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Dans sa baraque, Cassandra observait avec une certaine inquiétude les
sommeils agités de Saga et d'Aphrodite. Elle se doutait bien que ce qui
troublait le repos de l'ancien chevalier des Poissons était ce souvenir refoulé
que son combat contre Sakura avait mystérieusement fait resurgir, mais par
contre elle ignorait totalement ce qui pouvait bien mettre son oncle dans cet
état.
Rêve d'Aphrodite
Une maison brûlait, au milieux des flammes, un jeune garçon était
recroquevillé sur lui-même et pleurait de peur. Étrangement, le feux ne semblait
pas l'atteindre. Il entendit soudain deux voix au loin, une masculine, et
l'autre féminine. Toutes les deux criaient à l'unissons "Björn". Le petit garçon
sortit alors de sa torpeur et se mit à courir vers les voix, ne faisant pas
attentions aux flammes qui de toute façon ne le brûlaient pas.
Björn : Papa ! Maman ! Je suis là ! Attendez mois !
Björn continua de courir en direction des voix de ses parents, mais au
moment où il put enfin apercevoir leurs silhouettes, une partie du plafond
s'effondra sur eux. Björn :
Nooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooon !!!!!!!!!!!!!!!!
Aphrodite se réveilla en sursaut et en sueur, il ne cessait de répéter la
même chose dans sa langue natale, affolé. Cassandra qui était à son chevet
réagit tout de suite. Cassandra : Aphrodite, calmez-vous, ce n'était
qu'un mauvais rêve.
Aphrodite se reprenait peu à peu, et quand il vit la guérisseuse ....
Aphrodite : Sa ... Saga ? Cassandra : Désolée, je suis sa
nièce, ou la fille de Canon si vous préférez. Aphrodite : Où ...
Où-suis-je ? Et comment suis-je arrivé là ? Cassandra : Vous êtes
chez moi, mon oncle vous a amené ici pour que je vous soigne. Lors de votre
combat contre Sakura, quelque chose a semble-t-il réveillé un souvenir enfouit
très profondément dans votre mémoire et cela vous a fait perdre tous vos moyens.
Aphrodite : Un ... Un souvenir enfouit ? Ah oui ! Ça me revient
maintenant, l'incendie, comment ai-je pu oublier un moment aussi important de ma
vie ? Cassandra : Cela vous dérangerait de me le raconter ?
Aphrodite : Lorsque j'avais trois ans, un incendie s'est déclaré dans
ma maison, mes parents ont péri, mais moi je n'ai miraculeusement rien eu, pas
même une trace de brûlure. Maintenant, je sais que c'est mon cosmos qui m'a
protégé. Voir mes roses brûler a ravivé cet instant tragique de ma vie.
Cassandra : Vous vous sentez mieux maintenant ? Aphrodite
: Un peu, mais je prendrai bien un peu l'air. Cassandra : Je vais
vous aider à vous lever, le sommeil artificiel dans lequel je vous ai plongé
doit encore vous engourdir.
Cassandra et Aphrodite sortirent, laissant Saga seul avec ses songes.
Rêve de Saga
Tout était noir, Saga courait à perdre haleine dans l'obscurité. Il fuyait
quelque chose qui le terrifiait bien qu'il ne sache pas quoi. Il avait cependant
une certitude, si il se faisait rattraper, ce serait la fin. Mais par un manque
de chance, il trébucha et n'avait plus la force de se relever.
Voix menaçante : Croyais-tu vraiment pouvoir m'échapper ? Pauvre
Fou ! Je suis toi !
Un sosie de Saga, mais avec les cheveux gris et les yeux injectés de sang,
émergea alors de l'ombre. Saga : Ne m'approche pas ! Je ne te
laisserai pas me contrôler à nouveau ! Mauvais Saga : N'as-tu
donc toujours pas compris que j'étais le véritable toi ? Saga
: C'est faux ! Je ne suis pas un Diable ! Voix douce : Tu as
raison, lutte et rejoins moi.
Un autre sosie fit son apparition, et avec lui la moitié de l'espace
devint lumière. Ce double ressemblait à Saga en tout point mais l'expression de
son visage semblait extrêmement paisible et emplie de bonté.
Saga : Qui ... Qui es-tu ? Bon Saga : Je suis
toi, le véritable toi, celui don la bonté en faisait l'égal d'un Dieu.
Mauvais Saga : Mensonge ! C'est moi ta véritable personnalité
! Bon Saga : Ne l'écoute pas, tu es bon par nature et tu le
sais. Saga : Laissez-moi tranquille ! Je ne suis ni un Dieu ni
un Diable, je suis un homme avec ses qualités et ses défauts ! Bon
Saga : Ce que tu dis n'a pas de sens, je t'offre la perfection.
Saga : Oh non, tu ne m'auras pas une nouvelle fois. Je me souviens
maintenant, tu m'avais fait la même proposition l'autre fois, et c'est quand
j'ai accepté que ton opposé est apparu. A présent je sais que je ne peux pas
être parfaitement bon sans être parfaitement mauvais. Mauvais Saga
: C'est qu'il est devenu futé avec l'âge. Bon Saga : Il va
nous falloir prendre des mesures drastiques. Mauvais Saga :
Nous aurions dû l'éliminer dès le départ de toute façon, à cause de lui je n'ai
pas pu réaliser ma conquête du monde. Bon Saga : Tu n'es pas
le seul a avoir été lésé, il a cantonné mon influence au Sanctuaire, je n'ai pu
apporter mes bienfaits à la terre entière. Saga : Vous ne
briserez jamais ma volonté ! Mauvais Saga : Quelle volonté ?!
