misérable à coté d'elle. Deux fois
seulement il avait eu ce sentiment d'infériorité. Et encore, Rhadamanthe lui
avait bénéficié de l'aide d'Hadès. C'est alors qu'il réalisa qui il avait en
face de lui. Athéna : Je vous laisse entre vous.
La déesse alla dans ses appartements. Milo : Shi... Shina ? C'est
bien toi ? Shina : Qui d'autre pourrait porter cette armure ?
Milo : Comme je suis heureux que tu sois enfin chevalier d'or !
Submergé par l'émotion et oubliant qu'il se trouvait face au maître du
Sanctuaire après Athéna, Milo se jeta au cou de son élève des larmes de joies
plein les yeux. Shina savait que Milo serait ému de la voir ainsi mais ne
s'attendait pas à une telle démonstration de sentiments et elle se sentait un
peu gênée. Une voix : C'est étrange, je vous voyais plus grand et
moins émotif.
L'interpellation ramena Milo à la réalité et il stoppa son effusion pour
dévisager son interlocuteur. D'après son masque et sa tunique il s'agissait
d'une femme chevalier, mais elle n'en avait pas la masse musculaire et semblait
même assez frêle comparé à ses consoeurs. L'uniforme une pièce de l'inconnue
recouvrait la quasi totalité de son corps. Il possédait des manches qui
laissaient uniquement les mains découvertes et des jambes qui s'arrêtaient au
niveau des pieds qu'elle laissait nus. Le dos était lui aussi découvert par une
large échancrure qui servait surtout à enfiler habit. Tous les bords avaient été
coupés de façon à figurer des flammes. Cette impression était renforcée par la
couleur jaune-orangée de la combinaison. Le motif du masque était le même que
celui que portait jadis Shina, seule la couleur était différente. Évidemment ce
dernier détail ne manqua pas d'intriguer l'ancien gardien de la huitième maison.
D'ailleurs ses long cheveux verts lui faisaient furieusement penser à son élève.
Shina : Milo, je te présente ma fille Sakura. Sakura (en
s'inclinant) : Je suis très honorée de faire votre connaissance. Milo
(à Shina) : U... Une fille ! Tu as une fille ! Shina (à Sakura) : Je
ne pense pas qu'il soit en état de répondre à tes questions, trop de nouvelles
d'un coup je suppose. Sakura : Très bien, dans ce cas je pars
m'entraîner. (à Milo) On se verra plus tard "Sergent Instructeur".
Sakura se dirigea vers la sortit du temple d'un pas rapide laissant un Milo
encore sous le choc. Shina : Et elle qui se faisait une joie de te
rencontrer, on ne peut pas dire que tu te sois montré sous ton meilleur jour.
Milo tiqua un peu. D'où venait à Shina cette audace de le tutoyer, mais il
ravala sa morgue en se rappelant qu'elle était à présent son supérieur.
Milo : Excuse-moi mais te savoir maman est encore plus inattendu que
de te voir dans cette armure. Shina : C'est vrai que lorsque l'on
s'est vu la dernière fois rien ne laissait à penser que je tomberai enceinte
dans les jours à venir, mais laissons ce sujet là pour le moment. Milo, si j'ai
demandé à Athéna à te parler, c'est parce que je voudrai que tu me racontes ce
qu'il s'est passé dans le temple du Cancer. Que t'a dit Masque... Vito quand tu
as voulu me venger ?
Milo ne demeura brièvement surpris que Shina connaisse cette histoire mais il
se rappela qu'il lui avait légué son journal. Il soupira et commença son récit
Flash-back
10/08/1980
Sur l'escalier menant De la maison du Lion à celle du Cancer.
Milo se dirigeait vers le demeure de Masque de Mort la rage au ventre, il
allait lui faire payer ce qu'il avait fait subir à Shina la veille. Mais en
pénétrant dans le temple du Cancer, l'ambiance morbide lui fit ralentir le pas.
Il n'avait pas peur bien sûr, mais il ne pouvait réprimer un sentiment de
malaise. Voix de Masque de Mort : Bienvenu dans ma demeure chevalier
du Scorpion, que me vaut le plaisir ? Milo : Montre toi !
Masque de Mort apparut alors devant Milo comme par enchantement.
Masque de Mort : Quelle agressivité, tu t'es levé du pied gauche ?
Milo : Cesse tes moqueries et met toi en garde, je suis venu pour te
tuer ! Masque de Mort : Me tuer ? Et pour quelle raison ?
Milo : Ne fait pas l'innocent ! Tu vas payer pour toutes les
atrocités que tu as commises. Masque de Mort : Et je peux savoir ce
qui te pousse à le faire aujourd'hui ? Ha oui ! Je m'en suis pris à ton élève.
Dois-je en conclure que si ma dernière victime n'avait pas été Shina tu t'en
serais moqué comme de ta première tunique ? Milo : Là n'est pas la
question. Masque de Mort : Si au contraire ! Tu viens ici même dans
mon temple afin de faire prévaloir ta vision de la justice, mais qu'est ce qui
t'empêchait de le faire avant. Milo : Je ... Je ... Masque de
Mort : Je vais te dire une bonne chose, je suis peut être une ordure à tes
yeux mais toi tu es le roi des hypocrites. Tu utilises l'excuse que ma façon de
rendre la justice te dégoûte pour exercer ta vengeance. Je suis peut être un
assassin, mais au moins j'ai le courage d'être franc. Milo : Soit, je
reconnais que c'est pour venger mon disciple que je suis ici, maintenant
prépare-toi à mourir ! Masque de Mort : Si tu me tues, alors tu
devras aussi abattre mon complice. Milo (fulminant) : Ordure ! Vous
étiez deux contre elle ! Qui est-ce ? Masque de Mort : Oh mais tu le
connais très bien, puisque c'est toi. Vois-tu quand Shina est venue me défier
après avoir remporté son armure, je l'ai félicitée de t'avoir désobéi car
j'étais alors certain que tu lui avais interdit de se battre contre moi. Quelle
ne fut pas ma surprise en apprenant qu'il n'en était rien. J'ai cru alors que tu
l'avais entraînée en vue de cette confrontation, et la façon dont elle avait
expédié Docrate pouvait me conforter dans cette hypothèse, mais là encore elle
m'a démenti. Alors dis-moi un peu Milo, laisser son élève défier un chevalier
d'or et ne pas le préparer à lui faire face, ne serait-ce pas une façon déguisée
de vouloir s'en débarrasser ? Car enfin elle savait que je lui était supérieur
mais ne connaissait pas la véritable puissance de notre caste, tu ne lui as même
pas parlé du septième sens. Milo : La loi est claire : un chevalier
d'or ne doit révéler l'existence de l'ultime cosmos à son élève, seulement si ce
dernier est destiner devenir lui aussi un chevalier d'or. Masque de
Mort : La bonne excuse ! Mais même sans ça tu aurais du entraîner Shina ou
du moins la mettre en garde au lieu de la laisser se bercer de douces illusions.
