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Chapitre 28 :

Cauchemars et Réalité
 

 

 

Dans sa baraque, Cassandra observait avec une certaine inquiétude les sommeils agités de Saga et d'Aphrodite. Elle se doutait bien que ce qui troublait le repos de l'ancien chevalier des Poissons était ce souvenir refoulé que son combat contre Sakura avait mystérieusement fait resurgir, mais par contre elle ignorait totalement ce qui pouvait bien mettre son oncle dans cet état.

Rêve d'Aphrodite

Une maison brûlait, au milieux des flammes, un jeune garçon était recroquevillé sur lui-même et pleurait de peur. Étrangement, le feux ne semblait pas l'atteindre. Il entendit soudain deux voix au loin, une masculine, et l'autre féminine. Toutes les deux criaient à l'unissons "Björn". Le petit garçon sortit alors de sa torpeur et se mit à courir vers les voix, ne faisant pas attentions aux flammes qui de toute façon ne le brûlaient pas.
Björn : Papa ! Maman ! Je suis là ! Attendez mois !

Björn continua de courir en direction des voix de ses parents, mais au moment où il put enfin apercevoir leurs silhouettes, une partie du plafond s'effondra sur eux.
Björn : Nooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooon !!!!!!!!!!!!!!!!

Aphrodite se réveilla en sursaut et en sueur, il ne cessait de répéter la même chose dans sa langue natale, affolé. Cassandra qui était à son chevet réagit tout de suite.
Cassandra : Aphrodite, calmez-vous, ce n'était qu'un mauvais rêve.

Aphrodite se reprenait peu à peu, et quand il vit la guérisseuse ....
Aphrodite : Sa ... Saga ?
Cassandra : Désolée, je suis sa nièce, ou la fille de Canon si vous préférez.
Aphrodite : Où ... Où-suis-je ? Et comment suis-je arrivé là ?
Cassandra : Vous êtes chez moi, mon oncle vous a amené ici pour que je vous soigne. Lors de votre combat contre Sakura, quelque chose a semble-t-il réveillé un souvenir enfouit très profondément dans votre mémoire et cela vous a fait perdre tous vos moyens.
Aphrodite : Un ... Un souvenir enfouit ? Ah oui ! Ça me revient maintenant, l'incendie, comment ai-je pu oublier un moment aussi important de ma vie ?
Cassandra : Cela vous dérangerait de me le raconter ?
Aphrodite : Lorsque j'avais trois ans, un incendie s'est déclaré dans ma maison, mes parents ont péri, mais moi je n'ai miraculeusement rien eu, pas même une trace de brûlure. Maintenant, je sais que c'est mon cosmos qui m'a protégé. Voir mes roses brûler a ravivé cet instant tragique de ma vie.
Cassandra : Vous vous sentez mieux maintenant ?
Aphrodite : Un peu, mais je prendrai bien un peu l'air.
Cassandra : Je vais vous aider à vous lever, le sommeil artificiel dans lequel je vous ai plongé doit encore vous engourdir.

Cassandra et Aphrodite sortirent, laissant Saga seul avec ses songes.

Rêve de Saga

Tout était noir, Saga courait à perdre haleine dans l'obscurité. Il fuyait quelque chose qui le terrifiait bien qu'il ne sache pas quoi. Il avait cependant une certitude, si il se faisait rattraper, ce serait la fin.  Mais par un manque de chance, il trébucha et n'avait plus la force de se relever.
Voix menaçante : Croyais-tu vraiment pouvoir m'échapper ? Pauvre Fou ! Je suis toi !

Un sosie de Saga, mais avec les cheveux gris et les yeux injectés de sang, émergea alors de l'ombre.
Saga : Ne m'approche pas ! Je ne te laisserai pas me contrôler à nouveau !
Mauvais Saga : N'as-tu donc toujours pas compris que j'étais le véritable toi ?
Saga : C'est faux ! Je ne suis pas un Diable !
Voix douce : Tu as raison, lutte et rejoins moi.

Un autre sosie fit son apparition, et avec lui la moitié de l'espace devint lumière. Ce double ressemblait à Saga en tout point mais l'expression de son visage semblait extrêmement paisible et emplie de bonté.
Saga : Qui ... Qui es-tu ?
Bon Saga : Je suis toi, le véritable toi, celui don la bonté en faisait l'égal d'un Dieu.
Mauvais Saga : Mensonge ! C'est moi ta véritable personnalité !
Bon Saga : Ne l'écoute pas, tu es bon par nature et tu le sais.
Saga : Laissez-moi tranquille ! Je ne suis ni un Dieu ni un Diable, je suis un homme avec ses qualités et ses défauts !
Bon Saga : Ce que tu dis n'a pas de sens, je t'offre la perfection.
Saga : Oh non, tu ne m'auras pas une nouvelle fois. Je me souviens maintenant, tu m'avais fait la même proposition l'autre fois, et c'est quand j'ai accepté que ton opposé est apparu. A présent je sais que je ne peux pas être parfaitement bon sans être parfaitement mauvais.
Mauvais Saga : C'est qu'il est devenu futé avec l'âge.
Bon Saga : Il va nous falloir prendre des mesures drastiques.
Mauvais Saga : Nous aurions dû l'éliminer dès le départ de toute façon, à cause de lui je n'ai pas pu réaliser ma conquête du monde.
Bon Saga : Tu n'es pas le seul a avoir été lésé, il a cantonné mon influence au Sanctuaire, je n'ai pu apporter mes bienfaits à la terre entière.
Saga : Vous ne briserez jamais ma volonté !
Mauvais Saga : Quelle volonté ?! Tu as passé la majorité de ta vie sous notre influence, te détruire sera un jeu d'enfant pour moi, d'ailleurs tu as déjà perdu, regarde.

