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12/12/2001
La semaine qu'Athéna avais accordée aux anciens chevaliers d'or pour qu'ils
se reposent venait de s'achever. Malgré quelques problèmes de logement, tous, ou
presque, pour ne pas dire Shaka, avaient pleinement profité de ce laps de temps.
En effet, si Mu, Saga, Aïolia, Shaka, Milo, et Camus avaient dès le début trouvé
un endroit pour dormir, il n’en avait pas été de même pour leurs six autres
frères d'arme. Aldébaran avait pensé habiter dans le temple de son
successeur, mais la venue de Hilda dès le premier soir lui fit chercher un autre
endroit pour se loger. Il demanda à Kiki s'il pouvait l'accueillir, et ce
dernier, avec Mu, lui proposa de partager la chambre où résidait à présent son
maître. Vito avait passé sa première nuit dans le temple du Cancer, mais dès
le lendemain il alla demander l'hospitalité à Penthésilée, qui l'accueillit à
bars ouvert. Elle lui proposa de faire partit de son gang, mais il refusa
gentiment. Être avec une hors la loi ne le gênait pas, mais en devenir un était
une tout autre histoire. Comme Shiryu ne voulait plus l'héberger, Doko
s'installa, avec l'accord de Salomon, dans le temple de la Balance. Aïolos,
lui, avait refusé l'offre de son frère de vivre dans la demeure de Marine, afin
de ne pas gêner leur intimité, alors ce dernier le présenta à Seiya en lui
demandant de bien vouloir l'héberger. Le chevalier de Pégase était hésitant,
mais il céda devant l'instance de ses enfants de pouvoir vivre aux cotés d'une
légende vivante. Shura, lui, passa sa première nuit à la belle étoile, comme
souvent quand il était apprenti chevalier, mais il se vit vite offrir par Sha
Hua de vivre chez ses parents. Enfin, Aphrodite accepta, après bien des
hésitations, la proposition de Cassandra de vivre chez elle avec son Oncle.
Temple du Bélier
Mu : Kiki, je sais que tu es un successeur digne de ce nom, mais en
terminant ton entraînement seul, je crains que tu ne sois pas capable d'utiliser
les attaques de notre constellation à leurs puissances et efficacité optimales.
Kiki : Je comprends maître, mais avant j'aurais besoins de votre aide
pour autre chose. Je ne voulais pas vous embêter avec ça pendant votre période
de repos, et aussi un peu parce que je voulais me débrouiller seul, mais je suis
dans une impasse et vous êtes la seule personne vers qui je puisse me tourner.
Mu : Tu m'intrigues, quel est donc ton problème ? Kiki :
Suivez-moi.
Kiki conduisit son maître jusqu'au petit atelier du temple qui servait à
réparer les armures qui étaient légèrement endommagées et qui ne nécessitaient
pas que l'on utilise les outils sacrés qui ne devaient quitter Jamir sous aucun
prétexte. Sur l'établi trônait une étrange armure, noire comme de l'obsidienne,
et ressemblant grossièrement à celle de la Vierge. En voyant ça, Mu écarquilla
les yeux étonnés. Mu : Mes yeux me joueraient-ils des tours ? Est-ce
que cette armure est bien ce que je crois qu'elle est ? Kiki : Maître
? Vous savez déjà de qu'elle genre d'armure il s'agit ? Ça fait plusieurs
semaines que je cherche dans les documents de Jamir sans aucun succès, et vous,
vous semblez avoir deviné rien qu'en la voyant. Mu : C'est normal que
tu n'aies rien trouvé, Shion n'a fait que me parler de ce type d'armure, tout
comme son maître n'a fait que lui en parler. Pour une raison obscure, nous ne
nous transmettons le savoir des prototypes que par la voix. Je n'ai
malheureusement pas eu le temps de faire pareil pour toi. Kiki : Les
"prototypes" ? Mu : Ce que tu as en face de toi n'est autre que le
prototype de l'armure d'or de la Vierge, c'est un véritable trésor archéologique
pour la chevalerie, et une relique presque sacrée pour les deux derniers
représentant de notre peuple que nous sommes. Où l'as-tu trouvée ? Kiki
: Sur l'Île de la Reine Morte. Mu : Mais bien sûr ! C'était
pourtant évident ! Ceux qui ont conçu les armures noires se sont servis des
prototypes comme modèles ! Comment avons-nous pu être aveugles pendant tous ces
siècles ? Est-ce qu'il y en avait d'autres là où tu l'as trouvé ?
Kiki : Je suis désolé, mais ce n'est pas moi qui l’aie découvert,
c'est Sakura. En fait c'est l'armure que portait Magdalena quand elle s'est
vengée des chevaliers noirs, Sakura la trouvait étrange et elle est donc
retournée sur L'Île de la Reine Morte pour la chercher et me la montrer.
Mu : Donc, c'est Magdalena qui a découvert le prototype en premier,
dommage qu'elle ne supporte pas les hommes, sinon je lui demanderais bien où
elle l'a trouvé et s'il y en avait d'autres ... Une minute, tu m'as bien dit que
Sakura et elle étaient bonnes amies n'est-ce pas ? Alors je pourrais lui
demander de faire la démarche à ma place au près de Magdalena. Kiki :
Je l'ai déjà fait maître, et Sakura n'a pas voulu, et quand j'y réfléchis elle
avait raison. Mu : On voit bien que je ne t'ai pas parlé des
prototypes, sinon tu n'aurais pas baissé les bras aussi vite, tu ne réalises
même toujours pas l'importance de cette découverte ! Kiki : Maître,
pardonnez mes propos, mais j'ai bien l'impression que vous avez perdu le sens de
la mesure. Je vous rappelle que Magdalena à vécu des choses horribles là bas, et
que l'enfant qu'elle attend est le résultat des sévices qu'elle a subits. La
dernière chose dont elle a besoin, c'est de lui reparler de cet endroit.
Mu afficha une mine perplexe, comme s'il cherchait à trouver quelque chose à
répondre à son disciple. Hélas, il devait bien reconnaître que son successeur
avait raison. Mu : Excuse-moi Kiki, mais voir cet héritage de nos
ancêtres m'a rendu horriblement égoïste. Kiki : Ce n'est pas grave
maître, si vous m'aviez parlé des prototypes, j'aurais sans aucun doute réagi
comme vous. Mu : J'en doute, lorsque Shion m'a parlé de ces
artefacts, c'était surtout pour que je connaisse l'histoire de notre peuple, il
se moquait éperdument de savoir où ils se trouvaient. Mais pour moi qui étais à
l'époque le dernier représentant des Muviens, je me devais de savoir où les
trouver. Évidemment, Athéna passait avant cela, et si Saga n'avait pas trahi,
j'aurais cherché les prototypes en attendant la Guerre Sainte. Kiki :
Attendez maître ! Même si à cette époque je n'étais pas né, vous deviez
connaître mes parents, et Shion aussi. Comme vous vous êtes occupé de moi depuis
ma naissance, je ne m'étais jamais posé la question, mais après votre
disparition j'ai commencé à m'interroger sur mes origines.
Mu regarda Kiki avec tristesse et poussa un grand soupir. Mu :
Oui, je connaissais tes parents, mais sans les connaître réellement. Quelques
semaines avant ta naissance, un couple est venu à Jamir, ils cherchaient Shion.
Ils étaient malades et ils voulaient qu'il les soigne. Quand je leurs ai appris
sa mort, ils ont affiché une mine désespérée. Comme mon maître m'avait tout
appris, je me suis proposé pour les soigner, mais ils ont refusé.
Kiki : Pourquoi ça ? Mu : Notre peuple était géré par la
gérontocratie, comme j'étais beaucoup plus jeune qu'eux, ils n'ont pas eu
confiance en mes capacités. En fait ils ne me faisaient aucune confiance, ils ne
m'ont jamais dit d'où ils venaient, ni leurs noms. Ils ont quand même décidé de
rester, trop malades pour reprendre la route. Je me suis occupé d'eux, mais ils
se sont toujours montrés méfiant à mon égard. Ton père a succombé à sa maladie
deux jours avant ta naissance, et ta mère est morte en couche. Dans ses derniers
instants elle m'a confié qu'elle et son mari venaient d'un village peuplé
uniquement de muviens, mais une terrible épidémie les a tous frappés. La
dernière chose qu'elle m'ait dit, c'est le nom qu'elle voulait que tu portes,
dans notre langue, cela signifie "nouvel espoir". Évidemment, tu es né malade,
mais j'ai pu te soigner, comme plus personne ne pouvaient m'en empêcher.