Tu es tout aussi fautif que moi dans ce qu'il lui est arrivé sinon plus. J'ai
même faillit renoncer au duel. Milo : Et pourquoi ne l'as-tu pas fait
alors ? Masque de Mort : Par respect, parce qu'elle méritait de
m'affronter. Tout comme toi et les autres chevalier d'or, elle m'a en horreur
mais elle n'a pas attendu d'avoir une bonne excuse pour s'en prendre moi,
seulement de s'en croire assez forte. Elle est le premier chevalier à me dire
tout haut ce que vous tous pensez tout bas. Ce n'est un secret pour personne, je
ne respecte que la force, et elle, elle a eu la force de caractère de se dresser
contre moi, je l'ai donc combattu comme si elle était mon égal. Milo
: Tu dis la respecter après la façon dont tu l'as traité ?! Masque de
Mort : C'est qu'elle était coriace la bougresse, je pensais la mettre hors
de combat d'un seul coup mais elle s'est relevée malgré la blessure et est
repartie à l'assaut. Pour elle, ce duel ne pouvait se finir que sur sa victoire
ou sa mort. Pendant un moment j'ai même penser à enfin lui porter un coup mortel
pour abréger ses souffrances mais je me suis dit que le Sanctuaire avait besoin
de chevaliers de cette trempe et la force de sa volonté était admirable. Je l'ai
donc laissée dans un état proche de la mort et je suis ensuite venu te narguer
pour que tu lui portes secours. Et je vais te dire une bonne chose pour finir,
si pour devenir chevalier d'or il fallait toute les qualités morales dont tu te
targues avec tes comparse, alors Shina serait la seule ici à pouvoir en porter
une. Ton élève mérite ton armure plus que toi. A bon entendeur, salut !
Milo n'eut pas le temps de réagir que déjà Masque de Mort avait disparu dans
sa demeure. Ce que venait de lui dire le chevalier du Cancer avait éteint en lui
toute velléité de vengeance et il décida de retourner dans son temple. Le pire
dans tout ça c'est que lui qui croyait Masque de Mort pourri jusqu'à la moelle,
venait de découvrir en cet immonde personnage un soupçon d'honneur et ça lui
donnait la nausée. Alors qu'il approchait de la sortie il entendit la voix
de Masque de Mort au loin. Masque de Mort : Au fait ! C'est Shina qui
a gagné le combat par abandon, dis le lui car je crois qu'elle s'était déjà
évanouie quand je l'ai fait. Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
Le présent
Milo : Voilà toute l'histoire. Shina : Qui l'eut cru ?
Cette ordure me portait dan son estime, ça me donne envie de vomir.
Milo : Je te comprends parfaitement, maintenant c'est à toi de
m'expliquer comment tu es devenu mère. Shina : C'est une histoire qui
a mal commencé mais qui c'est merveilleusement bien terminée. Tout a débuté
après la fin de la guerre contre Hadès ...
Temple du Cancer
Vito se tenait devant son successeur. François : Que me vaut le
déplaisir de la visite du tristement célèbre Masque de Mort ? Vito :
Tout d'abord je souhaiterais que tu m'appelles par mon vrai nom : Vito.
François : C'est quand même plus court que ton pseudonyme de mauvais
goût. Vito : Ensuite j'ai cru sentir une présence étrange quand j'ai
traversé le temple tout à l'heure. François : Un fantôme peut être ?
A moins que ce ne soit ta conscience ? Ou alors une tête qui n'a toujours pas
disparu ? Vito : Que dis-tu ?! Non ! C'est impossible ! Elle ne
devrait plus être là !
Sans plus faire attention à François, Vito se dirigea vers la chambre du
temple et regarda le plafond. Juste au-dessus du lit se trouvait le visage d'une
jeune fille qui souriait. Devant cette vision, Vito eut l'impression de
suffoquer et sortit du temple à grand pas. Il tomba alors à genoux et se mit à
sangloter. Une voix : Et bien qu'est-ce qui te met dans un état
pareil Vito ? Vito : Doko ?! Shiryu : Et il n'est pas
seul. Vito : Que faites-vous là ? Doko : Je savais que
nous te trouverions ici et nous avons à te parler. Shiryu : Tu nous
dois des explications sur tes actions passées. Vito : Oui ... Je
crois même qu'il n'y a pas de meilleurs moment pour ça, mais attendons mon
successeur, lui aussi doit entendre cette histoire.
François arriva avec un air renfrogné. François (à Vito) : Je peux
savoir quelle mouche t'a piqué ? Vito : Je suis désolé, mais j'étais
certain qu'après ma mort elle avait été libérée, comme les autres.
Shiryu : Qui ça "elle" ? François : Le visage d'une
fillette collé sur le plafond de ma chambre. Le plus étrange c'est qu'au lieu de
montrer de la souffrance ou de la tristesse, elle sourit comme si elle se
plaisait ici.
Shiryu fulminant de rage souleva Vito par ses vêtement. Shiryu :
Qui est cette fille ? Vito (les larmes aux) : Celle par qui tout a
commencé, celle qui a fait de moi Masque de Mort. Ma première victime.
Shiryu (en reposant Vito à terre) : Mais tu pleures !?
Doko : Je retrouve enfin le Vito que je connaissais.
Shiryu : Que dites-vous maître ?! Doko : Shiryu, j'ai eu
de nombreux disciples au cours des années où je surveillais le sceau d'Athéna et
Vito a été le dernier avant toi. Shiryu : Je ... Je ne peux y croire,
comment quelqu'un qui a reçu votre enseignement a-t-il pu commettre autant de
crimes et trahir Athéna ? Doko : Je ne suis plus si sûr qu'il ait
jamais trahi la déesse. Shiryu : Que voulez-vous dire maître ? Je ne
comprend pas. Vito : Notre maître n'a pas la science infuse, il a des
soupçons c'est tout. Mais pour éclairer la lanterne de tout le monde et
comprendre comment et surtout pourquoi je suis devenu Masque de Mort, il va me
falloir raconter toute ma vie. Asseyons-nous ça va être assez long. Je
suis né dans un petit village de Toscane d'une mère comédienne et d'un père
chevalier, mais je l'ignorais à l'époque. Dès que j'ai pu marcher, mon père m'a
entraîné au combat dans le but de faire de moi un grand guerrier. Une nuit,
alors que j'avais sept ans, il m'a fait quitter la maison pour m'emmener en
Sicile et là il m'avoua qu'il était un chevalier d'Athéna et qu'il allait faire
de moi son successeur. François : Son successeur ?! Mais alors !
Vito : Oui, mon père était chevalier du Cancer avant moi.
Shiryu : Une minute ! Je croyais que ton maître était le mien.
Vito : Mon père n'a pas pu finir ma formation, il est tombé gravement
malade et m'a conduit auprès de Doko, son maître, avant de mourir.
François : Il y a quand même un truc qui me chiffonne, pourquoi
est-ce le chevalier de la Balance qui a été le maître du chevalier du Cancer ?