Saga s'aperçut horrifié, qu'il était en train de se faire engloutir par le "sol", et plus il s'enfonçait, plus il sentait sa conscience s'évanouir. Il essaya bien sûr de résister, mais il ne parvint qu'à ralentir le processus. Il allait céder, laisser son véritable lui disparaître, quand une fugace apparition lui rendit
courage : c'était un majestueux cheval blanc. A sa vue, Saga sentit ses forces et sa confiance en lui se décupler, il concentra toute son énergie et parvint, sous les yeux éberlués de ses avatars, à échapper à sa dissolution.
Saga : Vous avez bien failli m'avoir, mais plus jamais je ne me laisserai contrôler, c'est vous qui allez être réduits à néant !
GALAXIAN EXPLOSION !!!

Les deux formes bâtardes de l'esprit de Saga se désagrégèrent, et à leur disparition, l'espace noir et blanc devint multicolore, symbole de l'intégrité et de la complexité des sa psyché retrouvée.

Saga se réveilla, en regardant par la fenêtre il remarqua qu'il faisait nuit.
Saga : C'était vraiment un drôle de rêve, mais était-ce vraiment un rêve, ou bien étais-je vraiment en face de mes démons et que je les ai réellement vaincu ? Et puis ce cheval blanc, que représentait-il ? Non, ce n'était pas un cheval, c'était une jument ! Elle doit être toute proche !

Saga se leva et sortit en trombe de la maison de sa nièce.

 


Aux abords du Sanctuaire

Une femme chevalier marchait en titubant de fatigue en direction de Rodorio.
Une voix : Epona attend !
Epona ( haletante ) : Et bien on peut dire ... que tu as fait vite ... Saga. Comment ... as-tu su que ... C'était moi ?
Saga : Il n'y a qu'une seule personne capable de pénétrer mon esprit aussi facilement et surtout d'aussi loin, même si ça la laisse exténuée. Tu aurais pu me contacter d'une autre manière quand même.
Epona : Parce que tu crois que je voulais te fixer un rendez-vous ? J'avais cru ressentir ton cosmos, et j'ai voulu avoir la certitude que c'était toi en allant dans ta tête. Après toutes les horreurs que tu as commises, comment as-tu pu t'imaginer un seul instant que je voulais te revoir ? Mes sentiments pour toi sont morts le jour où ton imposture a été mise à jour et que j'ai appris que tu avais tué mon grand père.
Saga : Ton grand père ? Mais ne m'avais-tu pas dit que ta seule famille était Altaïr qui t'avais adoptée ? Il n'a été ton maître que parce que tu voulais devenir chevalier.
Epona : Tu te moques de moi ?! Ne me dis pas qu'après tout le temps que tu as usurpé sa place, tu n'as jamais su que Shion était le père d'Altaïr ?!
Saga : Je te jure que je l'ignorais, et si je l'avais su peut-être que je n'aurais pas eu la force de le tuer pour ne pas te faire de peine.
Epona : Arrête de jouer les amoureux veux-tu ?! Tout ce qui t'intéressait c'était coucher avec moi ! Quand j'ai découvert que c'était toi le traître qui avait usurpé la place de Grand Pope, tu ne peux pas savoir à quel point je me suis sentie salie, j'avais l'impression d'avoir été ta complice.
Saga : Si ça avait été le cas, je ne serais pas venu te voir au risque de dévoiler mon imposture, pendant que je me faisais passer pour Shion. Et puis nous ne faisions pas toujours l'amour, nous profitons surtout du fait d'être ensemble.
Epona : Mais tu as envoyé Shina m'éliminer avec les autres élèves de mon père !
Saga : C'est faux ! Je l'avais envoyée pour que vous l'éliminiez car je craignais ses pouvoirs latents, j'étais certain qu'elle ne ferait pas le poids contre vous quatre. Quand elle m'a ramené vos armures, et quand j'ai vu la tienne, j'étais au bord des larmes, et quand elle s'est retirée, je me suis laissé aller au désespoir. L'annonce de ta mort m'a réellement anéanti.

Epona demeurait perplexe, Saga n'avait pas tort, quand il venait la voir, il prenait le risque de se faire démasquer, non par elle, mais par Altaïr qui le voyait quand il se faisait passer pour le Grand Pope, et c'est vrai qu'ils passaient surtout tous les deux de grands moment romantiques. Si elle ne le haïssait pas autant, elle donnerait bien une autre chance à leur amour ; mais le haïssait-elle vraiment ? Si elle le détestait à ce point,  pourquoi avait-elle voulu savoir elle même s'il était bien vivant, plutôt que de demander à ses contacte au Sanctuaire ? Et pourquoi un moyen aussi intime que la pénétration de son esprit ? Se pouvait-il qu'elle en soit encore amoureuse après tout le mal qu'il avait fait, après tout le mal qu'il lui avait fait ? Et puis, ce n'était pas vraiment sa faute, après tout il n'était pas lui-même.
Epona : C'est étrange, j'étais certaine que tu chercherais as te défiler de tes crimes en invoquant ta deuxième personnalité.
Saga : Même si je n'avais pas le contrôle de mon corps, je suis responsable de mes actes car c'est ma faute si mon mauvais coté a pris dessus. Je cherchais à devenir un chevalier parfait, je m'entraînais jours et nuits, me moquant complètement de mon état de santé. Un jour, j'ai trop tirée sur la corde et je suis tombé dans le coma. Pendant ma perte de connaissance, j'ai "rencontré" mon coté bénéfique qui m'a proposé de me remplacer afin que je puisse devenir le chevalier que je voulais être. J'ai eu la faiblesse d'accepter, ne sachant pas qu'en devenant extrêmement bon, je devenait par la même occasion extrêmement mauvais. J'ai provoqué ma schizophrénie, je suis donc coupable de tous les crimes que j'ai commis pendant ma folie, et maintenant que je suis guéri grâce à toi, je ne désire qu'une seule chose, je veux demander pardon à toutes les personnes à qui j'ai fait du mal.
Epona : Comment ça grâce moi ?!
Saga : Lorsque tu t'es introduite dans mon esprit, j'étais sur le point de replonger, mes deux autres personnalités allait m'annihiler pour de bon. Mais quand j'ai senti ta présence, ça m'a rendu courage et la force de me battre, c'est l'amour que je te porte m'a permis de vaincre mes démons une bonne fois pour toute ... Je sais que c'est hors de propos, mais veux-tu biens donner une autre chance à notre amour ?