Tu as passé la majorité de ta vie sous notre influence, te détruire sera un jeu
d'enfant pour moi, d'ailleurs tu as déjà perdu, regarde.
Saga s'aperçut horrifié, qu'il était en train de se faire engloutir par le
"sol", et plus il s'enfonçait, plus il sentait sa conscience s'évanouir. Il
essaya bien sûr de résister, mais il ne parvint qu'à ralentir le processus. Il
allait céder, laisser son véritable lui disparaître, quand une fugace apparition
lui rendit courage : c'était un majestueux cheval blanc. A sa vue,
Saga sentit ses forces et sa confiance en lui se décupler, il concentra toute
son énergie et parvint, sous les yeux éberlués de ses avatars, à échapper à sa
dissolution. Saga : Vous avez bien failli m'avoir, mais plus
jamais je ne me laisserai contrôler, c'est vous qui allez être réduits à néant
! GALAXIAN EXPLOSION !!!
Les deux formes bâtardes de l'esprit de Saga se désagrégèrent, et à leur
disparition, l'espace noir et blanc devint multicolore, symbole de l'intégrité
et de la complexité des sa psyché retrouvée.
Saga se réveilla, en regardant par la fenêtre il remarqua qu'il faisait nuit.
Saga : C'était vraiment un drôle de rêve, mais était-ce vraiment
un rêve, ou bien étais-je vraiment en face de mes démons et que je les ai
réellement vaincu ? Et puis ce cheval blanc, que représentait-il ? Non, ce
n'était pas un cheval, c'était une jument ! Elle doit être toute proche !
Saga se leva et sortit en trombe de la maison de sa nièce.
Aux abords du Sanctuaire
Une femme chevalier marchait en titubant de fatigue en direction de Rodorio.
Une voix : Epona attend ! Epona ( haletante ) : Et bien on
peut dire ... que tu as fait vite ... Saga. Comment ... as-tu su que ... C'était
moi ? Saga : Il n'y a qu'une seule personne capable de pénétrer mon
esprit aussi facilement et surtout d'aussi loin, même si ça la laisse exténuée.
Tu aurais pu me contacter d'une autre manière quand même. Epona :
Parce que tu crois que je voulais te fixer un rendez-vous ? J'avais cru
ressentir ton cosmos, et j'ai voulu avoir la certitude que c'était toi en allant
dans ta tête. Après toutes les horreurs que tu as commises, comment as-tu pu
t'imaginer un seul instant que je voulais te revoir ? Mes sentiments pour toi
sont morts le jour où ton imposture a été mise à jour et que j'ai appris que tu
avais tué mon grand père. Saga : Ton grand père ? Mais ne m'avais-tu
pas dit que ta seule famille était Altaïr qui t'avais adoptée ? Il n'a été ton
maître que parce que tu voulais devenir chevalier. Epona : Tu te
moques de moi ?! Ne me dis pas qu'après tout le temps que tu as usurpé sa place,
tu n'as jamais su que Shion était le père d'Altaïr ?! Saga : Je te
jure que je l'ignorais, et si je l'avais su peut-être que je n'aurais pas eu la
force de le tuer pour ne pas te faire de peine. Epona : Arrête de
jouer les amoureux veux-tu ?! Tout ce qui t'intéressait c'était coucher avec moi
! Quand j'ai découvert que c'était toi le traître qui avait usurpé la place de
Grand Pope, tu ne peux pas savoir à quel point je me suis sentie salie, j'avais
l'impression d'avoir été ta complice. Saga : Si ça avait été le cas,
je ne serais pas venu te voir au risque de dévoiler mon imposture, pendant que
je me faisais passer pour Shion. Et puis nous ne faisions pas toujours l'amour,
nous profitons surtout du fait d'être ensemble. Epona : Mais tu as
envoyé Shina m'éliminer avec les autres élèves de mon père ! Saga :
C'est faux ! Je l'avais envoyée pour que vous l'éliminiez car je craignais ses
pouvoirs latents, j'étais certain qu'elle ne ferait pas le poids contre vous
quatre. Quand elle m'a ramené vos armures, et quand j'ai vu la tienne, j'étais
au bord des larmes, et quand elle s'est retirée, je me suis laissé aller au
désespoir. L'annonce de ta mort m'a réellement anéanti.
Epona demeurait perplexe, Saga n'avait pas tort, quand il venait la voir, il
prenait le risque de se faire démasquer, non par elle, mais par Altaïr qui le
voyait quand il se faisait passer pour le Grand Pope, et c'est vrai qu'ils
passaient surtout tous les deux de grands moment romantiques. Si elle ne le
haïssait pas autant, elle donnerait bien une autre chance à leur amour ; mais le
haïssait-elle vraiment ? Si elle le détestait à ce point, pourquoi avait-elle
voulu savoir elle même s'il était bien vivant, plutôt que de demander à ses
contacte au Sanctuaire ? Et pourquoi un moyen aussi intime que la pénétration de
son esprit ? Se pouvait-il qu'elle en soit encore amoureuse après tout le mal
qu'il avait fait, après tout le mal qu'il lui avait fait ? Et puis, ce n'était
pas vraiment sa faute, après tout il n'était pas lui-même. Epona :
C'est étrange, j'étais certaine que tu chercherais as te défiler de tes crimes
en invoquant ta deuxième personnalité. Saga : Même si je n'avais pas
le contrôle de mon corps, je suis responsable de mes actes car c'est ma faute si
mon mauvais coté a pris dessus. Je cherchais à devenir un chevalier parfait, je
m'entraînais jours et nuits, me moquant complètement de mon état de santé. Un
jour, j'ai trop tirée sur la corde et je suis tombé dans le coma. Pendant ma
perte de connaissance, j'ai "rencontré" mon coté bénéfique qui m'a proposé de me
remplacer afin que je puisse devenir le chevalier que je voulais être. J'ai eu
la faiblesse d'accepter, ne sachant pas qu'en devenant extrêmement bon, je
devenait par la même occasion extrêmement mauvais. J'ai provoqué ma
schizophrénie, je suis donc coupable de tous les crimes que j'ai commis pendant
ma folie, et maintenant que je suis guéri grâce à toi, je ne désire qu'une seule
chose, je veux demander pardon à toutes les personnes à qui j'ai fait du mal.