Doko : Avant Mario, le père de Vito, il n'y a pas eu de chevalier du
Cancer depuis la guère de 1743. J'étais le seul à connaître tous les secrets de
ce chevalier car nous étions ... extrêmement proches. Vito : Bref
j'ai poursuive et terminé ma formation aux Cinq Pics puis je suis retourné en
Sicile, sur l'Etna pour être plus précis, afin de passé l'épreuve qui fit de moi
un chevalier. C'est ce jour là que tout bascula pour moi. L'épreuve m'ayant
laissé épuisé et surtout assoiffé, j'avais décidé de me désaltérer dans un bar
avant de me rendre au Sanctuaire. Malheureusement alors que je sirotais
tranquillement un jus de fruit, il y eu un règlement de compte dans
l'établissement entre deux familles rivales de la Cosa
Nostra, le genre de ceux qui ne laissent pas de témoins. Évidemment les
balles ne sont pas un danger pour un chevalier, fut-il même de bronze. Lorsque
la place fut vide je décidais de sortir, et là je suis tombé sur une fillette de
dix ans qui avait miraculeusement échappé au massacre et qui me regardait avec
des yeux ronds. Elle me demanda si j'étais un magicien et je réalisais alors
qu'elle m'avait vu passer entre et à travers les balles. Notre existence et
surtout nos pouvoirs devant rester secrets, j'ai paniqué et je l'ai ... Je l'ai
tuée.
Vito éclata en sanglots. Vito : Ça a été monstrueusement facile,
sur le coup je me croyais dans mon bon droit, mais lorsque j'ai vu son corps
sans vie, j'ai réalisé l'horreur de mon geste. Je me suis alors rendu au
Sanctuaire sans délai afin d'avouer mon forfait au Grand Pope certain qu'il me
radierait de l'ordre des chevaliers pour mon geste. Doko : Si Athéna
ne s'était pas réincarnée, il l'aurait sûrement fait, mais il a du juste te
gronder sévèrement en te disant qu'il y avait d'autres moyens que de la tuer
comme l'enlever pour en faire une servante voire une novice. Vito : Si
j'avais eu à faire à lui peut être, mais la personne que j'ai eu en face de moi
m'a dit que j'avais bien agi, que pour la cause d'Athéna on pouvait faire des
sacrifices mineurs. Pire, il m'a fait un prêche comme quoi c'était ceux qui
avaient la force qui faisaient la justice. Dès lors je savais que ce n'était pas
Shion, du moins pas le Shion dont mon maître m'avait parlé. Mais que pouvais-je
faire pour montrer l'usurpation ? La dénoncer n'aurait mené à rien, la parole du
Pope faisant loi et il pouvait utiliser l'aveu que je venais de lui faire contre
moi. J'ai bien pensé à l'éliminer, mais comme personne n'avait vu son visage on
aurait pensé que j'avais tué le vrai, et en plus s'il avait réussit à éliminer
Shion je n'étais peut être pas de taille. Shiryu : Tu oublies Mu.
Vito : A l'époque je ne savais pas qu'il était l'élève de Shion. Je
suis donc allé dans mon temple réfléchissant à la manière de démasquer le faux
Pope. Shiryu : Et pourquoi n'es-tu pas simplement aller voir notre
... je veux dire ton ... Doko. Vito : Je venais de tuer une innocente
! Je me sentais indigne de reparaître devant lui ! Shiryu : La bonne
excuse. Vito : Et toi ? Si tu prenais la vie d'un enfant ?
Pourrais-tu regarder notre maître en face ? Serais-tu seulement capable de
supporter ton reflet dans un miroir ? Shiryu : Évidemment que non !
Vito : Bien ! Alors comme je le disais je cherchais un moyen de faire
éclater la vérité au sujet de l'usurpateur quand je vis pour la première fois le
visage de la fillette sur le plafond de mon temple. Devant cette apparition me
rappelant mon crime, je fut pris de nausée et je ne pus m'empêcher de vomir
tellement je me dégoûtais. C'est alors que j'ai trouvé ce que pensais être la
solution pour mettre à jour l'usurpation. J'allais jouer le jeu du faux Grand
Pope mais à l'extrême et faire en sorte que ça se remarque. J'espérais
inspirer le dégoût chez les autres chevaliers d'or, pensant qu'à force ils se
seraient demandés comment le représentant d'Athéna pouvait approuver mon
comportement et ainsi remettre en cause son autorité. C'est ainsi que je
décidais de prendre le pseudonyme de Masque de Mort. Malheureusement même si
j'ai réussi à me faire détester de mes frères d'armes, l'intégrité du Pope elle
était resté intacte.
Fulminant de rage, Shiryu frappa violemment Vito au visage. Shiryu
: Tu es plus ignoble que je l'imaginais, tu as assassiné toutes ces personnes
simplement parce que tu voulais faire croire à Saga que tu étais dans son camp
et que tu étais trop lâche pour le combattre. Vito : Tu te fourvoie
Shiryu. A part les cibles désignés par Saga, et je n'ai su que c'était lui à la
place du Gand Pope que quand il s'est manifesté dans la maison des Gémeaux,
avant je pensais qu'il avait été victime de l'usurpateur, toutes mes autres
victimes étaient des criminels que je faisait passer pour des innocents qui
s'étaient trouvés au mauvais endroit au mauvais moment. Shiryu : Des
criminels ! Et les femmes, et les enfants ?! Vito : La méchanceté
n'est pas l'apanages des hommes. Quand aux enfants, à part ma première victime
tous les visages juvéniles qui ornaient mon temple étaient des illusions.
Shiryu : Tu penses peut-être que je vais te croire. Doko
(autoritaire) : Ça suffit Shiryu ! Vito dit la vérité. Shiryu : Mais
enfin maître, il a tenter de vous tuer ! Vito : Tu te trompes, en
réalité j'en avais assez de cette comédie qui n'avait mené presque à rien. Bien
sûr j'avais réussi à semer le doute dans l'esprit de certains, mais personne
n'avait oser s'attaquer au Grand Pope. J'espérais qu'en affrontant notre maître
je trouverai la mort et ainsi l'absolution. Shiryu : Alors pourquoi
t'es-tu enfuit quand Mu est apparu et t'a défié ? Vito : Parce que je
venais de faire connaissance avec le plus noble des adversaires : toi. Comme je
savais que tu allais te rendre au Sanctuaire, j'ai décidé de reporter le combat
et de t'attendre dans mon temple. J'étais certains que tu y parviendrais car Mu
était dans votre camp, Aldébaran plein de suspicion envers le Pope et prêt à le
rejoindre, et je croyais Saga mort. Mon plan au départ consistait à envoyer tout
tes compagnons dans le royaumes des mort pour attiser ta colère et ainsi te
permettre de pousser ton cosmos à son paroxysme. Mais après ce qui s'était passé
dans le troisième temple et le passage de Seiya, j'avais décider de t'envoyer
dans l'autre monde le temps que ton dernier ami traverse ma demeure et te
ramener pour pouvoir enfin nous battre sérieusement. Mais Athéna t'a fait
revenir et quand j'ai à nouveau utilisé Les Vagues d'Hadès contre toi c'est
Shunreï qui est intervenue. J'ai donc décidé de venir te rejoindre et pour te
pousser à bout, j'ai attenté à la vie de ton amie sachant que Doko la sauverait.
Jamais il n'aurait laissé périr une autre Shunreï sous ses yeux.