Epona était au bord des larmes, ce que venait de lui dire Saga l'avait touchée au plus profond de son coeur, mais son orgueil, lui, refusait de céder aussi facilement à sa proposition.
Epona : Écoute Saga, je suis prête à tout recommencer avec toi mais à une seule condition. Tu as dit que tu souhaitais t'excuser au près de ceux à qui tu a fait du mal, alors je vais t'en donner l'occasion. Je connais l'une de ces personnes, si tu obtiens son pardon, alors je ferais de mon mieux pour oublier ta traîtrise passée.
Saga : Et qui est-ce ?

 


Treizième temple

 

Shina venait de mettre sa fille au lit après que Milo la lui ait ramenée.
Milo : Alors ? Comment va-t-elle ?
Shina : Elle est complètement exténuée, qu'est-ce qu'il y a bien pu lui prendre d'accepter le défit d'Aphrodite ?
Milo : C'est vrai que c'était un acte inconsidéré, comme défier un chevalier d'or alors que l'on est qu'un apprenti.
Shina : Si c'est pour dire qu'elle est ma digne fille, je te ferais remarquer que cette fois-ci non plus tu n'as rien fait pour l'en empêcher.
Milo : Bon, bon, je n'ai rien dit. Au fait, pourrais-tu me rendre mon journal ? J'ai besoin de me replonger dedans pour voir si je n'aurais pas omis quelque détails de ma vie.
Shina : Mais bien sûr, après tout c'est le tien. Tien ! Temps que j'y pense, tu as un endroit où dormir ?
Milo : Je comptais demander à mon successeur de loger dans la chambre des disciples.
Shina : Il y a une chambre pour les invités dans ce temple, ça me ferait plaisir si tu acceptais que je t'héberge.
Milo : Mais avec joie !
Shina : Suis moi, je vais te montrer où elle se trouve.
Milo : Tu n'as pas de serviteur ?
Shina : Si, mais très sincèrement il y a des choses que je préfère faire moi-même, comme accompagner mon maître jusqu'à sa chambre.
Milo : Au fait, tu sais qu'est devenu Andréa ?
Shina : Andréa ? A oui ! Cette servante dont tu étais amoureux. Désolée, mais elle a certainement dû quitter le Sanctuaire durant mon absence.

Shina guida Milo puis,  elle se rendit dans la salle du trône.
Shina : Andréa, tu peux cessez de te cacher maintenant.

Andréa sortit de derrière un rideau.
Andréa : Je te remercie de ce que tu as fait pour moi.
Shina : J'ai accepté de ne pas dire à Milo que tu n'étais pas là, mais j'aimerais savoir ce qui ne va pas. Tu l'aime pourtant, tu me l'as dis toi-même.
Andréa : Je ... Je ... Je me sens indigne de le revoir, je ne mérite plus son amour. Ne me demande pas pourquoi, c'est trop personnel et ça fait trop mal.
Shina : Très bien, comme tu voudras, mais tu ne pourras pas te cacher de lui éternellement, il finira bien par tomber sur toi par hasard. Si tu ne veux vraiment plus le revoir, je crains qu'il ne te faille quitter le domaine sacré.
Andréa : Mais je ne veux pas partir ! Servir Athéna, c'est toute ma vie !
Shina : Alors prend ton courage à deux mains, et va vers lui.
Andréa : Ce n'est pas si facile, tu n'a aucune idée de ce que j'endure tous les jours.
Shina : Très bien, je n'insisterais pas plus car avec tous ce que je cache encore à Shun, je suis mal placée pour te donner des leçons.

Tout-à-coup, Saga pénétra avec fracas dans la salle.
Shina : Que signifie cette intrusion !
Saga : Je dois absolument voir Athéna !
Shina : On ne dérange pas la déesse sans raison valable, dit moi ta requête et je verrais si je dois t'accorder une audience avec elle.
Saga : Qui es-tu pour t'interposer.

Shina sourit sous son masque, évidemment, avec ses nouveaux habits, Saga ne savait qui il avait devant lui. Elle le saisit par la gorge et le souleva du sol.
Shina : Je suis le seul maître du Sanctuaire après Athéna.
Saga : Shi... Shina ?
Shina : Je suis finalement devenue ce que tu redoutais tant.