Epona : Comment ça grâce moi ?! Saga : Lorsque tu t'es
introduite dans mon esprit, j'étais sur le point de replonger, mes deux autres
personnalités allait m'annihiler pour de bon. Mais quand j'ai senti ta présence,
ça m'a rendu courage et la force de me battre, c'est l'amour que je te porte m'a
permis de vaincre mes démons une bonne fois pour toute ... Je sais que c'est
hors de propos, mais veux-tu biens donner une autre chance à notre amour ?
Epona était au bord des larmes, ce que venait de lui dire Saga l'avait
touchée au plus profond de son coeur, mais son orgueil, lui, refusait de céder
aussi facilement à sa proposition. Epona : Écoute Saga, je suis prête
à tout recommencer avec toi mais à une seule condition. Tu as dit que tu
souhaitais t'excuser au près de ceux à qui tu a fait du mal, alors je vais t'en
donner l'occasion. Je connais l'une de ces personnes, si tu obtiens son pardon,
alors je ferais de mon mieux pour oublier ta traîtrise passée. Saga :
Et qui est-ce ?
Treizième temple
Shina venait de mettre sa fille au lit après que Milo la lui ait ramenée.
Milo : Alors ? Comment va-t-elle ? Shina : Elle est
complètement exténuée, qu'est-ce qu'il y a bien pu lui prendre d'accepter le
défit d'Aphrodite ? Milo : C'est vrai que c'était un acte
inconsidéré, comme défier un chevalier d'or alors que l'on est qu'un apprenti.
Shina : Si c'est pour dire qu'elle est ma digne fille, je te ferais
remarquer que cette fois-ci non plus tu n'as rien fait pour l'en empêcher.
Milo : Bon, bon, je n'ai rien dit. Au fait, pourrais-tu me rendre mon
journal ? J'ai besoin de me replonger dedans pour voir si je n'aurais pas omis
quelque détails de ma vie. Shina : Mais bien sûr, après tout c'est le
tien. Tien ! Temps que j'y pense, tu as un endroit où dormir ? Milo :
Je comptais demander à mon successeur de loger dans la chambre des disciples.
Shina : Il y a une chambre pour les invités dans ce temple, ça me
ferait plaisir si tu acceptais que je t'héberge. Milo : Mais avec
joie ! Shina : Suis moi, je vais te montrer où elle se trouve.
Milo : Tu n'as pas de serviteur ? Shina : Si, mais très
sincèrement il y a des choses que je préfère faire moi-même, comme accompagner
mon maître jusqu'à sa chambre. Milo : Au fait, tu sais qu'est devenu
Andréa ? Shina : Andréa ? A oui ! Cette servante dont tu étais
amoureux. Désolée, mais elle a certainement dû quitter le Sanctuaire durant mon
absence.
Shina guida Milo puis, elle se rendit dans la salle du trône.
Shina : Andréa, tu peux cessez de te cacher maintenant.
Andréa sortit de derrière un rideau. Andréa : Je te remercie de ce
que tu as fait pour moi. Shina : J'ai accepté de ne pas dire à Milo
que tu n'étais pas là, mais j'aimerais savoir ce qui ne va pas. Tu l'aime
pourtant, tu me l'as dis toi-même. Andréa : Je ... Je ... Je me sens
indigne de le revoir, je ne mérite plus son amour. Ne me demande pas pourquoi,
c'est trop personnel et ça fait trop mal. Shina : Très bien, comme tu
voudras, mais tu ne pourras pas te cacher de lui éternellement, il finira bien
par tomber sur toi par hasard. Si tu ne veux vraiment plus le revoir, je crains
qu'il ne te faille quitter le domaine sacré. Andréa : Mais je ne veux
pas partir ! Servir Athéna, c'est toute ma vie ! Shina : Alors prend
ton courage à deux mains, et va vers lui. Andréa : Ce n'est pas si
facile, tu n'a aucune idée de ce que j'endure tous les jours. Shina :
Très bien, je n'insisterais pas plus car avec tous ce que je cache encore à
Shun, je suis mal placée pour te donner des leçons.
Tout-à-coup, Saga pénétra avec fracas dans la salle. Shina : Que
signifie cette intrusion ! Saga : Je dois absolument voir Athéna !
Shina : On ne dérange pas la déesse sans raison valable, dit moi ta
requête et je verrais si je dois t'accorder une audience avec elle.
Saga : Qui es-tu pour t'interposer.
Shina sourit sous son masque, évidemment, avec ses nouveaux habits, Saga ne
savait qui il avait devant lui. Elle le saisit par la gorge et le souleva du
sol. Shina : Je suis le seul maître du Sanctuaire après Athéna.
Saga : Shi... Shina ? Shina : Je suis finalement devenue
ce que tu redoutais tant.