Shiryu : Une autre Shunreï ? Que veux-tu dire ? Vito :
Vous ne lui en aviez pas parler maître ? Doko : Trop de mauvais
souvenir Vito. Shiryu : Il y a une chose que tu oublie Vito. Ton
armure t'a quitté. Vito : Non, c'est moi qui lui ait demandé de se
retirer. Je me suis laissé casser la jambe et le bras car après avoir reçu deux
fois les Vagues d'Hadès, tu n'étais plus au meilleurs de ta forme. Ensuite je me
suis sciemment mis sans protection car mon armure d'or t'ôtait toute chance de
victoire. Doko : Voilà du Vito tout craché, tu as toujours eu le chic
de choisir la solution la plus compliqué pour résoudre un problème.
Shiryu : Vous le croyez sur parole maître ? Doko : Je le
connais mieux que toi et j'ai eu des doutes sur sa méchanceté dès le jour où il
est venu pour me tuer car sa main s'était mise à trembler quand il avait voulu
me frapper. François : C'est bien gentil tout ça, mais ça n'explique
toujours pas pourquoi il reste une tête dans le temple. Doko : La
réponse est très simple en réalité, tout les visages ont disparu après que
Shiryu ait vaincu Masque de Mort, mais cette fillette a été tué par Vito.
Vito : Shiryu, sache que suis heureux de t'avoir combattu, avant toi
une seule personne s'était dressée contre moi. Shiryu : Et qui
était-ce ? Une Voix : MASQUE DE MORT
!!!!!!!!!!!!
Avant que Vito ne réagisse, celui qui venait de l'invectiver le souleva et le
plaqua avec violence contre l'une des colonne du temple. Shiryu :
Shun ? Shun : Que lui as-tu fait ordure, que lui as-tu fais pour que
certaines nuits elle se réveille en hurlant ton nom ? Vito : Je ne
vois pas de qui tu veux parler. Shun : Je te parle de ma femme.
Vito : Ça ne m'avance pas beaucoup. Shiryu : Il veut
parler de Shina. Vito : Oh ! Et bien on peut dire que le destin est
railleur. Shun, si tu avais l'amabilité de me lâcher, je te dirai tout.
De mauvaise grâce, le chevalier d'Andromède s'exécuta. Vito :
Merci bien. Tout d'abord je te demande de me croire quand je te dis que je n'ai
jamais été le monstre pour lequel je me faisais passer. Tous mes actes n'avaient
qu'un seul but : montrer que le Grand Pope était un imposteur. Si tu doutes
demande à Shiryu, Doko et ... François : Capitaine.
Shun lança un regard interrogateur à Shiryu qui confirma les dires de Vito
d'un hochement de tête. Vito : Tout cela remonte à l'époque où Shina
n'était encore qu'une apprentie. Elle allait concourir pour son armure dans les
mois à venir et elle s'entraînait avec son maître Milo dans l'arène. Dans mon
souci de me faire détester de plus en plus j'ai lancé une mauvaise plaisanterie
à ce dernier mais c'est Shina qui a réagi. Je la dégoûtais depuis des années et
elle a profité qu'elle se trouvait en face de moi pour me verser tout son fiel
et a fini par me défier en duel pour le jour où elle deviendrait chevalier. J'ai
accepté en plaisantant certain que Milo allait lui interdire de se battre contre
moi. Malheureusement il n'en fit rien et le soir où elle gagna l'armure elle est
venu tenir la promesse qu'elle m'avait faite. J'aurais très bien pu refuser le
combat, mais elle était la première personne à se dresser contre moi et ça
aurait été insultant pour elle de me montrer dédaigneux. Je lui ai donc porté un
puissant coup, en faisant attention de ne pas la blesser, pour lui montrer la
différence de force entre nous deux et ainsi la forcer à abandonner. Mais j'eus
l'effet inverse, elle était encore plus remontée contre moi. Elle s'est mise à
me frapper de toutes ses forces mais voyant qu'elle ne me faisait rien elle a
commencer à m'injurier. Je suis rester de marbre devant les insultes jusqu'à ce
qu'elle s'en prenne à ma mère. A ce moment là je ... je suis sorti de mes gonds
et je l'ai violemment frappée. Voyant qu'elle m'avait enfin "touché" elle a
recommencé et je l'ai frappée à nouveau. La suite du combat s'est déroulée comme
ça, l'injure et le coup, le coup et l'injure, jusqu'à ce que je me mette à la
rouer sauvagement de coups. J'avais complètement perdu l'esprit, elle était
devenue l'exutoire à mes frustrations. J'ai fini par me calmer et quand j'ai vu
le résultat de ma folie passagère, j'ai manqué vomir. Après avoir ralenti
l'hémorragie, j'ai été chercher Milo pour qu'il la soigne. Ce jour là je n'ai
jamais aussi bien mérité le nom de Masque de Mort et dire que je regrette mon
geste n'effacera jamais ce que je lui ai fait subir.
Shun regarda longuement Vito avec sévérité puis tourna les talons.
Doko : Je n'aurais jamais cru que Shun puisse un jour se montrer si
agressif. Shiryu : Je peux vous affirmer qu'il se contenait maître,
je l'ai déjà vu une fois laisser libre cours à sa colère et je peux vous
affirmer que c'était un spectacle effrayant. Il s'en était pris à Ikki presque
sans raison, à coté de ça la folie passagère de Vito est presque excusable.
Vito : Ce que j'ai fait subir à Shina n'est nullement excusable,
j'étais un chevalier et devait donc rester maître de mes pulsions. Sur ce je
vous laisse, j'ai une fillette de dix que je dois libérer de mon ... du temple
de Capitaine. François : Et bien c'est pas trop tôt.
Vito et son successeur retournèrent dans la quatrième maison tandis que
Shiryu et Doko se mirent à redescendre. Shiryu était nerveux et cela n'échappa
évidemment pas à son maître. Doko : Qu'est-ce qui te tracasse Shiryu
? Shiryu : Plein de choses maître, l'identité du chevalier du Cancer
de votre époque, qui était cette autre Shunreï, et surtout comment avez vous
fait pour croire aussi facilement en la parole de Vito. Doko : Tes
deux premières interrogations sont liées, Shunreï était le nom du chevalier du
Cancer de mon temps. Shiryu : Elle était votre fiancée c'est ça ?
Doko : Elle était ma grande soeur et je l'ai vue se sacrifier face à
Hypnos et Thanatos pour donner la victoire à Athéna. Elle était la plus
puissante d'entre nous et c'est elle qui était destinée à devenir Grand Pope.
Shion l'aimait et il ne m'a jamais pardonné sa mort. Quand nous avons combattu
au pied de la maisons du Bélier j'étais certain qu'il avait rejoins le camps
d'Hadès pour la venger. Quand à Vito il a été mon élève tout comme toi et je
connais bien sa façon de penser, je peux donc aisément sentir le mensonge dans
sa bouche. Shiryu : Maître, je m'excuse si je vous manque de respect,
mais je suis un adulte à présent, j'ai développé mon esprit critique et je sens
qu'il y a autre chose.