Shina relâcha Saga.
Shina : Maintenant dit moi la raison de ta venue.
Saga : Je dois voir Athéna pour qu'elle m'aide à trouver quelqu'un.
Shina : Sincèrement, ce n'est pas un motif valable, mais je peux certainement t'aider personnellement. Qui recherches-tu ?
Saga : Je ne pense pas que tu la connaisses, c'est une servante du Sanctuaire, elle se nomme Andréa ...
Shina : Alors ne cherche plus, elle justement à coté de nous.
Saga : Comment ! Mais c'est impossible, je me rappelle bien d'elle, elle avait les cheveux bleu turquoise, comme Camus.
Andréa : Je me suis faite beaucoup de soucis ces quinze dernières années.
Saga : C'est ... C'est vraiment toi alors ?

Saga se jeta aux pieds de la servante.
Saga : Andréa, je viens humblement te demander pardon pour le meurtre de ton frère Damien.
Andréa (ironique) : Quelle nouvelle ! Je m'en doutais un peu après que tu aies été démasqué, dis-moi plutôt pourquoi tu l'as assassiné.
Saga : C'était deux ans après votre arrivée au Sanctuaire, comme tu le sais ton frère avais été nommé apprenti de Léonidas, le serviteur le plus proche de Shion. Ce jour là il était tombé malade, et il l'a déféré auprès de moi pour le remplacer. A la fin de la journée, il s'est permis de me dire qu'il était étonné que pour un homme de plus de deux cent ans, j'étais très bien conservé, et qu'il ne me donnerait pas plus de trente ans. C'était un compliment innocent bien sûr, mais j'ai craint qu'en vieillissant il ne commence à avoir de réels doutes sur mon identité, et je l'ai éliminé.
Andréa : Et bien voilà une réponse franche. J'accepte te pardonner pour avoir tué mon petit frère, et je te remercie d'avoir eu le courage et la franchise de me le dire en face. Je vais prendre exemple sur toi pour parler à Milo.
Chevalier d'Ophiucus, si vous le permettez, je vais me retirez pour trouver les mots que je lui dirai.
Shina : Fait comme il te plaira, mais pense à apporter un plateau repas dans la chambre de ma fille, elle est dans un tel état d'épuisement, qu'elle manquera certainement le dîner.
Andréa : A vos ordres chevalier.

Andréa fit une révérence avant de partir.
Saga : Cette femme est épatante, je ne pensais pas qu'elle réagirait avec autant de sang froid.
Shina : Les chevaliers ne sont pas les seuls à savoir se montrer digne. Bien ! Tu n'as plus aucune raison d'être ici, je ne te retiens pas.

Saga s'inclina et quitta le temple. Shina se rendit dans sa chambre pour chercher le journal de son maître. En allant dans la chambre des invités, elle passa à coté de celle d'Andréa, et elle l'entendit sangloter à travers la porte. Elle ne savait cependant pas si c'était à cause de la mort de son frère, ou bien cette chose qui l'empêchait de paraître devant Milo.

 


Rodorio

La nuit était tombée depuis longtemps. Après qu'elle soit partie, Aïolos était retourné à l'endroit précis où il avait vu Thétis pour la première fois. Assis sur la même bitte d'amarrage, il regardait la mer et semblait attendre de la voir sortir de l'onde pour aller le rejoindre.

 


Sanctuaire de Poséidon

Thétis regardait le ciel de mer, elle se demandait quand Poséidon lui permettrait de retourner à la surface. Elle voulait tant revoir Aïolos. Elle le connaissait à peine, mais elle était à présent certaine d'en être réellement tombée amoureuse.
Une voix : Je ne t'ai jamais vu aussi songeuse.
Thétis : Seika ? Que fait tu là à une heure pareille ?
Seika : Je n'arrive pas à trouver le sommeil, mais toi ? pourquoi sembles-tu aussi rêveuse ?
Thétis : J'ai rencontré un homme, et je crois que j'en suis réellement amoureuse. Je lui ai dit ce que j'étais réellement, et il ne m'a pas rejeté. C'est vraiment quelqu'un de formidable.
Seika : Mais c'est magnifique ! Dommage que Poséidon t'ait ordonné de rester là jusqu'à nouvel ordre.
Thétis : Dis moi, ça fait quoi d'être enceinte ?
Seika : Tu souhaites déjà avoir des enfants !
Thétis : Je me demande surtout si je serais capable de lui en donner, après tout, je ne suis pas réellement humaine.
Seika : C'est pas vrai ! Tu vas pas recommencer avec ça ! Écoute, je ne sais pas pour le reste de tes organes, mais ton système génitale est le même que celui d'un être humain. Tu as bien tes règles non ?
Thétis : Mais est-ce une preuve suffisante ?
Seika : Et bien va voir un gynécologue pour t'en assurer, ou bien un vétérinaire si tu préfère.
Thétis : Et tu te crois drôle ?
Seika : Écoute Thétis, il faut que tu aies plus confiance en toi et en ton humanité. Même si, comme tu le crains, ton état t'empêche d'avoir des enfants avec lui, s'il t'aime vraiment alors il l'acceptera, comme il a accepté que tu sois un poisson.
Thétis : Tu as peut être raison, je me fais sans doute du souci pour rien.
Seika : Allez, allons nous coucher, il se fait tard.

 


Sanctuaire

Hilda dormait d'un sommeil agité, son esprit était hanté par des scènes du passé.