Shina relâcha Saga. Shina : Maintenant dit moi la raison de ta
venue. Saga : Je dois voir Athéna pour qu'elle m'aide à trouver
quelqu'un. Shina : Sincèrement, ce n'est pas un motif valable, mais
je peux certainement t'aider personnellement. Qui recherches-tu ?
Saga : Je ne pense pas que tu la connaisses, c'est une servante du
Sanctuaire, elle se nomme Andréa ... Shina : Alors ne cherche plus,
elle justement à coté de nous. Saga : Comment ! Mais c'est
impossible, je me rappelle bien d'elle, elle avait les cheveux bleu turquoise,
comme Camus. Andréa : Je me suis faite beaucoup de soucis ces quinze
dernières années. Saga : C'est ... C'est vraiment toi alors ?
Saga se jeta aux pieds de la servante. Saga : Andréa, je viens
humblement te demander pardon pour le meurtre de ton frère Damien.
Andréa (ironique) : Quelle nouvelle ! Je m'en doutais un peu après
que tu aies été démasqué, dis-moi plutôt pourquoi tu l'as assassiné.
Saga : C'était deux ans après votre arrivée au Sanctuaire, comme tu
le sais ton frère avais été nommé apprenti de Léonidas, le serviteur le plus
proche de Shion. Ce jour là il était tombé malade, et il l'a déféré auprès de
moi pour le remplacer. A la fin de la journée, il s'est permis de me dire qu'il
était étonné que pour un homme de plus de deux cent ans, j'étais très bien
conservé, et qu'il ne me donnerait pas plus de trente ans. C'était un compliment
innocent bien sûr, mais j'ai craint qu'en vieillissant il ne commence à avoir de
réels doutes sur mon identité, et je l'ai éliminé. Andréa : Et bien
voilà une réponse franche. J'accepte te pardonner pour avoir tué mon petit
frère, et je te remercie d'avoir eu le courage et la franchise de me le dire en
face. Je vais prendre exemple sur toi pour parler à Milo. Chevalier
d'Ophiucus, si vous le permettez, je vais me retirez pour trouver les mots que
je lui dirai. Shina : Fait comme il te plaira, mais pense à apporter
un plateau repas dans la chambre de ma fille, elle est dans un tel état
d'épuisement, qu'elle manquera certainement le dîner. Andréa : A vos
ordres chevalier.
Andréa fit une révérence avant de partir. Saga : Cette femme est
épatante, je ne pensais pas qu'elle réagirait avec autant de sang froid.
Shina : Les chevaliers ne sont pas les seuls à savoir se montrer
digne. Bien ! Tu n'as plus aucune raison d'être ici, je ne te retiens pas.
Saga s'inclina et quitta le temple. Shina se rendit dans sa chambre pour
chercher le journal de son maître. En allant dans la chambre des invités, elle
passa à coté de celle d'Andréa, et elle l'entendit sangloter à travers la porte.
Elle ne savait cependant pas si c'était à cause de la mort de son frère, ou bien
cette chose qui l'empêchait de paraître devant Milo.
Rodorio
La nuit était tombée depuis longtemps. Après qu'elle soit partie, Aïolos
était retourné à l'endroit précis où il avait vu Thétis pour la première fois.
Assis sur la même bitte d'amarrage, il regardait la mer et semblait attendre de
la voir sortir de l'onde pour aller le rejoindre.
Sanctuaire de Poséidon
Thétis regardait le ciel de mer, elle se demandait quand Poséidon lui
permettrait de retourner à la surface. Elle voulait tant revoir Aïolos. Elle le
connaissait à peine, mais elle était à présent certaine d'en être réellement
tombée amoureuse. Une voix : Je ne t'ai jamais vu aussi songeuse.
Thétis : Seika ? Que fait tu là à une heure pareille ? Seika
: Je n'arrive pas à trouver le sommeil, mais toi ? pourquoi sembles-tu aussi
rêveuse ? Thétis : J'ai rencontré un homme, et je crois que j'en suis
réellement amoureuse. Je lui ai dit ce que j'étais réellement, et il ne m'a pas
rejeté. C'est vraiment quelqu'un de formidable. Seika : Mais c'est
magnifique ! Dommage que Poséidon t'ait ordonné de rester là jusqu'à nouvel
ordre. Thétis : Dis moi, ça fait quoi d'être enceinte ?
Seika : Tu souhaites déjà avoir des enfants ! Thétis : Je
me demande surtout si je serais capable de lui en donner, après tout, je ne suis
pas réellement humaine. Seika : C'est pas vrai ! Tu vas pas
recommencer avec ça ! Écoute, je ne sais pas pour le reste de tes organes, mais
ton système génitale est le même que celui d'un être humain. Tu as bien tes
règles non ? Thétis : Mais est-ce une preuve suffisante ?
Seika : Et bien va voir un gynécologue pour t'en assurer, ou bien un
vétérinaire si tu préfère. Thétis : Et tu te crois drôle ?
Seika : Écoute Thétis, il faut que tu aies plus confiance en toi et
en ton humanité. Même si, comme tu le crains, ton état t'empêche d'avoir des
enfants avec lui, s'il t'aime vraiment alors il l'acceptera, comme il a accepté
que tu sois un poisson. Thétis : Tu as peut être raison, je me fais
sans doute du souci pour rien. Seika : Allez, allons nous coucher, il
se fait tard.
Sanctuaire
Hilda dormait d'un sommeil agité, son esprit était hanté par des scènes du
passé.