Doko resta un long moment sans parler avant de soupirer. Doko :
Shunreï avait épousé le chevalier du Lion et avait eu un fils ; ce chevalier se
nommait Marco Botazi. Shiryu : Botazi ?! Comme ... Comme Vito ?
Doko : Il en est le descendant direct. Vito est mon arrière petit
neveu mais il l'ignore. Je n'ai jamais approuvé le mariage de ma soeur et de ce
fait me suis totalement désintéressé du devenir de son enfant. C'est quand Shion
m'a amené Mario enfant pour que je le forme qu'il m'a raconté qu'il était de la
ligné des Botazi. Shiryu : Cela ne me regarde pas, mais pour quels
raisons étiez vous contre le choix de votre soeur ?
Doko marqua un silence encore plus long que le précédent. Doko :
Shunreï était dotée d'un énorme charisme, d'un charme extraordinaire, ainsi que
d'une très grande beauté que l'on pouvait deviner même derrière sont masque.
Tous les chevalier hommes étaient amoureux d'elle, et moi qui pouvait voir son
visage, je ne faisais pas exception.
Instinctivement Shiryu s'écarta de son maître, ce qu'il venait de lui avouer
le dégoûtait. Doko : Et quoi Shiryu ? Je n'ai pas toujours été le
vieux et sage maître des Cinq Pics tu sais. Quand j'étais jeune, j'étais tout
aussi impétueux que Seiya sinon plus. Shiryu (froidement) : Ce n'est
pas ça qui me choque, vous avez appelé la fille que vous avez recueillie et qui
est à présent ma femme comme votre soeur. Cela n'a rien d'innocent.
Doko : Shiryu, avec le temps cette passion incestueuse que j'avais
pour ma soeur a disparu. Cependant je t'avouerais que si j'avais trouvé Shunreï
cent ans plus tôt cela aurait été peut être différent. Shiryu (en
colère) : Vous me dégoûtez maître ! Ne comptez plus sur moi pour vous héberger.
Shiryu descendit les marche d'un pas rapide laissant Doko derrière lui.
Doko : Shiryu, savoir que tu me détestes à présent me chagrine, mais il
fallait que tu te débarrasses du trop grand respect que tu avais pour moi. A
présent tu es vraiment un adulte.
Dans l'arène
Sha Hua et Shura s'affrontaient. L'ancien chevalier du Capricorne voulait
connaître la valeur au combat de la fille de Shiryu, et il commençait à le
regretter. Pas une seule fois il n'était parvenu à la toucher alors qu'il avait
de son coté encaissé plusieurs coup. Quelle idée aussi avait-il eu de la défier
alors qu'il n'avait pas encore récupéré la totalité de ses moyens. Alors
qu'il reculait pour parer les attaque de son adversaire il trébucha et tomba à
terre. Shura : C'est bon tu as gagné. Sha Hua : Dans votre
état ma victoire ne faisait aucun doute.
Sha Hua tendis sa main pour aider Shura à se relever. L'ancien chevalier
remarqua alors que les gradins étaient pleins de disciples qui chuchotaient.
Sha Hua : Ils parlent de vous, ils se demandent si vous êtes bien le
Shura dont ils ont entendu parlé. Shura : C'est pas tout les jour que
l'on peut observer un traître. Sha Hua : Vous vous trompez, en quinze
ans votre histoire a changé, vous êtes passé de traître à chevalier abusé.
Certains disent même que vous étiez le chevalier le plus dévoué d'Athéna et
qu'une statue d'elle est dans le temple du Capricorne. Sans doute est-ce parce
que vous avez reconnu vos torts avant de mourir. Shura : Quelle
ironie, alors que je suis peut être le plus traître de tous. Aphrodite et Masque
... Je veux dire Vito, ne se sont peut-être pas repentis au moment d'expirer,
mais eux n'ont pas lâchement attaqué leurs adversaires dans le dos. Sha
Hua : A vous entendre on croirait que vous cherchez à vous faire détester.
Si c'est ce que vous voulez, alors racontez ce qui vous a poussé à trahir
Athéna. Shura : Tout à commencé après que j'ai ... assassiné Aïolos.
J'étais allé faire mon rapport à Shion et je lui ai parlé d'une chose qui
m'avais intrigué à propos d'Aïolos. Sha Hua : Le bébé qu'il avait
avec lui je suppose ? Shura : C'est exact, au moment même où je l'ai
mentionné, la couleur des cheveux du Grand Pope s'est mise à changer et il m'a
attaqué. J'ai tout de suite compris que je n'avais pas affaire à Shion et j'ai
riposté sur-le-champ avec Excalibur. Malheureusement il réussit à l'éviter in
extremis. Cependant, sa tunique avait quand même été réduite en lambeaux,
révélant l'armure des Gémeaux qui protégeait l'imposteur. J'étais stupéfait et
Saga en a profité pour m'assommer. Quand j'ai repris connaissance, j'étais
solidement enchaîné et Saga me faisait face.
Flash-Back
Shura tentait de se libérer de ses fers avant que le chevalier des Gémeaux
décide de l'achever. Saga : Tu te fatigues pour rien Shura, ces
chaînes ont été spécialement forgées pour entraver les chevaliers tombés en
disgrâce avant d'être envoyés à Cap Sounion. Shura : Pourquoi est-ce
que tu ne m'as pas tué quand tu le pouvais ? Saga : Je n'ai pas pour
habitude de me débarrasser de mes alliés. Shura : Nous ne sommes pas
alliés ! J'ai obéi à tes ordres en tuant Aïolos uniquement parce que je te
prenais pour le Grand Pope. Saga : Oh ! Mais tu as bien fais plus
qu'éliminer ce gêneur. Shura : Mon dieu ! Le ... Le bébé ... Le bébé
c'était ... Saga : Et oui Shura, de tes propres mains tu m'as
débarrassé d'Athéna. Shura : Saga, toi dont la bonté nous faisait
dire que tu étais un dieu, pourquoi cette trahison ? Saga : J'ai
ouvert les yeux Shura, j'ai ouvert les yeux. Ce monde est pourri jusqu'à la
moelle, les idéaux chevaleresques ont totalement disparu. C'est l'intérêt
personnel qui prime avant toutes choses. C'est la loi du plus fort maintenant.
C'est pourquoi j'ai décidé de combattre le feu par le feu. Je vais m'emparer du
monde pour pouvoir l'assainir et amener l'humanité vers un nouvel âge d'or.
Athéna est une déesse de miséricorde, elle préfère pardonner aux coupable plutôt
que de les punir. C'est à cause d'elle si le monde est dans cette situation.
Shura : Mais enfin Saga, qui nous protégera dorénavant des ambitions
de Poséidon, Hadès, ou même Zeus qui sait ? Saga : Parce que tu
comptais vraiment mettre le destin de la planète dans les mains d'une petite
fille ?
Shura resta interloqué. C'est vrai qu'il n'avait jamais vu le problème sous
cet angle. Comment pouvait-il croire qu'une enfant pouvait protéger la terre
alors qu'il doutait même des capacités des femmes chevaliers pour protéger le
Sanctuaire ? Shura : Tu ... Tu ... Tu as sans doutes raison Saga, tu
m'as convaincu, je serais ton allié. Saga : Je savais que tu étais un
homme intelligent.