Kiki : Je vous remercie pour m'avoir révélé tout cela. Mu
: Je comptais te le dire bien avant, mais dans mon orgueil, j'étais certain de
survivre à la Guerre Sainte. Maintenant que tu sais tout, je suis un peu jaloux
de toi. Kiki : Jaloux, pourquoi ? Mu : Parce que je ne
connais pas non plus mes origines. Shion m'avait promis de tout me révéler une
fois son successeur officiellement nommé, mais Saga l'a tué avant. Je dois bien
avouer que sur le coup, je l'ai haï d'être mort avant de m'avoir tout dit sur ma
famille. Kiki : Vous savez, quand vous me parliez de lui, j'avais
l'impression qu'il était beaucoup plus que votre maître. Mu : Si tu
sous-entends par là qu'il est peut être mon père, tu te trompes. Shion n'a aimé
que deux femmes dans sa vie, et ma mère n'était pas l'une d'elle. Cependant, je
suppose que l'un de mes parents était l'un de ses amis. Kiki : Et ...
Et est-ce que vous avez pensé que nous avions peut-être les mêmes parents ?
Mu : C'est la première chose qui me soit venue à l'esprit, mais j'ai
vérifié les groupes sanguins, et ils étaient tous les deux B comme toi, alors
que je suis A. Kiki : Je suis désolé maître. Mu : Tu n'y
es pour rien, et je me doutais bien que tu me poserais ce genre de questions un
jour ou l'autre. Bon ! Et si nous en revenions à ton évaluation ?
Kiki répondit à son maître d'un sourire approbateur et tout deux se
dirigèrent dans la pièce principale du temple. Une fois à destination ils
croisèrent Aldébaran qui revenait de la seconde maison. Mu : Tiens !
Tu ne devais pas être avec ton successeur.
Aldébaran ne répondit rien et se dirigea vers la sortie de la demeure.
Mu : Eh ! Aldébaran, je te parle ! Aldébaran (désagréable)
: Quoi ?!
L'ancien chevalier du Taureau affichait une mine renfrognée qui ne lui
ressemblait pas. Mu : Aldébaran ? Quelque chose ne va pas ?
Aldébaran : Oh ! Excuse-moi Mu, mais c'est ce Will, il me sort par
les trous de nez ! Mu : Je te croyais plus patient, après tout ça ne
fais même pas deux heures que tu es allé le voir. Aldébaran : Oui et
bien il m'a fallut beaucoup de patience pour rester aussi longtemps. Non
seulement il n'a pas voulu que je lui donne des conseils pour améliorer sa
maîtrise de Great Horn, sous prétexte que l'ayant appris d'un chevalier divin
elle ne pouvait être que parfaite, mais en plus il n'a pas voulu que je lui
enseigne mon deuxième arcane. Je n'allais pas le frapper pour lui faire entendre
raison quand même ! Mu : Oui, mais tu as abandonné bien vite.
Aldébaran : Ben, je dois quand même reconnaître qu'il est légèrement
plus puissant que moi à son âge, alors ça compense un peu. Mu :
Légèrement, tu es sûr ? Aldébaran : Bon ! Bon ! Tu as raison, il est
bien plus puissant que moi à son âge, ça compense largement les minimes défauts
de sa maîtrise du Great Horn, ainsi que le fait qu'il n'ait qu'une seule attaque
! Mais ça le rend arrogant, et ça je ne le supporte pas ! Et ce n'est pas à moi
de lui apprendre l'humilité. J'irais voir Seiya pour lui en parler après le
déjeuner. Mu : Tu vas encore au réfectoire ? Aldébaran :
Évidemment ! Je ne suis plus chevalier d'or, je n'ai plus le droit de me faire
porter mon repas par une jolie servante. Mu : Bof, je trouve cette
génération de servantes quelconque physiquement. Aldébaran : Tu
n'étais pas plutôt amoureux de l'une d'elle ? Mu (rougissant) :
Amoureux, je n'irais pas jusque là, mais je reconnais qu'Ariane était ma
préférée. Aldébaran : La mégère ! Et bien t'a vraiment des goûts
bizarres en matière de femmes, j'aurais parié que c'était Andréa. Mu
: Et bien c'est vrai que c'est Andréa qui m'a fait découvrir les joies du sexe
et que c'était une servante dévouée et gentille, mais Ariane avait un caractère
bien trempé qui ne me déplaisait pas. Aldébaran : Et bien elle aurait
été agréablement surprise de savoir que quelqu'un l'appréciait. Bon ! C'est pas
que je m'ennuie, mais j'ai faim, je ne vais donc pas déranger l'entraînement de
Kiki plus longtemps.
Aldébaran sortit du temple pour aller au réfectoire. Il aimait s'y rendre, se
mélanger avec les gardes, les novices, et les chevaliers de bronze et d'argent.
Ça lui permettait de retrouver un peu l'ambiance de ses entraînements avec son
maître et prédécesseur Luidgi. Il dispensait ses enseignements dans les favélas
à tous ceux qui le désiraient, ce qui faisait qu'il avait eu une bonne trentaine
de disciples. Aldébaran avait été le plus jeune d'entre eux, tous s'entendaient
très bien, et avaient tissés des liens d'amitié fraternels plus solides que ceux
du sang ; et quand l'un d'eux ne pouvait plus suivre physiquement les leçons, il
restait pour encourager les autres. Alors évidemment, en grandissant dans ce
microcosme, il était devenu quelqu'un de très sociable. Aussi prit-il rapidement
l'habitude de prendre ses déjeuners en groupe. C'est au réfectoire qu'il tomba
sous le charme de Shina, d'ailleurs c'est là qu'il l'a vit pour la première
fois. C'était au lendemain du jour où elle avait gagné son armure, quand elle
pénétra pour la première fois dans la cantine, tout le monde se tut. Voir une
femme chevalier ici était un spectacle rare, mais elles avaient quand même un
espace réservé à l'abri du regard des hommes où elles pouvaient ôter leur masque
pour manger. Mais ce silence était aussi du au fait que l'on sentait émaner
d'elle une grande hostilité, et vu la façon dont elle avait expédié Docrate,
personne n'osait lui adresser la parole de peur de l'énerver. Il avait cependant
remarqué, que malgré l'assurance qu'elle affichait, quelque chose dans sa
démarche trahissait qu'elle soufrait à chaque pas qu'elle faisait. Mais cela
était bien entendu invisible à des personnes inférieures aux chevaliers d'or.
Étrangement, ce n'est pas à ce moment là qu'il était tombé amoureux d'elle, mais
un peu plus tard. Elle accompagnait son disciple pour la première fois au
réfectoire. A cette époque, Cassios était un jeune garçon menu et timide, et il
tenait son maître par la main. Mais il ne le faisait pas de n'importe quelle
façon, il serrait la main de Shina, comme un petit garçon l'aurait fait avec sa
grande soeur, et cette petite intimité ne gênait pas le moins du monde le
chevalier d'Ophiuchus. C'est en voyant cette marque de douceur envers son
disciple alors qu'elle se montrait dure avec tout le monde qui le fit tomber
sous son charme. Encore que maintenant il se demandait s'il avait jamais été
réellement amoureux d'elle. Déjà, si son amour avait été sincère, jamais il
n'aurait eu recourt aux services des Coeurs d'Or, d'ailleurs il s'était mis à
déjeuner quelque fois dans son temple à partir du jour où elles étaient entrées
à son service. Et puis même s'il avait été dépité en apprenant qu'elle était à
présent mariée et mère de famille, le jour suivant ça ne lui avait fait plus
rien sinon qu'il était heureux pour elle. Et puis il y avait une autre raison
pour laquelle Shina ne l'intéressait plus, il était tombé amoureux d’une autre
femme. C'était l'une des servantes au réfectoire, il avait eu le coup de foudre
dès que ses yeux avaient croisé les siens. Par timidité, il ne l'avait pas
encore abordée, et de toute façon le réfectoire n'était pas le lieu pour ça.
Mais aujourd'hui, il était bien décidé à suivre le conseil de Milo lorsque son
service sera terminé.
Temple des Gémeaux
Saga était dans la demeure de Igor pour évaluer son successeur.