Rêve de Hilda
Hilda se retrouvait vingt ans arrière, elle savait que c'était le jour où
ses parent allaient être assassinés par Aphrodite. Elle était dans le corps de
ses trois ans, mais avec tout sa raison d'adulte, elle n'arrivait cependant pas
à bouger librement et agissait comme une automate, répétant les mêmes gestes
qu'elle faisait ce jour là. Son père et son grand-père se disputaient, à
l'époque elle était trop jeune car ils parlaient en grec, mais à présent elle
comprenait tout. Erik : Je te dis de partir tout de suite Olaf
! Il en a seulement après moi, mais s'il vous trouve, il vous éliminera
tous. Olaf : Jamais de la vie père ! C'est ma maison, et ma
famille, je la protégerait coûte que coûte. Erik : Mais
réfléchis un peu imbécile ! C'est un chevalier d'or, et malgré ton entraînement,
ton cosmos est bien en dessous de celui d'un chevalier de bronze.
Olaf : Je ne fuirai pas père ! Ce serait déshonorer nos
ancêtres. Erik : Sif, essaye de le raisonner je te prie.
Sif : Désolé, mais je suis du coté de mon mari. Erik
: Mais vous êtes tous fou ma parole ! Et Hilda ?! Avez-vous seulement pensé
à votre fille ? Mon unique petite fille ! Sa vie est-elle moins importante que
votre fierté ? Sif : Mon dieu ! Mais tu as raison ! Quelle
folie allions-nous commettre ? Olaf, ton père à raison, pour notre fille nous
devons fuir, quand bien même il ne la toucherait pas, je ne veux pas qu'elle
devienne orpheline. Olaf : Tu as peut être raison, prépare tes
affaires ... Erik : Trop tard, il est là ! Vite Sif ! Cache la
petite !
Sif prit Hilda dans ses bras et l'amena dans la chambre, un fois à
l'intérieur, le bruit d'un déflagration se fit entendre. Elle la cacha alors
sous le lit conjugal. Sif : Hilda, Reste là et soit sage
d'accord.
Hilda ne comprenait pas, cette scène de sa vie lui était parfaitement
inconnue. Dans ses souvenirs, Aphrodite avait surgi de nul part, et elle était
partie se cacher toute seule sous le lit. Sif sortit de la chambre.
Comme si elle répétait tous les geste du passés, Hilda se vit la suivre, et
entrebâiller la porte pour voir ce qu'il se passait à l'extérieur de la
pièce.
Aphrodite faisait face à Erik dans son armure, son casque masquant presque
entièrement son image. Erik : Alors ça y est ? L'usurpateur a
décidé de me supprimer ? Aphrodite : Vous tuer n'est pas pour
me plaire maître, mais j'ai reçu des ordres stricts de la part du maître du
Sanctuaire. Erik : Ecoute-moi, ce n'est plus Shion qui est
Grand Pope, jamais il n'ordonnerait l'exécution de quelqu'un sans un procès
équitable. Tu devrais savoir que c'est un être diabolique qui a pris sa place,
je t'ai appris à obéir aux ordre, mais avant tout à écouter ton coeur.
Aphrodite : Croyez-le ou non, c'est justement ce que je fais
maître. Comme vous vous en doutez, votre famille est aussi menacée, mais comme
elle ne représente pas une menace, je pourrais toujours prétendre que tu as
couvert leur fuite en me combattant. Olaf : Quelle générosité
de la part d'un assassin. Aphrodite : Tu devrais déjà être
parti avec ta femme et ta fille. Olaf : Je ne suis pas de ceux
qui s'enfuient la queue basse. Aphrodite : Il y a une grande
différence entre courage et l'inconscience Olaf, mais il semblerait que tu ne
l'aies toujours pas compris. Olaf : Mon père n'est peut être
pas assez puissant pour te battre, mais si je joins mes forces aux siennes alors
nous ferons la différence. Erik : Ne dit pas de bêtises Olaf !
Je suis largement assez fort pour tenir Aphrodite en échec, seulement il est
protégé par une armure d'or ce qui le rend quasiment invincible, même nous deux
ne faisons pas le poids. Fait ce qu'il t'a dit et enfuis-toi avec Sif et
Hilda. Olaf : ... Non père ! Je ferai face au danger ! Je
combattrai ce traître quoi qu'il m'en coûte. Aphrodite :
Maître, vous m'avez enseigné à ne jamais dénigrer un adversaire, si je refuse le
combat contre votre fils, je l'insulte, mais si je l'accepte, alors je serai
obligé le tuer. J'ai besoins de vos lumières une dernière fois, que dois-je
faire ? Sif : Qu'est-ce que tu dois faire ?! Mais insulte le,
moque toi de lui, considère-le comme indigne de te combattre, mais laisse le
vivre par pitié ! Je te le demande en temps qu'ancienne élève du maître, et
comme amie. Olaf : Silence femme !
Olaf gifla violemment Sif. De l'autre coté de la porte, Hilda regarda
cette scène effrayée. Erik : Olaf, de par ce geste indigne, tu
n'es plus mon fils, je te renie. Aphrodite, je compte sur toi pour nous tuer
tous les deux en même temps. Aphrodite : Je ferais comme vous
le désirez maître.
Olaf se jeta sur Aphrodite comme un forcené. Aphrodite
: Roses Démoniaques ! Sif :
Noooooooooooooooooooooooooooooon !
Alors que le nuage de roses rouges se dirigea sur Olaf, Sif s'interposa et
fut prise dans la tourmente écarlate. Les deux époux tombèrent à terre l'un
contre l'autre, alors qu'Erik resta debout. Aphrodite :
Par Athéna je ne voulais pas ! Elle s'est interposée au dernier moment.