Rêve de Hilda

Hilda se retrouvait vingt ans arrière, elle savait que c'était le jour où ses parent allaient être assassinés par Aphrodite. Elle était dans le corps de ses trois ans, mais avec tout sa raison d'adulte, elle n'arrivait cependant pas à bouger librement et agissait comme une automate, répétant les mêmes gestes qu'elle faisait ce jour là. Son père et son grand-père se disputaient, à l'époque elle était trop jeune car ils parlaient en grec, mais à présent elle comprenait tout.
Erik : Je te dis de partir tout de suite Olaf ! Il en a seulement après moi, mais s'il vous trouve, il vous éliminera tous.
Olaf : Jamais de la vie père ! C'est ma maison, et ma famille, je la protégerait coûte que coûte.
Erik : Mais réfléchis un peu imbécile ! C'est un chevalier d'or, et malgré ton entraînement, ton cosmos est bien en dessous de celui d'un chevalier de bronze.
Olaf : Je ne fuirai pas père ! Ce serait déshonorer nos ancêtres.
Erik : Sif, essaye de le raisonner je te prie.
Sif : Désolé, mais je suis du coté de mon mari.
Erik : Mais vous êtes tous fou ma parole ! Et Hilda ?! Avez-vous seulement pensé à votre fille ? Mon unique petite fille ! Sa vie est-elle moins importante que votre fierté ?
Sif : Mon dieu ! Mais tu as raison ! Quelle folie allions-nous commettre ? Olaf, ton père à raison, pour notre fille nous devons fuir, quand bien même il ne la toucherait pas, je ne veux pas qu'elle devienne orpheline.
Olaf : Tu as peut être raison, prépare tes affaires ...
Erik : Trop tard, il est là ! Vite Sif ! Cache la petite !

Sif prit Hilda dans ses bras et l'amena dans la chambre, un fois à l'intérieur, le bruit d'un déflagration se fit entendre. Elle la cacha alors sous le lit conjugal.
Sif : Hilda, Reste là et soit sage d'accord.

Hilda ne comprenait pas, cette scène de sa vie lui était parfaitement inconnue. Dans ses souvenirs, Aphrodite avait surgi de nul part, et elle était partie se cacher toute seule sous le lit.
Sif sortit de la chambre. Comme si elle répétait tous les geste du passés, Hilda se vit la suivre, et entrebâiller la porte pour voir ce qu'il se passait à l'extérieur de la pièce.

Aphrodite faisait face à Erik dans son armure, son casque masquant presque entièrement son image.
Erik : Alors ça y est ? L'usurpateur a décidé de me supprimer ?
Aphrodite : Vous tuer n'est pas pour me plaire maître, mais j'ai reçu des ordres stricts de la part du maître du Sanctuaire.
Erik : Ecoute-moi, ce n'est plus Shion qui est Grand Pope, jamais il n'ordonnerait l'exécution de quelqu'un sans un procès équitable. Tu devrais savoir que c'est un être diabolique qui a pris sa place, je t'ai appris à obéir aux ordre, mais avant tout à écouter ton coeur.
Aphrodite : Croyez-le ou non, c'est justement ce que je fais maître. Comme vous vous en doutez, votre famille est aussi menacée, mais comme elle ne représente pas une menace, je pourrais toujours prétendre que tu as couvert leur fuite en me combattant.
Olaf : Quelle générosité de la part d'un assassin.
Aphrodite : Tu devrais déjà être parti avec ta femme et ta fille.
Olaf : Je ne suis pas de ceux qui s'enfuient la queue basse.
Aphrodite : Il y a une grande différence entre courage et l'inconscience Olaf, mais il semblerait que tu ne l'aies toujours pas compris.
Olaf : Mon père n'est peut être pas assez puissant pour te battre, mais si je joins mes forces aux siennes alors nous ferons la différence.
Erik : Ne dit pas de bêtises Olaf ! Je suis largement assez fort pour tenir Aphrodite en échec, seulement il est protégé par une armure d'or ce qui le rend quasiment invincible, même nous deux ne faisons pas le poids. Fait ce qu'il t'a dit et enfuis-toi avec Sif et Hilda.
Olaf  : ... Non père ! Je ferai face au danger ! Je combattrai ce traître quoi qu'il m'en coûte.
Aphrodite : Maître, vous m'avez enseigné à ne jamais dénigrer un adversaire, si je refuse le combat contre votre fils, je l'insulte, mais si je l'accepte, alors je serai obligé le tuer. J'ai besoins de vos lumières une dernière fois, que dois-je faire ?
Sif : Qu'est-ce que tu dois faire ?! Mais insulte le, moque toi de lui, considère-le comme indigne de te combattre, mais laisse le vivre par pitié ! Je te le demande en temps qu'ancienne élève du maître, et comme amie.
Olaf : Silence femme !

Olaf gifla violemment Sif. De l'autre coté de la porte, Hilda regarda cette scène effrayée.
Erik : Olaf, de par ce geste indigne, tu n'es plus mon fils, je te renie. Aphrodite, je compte sur toi pour nous tuer tous les deux en même temps.
Aphrodite : Je ferais comme vous le désirez maître.

Olaf  se jeta sur Aphrodite comme un forcené.
Aphrodite : Roses Démoniaques !
Sif : Noooooooooooooooooooooooooooooon !

Alors que le nuage de roses rouges se dirigea sur Olaf, Sif s'interposa et fut prise dans la tourmente écarlate. Les deux époux tombèrent à terre l'un
contre l'autre, alors qu'Erik resta debout.
Aphrodite : Par Athéna je ne voulais pas ! Elle s'est interposée au dernier moment.
Erik : Je l'ai vu, et je ne t'en veux pas. J'avoue que je ne m'attendais pas à ce qu'elle fasse ça. Je savais que mon fils la battait, je lui ai souvent conseillé de le quitter, mais elle n'a jamais écouté. J'ai toujours cru qu'elle avait trop peur de lui  pour le faire, mais en fait c'est parce qu'elle l'aimait malgré ce
qu'il lui faisait subir. L'amour est vraiment une chose étrange, il peut faire aimer une ordure comme mon fils. Prend bien soin de ma petite fille Aphrodite.
Aphrodite : Je vous le promet maître.