Saga : Bon ! Igor, je vais être direct avec toi, j'ai discuté avec
Ikki et il m'assure que tu maîtrises mes techniques d'illusion à la perfection,
et je ne met pas sa parole en doute. C'est pourquoi je voudrais que tu me
montres tes propres attaques. Igor : Vous savez, je ne pense pas
qu'elles équivalent votre "Another Dimension" ou bien "Galaxian Explosion", et
j'aimerais que vous me les enseigniez. Saga : Désolé, mais je ne peux
pas. Ces deux arcane sont très puissant certes, mais aussi très traumatisant
pour l'organisme. Il faut les apprendre dans son enfance quand le corps se
développe encore afin qu'il puisse s'habituer à tous les bouleversements
internes qu'ils provoquent. D'après ce que m'a dit mon maître, tes organes se
liquéfieraient littéralement si je t'apprenais à maîtriser mes attaques
maintenant. Igor : Je comprends, je vais donc vous montrer les
miennes, mais comme je vous l'ai dit, elles ne sont en rien équivalentes aux
vôtres. Saga : Ce sera à moi seul d'en juger, et puis une attaque
peut être efficace sans être dévastatrice. Tu devrais avoir plus confiance en
tes capacités, si l'armure t'a accepté comme porteur, c'est que tu es digne de
me succéder. Maintenant met toi en position et éblouis moi.
Igor acquiesça et fit brûler son cosmos. Igor : Gemini's Fists !
Une grêle de coups portés à la vitesse lumière se dirigea vers Saga qui
restait stoïque. L'attaque était très semblable au "Météore de Pégase" et il
était donc en mesure de la contrer sans mal. Igor avait raison de douter de ses
techniques, celle-la était tellement basique qu'elle ne présentait aucun danger
pour un adversaire de force égale. Saga soupira en s'apprêtant à bloquer le
premier poing, mais il fut stupéfait lorsque sa main le traversa. La surprise
lui fit baisser sa garde et il encaissa une série de coups bien réels cette fois
ci. L'attaque était un mélange de véritables coups et d'illusions, mais elles
étaient si réalistes que même après avoir compris ce qui lui arrivait, l'ancien
chevalier des Gémeaux était incapable de faire la distinction entre les vrais et
les faux. Saga : C'est bon, arrête, j'en ai assez vu.
Igor obtempéra sur-le-champ. Igor : Alors ? Ce n'était pas trop
minable ? Saga : Minable ? Mais c'était incroyable oui ! Shaka
lui-même s'y serait trompé ! Je sentais même le souffle de tes illusions. Ikki
se trompait, tu n'es pas mon égal en ce domaine, tu es mon supérieur.
Igor : Vous ... Vous êtes sérieux ? Saga : Je ne plaisante
jamais quand il s'agit de jauger un combattant ....
Saga se figea brusquement et se dirigea vers un coin sombre du temple. Il
revint en tenant par le col une jeune fille aux longs cheveux châtains avec des
reflets roux qui se débattait dans le vide. Saga : Tien, tien, tien,
un espion. Julie : Eh ! Lâche-moi ! C'est Igor qui m'a permis de vous
observer, mais il m'a demandé d'être la plus discrète possible. Igor
: Elle vous dit la vérité, c'est Julie du Caméléon, la fille aînée de Seiya.
Elle est venue ce matin, peu de temps avant vous, pour me demander si elle
pouvait me regarder être entraîné par vous et j'ai accepté. Saga : Tu
veux dire qu'elle était là depuis le début et que je viens tout juste de la
remarquer ! Julie : C'est pas la peine d'avoir honte, jusqu'à présent
à part Athéna seules trois personnes pouvaient me repérer quand je masquais ma
présence. Saga : Et qui sont elles ? Si ma question n'est pas trop
indiscrète ? Julie : Pas le moins du monde, mais je serais plus
disposée à te répondre si tu me reposais à terre. Saga : Oups ! Bien
sûr.
Saga reposa délicatement Julie au sol. Julie : Merci, alors pour
satisfaire ta curiosité, ceux capable de me voir quand je me cache sont : ma
mère qui m'a enseigné cette technique, ma cousine Sha Hua qui a les sens les
plus aiguisés de tout le Sanctuaire, et enfin Igor pour une raison qui m'est
inconnue. Saga : Moi je peux te dire pourquoi, c'est parce que ta
technique est un mélange de discrétion et d'illusion. Comme les illusions font
partie de mes spécialités et que Igor me surpasse dans ce domaine il est normal
qu'il ne se fasse pas prendre au piège. Par contre si c'est ta mère qui t'a
enseigné ça, ça veut dire que c'est June. Julie : Oui, et où est le
problème ? Saga : C'est juste que de mon vivant, et d'après mes
informations, ta mère était amoureuse de Shun. Julie : En fait entre
maman et oncle Shun, il n'y avait qu'une très grande amitié qu'ils ont pris pour
de l'amour. Quand à papa, il était réellement amoureux de maman, mais il ne l'a
jamais abordée pour ne pas se mettre son frère à dos et il craignait aussi que
s'il montrait qu'il s’intéressait à elle, Shina ne l'attaque par jalousie. Et
même quand Shina s'est mariée avec Shun, il n'aurait pas osé lui déclarer sa
flamme avant longtemps. Heureusement, tante Seika a révélé par inadvertance à
maman les sentiments de papa et elle s'est débrouillée pour qu'il lui dise en
face. Saga : Attend ! Tu dis que tu as une tante qui se nomme Seika !
Julie : Bizarre, j'aurais juré que ce serait le mariage de Shina avec
Shun qui t'aurait étonné, et non le nom de ma tante. Saga : J'étais
déjà au courant pour Shun et Shina, mais quand je me faisais passer pour le
Grand Pope, j'ai soigné à Rodorio une jeune japonaise qui s'appelait Seika.
Julie : Est-ce qu'elle était amnésique ? Saga : Oui ! Ça
veut dire que c'est la même. Julie : Alors ça pour une coïncidence !
Saga : Je peux savoir ce qu'elle est devenue ? Julie :
Elle a épousé le général Sorente et elle attend son premier enfant.
Saga : Un général ? De Poséidon ! Julie : On se calme, la
paix est installée entre le Sanctuaire de Poséidon et celui d'Athéna, et ce
mariage la consolide. Saga : Mais si Hadès et Poséidon ne sont plus
des ennemis d'Athéna, qu'elle est cette menace prochaine dont m'a parlé
Cassandra ? Julie : Athéna elle-même en ignore la nature.
Personnellement, je pense que c'est Arès comme ce sont de vieux ennemis.
Saga : C'est fort possible, bon ! Et bien comme je n'ai rien à
apprendre à Igor, je n'ai plus rien à faire dans ce temple. Igor :
Attendez ! Je ne vous ai pas montré mon autre attaque. Saga : Ce
n'est pas la peine, je te fais entièrement confiance. Julie : Avant
de partir, tu ne voudrais pas me faire une petite démonstration de ton "Galaxian
Explosion" ? C'était pour voir cette attaque que je suis venu. Saga :
Ça ne me dérange pas, mais le problème c'est que ça endommagerait le temple sans
raison. Julie : Et bien tu n'as qu'a faire ça sur l'une des plage du
Sanctuaire. Saga : Tu sembles particulièrement intéressée par cet
arcane, tu ne voudrais pas l'apprendre par hasard ? Julie : Pour ne
rien te cacher, c'est tout à fait ça, mais comme tu l'as dit à Igor c'est trop
dangereux, et puis je ne maîtrise pas le septième sens. Saga : Pour
l'ultime cosmos, si tu es bien la fille de ton père, tu devrais t'y éveiller
quand tu seras dans le feu de l'action. Pour le reste, ça dépend de ton âge.
Julie : J'ai onze ans. Saga : Hum, c'est limite.
Julie : J'apprends très vite. Igor : C'est peut de le
dire. Saga : Et bien si Igor se porte garant de toi, je veux bien
t'enseigner cette attaque. Julie : Super ! On commence quand ?
Saga : Tout de suite ! Il n'y a pas de temps à perdre, et je te
préviens tout de suite ce sera très éprouvant. Julie : Bah ! Tant que
mon père n'est pas à stresser derrière moi, ce sera une partie de plaisir.
Temple du Cancer
Vito était avec François qui fumait sa pipe. François : Bon Vito,
je vais être franc avec toi, ça ne me plaît pas trop que tu "améliores" ma
formation, même si je dois reconnaître que je ne connais aucune attaque de notre
signe. Vito : Oh tu sais, je ne vais pas te déranger longtemps, car
je suis incapable de t'enseigner les "Vagues d'Hadès". François :
Pourquoi ça ? On te l'a bien enseignée à toi, ce n'était pas inné. Vito
: Évidemment que non, mais pour maîtriser cette technique, il faut d'abord
avoir une grande affinité avec le concept de la mort, et pour cela,
l'apprentissage doit se faire dès la naissance. A partir du moment où j'ai vu le
jour, mon père n'a cessé de me parler de la fragilité de la vie, de me faire des
descriptions de la cote de Yomotsu, à m'apprendre tous les mythes du monde sur
l'au delà. François : On ne peut pas dire que tu aies eu une enfance
heureuse. Vito : Détrompe-toi, hors de cette préparation, ma vie
auprès de mes parents était très joyeuse. De toute façon c'était nécessaire.