Erik : Je l'ai vu, et je ne t'en veux pas. J'avoue que je ne
m'attendais pas à ce qu'elle fasse ça. Je savais que mon fils la battait, je lui
ai souvent conseillé de le quitter, mais elle n'a jamais écouté. J'ai toujours
cru qu'elle avait trop peur de lui pour le faire, mais en fait c'est parce
qu'elle l'aimait malgré ce qu'il lui faisait subir. L'amour est
vraiment une chose étrange, il peut faire aimer une ordure comme mon fils. Prend
bien soin de ma petite fille Aphrodite. Aphrodite : Je vous le
promet maître.
Erik s'écroula à son tour mort, Aphrodite retira son casque et commença à
pleurer. Hilda sortit de la chambre pour s'approcher de ses parents, elle
avait les pied nus et faillit marcher sur une rose empoisonnée. Par
chance, Aphrodite réagit à temps et la souleva de terre. Hilda
: Papa, maman, grand père, pourquoi ils dorment ? Aphrodite :
Ils ne dorment pas, ils ... Ils sont morts. Hilda : C'est pas
vrai ! Papa ! Maman ! Ouvrez les yeux ! Dites à la dame qu'elle ment ! Papa !
Maman !
Aphrodite serra tendrement la petite fille contre lui.
Aphrodite : Tout vas bien maintenant, n'ai plus peur. Je vais
m'occuper de toi.
Hilda se réveilla en nage, quel étrange rêve elle venait de faire, ou plutôt
un cauchemar. Voir son père être une ordure et Aphrodite un homme bon était la
pire des choses qu'elle pouvait imaginer. La seule chose de vraie dans ce songe,
était la façon dont le chevalier des Poissons l'avait recueillie. Elle se
souvenait qu'après il , ou plutôt la femme qu'elle croyait qu'il était, l'avait
mise en pension. Il venait la voir une fois par semaine, prenait de ses
nouvelle, et avait commencé son entraînement. Et puis un jour il n'était
plus revenu, et Marin était venu la chercher quelque temps après "l'Ultime
Éclipse". Soudain, quelque chose lui vint à l'esprit, quelque chose à laquelle
elle n'avait jamais pensé jusqu'à présent : comment Marine avait-elle eu vent de
son existence, et pourquoi était-elle venue la chercher ? Il fallait qu'elle le
sache au plus vite, et tant pis si elle dérangeait son maître à cette heure
tardive.
Marine était dans son lit avec Aïolia qui dormait à coté d'elle. Depuis qu'il
était revenu à lui, c'était la première nuit qu'ils ne passaient pas à faire
l'amour et ça la rendait nerveuse. C'était lui qui avait insisté pour passer un
moment romantique avec elle, en même temps il n'avait pas tort car elle s'était
comportée comme une nymphomane pendant toute la semaine, et une nuit tranquille
était ce qu'il lui fallait pour qu'elle se calme. Le problème, c'est qu'elle ne
se calmait pas du tout, et qu'elle usait de toute sa volonté pour ne pas
réveiller son amant et le forcer à lui faire l'amour. On frappa soudain
frénétiquement à la porte. Généralement, Marine détestait être dérangée à une
heure aussi tardive, mais pour une fois, cela lui permettait de se changer les
idées. En ouvrant, elle fit face à Hilda. Marine : Hilda ?! Mais que
viens-tu faire ici à une heure pareille ? Remarque, vu mon état ces temps ci, je
ne t'en veux pas. Hilda : Je veux que tu me dises comment et pourquoi
tu es venu me chercher au Groenland ? Marine : Et c'est maintenant
que tu te poses la question. Hilda : Avant, je ne savais pas que
c'était Aphrodite qui m'avait recueillie. Comment as-tu su quelque chose que lui
seul semblait savoir ? Marine : Il me l'a demandé via son testament
qu'il avait rédigé le jour de sa mort, comme j'avais quitté le Sanctuaire juste
après la "Bataille du Sanctuaire", je n'en ai pris connaissance qu'après la
guerre contre Hadès. Dedans il révélait ton existence et me demandait de prendre
soin de toi, ainsi que te révéler que c'était lui qui s'était occupé de toi.
Hilda : Alors pourquoi ne m'as-tu jamais rien dit ? Marine
: Parce que tu aurais renié tout ce qu'il t'avais déjà enseigné, et je peux te
dire qu'il avait déjà fait de toi un disciple exceptionnel. Hilda :
Il m'a juste appris les bases de la cosmoénergie. Marine : C'est là
que tu te trompe, c'est grâce à ce qu'il t'avait appris que tu as pu développer
ton attaque fétiche. Le Raven's Feathers n'est rien d'autre qu'un dérivé de ses
Roses Piranhas, car moi, je suis bien incapable de créer des objets tranchant
avec mon cosmos. Hilda : N ... Non ! Ce ... Ce n'est pas possible !
Je ne peux quand même pas avoir quelque chose en commun avec ce salaud !
Hilda s'enfuit en courant et en pleurant, ce qu'elle venait d'apprendre
l'avait complètement retournée. Quand elle s'arrêta, elle se rendit compte
qu'elle était devant l'escalier du Zodiaque. Instinctivement elle était
allée vers celui qui était le plus proche d'elle après ses oiseaux : Will du
Taureau. Ils avaient rompu récemment, et voilà qu'elle revenait déjà à lui. Si
elle n'était pas autant bouleversée, elle serait bien revenue sur ses pas, mais
elle avait besoin de réconfort, et elle avait tendance à oublier tous ses
problèmes dans les bras de Will. Elle alla donc en direction du temple du
Taureau.
Quelques instants plus tard
Vito était revenu au Sanctuaire, il était encore un peu
chamboulé par tout ce qui lui était arrivé après sa rencontre avec Penthésilée.