Erik s'écroula à son tour mort, Aphrodite retira son casque et commença à pleurer. Hilda sortit de la chambre pour s'approcher de ses parents, elle avait
les pied nus et faillit marcher sur une rose empoisonnée. Par chance, Aphrodite réagit à temps et la souleva de terre.
Hilda : Papa, maman, grand père, pourquoi ils dorment ?
Aphrodite : Ils ne dorment pas, ils ... Ils sont morts.
Hilda : C'est pas vrai ! Papa ! Maman ! Ouvrez les yeux ! Dites à la dame qu'elle ment ! Papa ! Maman !

Aphrodite serra tendrement la petite fille contre lui.
Aphrodite : Tout vas bien maintenant, n'ai plus peur. Je vais m'occuper de toi.

Hilda se réveilla en nage, quel étrange rêve elle venait de faire, ou plutôt un cauchemar. Voir son père être une ordure et Aphrodite un homme bon était la pire des choses qu'elle pouvait imaginer. La seule chose de vraie dans ce songe, était la façon dont le chevalier des Poissons l'avait recueillie. Elle se souvenait qu'après il , ou plutôt la femme qu'elle croyait qu'il était, l'avait mise en pension. Il venait la voir une fois par semaine, prenait de ses nouvelle, et avait commencé son entraînement.
Et puis un jour il n'était plus revenu, et Marin était venu la chercher quelque temps après "l'Ultime Éclipse". Soudain, quelque chose lui vint à l'esprit, quelque chose à laquelle elle n'avait jamais pensé jusqu'à présent : comment Marine avait-elle eu vent de son existence, et pourquoi était-elle venue la chercher ? Il fallait qu'elle le sache au plus vite, et tant pis si elle dérangeait son maître à cette heure tardive.

 


Marine était dans son lit avec Aïolia qui dormait à coté d'elle. Depuis qu'il était revenu à lui, c'était la première nuit qu'ils ne passaient pas à faire l'amour et ça la rendait nerveuse. C'était lui qui avait insisté pour passer un moment romantique avec elle, en même temps il n'avait pas tort car elle s'était comportée comme une nymphomane pendant toute la semaine, et une nuit tranquille était ce qu'il lui fallait pour qu'elle se calme. Le problème, c'est qu'elle ne se calmait pas du tout, et qu'elle usait de toute sa volonté pour ne pas réveiller son amant et le forcer à lui faire l'amour. On frappa soudain frénétiquement à la porte. Généralement, Marine détestait être dérangée à une heure aussi tardive, mais pour une fois, cela lui permettait de se changer les idées. En ouvrant, elle fit face à Hilda.
Marine : Hilda ?! Mais que viens-tu faire ici à une heure pareille ? Remarque, vu mon état ces temps ci, je ne t'en veux pas.
Hilda : Je veux que tu me dises comment et pourquoi tu es venu me chercher au Groenland ?
Marine : Et c'est maintenant que tu te poses la question.
Hilda : Avant, je ne savais pas que c'était Aphrodite qui m'avait recueillie. Comment as-tu su quelque chose que lui seul semblait savoir ?
Marine : Il me l'a demandé via son testament qu'il avait rédigé le jour de sa mort, comme j'avais quitté le Sanctuaire juste après la "Bataille du Sanctuaire", je n'en ai pris connaissance qu'après la guerre contre Hadès. Dedans il révélait ton existence et me demandait de prendre soin de toi, ainsi que te révéler que c'était lui qui s'était occupé de toi.
Hilda : Alors pourquoi ne m'as-tu jamais rien dit ?
Marine : Parce que tu aurais renié tout ce qu'il t'avais déjà enseigné, et je peux te dire qu'il avait déjà fait de toi un disciple exceptionnel.
Hilda : Il m'a juste appris les bases de la cosmoénergie.
Marine : C'est là que tu te trompe, c'est grâce à ce qu'il t'avait appris que tu as pu développer ton attaque fétiche. Le Raven's Feathers n'est rien d'autre qu'un dérivé de ses Roses Piranhas, car moi, je suis bien incapable de créer des objets tranchant avec mon cosmos.
Hilda : N ... Non ! Ce ... Ce n'est pas possible ! Je ne peux quand même pas avoir quelque chose en commun avec ce salaud !

Hilda s'enfuit en courant et en pleurant, ce qu'elle venait d'apprendre l'avait complètement retournée. Quand elle s'arrêta, elle se rendit compte qu'elle était devant
l'escalier du Zodiaque. Instinctivement elle était allée vers celui qui était le plus proche d'elle après ses oiseaux : Will du Taureau. Ils avaient rompu récemment, et voilà qu'elle revenait déjà à lui. Si elle n'était pas autant bouleversée, elle serait bien revenue sur ses pas, mais elle avait besoin de réconfort, et elle avait tendance à
oublier tous ses problèmes dans les bras de Will. Elle alla donc en direction du temple du Taureau.