D'après mon maître si mon père m'avait entraîné plus que ça ...
François : Tu serais devenu véritablement Masque de Mort. Vito
: Effectivement, encore que je n'aie rien inventé. Il parait qu'il y a très
longtemps, un chevalier du Cancer a porté ce surnom. Son maître l'avait très mal
formé, et il était devenu fou. Il se prenait pour la Mort elle-même, il pouvait
tuer n'importe qui sur un coup de tête. On dit que la déesse Athéna s'est
chargée personnellement de le mettre hors d'état de nuire, afin d'éviter que
l'un de ses chevalier d'or ne risque sa vie en le faisant. François :
C'est vraiment dangereux pour tout le monde d'apprendre cette attaque, y a pas
un autre moyen ? Vito : Si, se retrouver soi-même sur la cote de
Yomotsu ... François : Et bien ! Qu'est-ce que tu attends pour m'y
envoyer ?! Vito : Par un moyen autre que les "Vagues d'Hadès".
François : Tonnerre de Bruges ! Ça aurait été trop simple, tu n'as
donc rien à m'apprendre. Vito : Évidemment que si, mais c'est une
technique défensive et qui marche dans un espace clos comme ce temple. Tu veux
une petite démonstration ? François : Montre-moi toujours.
Vito : Illusion Morbide !
Sous les yeux étonné de François, la maison du Cancer s'assombrit subitement,
une odeur de cadavres en putréfaction emplit la demeure et des visages
grimaçants en décompositions apparurent, la recouvrant entièrement. Ce brusque
changement de décor ne fit pas peur à François, mais l'ambiance malsaine que
dégageait à présent le temple le mettait mal à l'aise, et il ne pouvait
s'empêcher d'avoir des sueurs froides. En plus, Vito semblait avoir disparu.
Voix de Vito : Alors ? Qu'en penses-tu ? François : C'est
... C'est surprenant, cette technique permet d'avoir un ascendant psychologique
sur son adversaire et je ne refuserai pas de l'apprendre. Voix de Vito
: Seras-tu près à suivre toutes les directives que je te donnerai sans
discuter ? François : Je le jure sur la tête d'Athéna.
L'illusion s'estompa et François remarqua que Vito était en face de lui alors
qu'il lui avait semblé que sa voix venait de partout dans la demeure.
Vito : Dans ce cas tu vas commencer par jeter ta pipe et arrêter de
fumer. François : Comment !!! Dis donc espèce de bougre d'extrait
d'ectoplasme !!! De quel droit .... Vito : Et la promesse que tu
viens de me faire ?
François grommela un peu. François : Je peux savoir pourquoi ?
Vito : C'est mauvais pour la santé. Tu peux me croire, mon père était
fumeur, je l'ai toujours vu avec un cigare à la bouche, et il est mort d'un
cancer des poumons, un comble pour le chevalier du Cancer. François :
Mais c'est impossible ! Et les effets autorégénérants du cosmos ?!
Vito : Il a ses limites, surtout quand on agresse constamment son
corps volontairement. Tout ce que peux faire le cosmos, c'est atténuer la
douleur et les symptômes. Toute personne sans un oeil averti n'aurait pu penser
que mon père était mourant une semaine avant qu'il ne passe de vie à trépas.
Alors si tu ne veux pas finir comme lui, je te conseille de perdre vite cette
mauvaise habitude. François : Est-ce que je peux au moins finir ma
pipe ?
Vito toucha la pipe de son doigt, et le réduisit en cendre.
François : Un simple non aurait suffit, je ne suis pas dépendant.
Vito : C'est ce que disait mon père quand il promettait à ma mère de
s'arrêter. Crois moi, le tabac est plus dangereux qu'un dieu.
François grommela un peu, mais il se devait de donner raison à Vito.
Temple du Lion
Aïolia venait de pénétrer dans le temple, et il découvrit Osamu en train de
s'entraîner avec une jeune femme qui ressemblait beaucoup à Shina. C'était un
affrontement pour affiner leurs techniques de combat, et ils n'avaient pas pour
cela besoin d'utiliser leur cosmos. L'ancien chevalier du Lion était étonné par
le style de son successeur et de son adversaire, c'était une technique
foncièrement défensive, bien que certains coups lui faisaient penser au style du
chevalier d'Ophiuchus. Aïolia n'était pas le seul spectateur, quatre apprentis
de moins de dix ans suivaient le duel avec passion et encourageaient
l'adversaire d'Osamu. C'est ainsi qu'il pu connaître son nom : Sakura. Après
plusieurs minutes sans qu'aucun des deux n’ai pu prendre le dessus sur l'autre,
ils cessèrent d'un commun accord. Après s'être salués, Sakura quitta le temple,
suivi de ses quatre supporters. Aïolia : Je dois bien avouez que
c'était un combat intéressant. Osamu : Oh ! Pardonnez-moi senseï, je
ne vous avais pas remarqué. Aïolia : Senseï ? Osamu : Et
bien, vous allez m'enseigner vos attaques, vous êtes donc mon senseï.
Aïolia : Seiya ne l'a pas fait ? Osamu : Senseï Seiya m'a
expliqué vos techniques, mais je doute de les maîtriser parfaitement.
Aïolia : Voilà des paroles bien humbles pour un chevalier d'or.
Osamu : Senseï Shun m'a appris l'humilité. Aïolia : Senseï
Shun ? Mais ce n'est pas Seiya qui t'a formé ? Osamu : Bien sûr que
si senseï, mais le hasard a voulu qu'avant d'être recruté par senseï Seiya, j'ai
appris les arts martiaux au Japon avec senseï Shun et senseï Shina qui portaient
alors de faux noms. Je ne l'ai su que lorsqu'ils sont revenus aux Sanctuaire,
d'ailleurs c'étaient avec leur fille que je me battais tout à l'heure.
Aïolia : Ça explique ta façon de combattre ; Marine m'avait parlé du
mariage de Shina avec Shun, mais elle avait oublié de me dire le nom de leur
enfant. Osamu : Senseï, pouvons-nous commencer l'entraînement tout de
suite. Aïolia : Laisse tomber le "senseï" et tutoies moi s'il te
plaît, et au risque de paraître présomptueux, je doute que Seiya ait pu
comprendre toute la complexité de mes techniques en me combattant, je vais donc
faire comme si tu les ignorait totalement, et tu vas tout réapprendre.
Osamu : Je suis prêt sen ... Aïolia.
Temple de la Vierge
Shaka méditait dans le jardin de Twin Sal lorsque Marie vint le voir.
Marie : Excusez-moi de vous déranger Shaka, mais ne devriez-vous pas
m'enseigner vos attaques ? Shaka : Marie, non pas que je mette en
doute tes talents de chevalier et tes capacités d'apprentissage, mais mes
techniques m'ont demandé des années d'entraînement, même après que j'aie obtenu
mon armure il m'a fallu encore cinq ans pour les maîtriser complètement.
Marie : Raison de plus pour commencer le plus tôt possible.
Shaka : Écoute Marie, je ne voulais pas le dire aussi franchement,
mais je ne veux pas passer du temps à t'entraîner avec ta soeur qui, pardonne
l'expression, me court sur le système. Marie : Je sais que Magdalena
n'est pas facile à vivre, mais vous ne me ferez pas croire qu'elle est plus
insupportable que l'entraînement que vous avez subi pour devenir chevalier.
Shaka : Tant qu'à parler sans détour, avoue toi aussi que tu veux que
je t'entraîne uniquement pour que je reste ici et ainsi permettre à ta soeur de
se réhabituer à la présence des hommes. Tu n'as nullement besoin d'apprendre mes
attaques car celles que tu as développées sont tout aussi efficaces que les
miennes. Marie : Vous avez vu juste, mais, nous pourrions peut être
arriver à un compromis. Si je n'ai certes pas besoins de vous pour attaquer, il
n'en va pas de même pour la défense, et j'ai cru comprendre que vous en aviez
une particulièrement efficace. Je ne pense pas qu'il vous faille autant de temps
que vos attaques pour me l'apprendre. Après, je vous laisserai quitter le
temple. Shaka : J'appelle ça du chantage, mais je n'ai pas vraiment
le choix, de toute façon j'ai juré à Athéna de te faire partager ma science.
Une Voix : Et si tu la partageais avec d'autres personnes, blondinet.
Shaka : Pitié, une autre casse pieds. Marie : Sakura !