Elle l'avait conduit chez elle, puis dans sa chambre, et après s'était montrée
hésitante. Elle en avait d'ailleurs ri en prétendant que même quand elle avait
perdu son pucelage, elle ne s'était pas sentie aussi nerveuse. Ils avaient donc
commencé par discuter et à se raconter leurs vies. Vito avait du déguiser la
vérité et il en avait honte, mais il craignait sa réaction s'il lui disait qu'il
avait été Masque de Mort du Cancer. Il avait donc prétendu qu'il avait été
apprenti au Sanctuaire mais qu'il n'avait pas réussit à devenir chevalier, ce
qui n'était pas tout à fait faux car il ne s'était jamais comporté en tant que
tel. Il avait aussi raconté qu'il avait beaucoup voyagé, ce qui était assez
véridique vu qu'il avait laissé des cadavres dans tous les coins du monde.
Penthésilée, quand à elle, lui confia qu'elle avait grandi au sein de la bande,
et qu'elle avait appris à se battre auprès d'un apprenti du Sanctuaire qui avait
déserté, ce qui expliquait sa force au combat. Vito sourit en se rappelant ce qui s'était passé ensuite : ils
s'étaient embrassés passionnément comme s'ils n'en pouvaient plus d'attendre. La
suite était bien sûr prévisible, il n'arrivait plus à se souvenir combien de
fois ils avaient fait l'amour. Tellement perdu
dans ses savoureux souvenirs, il ne sentit pas la présence qui l'empoigna et le
plaqua contre un pilier. Sakura :
Bonsoir Masque de Mort; il y a longtemps que
j'attends ce moment. Vito : Qui ... Qui es-tu ? Sakura :
Pour l'instant, je suis ton pire cauchemar, sinon je
suis Sakura du Fourneau, la fille de Shina d'Ophiuchus, la femme sur le corps de
laquelle tu a fait de l'art abstrait. Tu ne peux pas savoir à quel point tu as
gâché sa vie. Quand j'avais quatre ans, nous sommes allés dans une source
thermale, en voyant ma mère, et surtout ses cicatrices, les autres clientes
n'ont cessé de la matraquer du regard et de chuchoter sur elle. Ces mégères
étaient tellement absorbées par elle, qu'elles ne firent pas attention à moi. Je
les ai entendues médire sur ma mère, elles se demandaient ce qu'il lui était
arrivé, émettaient de folles théories, et se disputaient pour savoir laquelle
avait raison. Cependant, toutes étaient d'accord sur un point, avec ses
blessures disgracieuses, comment ma mère pouvait oser venir là ? Ça m'a mis très
en colère, et je les aurais griffées si maman
n'avait pas deviné mon intention et faite sortir de l'eau. J'étais admirative de
voir à quel point elle était resté stoïque face à ces médisances, mais le soir
quand nous sommes rentrés chez nous, je l'ai vu pleurer pour la première fois.
Nous ne sommes plus jamais retourné dans une source thermale, comme nous ne
sommes jamais allé à la plage, car elle ne voulait plus nous faire honte avec
ses cicatrices. A cause de toi, maman n'a pas pu goûter à toutes les joies d'une
vie normale. Lorsque j'ai récemment appris que
c'était toi le responsable de ses blessures, je me suis souvent mises à rêver
que je t'étripais, et ce malgré l'enseignement pacifiste de mon père. Et
maintenant, tu es là en face de moi, c'est l'heure de la vendetta.
Sakura fit brûler son cosmos, et souleva Vito par la
gorge. L'ancien chevalier du Cancer sentit les ongles de son agresseur pousser
et s'enfoncer dans son cou. Sakura abattit alors
sa main libre sur Vito. La colonne contre laquelle l'ex chevalier d'or était
adossé explosa, mais lui n'avait rien. Sakura le relâcha sans douceur.
Sakura : Si je l'avais
voulu, tu serais mort, mais cela m'aurait fait renier tout l'enseignement que
j'ai reçu. J'espère que nos chemin ne se recroiseront plus.
Sakura s'apprêta à partir. Vito : Attend ! Je veux que tu
saches que je suis sincèrement désolé pour ce que j'ai fait à ta mère, et que si
elle accepte de me voir je lui présenterai mes plus plate excuses même si ça ne
rachètera pas tout le mal que je lui ai fait. Peux-tu le lui dire s'il te
plaît. Sakura : C'est malheureusement impossible, je suis sensée être en train de
dormir de fatigue à l'heure qu'il est, et maman me crois dans mon lit. Mais tu
pourras toujours tenter de lui demander audience.
Sakura s'en alla, et Vito crut la voir ne pas toucher le
sol en se déplaçant. Intrigué, il la suivit, mais perdit rapidement sa trace. Il
trouva cependant d'étranges et longs fils d'araignée sur son chemin.
Dans le treizième temple
Shun et Shina étaient dans leur lit, un silence gêné qui avait commencé au
dîner s'était installé entre les deux époux. Mais il était temps de percer
l'abcès.
Shina + Shun : Il faut que je te parle ! Shun : Et bien
commence. Shina : C'est à propos de Sakura, tout à l'heure je t'ai
menti en te disant qu'elle s'était épuisée à l'entraînement, en réalité elle a
affronté Aphrodite dans un combat amical et elle en est sortie exténuée.
Shun : Mais qu'est-ce qui a bien pu lui passer par la tête ?! Elle
devait bien savoir qu'elle n'était pas de taille ! Contrairement à
certaine. Shina : Elle l'était, bien au contraire. Milo m'a
affirmé qu'elle à découvert son septième sens. Shun : Mais comment
est-ce possible ? Elle ne s'est pas entraînée assez durement pour ça ; déjà
qu'elle a du mal à rattraper son retard physique sur les chevaliers de bronze.