 


Quelques instants plus tard

Vito était revenu au Sanctuaire, il était encore un peu chamboulé par tout ce qui lui était arrivé après sa rencontre avec Penthésilée. Elle l'avait conduit chez elle, puis dans sa chambre, et après s'était montrée hésitante. Elle en avait d'ailleurs ri en prétendant que même quand elle avait perdu son pucelage, elle ne s'était pas sentie aussi nerveuse. Ils avaient donc commencé par discuter et à se raconter leurs vies. Vito avait du déguiser la vérité et il en avait honte, mais il craignait sa réaction s'il lui disait qu'il avait été Masque de Mort du Cancer. Il avait donc prétendu qu'il avait été apprenti au Sanctuaire mais qu'il n'avait pas réussit à devenir chevalier, ce qui n'était pas tout à fait faux car il ne s'était jamais comporté en tant que tel. Il avait aussi raconté qu'il avait beaucoup voyagé, ce qui était assez véridique vu qu'il avait laissé des cadavres dans tous les coins du monde. Penthésilée, quand à elle, lui confia qu'elle avait grandi au sein de la bande, et qu'elle avait appris à se battre auprès d'un apprenti du Sanctuaire qui avait déserté, ce qui expliquait sa force au combat.
Vito sourit en se rappelant ce qui s'était passé ensuite : ils s'étaient embrassés passionnément comme s'ils n'en pouvaient plus d'attendre. La suite était bien sûr prévisible, il n'arrivait plus à se souvenir combien de fois ils avaient fait l'amour.
Tellement perdu dans ses savoureux souvenirs, il ne sentit pas la présence qui l'empoigna et le plaqua contre un pilier.
Sakura : Bonsoir Masque de Mort; il y a longtemps que j'attends ce moment.
Vito : Qui ... Qui es-tu ?
Sakura : Pour l'instant, je suis ton pire cauchemar, sinon je suis Sakura du Fourneau, la fille de Shina d'Ophiuchus, la femme sur le corps de laquelle tu a fait de l'art abstrait. Tu ne peux pas savoir à quel point tu as gâché sa vie. Quand j'avais quatre ans, nous sommes allés dans une source thermale, en voyant ma mère, et surtout ses cicatrices, les autres clientes n'ont cessé de la matraquer du regard et de chuchoter sur elle. Ces mégères étaient tellement absorbées par elle, qu'elles ne firent pas attention à moi. Je les ai entendues médire sur ma mère, elles se demandaient ce qu'il lui était arrivé, émettaient de folles théories, et se disputaient pour savoir laquelle avait raison. Cependant, toutes étaient d'accord sur un point, avec ses blessures disgracieuses, comment ma mère pouvait oser venir là ? Ça m'a mis très en
colère, et je les aurais griffées si maman n'avait pas deviné mon intention et faite sortir de l'eau. J'étais admirative de voir à quel point elle était resté stoïque face à ces médisances, mais le soir quand nous sommes rentrés chez nous, je l'ai vu pleurer pour la première fois. Nous ne sommes plus jamais retourné dans une source thermale, comme nous ne sommes jamais allé à la plage, car elle ne voulait plus nous faire honte avec ses cicatrices. A cause de toi, maman n'a pas pu goûter à toutes les joies d'une vie normale.
Lorsque j'ai récemment appris que c'était toi le responsable de ses blessures, je me suis souvent mises à rêver que je t'étripais, et ce malgré l'enseignement pacifiste de mon père. Et maintenant, tu es là en face de moi, c'est l'heure de la vendetta.

Sakura fit brûler son cosmos, et souleva Vito par la gorge. L'ancien chevalier du Cancer sentit les ongles de son agresseur pousser et s'enfoncer  dans son cou.
Sakura abattit alors sa main libre sur Vito. La colonne contre laquelle l'ex chevalier d'or était adossé explosa, mais lui n'avait rien. Sakura le relâcha sans douceur.
Sakura : Si je l'avais voulu, tu serais mort, mais cela m'aurait fait renier tout l'enseignement que j'ai reçu. J'espère que nos chemin ne se recroiseront plus.

Sakura s'apprêta à partir.
Vito : Attend ! Je veux que tu saches que je suis sincèrement désolé pour ce que j'ai fait à ta mère, et que si elle accepte de me voir je lui présenterai mes plus plate excuses même si ça ne rachètera pas tout le mal que je lui ai fait. Peux-tu le lui dire s'il te plaît.
Sakura : C'est malheureusement impossible, je suis sensée être en train de dormir de fatigue à l'heure qu'il est, et maman me crois dans mon lit. Mais tu pourras toujours tenter de lui demander audience.

Sakura s'en alla, et Vito crut la voir ne pas toucher le sol en se déplaçant. Intrigué, il la suivit, mais perdit rapidement sa trace. Il trouva cependant d'étranges et longs fils d'araignée sur son chemin.

 


Dans le treizième temple

Shun et Shina étaient dans leur lit, un silence gêné qui avait commencé au dîner s'était installé entre les deux époux. Mais il était temps de percer l'abcès.