Quelle bonne surprise, qu'est ce qui t'amène ? Sakura : J'ai besoin
des services de l'andouille le plus proche de dieu. Shaka : Non mais
... Marie : Sakura, je te serai toujours redevable d'avoir sorti
Magdalena de l'enfer de l'Île de la Reine Morte, mais je te prie de te montrer
plus aimable avec Shaka. Déjà que ma soeur lui mène la vie dure.
Sakura : Ne t'en fais pas, je voulais juste voir s'il était devenu
plus humble, mais il démarre toujours au quart de tour. Shaka, je m'excuse de
vous avoir insulté, mais j'ai réellement besoin de vos services. J'ai promis de
vous présenter à quatre novices sans maître de ma connaissance. Shaka
: Tu veux que je les forme ; comme si je n'avais pas autre chose à faire.
Sakura : Ce sera à vous d'en décider si vous acceptez de les
rencontrer, ce sont de grands admirateurs vous savez. Si vous êtes d'accord, ils
vous attendent à l'entrée du temple.
Shaka était suspicieux, Sakura pouvait très bien se moquer de lui, mais en
même temps il avait été tellement dépréciés depuis son retour sur Terre, que
rencontrer ces hypothétiques admirateurs lui ferait le plus grand bien.
Shaka : Je n'y vois pas d'inconvénient, mais ça dépend de l'avis de
ma "geôlière". Marie : Tout de suite les grands mots, bien sûr que
vous pouvez allez les voir.
Shaka suivit Sakura hors de la maison et fit face à quatre apprentis d'une
huitaine d'années qui se mirent à le regarder avec des yeux ronds.
Sylvain : C'est lui ! C'est vraiment lui ! Shaka ! Le plus puissant
des chevaliers d'or. Alison : Celui qui n'a pu être vaincu que par
"l'Athéna Exclamation". Nils : L'homme le plus proche de Dieu.
John : Je n'arrive pas à croire qu'il se trouve devant nous.
Alison+John+Nils+Sylvain : C'est un grand honneur pour nous de vous
rencontrer.
Shaka était légèrement sceptique devant cette démonstration d'admiration pour
le moins exagérée. Mais sa clairvoyance, si elle n'avait pas été affectée par
ses années en léthargie comme son cosmos, lui indiquait qu'ils étaient sincères.
De plus, il avait senti en eux quatre un fort potentiel, bien qu'il était très
profondément enfoui. Shaka : Et bien je dois avouer que ce sont des
choses agréables à entendre, mais la seule personne que vous devez révérer ici
c'est Athéna. Alison+John+Nils+Sylvain : Oui chevalier !
Shaka : Et ... Je ne suis plus chevalier. Sakura m'a dit que vous
n'aviez pas de maître et ça se voit, il vous faut donc quelqu'un pour vous
montrer la voie et au plus vite. Sakura : Et bien pourquoi tu ne te
proposes pas ? Alison : Sakura, Shaka a certainement mieux à faire
que de s'encombrer quatre apprentis. Shaka : Non jeune fille, ça ne
me gêne pas d'avoir des disciples, à la condition qu'ils méritent de recevoir
mon enseignement. Sylvain : Et ... Et comment peut-on savoir si on en
est digne ? Shaka : Il vous suffit de passer une épreuve. John
: Que ... Quelle épreuve ? Shaka : Une épreuve au but simple,
mais au déroulement compliqué. Vous devrez trouver et rejoindre mon centre
d'entraînement en Inde en partant du Sanctuaire, et avec vos jambes pour seul
moyen de locomotion. Vous avez tout votre temps pour vous préparer à ce voyage
périlleux, et vous devrez venir me voir quand vous partirez. Il n'y a pas non
plus de limite de temps à la réalisation de cette épreuve. Il ne s'agit pas non
plus d'un concours, si vous partez ensemble, vous devrez vous entraider. Ai-je
été bien clair ? Alison+John+Nils+Sylvain : Compris !
Les quatre apprentis se ruèrent joyeusement au bas des marches pour commencer
à se préparer à leur épreuve. Shaka : Dis-moi Sakura, pourquoi ne
voulais-tu pas te charger de leur entraînement ? Sakura : Je ne peux
pas enseigner ce que j'ignore, ma maîtrise du cosmos est innée. Je trouve que
vous avez accepté bien vite d'être leur maître. Shaka : Tu l'as bien
senti comme moi, ils ont un potentiel extraordinaire, bien que très profondément
enfoui. C'est bien pour ça que tu me les as présentés. Sakura : Ce
n'est pas moi qui ai découvert leur potentiel, et j'en suis bien incapable.
C'est ma cousine Sha Hua qui s'en est chargé. Elle même étant dans l'incapacité
de les prendre en charge, il a fallait leur trouver un maître qui était aussi
capable de le sentir. Elle m'a donc conseillé de m'en remettre à votre
légendaire clairvoyance. C'est quand je leur ai dit que nous allions vous voir
que j'ai appris qu'ils vous admiraient. J'ai pensé que ça jouerait en leur
faveur car je croyais que vous étiez trop imbu de vous-même pour avoir des
disciples. Shaka : Et bien pour être tout à fait franc, ça a en effet eu une
petite incidence sur ma décision. Sakura : Je vous laisse, je dois
m'entraîner. Shaka : Et moi je dois entraîner Marie.
Temple de la Balance
Salomon venait de terminer de monter à Doko ce qu'il avait appris de Shiryu.
Doko : Et bien, que dire si ce n'est que je suis impressionné. Shiryu
t'a parfaitement formé, je n'ai rien à t'apprendre ni à perfectionner. J'avoue
même que je me sens un peu inutile. Salomon : Il y a quand même une
chose que vous pourriez m'apprendre, depuis que je suis au Sanctuaire, j'ai
toujours voulu savoir comment s'était déroulée la bataille que vous aviez menée
en 1743
Le visage de Doko se fit subitement grave, et Salomon sût alors qu'il venait
d'aborder un sujet certainement tabou pour son prédécesseur. Salomon
: Excusez-moi, je vois que vous n'avez pas envie d'en parler. Doko :
Tu es très perspicace, car j'ai perdu plus que des frères d'armes lors de cet
affrontement. De plus, si nous avons effectivement vaincu Hadès, nous avons
malheureusement perdu la guerre et c'est Shion qui en a payé le plus lourd
tribut. Salomon : Comment ça ?! Doko : Lorsque Hadès a
attaqué le Sanctuaire avec ses spectres, nous avons compris trop tard que ce
n'était qu'une diversion pour un projet beaucoup plus ambitieux. Il voulait en
vérité éliminer les muviens qu'il prenait comme responsable des victoires
passées d'Athéna. C'est Thanatos qu'il avait chargé de ce génocide. Shion, moi
et ... deux autres chevaliers d'or l'avons affronté et vaincu mais nous sommes
les seuls à avoir survécu. Mais malheureusement il avait déjà quasiment réussi
à exterminer tous les muviens, en réalité il n'en restait que quelques dizaines.
Deux cents cinquante ans plus tard, ils n'étaient plus que deux : Mu et Kiki.
Ensuite, nous avons du nous mesurer à Hypnos qui voulait venger son frère. Ou
plutôt, Shion a du l'affronter seul car j'étais sans connaissance. Lorsque j'ai
repris mes esprits, Shion était à sa merci, alors je l'ai traîtreusement
transpercé dans le dos avec la lance de mon armure !
Doko se tut et ses yeux se mirent à briller de larmes qu'il tentait de
retenir. Salomon : Je ... Je suis désolé de vous avoir obligé à vous
souvenir de ça. Doko : Salomon, ce sont des choses dont je ne parle
pas, mais que je n'ai jamais oubliées, elles me hanteront jusqu'à ma mort.
Salomon : Pardonnez-moi de vous importunez encore avec ça, mais quels
étaient les noms des autres chevaliers d'or ? Doko : Je veux bien
répondre à cette dernière question, il y avait Auroch du Taureau, Roy des
Gémeaux, Marco du Lyon, Padilla de la Vierge, Waarl du Scorpion , William du
Sagittaire, Hwang du Capricorne, Tenzin du Verseau, et enfin Nemo des Poissons.
Salomon : Il n'y avait pas de chevalier du Cancer ? Doko : Si,
mais parler d'elle me fait toujours souffrir, c'était ma grande soeur Shunreï.
Salomon tiqua en apprenant le nom du chevalier du Cancer et son lien de
parenté avec Doko, et il allait l'interroger d'avantage quand Shiryu pénétra
dans le temple. Shiryu : Maître, je dois vous parler, pourrions nous
discuter à l'extérieur ?