Shina : Ça m'a aussi surpris que toi, et j'en ai discuté avec Athéna
pour avoir ses lumières. D'après elle, le septième sens de Sakura était lattant,
mais elle n'avait pas atteint encore une certaine maturité psychique pour le
réveiller. Selon la déesse, ce qui bloquait Sakura, c'est qu'elle se sentait mal
dans sa peau à cause de son aspect légèrement masculin. Mais à présent que toute
sa féminité s'est révélée, elle peut enfin s'accepter telle qu'elle est et donc
faire appel à son réel cosmos. Shun : Je ne voix pas pourquoi tu ne
voulais pas me le dire plus tôt. Shina : Je craignais que tu te
fâches, et au moins là on peut se réconcilier rapidement. Shun :
C'est une impression ou tu voulais qu'on se fâche pour pouvoir qu'on se
réconcilie ? Shina : Aurais-je été trop loin en te décoinçant ? Bon !
Passons à autre chose, qu'est-ce que tu voulais me dire ? Shun : J'ai
"discuté" avec Masque de Mort. Shina : Ah ! Shun : Il m'a
dit que c'était lui la cause de tes cicatrices, et pourquoi il te les a faites.
Shina : C'est vraiment l'une des choses dont j'ai le plus honte.
Shun : Mais pourquoi ? Tu n'y étais pour rien dans ta défaite, c'est
Milo qui ne t'a pas mise en garde ! Shina : Quand bien même il
l'aurait fait, quand bien même il m'aurait interdit de le combattre, je serais
allée l'affronter. Non, ce qui me fais honte, ce n'est pas mon impuissance face
à Vito, mais d'en avoir été réduite à insulter sa mère. Il a beau être la pire
ordure de tous les temps, cette femme n'y était pour rien, c'est pourquoi
j'estime que j'ai mérité ce qui m'est arrivé ce jour là. Shun :
Pourtant tu cries parfois son nom quand tu cauchemardes, et jusqu'à maintenant
j'ai toujours cru au pire. Shina : Comment ça au pire ? Shun
: Je n'osais pas t'en parler de peur de faire resurgir un souvenir
douloureux, mais je pensais qu'il t'avait violé. Shina : Shun voyons
! Comment as-tu pu imaginer une chose pareille alors que c'est toi qui m'a
déflorée. Shun : Et bien ... Je pensais ... Qu'il ... Qu'il ... Enfin qu'il
avait d'autre moeurs.
Shun devint tout rouge, et Shina explosa de rire.
Shina : Alors pendant toutes ces années, tu as cru que je m'étais
faite sodomiser ! Pour que tu aies eu une telle idée, c'est que je suis vraiment
allée trop loin quand je t'ai dévergondé.
Shina rit une nouvelle fois avant de se jeter amoureusement sur son mari.
Milo n'arrivait pas à dormir, il était plongé dans ses mémoires, cherchant
les passages de sa vie qu'il avait omis. Quelqu'un pénétrât dans sa chambre,
mais trop absorbé par ses recherche, il ne le remarqua pas. Voix
féminine : Mi ... Milo ?
L'ancien chevalier d'or reconnut tout de suite la voix. Milo :
Andréa ?! Mais ce n'est pas possible ! Shina m'a dit que tu avais quitté le
Sanctuaire. Andréa : C'est moi qui lui avait demandé de mentir, je ne
voulais pas que tu me voies. D'ailleurs, il m'a fallu rassembler tout mon
courage pour paraître devant toi. Milo : Mais pourquoi ? Même si tes
cheveux sont blanc à présent, tu n'en n'es pas moins belle.
Andréa éclata en sanglot. Andréa : Ce n'est pas pour ça ! J'ai ...
J'ai fait quelque chose d'horrible, j'ai ... J'ai tué ton fils en faisant une
fausse couche ! Milo : Mon ... Mon fils ?! Andréa : Après
l'annonce de ta mort, j'ai sombré dans une profonde dépression. J'avais perdu le
goût de la vie, je me suis laissée dépérir. Quatre moi plus tard, j'ai eu une
perte de connaissance. Quand je me suis réveillée, la guérisseuse du Sanctuaire
m'a annoncé que j'avais perdu mon bébé. J'ignorais totalement que j'étais
enceinte de toi ! Si je l'avais su, je me serais reprise et je ne l'aurais pas
entraîné dans ma chute ! Tu ne peux pas savoir comme je m'en veux !
Milo : Tu ... Tu attendais un bébé ?! Mais comment ?!
Andréa : Lors ... Lors de notre dernier rapport, j'avais oublié de
prendre mon contraceptif.
Andréa éclat à nouveau en sanglot, pleurant tous son saoul. Milo la sera
tendrement dans ses bras. Milo : Calme toi s'il te plaît, je ... Je
suis sous le choc, mais je ne t'en veux pas, et puis nous pouvons toujours en
faire un autre.
Milo embrassa passionnément Andréa et passa ses mains sous sa toge pour la
caresser. Andréa : Mi ... Milo, je crains que je sois trop vieille à
présent pour avoir un enfant. Milo : Et bien rien ne nous empêche
d'essayer encore et encore, et puis un miracle peut toujours se produire.
Andréa et Milo se retrouvèrent rapidement nus et commencèrent à s'étreindre.
Dans sa chambre, Athéna s'éloigna de sa psyché. Athéna : N'ayez
crainte, miracle il y aura, j'y veille personnellement.
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