Saga détacha Shura mais quand ce fut fait, il se mit à se tordre de douleur.
Saga : Non ! Je t'interdis de faire ça ! Argh ! Shura :
Saga ?! Ses cheveux, ils changent à nouveaux de couleurs. Saga
: Shura, tue moi s'il te plaît, je n'en ai pas la force. Cet autre moi me
fait faire des choses diaboliques, je n'en peux plus. Shura : Je suis
désolé Saga, mais ton autre personnalité a raison. L'humanité à plus besoin de
toi que d'Athéna. Je te laisse à présent je retourne garder mon temple.
Le présent
Shura : Comme tu peux le voir je ne vaux pas mieux que Vito ou
Aphrodite. Il faudrait rétablir la réalité, pendant treize années j'ai vécu dans
le mensonge en prétendant défendre la cause d'Athéna, à présent je ne veux plus
mentir à personne. Sha Hua : Je ne le pense pas. Évidemment l'image
que l'on a de vous est faussée, mais elle sert de modèle à bons nombres
d'apprentis. Je ne compte plus les fois où j'ai entendu : "Je serai un chevalier
aussi dévoué que Shura". Shura : Mais cela revient à les tromper !
Comme j'ai trompé mes frère d'armes. Sha Hua : L'aveugle de naissance
ne regrette pas le soleil qu'il n'a jamais vu, croyez-moi je parle par
expérience. Si on vous pose des questions sur cette partie honteuse de votre
existence, racontez simplement que vous ne vous en souvenez plus ; après tout on
ne peut pas sortir totalement indemne des enfers. Ne me dites pas que pour un
soucis d'honnêteté vous seriez prêt à briser le rêve de tout ces novices qui
vous prennent pour modèle. Shura : Tu es une manipulatrice de talent.
Sha Hua : J'ai eu un bon maître. Shura : Bon ! Et si on se
refaisait un petit combat ? Sha Hua : Vous n'en n'avez pas eu assez ?
Shura : Cette fois-ci je ne compte pas perdre, il ne faut pas
décevoir mes admirateurs.
Aïolos se faisait traîner par son frère à la maison de Marine.
Aïolos : Mais enfin ! Pourquoi tiens-tu tant à ce que je fasse sa
connaissance ? Tu n'as pas à avoir mon accord pour la fréquenter.
Aïolia : Parce que tu crois que c'est pour cette raison que veux que
tu la rencontres ? Aïolos : Pourquoi alors ? Aïolia :
C'est une surprise. Aïolos : Je ne ferrai pas un pas de plus tant que
tu ne m'auras rien dit. Aïolia : Très bien puisque tu insistes, c'est
elle qui a formé Seiya ; tu sais celui à qui tu as prêté ton armure plusieurs
fois. Aïolos : Attends ! Ne me dis pas que cette pour cette raison
que tu es avec elle ? Aïolia : Mais c'est pas possible ! C'est quoi
cette manie de douter de moi ? Pour ta gouverne sache que je suis tombé amoureux
d'elle dès son arrivée au Sanctuaire ! Maintenant tu te la boucles et tu me suis
sans faire d'histoire. Aïolos : J'ai quand même l'impression que tu
ne me dis pas tout. Aïolia : Évidemment sinon ce ne serait plus une
surprise.
Arrivés au baraquement de Marine, Aïolia fit les présentations.
Aïolia : Mon frère, je te présente Marine le chevalier d'argent de
l'Aigle.
Aïolos écarquilla tellement les yeux de surprise, qu'il faillirent sortirent
de leurs orbites. Aïolos : Tu ... Tu veux dire qu'elle ... Qu'elle
est ... Marine : Je suis effectivement la dernière élève et le
successeur de notre ... maître. Aïolos : Moi aussi je le considérais
comme un père, comme tous ses élèves d'ailleurs. Marine : Il me
parlait toujours de vous avec fierté, vous étiez le seul qu'il voyait réellement
comme son fils. Aïolos : Il aurait certainement fait pareil à votre
sujet s'il était encore vivant, il n'était pas homme à confier son armure à
n'importe qui. Dommage qu'il n'ait pas put réaliser le rêve de son frère.
Marine : Vous vous trompez, il a trouvez le treizième chevalier d'or
bien qu'il ne l'ait pas formé. Aïolia : Mais qu'est-ce que tu raconte
Marine ! Shina est un chevalier d'argent. Marine : Ses véritables
pouvoirs avaient été mis en sommeil par son maître Milo et Athéna les a
réveillés récemment. Aïolos : C'était donc ça cette étrange
cosmoénergie que j'avais ressentie dans le dernier temple en plus de celle
d'Athéna. Aïolia : Et cela explique bien des choses.
Aïolos : Quelles choses ? Aïolia : Le soir où j'ai voulu
exécuter Seiya par ordre du Pope, Shina s'était interposée faisant bouclier de
son corps. Je n'ai jamais compris comment je n'avais pas pu la voir arriver et
ainsi arrêter mon geste. La seule solution était qu'elle se soit déplacée à la
vitesse de la lumière, mais pour un chevalier d'argent cela était impossible. Et
plus étonnant encore, elle avait survécu malgré la force que j'avais mise dans
mon attaque. Aïolos : Il faudra que je la rencontre un jour.
Marine : Il te suffit de demander une entrevue avec elle pour ça,
mais je te conseille d'éviter de lui parler d'Altaïr. Aïolos : Et
pourquoi ça ? Marine : Parce que même si ce n'est pas notre maître
qui l'a entraînée, c'est lui qui l'a conduite au Sanctuaire et il a été obligé
de l'enlever. Elle lui en garde une certaine rancune. Aïolos : Maître
Alataïr n'a jamais forcé qui que ce soit à devenir chevalier ! Marine
: C'était un cas exceptionnel, il avait sentit que c'était elle qui avait la
puissance nécessaire pour réveiller l'armure d'or d'Ophiucus. Il ne pouvait
laisser derrière lui cette occasion unique de faire réapparaître ce chevalier
mythique. Aïolos : Quand même, j'ai du mal croire qu'il ait pu faire
une chose pareille. Aïolia : Je ne sais pas si ça peut te consoler,
mais moi j'ai bien cru pendant treize ans que tu étais un traître.
Le regard des trois personnes se croisèrent, et toutes éclatèrent de rire.
Milo revenait de son entrevue avec Shina. A présent l'ancien chevalier du
Scorpion voulait rencontrer Sakura afin qu'il puisse répondre aux questions
qu'elle avait voulu lui poser tout à l'heure. Tout en bas des marches il croisa
Mu, Aldébaran, Shaka, Aphrodite et Saga en pleine discussion. Milo :
Dites ! Vous n'auriez pas vu passer une jeune femme chevalier aux cheveux vert ?
Aldébaran : La Shina miniature ? Milo : C'est sa fille
pour être précis et elle se nomme Sakura. Aldébaran (dépité) : Sa ...
Sa fille ! Milo : Pourquoi fais-tu cette tête là Aldébaran ?