Doko acquiesça et suivit son disciple. Doko : Et bien Shiryu,
après notre dernière discussion je croyais que tu ne me considérerais plus comme
ton maître et que tu ne voudrais plus me revoir. Shiryu : C'est
justement pour ça que je suis là, pour m'excuser, ma réaction de l'autre jour
était tout à fait démesurée. Doko : Non, tu t'es parfaitement
maîtrisé, car tu voulais me frapper n'est-ce pas. Shiryu : À ma
grande honte oui, j'en suis sincèrement désolé. Doko : Tu n'as pas à
l'être, j'ai sciemment exagéré l'attachement que j'avais pour ma soeur pour te
forcer à me détester. Je craignais qu'avec mon retour, tu te mettes à délaisser
ta femme. J'ai peut être exagéré l'estime que tu me portais, mais je ne voulais
pas prendre de risque. Au fait, je suppose que Shunreï n'est pas étrangère à
cette réconciliation. Shiryu : En effet, elle se demandait pourquoi
je ne voulais plus vous voir et surtout pourquoi je lui interdisais de vous
rendre visite. Alors je lui ai tout raconté, et elle m'a dit que si vous l'aviez
baptisée par le nom de votre soeur, c'était pour lui rendre hommage et non pour
en faire un substitut, et je m'en veux de l'avoir pensé. Doko : C'est
oublié Shiryu, et comme je te l'ai dit, je voulais cette réaction.
Shiryu : En tout cas, je suis quand même heureux d'apprendre que vous
n'étiez pas amoureux de votre soeur. Doko : Je n'ai jamais dit ça. Je
l'ai sincèrement aimée, mais c'est sur la durée de ce sentiment incestueux que
j'ai menti, et encore, il a fallu la mort d'une personne pour ça.
Shiryu : Co ... Comment ça ? Doko : Après qu'Athéna m'ait
assigné aux Cinq Pics pour surveiller son sceau, Clio, une servante, a quitté le
Sanctuaire pour entrer à mon service. Mais ce n'était pas n'importe quelle
servante, c'était un Coeur d'Or. Je ne sais pas si ce titre te parle.
Shiryu : Et bien il parle plus à mon élève. Doko : Tu
connais donc la spécialité de cette caste, et je ne te ferai donc pas l'affront
de te l'expliquer. Donc, j’étais en mission pour Athéna, je n'avais pas encore
fait mon deuil pour la mort de ma soeur, et je voyais donc d'un très mauvais
oeil la venue de cette femme que je considérai à l'époque comme une vulgaire
prostituée. Shiryu : Mais pourquoi s'est-elle mise à votre service ?
Doko : Parce qu'elle était amoureuse de moi, mais ce n'a jamais été
réciproque et je ne l'ai su qu'à sa mort. Au début j'étais très en froid avec
elle, pour les raisons que je t'ai citées, mais avec le temps, nous avons fini
par devenirs très bons amis. J'aurais pu développer des sentiments pour elle,
mais j'étais obsédé par mon amour inavoué pour ma soeur, et il y avait aussi le
fait qu'elle se soit donnée à plusieurs hommes qui ne me plaisait guère. Et puis
le temps à fait son oeuvre, et après une cinquantaine d'années de vie commune,
elle s'est éteinte. C'est sur son lit de mort qu'elle m'a enfin avoué son amour
et sa peur de me l'avouer par crainte d'être rejetée. Elle m'a ensuite demandé
de la faire incinérer et de rapatrier ses cendres en Grèce car elle ne voulait
pas reposer pour toujours sur une terre étrangère. J'ai accepté. J'ai préparé sa
dépouille pour qu'elle porte ses habits de servante du Sanctuaire, afin que ce
soit à un serviteur d'Athéna à qui je rendait les derniers hommages, maigre
consolation pour tout ce qu'elle avait fait pour moi en fait, et c'est là que
j'ai remarqué pour la première fois que sa toge était ornée d'une broche en or
en forme de rameau d'olivier. C'est alors que je me suis rendu compte à qu'elle
point j'avais gâché sa vie. Shiryu : Excusez-moi maître, mais en quoi
ce bijou vous a-t-il permis de tirer une telle conclusion ? Doko :
Parce que chez les Coeurs d'Or cette broche représente leur virginité et elles
doivent la donner au chevalier qui l'a déflorée. Shiryu : Mais
comment est-ce qu'une femme comme ça pouvait être encore vierge ?!
Doko : Mon pauvre Shiryu, tu as une opinions des Coeurs d'Or presque
aussi basse que moi quand j'ai appris leur existence. Ça m'a en effet intrigué
qu'elle n’ait connu aucun homme, et malgré le froid qui s'était jeté entre Shion
et moi après la mort de Shunreï, je lui ai demandé de mener une petite enquête.
Il s'est révélé que part un hasard du destin, aucun chevalier d'or n'avait envie
d'elle quand elle venait dans leur temple, et dans le cas contraire, c'était
elle qui était indisponible. Shiryu : Mais pourquoi ne vous
l'a-t-elle jamais dit ? Doko : Parce qu'elle a porté ses habits de
servante avec la broche jusqu'à ce qu'elle ne lui aille plus, et dit moi
franchement, si une Coeur d'Or te disait qu'elle était vierge, la croirais-tu ?
Shiryu : Je dois bien avouer que non. Doko : Et bien moi
non plus, et je peux te dire que j'ai regretté tout le mal que j'ai pensé
d'elle, tous le bonheur qu'elle aurait pu m'apporter, tout le bonheur que
j'aurais pu lui apporter ! Tout ça parce que je ne voulais pas oublier ma soeur.
Cela m'a servi de leçon, je me suis juré de ne plus être prisonnier du passé, et
de ne plus refermer mon coeur, même si c'était trop tard.
Shiryu vit les yeux de son maître se remplir de larmes et il décida de le
laisser seul avec ses douloureux souvenirs.
Temple du Scorpion
Comme lors de leur première rencontre Touareg défiait Milo du regard.
L'ancien chevalier du Scorpion ne comprenait pas cette animosité que semblait
avoir son successeur envers lui, mais bien qu'il aimerait régler le problème de
la manière forte, il décida de ne pas entrer dans son jeu. Milo :
Visiblement tu ne m’apprécies pas, et pour le moment c'est un sentiment plutôt
réciproque. Cependant, pour autant que je le sache, nous ne nous sommes jamais
croisés par le passé, alors pourquoi cette agressivité à mon égard ? Touareg
: Je vous en veux pour avoir disparu il y a quinze ans sans laisser un disciple
susceptible de vous succéder. A cause de cela, Hyoga est venu m'arracher à mon
peuple, à ma famille, à mon désert. Milo : Je ne voudrais pas te
traiter de menteur, mais je vois mal Hyoga enlever un enfant. Touareg
: Il ne m'a pas enlevé, c'est mon père et chef de ma tribu qui m'a confié à
lui. Au début, je dois bien avouer que j'étais plutôt content de partir car
j'allais voir de nouveaux paysages, mais une fois au Sanctuaire j'ai vite
déchanté, c'est un endroit froid et mort, sans parler de ma famille qui me
manque. Milo : Que ton désert soit plus chaud que le Sanctuaire ne
fait aucun doute, mais je ne vois pas en quoi il est plus vivant.
Touareg : Le Sanctuaire est fait de pierres froides et figées, alors
que le désert change tous les jours, pas une dune ne se ressemble et un simple
coup de vent peut changer tout le paysage. Voilà pourquoi le désert est plus
vivant que le domaine sacré. Milo : Il y a une chose que je ne
comprends pas, si ta famille te manque tellement, pourquoi n'as-tu pas demandé
une permission à Athéna. Touareg : Une guère va éclater d'un jour à
l'autre, je m'y prépare depuis que j'ai gagné cette armure. Oui ! Je suis aigri
de demeurer au Sanctuaire, mais j'ai un grand sens du devoir et je resterai ici
à ronger mon frein en attendant le conflit. Milo : Ça c'est parler en
vrai chevalier ! Bon ! Assez perdu de temps, il est temps de parfaire ton
entraînement. Touareg : Sans vouloir me vanter, je ne pense pas en
avoir besoin. Sans comprendre ce qu'il lui arrivait, Touareg se retrouva à
terre. Touareg : Oubliez ce que j'ai dit, j'en ai plus que besoin.
Temple du Sagittaire
Pocahontas faisait face à Aïolos pour un petit assaut d'évaluation, elle
avait du mal à cacher sa nervosité. Elle ne doutait en rien de sa propre force,
mais son prédécesseur, et surtout ses attaques, lui était parfaitement inconnus.
Mais ce qui la troublait le plus, c'était son attitude, Aïolos avait l'air sûr
de lui et de sa supériorité sur elle, mais en même temps il la respectait et ne
semblait pas exclure sa propre défaite. Le chevalier du Sagittaire décida de
commencer l'offensive. Pocahontas : Sagittarius Arrows
!