Shina + Shun : Il faut que je te parle !
Shun : Et bien commence.
Shina : C'est à propos de Sakura, tout à l'heure je t'ai menti en te disant qu'elle s'était épuisée à l'entraînement, en réalité elle a affronté Aphrodite dans un combat amical et elle en est sortie exténuée.
Shun : Mais qu'est-ce qui a bien pu lui passer par la tête ?! Elle devait bien savoir qu'elle n'était pas de taille ! Contrairement à certaine.
Shina : Elle l'était, bien au contraire. Milo m'a affirmé qu'elle à découvert son septième sens.
Shun : Mais comment est-ce possible ? Elle ne s'est pas entraînée assez durement pour ça ; déjà qu'elle a du mal à rattraper son retard physique sur les chevaliers de bronze.
Shina : Ça m'a aussi surpris que toi, et j'en ai discuté avec Athéna pour avoir ses lumières. D'après elle, le septième sens de Sakura était lattant, mais elle n'avait pas atteint encore une certaine maturité psychique pour le réveiller. Selon la déesse, ce qui bloquait Sakura, c'est qu'elle se sentait mal dans sa peau à cause de son aspect légèrement masculin. Mais à présent que toute sa féminité s'est révélée, elle peut enfin s'accepter telle qu'elle est et donc faire appel à son réel cosmos.
Shun : Je ne voix pas pourquoi tu ne voulais pas me le dire plus tôt.
Shina : Je craignais que tu te fâches, et au moins là on peut se réconcilier rapidement.
Shun : C'est une impression ou tu voulais qu'on se fâche pour pouvoir qu'on se réconcilie ?
Shina : Aurais-je été trop loin en te décoinçant ? Bon ! Passons à autre chose, qu'est-ce que tu voulais me dire ?
Shun : J'ai "discuté" avec Masque de Mort.
Shina : Ah !
Shun : Il m'a dit que c'était lui la cause de tes cicatrices, et pourquoi il te les a faites.
Shina : C'est vraiment l'une des choses dont j'ai le plus honte.
Shun : Mais pourquoi ? Tu n'y étais pour rien dans ta défaite, c'est Milo qui ne t'a pas mise en garde !
Shina : Quand bien même il l'aurait fait, quand bien même il m'aurait interdit de le combattre, je serais allée l'affronter. Non, ce qui me fais honte, ce n'est pas mon impuissance face à Vito, mais d'en avoir été réduite à insulter sa mère. Il a beau être la pire ordure de tous les temps, cette femme n'y était pour rien, c'est pourquoi j'estime que j'ai mérité ce qui m'est arrivé ce jour là.
Shun : Pourtant tu cries parfois son nom quand tu cauchemardes, et jusqu'à maintenant j'ai toujours cru au pire.
Shina : Comment ça au pire ?
Shun : Je n'osais pas t'en parler de peur de faire resurgir un souvenir douloureux, mais je pensais qu'il t'avait violé.
Shina : Shun voyons ! Comment as-tu pu imaginer une chose pareille alors que c'est toi qui m'a déflorée.
Shun : Et bien ... Je pensais ... Qu'il ... Qu'il ... Enfin qu'il avait d'autre moeurs.

Shun devint tout rouge, et Shina explosa de rire.

Shina : Alors pendant toutes ces années, tu as cru que je m'étais faite sodomiser ! Pour que tu aies eu une telle idée, c'est que je suis vraiment allée trop loin quand je t'ai dévergondé.

Shina rit une nouvelle fois avant de se jeter amoureusement sur son mari.

 


Milo n'arrivait pas à dormir, il était plongé dans ses mémoires, cherchant les passages de sa vie qu'il avait omis. Quelqu'un pénétrât dans sa chambre, mais trop absorbé par ses recherche, il ne le remarqua pas.
Voix féminine : Mi ... Milo ?

L'ancien chevalier d'or reconnut tout de suite la voix.
Milo : Andréa ?! Mais ce n'est pas possible ! Shina m'a dit que tu avais quitté le Sanctuaire.
Andréa : C'est moi qui lui avait demandé de mentir, je ne voulais pas que tu me voies. D'ailleurs, il m'a fallu rassembler tout mon courage pour paraître devant toi.
Milo : Mais pourquoi ? Même si tes cheveux sont blanc à présent, tu n'en n'es pas moins belle.

Andréa éclata en sanglot.
Andréa : Ce n'est pas pour ça ! J'ai ... J'ai fait quelque chose d'horrible, j'ai ... J'ai tué ton fils en faisant une fausse couche !
Milo : Mon ... Mon fils ?!
Andréa : Après l'annonce de ta mort, j'ai sombré dans une profonde dépression. J'avais perdu le goût de la vie, je me suis laissée dépérir. Quatre moi plus tard, j'ai eu une perte de connaissance. Quand je me suis réveillée, la guérisseuse du Sanctuaire m'a annoncé que j'avais perdu mon bébé. J'ignorais totalement que j'étais enceinte de toi ! Si je l'avais su, je me serais reprise et je ne l'aurais pas entraîné dans ma chute ! Tu ne peux pas savoir comme je m'en veux !
Milo : Tu ... Tu attendais un bébé ?! Mais comment ?!
Andréa : Lors ... Lors de notre dernier rapport, j'avais oublié de prendre mon contraceptif.

Andréa éclat à nouveau en sanglot, pleurant tous son saoul. Milo la sera tendrement dans ses bras.
Milo : Calme toi s'il te plaît, je ... Je suis sous le choc, mais je ne t'en veux pas, et puis nous pouvons toujours en faire un autre.

Milo embrassa passionnément Andréa et passa ses mains sous sa toge pour la caresser.
Andréa : Mi ... Milo, je crains que je sois trop vieille à présent pour avoir un enfant.
Milo : Et bien rien ne nous empêche d'essayer encore et encore, et puis un miracle peut toujours se produire.

Andréa et Milo se retrouvèrent rapidement nus et commencèrent à s'étreindre.

 


Dans sa chambre, Athéna s'éloigna de sa psyché.
Athéna : N'ayez crainte, miracle il y aura, j'y veille personnellement.

 

 

 

 

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Cette fiction est copyright Asclépios.

 

Les personnages de Saint Seiya sont copyright Masami Kurumada.