Mu : Tu n'étais pas au courant Milo ? Il a toujours eu un faible pour
ton élève. Aldébaran : Mu ! Je t'avais dit de garder ça pour toi !
Shaka : De toute manière, tout le monde l'avait remarqué avant même
que tu ne lui en fasses la confidence, en fait je suis même étonné que Milo ne
se soit jamais aperçu de rien. Aldébaran : Et moi qui voulais que ça
reste secret. Milo : Et bien dans mon cas ça a marché, mais pourquoi
est-ce que tu n'as jamais tenté de l'aborder. Aldébaran : J'étais
trop timide pour ça. Milo : Crois en mon expérience, en amour il faut
prendre la taureau par les cornes. Aldébaran : Tu as sans doute
raison ... Il en de la chance Seiya. Milo : Et bien justement ce
n'est pas lui le père de l'enfant, c'est Shun. Tous sauf Milo : Quoi
!!!! Milo : Je suis bien content de ne pas être le seul à avoir eu
cette réaction. Mu : Il faut bien avouer que c'est une association
assez inattendue. Aphrodite : Pas tant que ça, Shun est une rose et
Shina ses épines, ils sont donc indissociables. Aldébaran : En tout
cas je suis curieux de faire connaissance avec cette Sakura, je te suis Milo. Tu
viens Mu ? Mu : Pourquoi pas. Saga : Mois aussi je viens.
Aphrodite : Moi de même.
Les regards de tous se tournèrent vers Shaka. Shaka : Je ne vois
pas pourquoi je vous accompagnerais. Milo : Tu as donné ton sang à
l'armure de son père, ça fais de toi un peu son parrain. Et puis reconnais que
toi aussi tu es un peu curieux. Shaka : De toute façon tu ne sais pas
où elle se trouve, sinon tu ne nous aurais pas demandé si nous l'avions vue.
Milo : Tu sais que tu es rabat joie à avoir toujours raison.
Saga : Shina ne t'as pas dit où la trouver ? Milo : Elle
même l'ignore, tout ce qu'elle sait c'est que sa fille s'est rendue dans un
endroit calme pour s'entraîner. Aphrodite : Alors je sais où, elle
est allée sur une petite plage du Sanctuaire, c'est l'endroit le plus isolé pour
s'entraîner. J'y allais des fois, alors je peux vous guider.
Tout le monde suivit Aphrodite à l'exception de Shaka qui resta en arrière.
Il soupira avant de rejoindre ses cinq comparses. Après une demi-heure de
marche, les six vétérans arrivèrent à l'endroit où Sakura s'entraînait. Le
chevalier du Fourneau avait retiré son masque, et s'exerçait au sabre, elle
était encore dans cet état à la frontière de la lucidité et de l'inconscience.
Les six compagnons d'armes l'observaient de loin, quelques un avec une certaine
admiration. Soudain, Sakura fit un mouvement brusque vers la mer et l'onde
azure se sépara en deux l'espace d'un instant. Quand elle rengaina son katana,
des applaudissement se firent entendre. Une Voix : Splendid !
Marvelous ! Wonderfull ! Sakura : Qu'est-ce que tu viens faire ici
Will ? Will : I suis venu te voir. Sakura : Avant de
continuer cette conversation déplaisante, je te prierais d'arrêter de jouer les
abrutis. Tu parle le grec aussi bien que moi sinon mieux. Will : Je
rêve ou tu viens de me faire un compliment ? Sakura : Tu rêves il n'y
a pas de doute. Alors que me vaut le déplaisir de ta visite ? Will :
Comme si tu ne le savais pas. Sakura : Dois-je te rappeler que tu es
avec Hilda ? Will : Et bien il se trouve que nous avons récemment
rompu… Sakura : C'est un miracle qu'elle ait pu te supporter jusque
là. Will : En fait c'est qu'elle en avais assez que je l'appelle par
ton nom quand nous faisions l'amour. Sakura : Je pense avoir été
assez claire à ce sujet la dernière fois, si tu tiens à ta virilité laisse moi
tranquille. Will : Tu pourrais au moins me laisser une chance.
Sakura réfléchit un moment. Elle doutait que Will ait de réels sentiments
pour elle, c'était plutôt de l'obsession. Mais dans le cas contraire, elle
savait ce que ça faisait d'être rejeté par la personne que l'on aimait (même si
Shinji ne l'avait pas réellement rejetée). Mais en même temps, c'était beaucoup
trop tôt pour elle pour envisager d'aimer quelqu'un d'autre que Shinji.
Sakura : Très bien je te donne cette chance. Nous allons nous
affronter tout de suite, si tu gagne j'accepte d'être ta petite amie, mais dans
le cas contraire tu me laisses tranquille et si jamais tu t'avisais de m'aborder
à nouveau je saurais bien convaincre mes parent que tu as tenté de me violer. Si
tu refuses ces conditions c'est comme si tu déclarais forfait. Will :
Tu n'espères quand même pas me battre ? Tu n'es qu'un chevalier d'argent je te
rappelle. Sakura : Mon père n'étais qu'un chevalier de bronze et il a
vaincu un de tes semblable. Will : Ce n'étais pas la même chose, il
se battait pour la survie d'Athéna. L'enjeu ici est trop faible pour que tu
puisse parvenir à te surpasser. Sakura : Donc tu refuses.
Will : Mais je n'ai aucune envie de te faire de mal !
Sakura : Moi c'est tout le contraire. Prépare-toi !
Sakura se mit en garde alors que Will resta dans l'expectative. Milo et ses
compagnons assistèrent éberlués à ce spectacle d'un chevalier d'argent défiant
un chevalier d'or. Aldébaran : Mais elle est complètement folle !
Milo : C'est le portrait de sa mère tout craché. Mu :
C'est à se demander ce qu'elle tient de son père. Aphrodite : Sa
combativité, elle a le même regard vindicatif que lui. Shaka : Le
"regard vindicatif de Shun" ! Je ne pensais pas entendre une chose aussi absurde
de toute ma vie. Aphrodite : Lorsque j'ai combattu Shun, j'ai plongé
mon regard dans le sien et j'y ai lu une grande rage de vaincre, et
particulièrement quand il m'a porté le coup de grâce. Tu aurais pu le remarquer
toi aussi si tu ouvrais les yeux plus souvent. Saga : Will vient à
son tour de se mettre en garde, il relève défit.
Sakura affichât un sourire de satisfaction. Sakura : Tu t'es enfin
décidé. Will : Je te préviens tout de suite que tout tes coups ne me
ferons pas plus d'effet qu'une piqûre de moustique. Sakura : Tu n'as
aucune idée de toutes les maladies que peut transmettre cet insecte.
Shaka : Cette fille est complètement folle de le provoquer comme ça.
Saga : Ça y est Will passe à l'attaque. Milo :
Extraordinaire ! Elle a réussit à éviter son poing alors qu'il était porter à
Mach 100, c'est à croire qu'elle l'avait vu venir. Aphrodite : Et
maintenant c'est un coup de genou à Mach 90 qu'elle vient de contrer ! Comment
fait-elle ? Son cosmos dépasse certes celui d'un chevalier d'argent basique,
mais il n'égale en rien celui d'un chevalier d'or. Mu : Elle ne fait
que se défendre, à mon avis elle ne pourras pas attaquer, et je ne pense pas
qu'elle puisse tenir ce rythme très longtemps. Aldébaran : La voilà
justement qui passe à l'offensive, comme si elle voulait te contredire.