Une pluie de coups déferla sur Aïolos qui se contenta de pousser un soupir de
lassitude. D'un geste nonchalant de la main, il renvoya l'attaque en doublant sa
puissance. Pocahontas la reçu de plein fouet et s'encastra dans un mur du
temple. Pocahontas : Co ... Comment avez vous réussi à me renvoyez mon
attaque aussi facilement. Aïolos : Parce que quelque soit le nom que
tu as pu lui donner, ton arcane n'est rien de moins qu'un vulgaire météore
projeté, à la perfection je l'admet, à la vitesse lumière. Je connais cette
attaque car je la tien du maître de Marine qui était aussi le mien. Mais
reproduire une attaque ne suffit pas, il faut lui donner sa touche personnelle,
comme ça ... Lightning Arrows !
Aïolos lança une attaque similaire à celle de Pocahontas, mais chacun des
coups décrivaient une trajectoire fluctuante ce qui rendait la prévision de
leurs points d'impact impossible. Pocahontas ne pu une fois de plus qu'encaisser
l'attaque et se retrouva à nouveau projetée contre un mur. Pocahontas
: C'est vraiment une technique impressionnante, mais j'ai l'impression
qu'elle est légèrement moins puissante que la mienne, à moins que vous ne m'ayez
ménagée. Aïolos : Ta capacité d'analyse force mon admiration. Mes
flèches perdent effectivement en puissance en devenant imprévisibles, je suis
même certain que si je recommençais tu serais à présent capable de les parer.
Seiya a bien choisi mon successeur, il ne te faudra pas longtemps pour maîtriser
toutes mes techniques. Pocahontas : J'apprécie le compliment.
Une voix : Et bien ça travaille dure ici, si j'en crois l'état des
murs. Pocahontas : Guillaume ? Que viens tu faire là ?
Guillaume : Je suis venu parler à Aïolos, j'aurais un grand service à
lui demander. Aïolos : Ah ? Et que me veux-tu ? Guillaume
: Et bien, vous allez sans doute me trouver culotté, mais quand vous aurez
terminé de mettre à niveau votre successeur, pourriez vous faire la même chose
avec moi s'il vous plaît. Aïolos : Rien ne s'y oppose, je peux même
très bien vous prendre en charge tous les deux en même temps, mais qu'est
qu'est-ce qui a motivé ton choix ? Est-ce parce que je suis le chevalier qui a
sauvé Athéna de Saga ? Guillaume : Non, c'est une histoire de
constellation, il se trouve que je suis le chevalier d'argent de la Flèche.
Aïolos : Je vois, c'est une choix très judicieux, mais qu'en pense
ton maître ? Guillaume : Mon maître, Jabu de la Licorne, a quitté le
Sanctuaire récemment. Aïolos : Un chevalier de bronze, et bien
d'après ton cosmos, il t'a très bien formé. Cependant, je sens que tu peux
encore évoluer, c'est pourquoi je ne vais pas seulement améliorer ta formation,
mais je vais la reprendre depuis le début. Je vais faire de toi mon disciple,
mais je te préviens, je me montrerai extrêmement dur et exigeant, et tu devras
désapprendre tout ce que ton ancien maître t'a appris. Alors ? Que penses-tu de
ma proposition ? Guillaume : C'est avec joie que j'accepte! Je vous
remercie chaleureusement pour votre geste ! Aïolos : C'est moi qui te
remercie d'accepter, pour être franc, je me voyais mal ne rien faire au
Sanctuaire.
Temple du Capricorne
Le temple était en piteux état, c'était la conséquence du combat
d'entraînement qui venait de s'achever entre Shura et Cyrano. L'ancien chevalier
du Capricorne l'avait remporté de peu sur son successeur grâce au "Jumping
Stone". Cyrano : Et bien je ne l'avais pas venu venir ce coup là,
c'est vrai qu'on a tendance à oublier que tu n'as pas "qu'Excalibur" comme
attaque. Shura : C'est vrai, mais il y a aussi une faille dans ta
façon de lancer "Excalibur", tu n'y crois pas assez. Cyrano : Tu l'as
donc remarqué. C'est vrai, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai du mal à me
l'approprier, je ne la trouve pas assez, comment dire, personnelle.
Shura : Je te comprends, moi aussi j'ai eu ce problème, et tu sais ce
que m’a dit mon maître ? "Change son nom". Excalibur est le nom que j'ai donné à
cette attaque, mais elle en avait un autre avant. Cyrano : Et comment
s'appelait-elle ? Shura : Et bien d'après mon maître, le chevalier du
Capricorne de la précédente guerre contre Hadès la nommait "Blue Thunder", mais
il parait qu'avant lui elle portait déjà un autre nom. En fait, on ne tire la
puissance optimale de cet arcane qu'en y mettant tout son coeur, c'est pour ça
qu'il faut le renommer afin qu'il devienne plus personnel. Moi j'ai choisit
Excalibur car j'étais un grand amateur d'histoires chevaleresques médiévales.
Cyrano : Je comprends. Hum, je crois que mois je vais l'appeler
Roxane, comme l'héroïne de mon oeuvre favorite. Shura : Ca me fait
penser qu’au début je voulais rebaptiser l’attaque Guenièvre, mais mon maître
m’a fait réaliser que ça ne faisait pas assez combatif. Je me permets de te
faire la même remarque. Cyrano : Je comprends, il faut aussi que le
nom impressionne l’adversaire, il va falloir que j’y réfléchisse plus
longuement.
Temple du Verseau
Camus : Nanouk, tu as reçu l’enseignement de mon disciple qui m’a
surpassé, tu n’as rien à apprendre de moi. Si je suis là, c’est parce que tu as
demandé à me voir. Alors, qu’attends-tu de moi ? Nanouk : Il y a une
chose qui me semblait acquise et qui me fait en vérité défaut, et je pense que
vous êtes la seule personne à pouvoir me l’enseigner correctement.
Camus : Et qu’est-ce donc ? Nanouk : L’abstraction des
sentiments, je pensais être un véritable bloc de glace, mais je me suis rendu
compte récemment qu’il n’en était rien. Camus : Et qu’est-ce qui a
bien pu te remettre en question ? Car lorsque je t’ai vu pour la première fois,
tu semblais être maître de tes émotions. Nanouk : En réalité, c’est
en face d’une certaine personne que je manque de perdre mes moyens.
Camus : Une femme je suppose. Nanouk : On ne peu rien vous
cacher. Camus : Ce n’est pas ta mère au moins ? Nanouk :
Non, je suis parvenu à faire le deuil de mes parents. Camus : Donc tu
es amoureux. Je suis désolé, mais je ne peux rien faire pour toi, même moi je me
suis retrouvé impuissant face à ce sentiment. Nanouk : Comment ?!
Vous aussi vous …. Camus : Oui, moi aussi, Camus, je suis tombé
amoureux, et un amour impossible qui plus est. Nanouk : Tout comme
moi. Camus : Non, pire que toi. Toi tu considère ton amour comme
impossible car tu te pense trop laid pour que l’élue de ton cœur puisse t’aimer.
Moi c’est différent car celle que j’aime est morte et l’était déjà lorsque j’ai
fait sa rencontre. Nanouk : Comment ça ? Camus : Hyoga
t’a-t-il dit pourquoi il voulait devenir chevalier au début ? Nanouk
: Evidemment, c’était pour allez voir sa mère qui était morte. Camus
: Exactement, et je l’ai su dès que je l’ai pris pour disciple. Sur le moment,
je ne lui ai pas fait de remontrances, car ça le motivait, mais j’avais décidé
de me débarrasser du corps en lui donnant une sépulture décente sans qu’il le
sache. Mais lorsque je l’ai trouvée, je n’ai pas pu la changer de place, elle
était si belle ainsi. Je suis souvent allez la revoir quand Hyoga ne pouvait pas
encore le faire, je passais tout le temps qu’il m’était possible à la regarder,
l’appelais ma belle aux eaux dormantes. Nanouk : Vous étiez tombé
amoureux de la mère morte de Hyoga ! Mais alors comment avez-vous pu faire
sombrer son navire ? Camus : Ca a été extrêmement difficile pour moi
de me faire à l’idée de ne plus la revoir, mais j’étais un chevalier avant
d’être un homme et il fallait que je le fasse comprendre à Hyoga. Mais le plus
dur dans tout ça, c’est que pendant mon séjour à Elision, je l’ai rencontrée.
Nous avons un peu sympathisé, mais je n’ai pas osé lui avouer mes sentiments.