Milo : C'est à peine croyable, il a tenté d'esquiver mais elle a
quand même réussi à le toucher. Sa contre attaque vient d'échouer.
Aphrodite : Elle continue à le harceler à de la même manière, elle
lui porte des coups petits mais vif qui font toujours mouche. Et vu la tête
qu'il fait ? Il n'a pas l'air d'apprécier. Ce sont des piqûres de frelons
qu'elle lui donne et non de moustiques. Aldébaran : Le con ! Il vient
de croiser les bras. Mu : S'il utilise "Great Horn", il risque de la
tuer. Aldébaran : Il risque surtout de se faire battre oui ! Tu l'a
bien vu avec son katana tout à l'heure, elle connaît le kempo et maîtrise très
certainement le "Iai" plus connu sous le nom de "Sabre du samouraï" . Elle vient
de le conduire justement là où elle le voulait.
Will trouvait qu'utiliser l'arcane que son maître lui avait enseigné était
excessif, mais il devait donner une leçon à Sakura. Jusqu'à présent il n'avait
fait que la ménager et il s'en était mordu les doigts. Will : Great Horn !
Le coup souffla tout sur son passage ouvrant un large passage dans la mer. Le
sable soulevé par l'attaque masquait la vision à Will. Quand il pu enfin revoir,
Sakura avait disparu. Will : Athéna ! Je l'ai pulvérisée !
De son point d'observation Aldébaran fulminait de rage. Aldébaran
: Mais qu'est-ce qui m'a fichu un abrutit pareil comme successeur ! Il vient de
totalement baisser sa garde !
Will était sous le choc, il venait de tuer la fille du chef du Sanctuaire
après Athéna. Cependant il réalisa vite qu'elle n'avait pas pu disparaître sans
laisser de trace. Pas assez vite car Sakura le prit par surprise en surgissant
du sable dans son dos et l'immobilisa. Will : Très ingénieuse ta
prise, malheureusement tu te trouves aussi dans l'incapacité de bouger. Tout tes
muscles doivent rester bander et le moindre relâchement de ta part sonnera ta
défaite. Sakura : Parce que tu crois que je vais me contenter de te
maîtriser ? Je n'ai fait que t'immobiliser afin de te faire goûter à la
technique que j'ai développé spécialement pour toi. Will : C'est trop
d'honneur. Sakura : Buffalo Grill !
Le corps de Sakura s'entoura de flamme la transformant en torche humaine.
Will : Tu me fais bien rire, la chaleur que tu dégages suffit à peine
à me faire suer. Sakura : Si mon attaque se limitait à ça, je
n'aurait aucunement besoin de t'immobiliser, mais sache que je peux dégager une
chaleur capable de dilater les maillons de la chaîne d'Andromède. Crois-tu que
ton corps résistera jusqu'à ce que j'arrive à ce stade ? Will : Je ne
crois pas, mais tu t'es déjà beaucoup dépensée pour me forcer à utiliser "Great
Horn", je suis certains que tu sera épuiser avant que je rôtisse.
Sakura ne répondit rien et se contenta de faire augmenter la température.
Will était plutôt calme et sifflotait sûr de sa victoire, mais rapidement il
commença à avoir du mal à respirer. Il réalisa alors, mais trop tard, que Sakura
alimentait ses flammes avec l'oxygène ambiant et qu'elle était en train de
l'asphyxier. Will finit par sombrer dans l'inconscience. Sakura lâcha sa prise
et au moment où le chevalier du taureau allait s'écrouler à terre, elle le
projeta dans la mer ce qui eut pour effet de le réveiller. Will : Il
semble que j'ai perdu. Sakura : C'est ta vanité qui t'a perdu, si tu
t'étais battu sérieusement dès le début c'est moi qui serais à terre.
Will ne répondit rien et s'en alla. Quand il fut assez loin Sakura s'écroula
à terre de fatigue. Sakura : Il s'en est fallut de peu, il a faillit
gagner ce con. Le spectacle vous a plu messieurs ?
Les six anciens chevaliers d'or s'entreregardèrent brièvement avant de
s'approcher de la jeune fille. Saga : C'était un affrontement très
intéressant, vous êtes non seulement très forte mais aussi très intelligente.
Sakura : J'avais aussi affaire à un adversaire qui ne brillait pas
par son sens stratégique. Aldébaran : C'est a ce demander comment il
a obtenu cette armure. Sakura : Il n'est pas aussi bête qu'il le
laisse paraître. Aphrodite : Il y a une chose que je ne comprends
pas, pourquoi ne t'es-tu pas battue de toutes tes forces contre lui.
Shaka : Qu'est-ce que tu racontes comme bêtise, tu vois bien qu'elle
est épuisée. Aphrodite : C'est parce que sa constitution physique est
plus fragiles que celle des autre femmes chevaliers, mais si tu avais fait un
tant sois peu attention à son cosmos, tu aurais remarqué qu'elle maîtrise le
septième sens. Sakura : Je me suis éveillée au septième sens, mais je
ne le maîtrise pas nuance. De plus, si j'avais montré mon jeu dès le début Will
m'aurait vaincue. Il a plus d'expérience que moi après tout. Shaka :
Tu es stupide ! Vue ton adresse au combat tu aurais remporté une victoire
éclatante. Sakura : Et c'est l'andouille la plus proche de dieu qui
se permet de dire que je suis stupide. Shaka : Je te prierai de me
parler avec le respect qui m'es du ! Sakura : Quel respect ? Tu n'es
plus chevalier que je sache. Autrement dit c'est a toi de me respecter
blondinet. Mu : Est-ce que je me trompe où tu aurais quelque chose à
reprocher à Shaka ? Sakura : Pour commencer il a voulu tuer mon père
... Aphrodite : Heu moi aussi il me semble. Aldébaran :
Comme nous tous. Aphrodite : Toi tu étais abusé par Saga, moi j'étais
dans son camps de mon plein grès. Sakura : C'est surtout la manière
dont il l'a fait que je ne supporte pas. Il a voulu le tuer avec ses propres
chaînes, il s'est amusé à le faire souffrir. Toi Aphrodite c'est tout le
contraire, tu as voulu lui donner une mort douce et c'est pour ça que je ne t'en
veux pas. Mais ce que je reproche le plus à cet énergumène, c'est ... Oncle Ikki
m'a raconté qu'après avoir mit papa et mes autres oncle à terre, il a réfléchit
à voix haute en disant que le seul moyen pour qu'ils parviennent jusqu'à lui
était que les gardiens des maisons précédentes aient trahi. Et il ne s'est même
pas demandé ce qui a pu pousser cinq chevaliers d'or , les plus nobles
défenseurs d'Athéna à la trahison . Cela ne lui a même pas effleuré l'esprit
qu'il pouvait défendre la mauvaise cause. Tout ça par ce qu'il voulait
rester dans son monde de certitude, qu'envis |