Nanouk : Pourquoi ça ? Camus : Parce que je devais tôt ou
tard revenir sur terre, et je n’aurais pas supporté la séparation si elle avait
ressenti la même chose pour moi. Nanouk : Je n’arrive pas à en croire
mes oreilles. Camus : Je pense qu’il est inutile que je te demande de
ne révéler ce que je viens de te dire à personne, pas même à Hyoga.
Nanouk : Vous avez ma parole, mais sachez que si je fais ça, c’est
parce que vous êtes le maître de mon maître. Camus : Je t’en
remercie, même je suis désolé de ne pouvoir t’aidé réellement. Nanouk
: Mais vous l’avez fait, vous avez été un grand chevalier d’or tout en étant
amoureux, je n’aurai plus honte de ce sentiment à présent.
temple des Poissons
Nadia observait froidement Aphrodite, elle n’avait eu besoin de personne pour
devenir chevalier, et elle ne voyait pas pourquoi elle écouterait les conseils
de son prédécesseur, qui était un traître de surcroît. Aphrodite : Je
vois à tes yeux que tu ne sembles pas m’apprécier beaucoup et je comprends ça,
mais Athéna m’a ordonné de parfaire ton entraînement, et moi-même j’aimerais
voir de quoi tu es capable. Nadia : Je ne ferai pas ce plaisir à
celui qui a souillé l’armure qu’ont portée jadis mes ancêtres.
Aphrodite : Oh ! Tu as piqué ma curiosité, a qu’elle époque était-il
chevalier ? Nadia : Je vais vous répondre pour que vous puissiez vous
rendre compte à quel point vous avez été un chevalier en dessous de tout. Entre
ma famille et la chevalerie d’Athéna, c’est une très vieille histoire. Tout a
commencé avec la première Guerre Sainte de l’histoire contre le seigneur des
Océans. Tandis que sept chevaliers d’or ont affronté les généraux, et le
chevalier d’Ophiuchus Poséidon, les cinq autres se sont occupés des marinas qui
attaquaient la surface. C’est le tout premier chevalier d’or des Poissons qui a
sauvé mon village de la destruction. Il est en suite reparti sans attendre de
remerciements, mais les lois de la tribu exigeaient que nous le récompensions.
Le chef du village est donc parti à sa poursuite avec onze pierres précieuses et
la pierre sacrée protectrice du village pour les lui remettre. Il a suivi sa
trace jusqu’au Sanctuaire pour le retrouver. Evidement, le chevalier ne pouvait
accepter ces cadeaux, mais Athéna leurs a trouvé une utilité, ils ont servi à
décorer les armures des chevaliers qui ont combattu les généraux de Poséidon, et
la pierre protectrice du village, l’Eau Bleue, orne depuis ce jours l’armure que
je porte en ce moment et que vous avez déshonorée. Le chef a ensuite invité le
chevalier des Poissons au village pour qu’une fête soit donnée en son honneur,
et il a accepté. Une fois sur place, le chevalier a perçu chez l’un des très
jeune villageois un grand potentiel et demanda à en faire son disciple. C’est
lui mon premier aïeul a avoir porté cette armure, et il a combattu les spectres
d’Hadès lors de leur premier assaut contre la terre. Par la suite, certains de
ses descendants ont eux aussi porté cette armure, pour se battre, ou bien
simplement transmettre l’enseignement, et je suis le dernier représentant de
cette famille. Aphrodite : C’est une belle généalogie l’admet, et je
comprends que mes actes passés te dégoûtent à ce point, mais ça ne fait pas de
toi un chevalier puissant Nadia : L’armure m’a reconnue comme digne
de la porter. Aphrodite : A moins qu’elle ai reconnu tes glorieux
ancêtres en toi. Nadia : Comment osez-vous ?! Aphrodite :
Un chevalier digne de ce nom prouve sa force par les actes et non par la parole.
Nadia : vous l’aurez cherché ! Par la Charge du
Léviathan !
Une puissante et gigantesque vague d’énergie se dirigea vers Aphrodite
impressionné. L’attaque était pour le moins spectaculaire cependant, elle avait
un gros défaut. Elle n’atteignait pas vitesse de la lumière. L’ancien chevalier
des Poissons fit un bon de coté, mais alors qu’il pensait avoir réussit à éviter
le coup, il se sentit violemment projeté contre l’un des murs du temple. Il se
releva pourtant en semblant ne pas avoir trop souffert de l’attaque.
Aphrodite : Si je m’attendais à ça ! Je comprends mieux pourquoi ton
arcane semblait si lent, c’est parce que son champ d’action comprenait tout le
temple. Nadia : C’est exact, ma technique est parfaitement imparable.
Aphrodite : Tu devrais te montrer plus modeste, s’il y a bien une
chose que j’ai apprise en me faisant vaincre par Shun, c’est qu’aucune attaque
n’est parfaite, pas même le fameux Trésor du Ciel de Shaka. Nadia :
Je ne m’attendais pas à entendre des paroles si humbles de votre bouche.
Aphrodite : La mort est une expérience qui vous change un homme.
Nadia : Non, il y a autre chose, je suis certaine qu’en réalité vous
n’étiez pas aussi mauvais que je le croyais, je pense même que vous méritez de
voir ma plus terrible attaque. Aphrodite : Parce que je viens de
subir était la plus faible ?! Nadia : Préparez-vous. Par le Pouvoir de l’Eau Bleue !
Nadia approcha ses paumes du joyau de son armure et il se mit à briller. Un
fin rayon bleu en jaillit, et alla frapper Aphrodite. L’ancien gardien du temple
sentit alors un grand sentiment de bien être s’emparer de lui, une immense
plénitude, comme s’il se trouvait dans le ventre de sa mère. Il se coucha alors
sur le sol et se mit en position fœtale. Une voix : Mais qu’est-ce
que tu as fait à Aphrodite ?! Nadia : Chun-Li, ne t’inquiète pas, il
est juste endormi, il se réveillera dans quelques heures. Mais toi, quel bon
vent t’amène ? Chun-Li : Je venais voir Aphrodite pour qu’il
m’enseigne sa technique d’empoisonnement des roses pour que je l’applique à mes
cheveux. Nadia : Reviens demain matin, je vais l’inviter à passer la
nuit ici. Chun-Li : Très bien, alors à demain.
Quelque part dans le Sanctuaire
Le soleil commençait à se coucher et Marine et Hilda s'entraînaient. Depuis
qu'elle avait appris que c'était sur la demande d'Aphrodite que le chevalier de
l'Aigle s'occupait d'elle, la jeune femme était en froid avec son maître.
Marine : Eagle Toe Lash ! Hilda
: Météores !
Marine passa facilement à travers les coups de son élève, et lui assena un
puissant coup de pied dans l'estomac. Marine : Non mais qu'est-ce qui
t'as pris ?! Tu sais pourtant que cette attaque n'a aucun effet sur moi !
Pourquoi n'as-tu pas utilisé ton "Raven Feathers" ? Hilda : Après ce
que tu m'as révélé, je refuse d'utiliser cette technique. Marine :
Mais c'est complètement stupide, en faisant cela tu abandonnes ton attaque la
plus puissante. Hilda : Aphrodite a détruit ma famille ! Je ne veux
plus rien avoir en commun avec ce salopard ! D'ailleurs, je me demande même
pourquoi je continue à m'entraîner avec toi, s'il t'a choisi pour s'occuper de
moi, ce n'est pas par hasard. Marine : Je me doutais que tu mettrais ça sur
le tapis tôt ou tard. Tien ! Lis ça. Marine tendit un morceau de papier à
Hilda, c'était le testament d'Aphrodite, qui se mit à le lire.
Marine, si tu lis ces lignes, c'est que je suis mort lors de l'assaut des
chevaliers de bronze contre le Sanctuaire. Évidemment, ce n'est certainement pas
un de ces misérable qui m'a tué, mais un de mes semblable comme Mu ou Doko qui
savent la vérité sur le Grand Pope depuis longtemps, ou bien un autre qu'ils
auront convaincu de les rejoindre. Je sais que nous sommes tous deux
dans des camps différents, mais je te demande de respecter mes dernières
volontés. J'aimerais que tu prennes en charge ma protégée Hilda.
C'est la petite fille de mon maître que j'avais assassiné avec le reste de sa
famille. Je l'ai placée en pension dans la ville de Godthaab au Groenland. Tu la
repéreras facilement car elle s'est éveillée au cosmos et j'avais commencé sa
formation. Sauf avec moi, elle est très méfiante par nature, alors quand tu la
verras dis lui que tu es une amie de mademoiselle Rose. En effet, elle croit que
je suis une femme et ignore encore que c'est moi qui ai tué ses parents.
Cependant, quand tu auras enfin sa confiance, je souhaite que tu lui dises la
vérité à mon sujet, chose que j'ai tou |