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accord de l' auteur.

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Chapitre 30 :

Sakura Taizen
 

 

 

30/01/2002

Sakura et ses parents prenaient leur petit déjeuner. L'ambiance était légère, trop légère même pour la jeune fille. En effet, uniquement vêtus de leurs robes de chambre, Shun et Shina se comportaient en ce moment comme de jeunes amants, se renvoyant des regards langoureux et se faisant du pied sous la table. En fait, si leur fille n'avait pas été là, ils auraient volontiers fait l'amour dans la salle à manger.
Sakura : Je crois que je vais les laisser seuls, leur désir mutuel est tellement palpable que je le sens jusque dans leurs cosmoénergies... Leurs cosmoénergies ! Mais comment ce fait-il que je puisse les percevoir ? Ce n'est pas normal, et puis celle de papa est tellement froide... Qui êtes-vous ?!
Shun : Mais enfin mon enfant nous sommes tes géniteurs.
Sakura : Mauvaise réponse, mon père ne me parlerait jamais de cette façon.

Sakura fit brûler son cosmos et érigea un cercle de flammes autour des imposteurs qui ne semblaient en aucun cas impressionnés. Pire, il affichait à présent une mine impassible.
Sakura : Qui êtes-vous ? Et qu'avez-vous fait de mes vrais parents ?
"Shina" : Nos hôtes avaient raison mon seigneur ténébreux, leur fille n'a pas mis longtemps à nous percer à jour.
"Shun" : Certes, nous aurions du prendre en compte leur mise en garde mon aimée, et peut-être ne pas insister pour avoir le contrôle temporaire de leurs corps. Dois-je répondre à cette question qui nous a été si grossièrement posée ?
"Shina" : Ne t'offusques pas si elle ne fait point preuve du respect qui sied à notre rang mon rayon de soleil, après tout cette simple mortelle ne sait à qui elle s'adresse.
"Shun" : Tu as raison, son ignorance excuse son insolence. Très bien petite, je consens à te répondre. Tout d'abord sache que ce sont bien tes parents qui sont en face de toi, seulement leurs consciences ont été endormies momentanément. Mon épouse et moi nous sommes réfugiés dans leurs corps avec leur consentement. Nous avions passé comme accord que nous pouvions les utiliser pendant une journée avant de nous mettre en sommeil. D'ailleurs nous avons dû longuement négocier pour obtenir cette journée car ils craignaient que tu ne découvres le subterfuge. Mais apparemment ils avaient raison.
Sakura : Si ce que vous dites est vrai, alors laissez mon père s'exprimer.
"Shun" : Il en est hors de question ! J'ai presque dû m'abaisser à supplier ce pitoyable mortel pour pouvoir contrôler son corps ! J'en profiterai donc tout le temps qu'il a été convenu.
Sakura : "Pitoyable mortel" ? Seriez vous un dieu ?
"Shun" : Comment oses-tu douter ?!
Sakura : Je sais qu'un dieu peu prendre possession d'un être humain, mais rien ne me dit que vous n'êtes pas de simples sosies.

Sakura vit les yeux de "Shun" briller et elle se sentit alors violemment projetée contre un mur et retomba lourdement sur le sol. Sa concentration se brisa ce qui fit disparaître le mur de flammes. Avant de sombrer dans l'inconscience, elle vit "Shina" s'approcher d'elle.
"Shina" : Tu n'avais pas à être si violent mon tendre époux.

 


Sur une plage du Sanctuaire

Shaka avait donné rendez-vous à Vito, il l'attendait en méditant en position du lotus.
Shaka : Tu es en retard.
Vito : Un homme amoureux de son amante n'est ponctuel qu'avec elle.
Shaka : Tu dis l'aimer mais je doute que tu lui ais dit es vraiment.
Vito : Tout comme j'ignore presque tout d'elle, mais tu ne m'as pas fait venir pour discuter de ma vie sentimentale.
Shaka : En effet les choses du bas ventre ne m'intéressent guère.
Vito : Tout comme celles du cœur à moins que tu ne les amalgames ; ce qui ne m'étonnerais pas vu ta faible connaissance de la vrai vie.
Shaka : Je n'aime pas ce ton insultant.
Vito : Tout comme je n'apprécie pas ta façon de dénigrer mes sentiments et par la même occasion ceux de ma compagne.

Un petit silence se fit durant lequel Vito et Shaka se défièrent du regard, bien que Shaka gardât les yeux fermés.
Shaka : C'est bon, je reconnais avoir parlé sans rien savoir de tes réel sentiments.
Vito : J'accepte tes excuses.
Shaka : Mais je ne me suis pas ...
Vito : S'il te plaît Shaka, ravale un peu ta morgue et viens-en tout de suite au but de cette rencontre, sinon on en sortira jamais.
Shaka : Très bien, peu de temps avant la "Bataille du Sanctuaire" j'étais retourné dans mon centre d'entraînement pour m'entretenir avec mon maître. Mais sur place, j'y ai appris que cela faisait plusieurs années qu'il n'y était pas retourné. J'ai alors pensé qu'il était parti pour un long voyage initiatique, mais depuis la guerre fratricide que nous avons menée, je soupçonne que Saga l'ai fait assassiner. Tu étais l'un de ses exécuteurs, tu dois donc savoir ce qu'il en est.
Vito : Je sais effectivement ce qu'il est advenu de Bhârat, mais avant de te le dire, j'aimerais savoir pourquoi tu n'es pas allé voir Saga ?
Shaka : Il a réussi à me cacher son mauvais coté pendant qu'il avait remplacé Shion, tout comme il m'a trompé en prétendant vouloir tuer Athéna lors de la bataille contre Hadès. S'il ment, je ne suis pas certain de le deviner, contrairement à toi.
Vito : Très bien, alors voilà la vérité. Bhârat est mort de ma main lors de sa dernière visite au Sanctuaire mais je n'avais reçu aucun ordre de Saga pour l'éliminer.

 


Flashback

Mars 1982

Bhârat se trouvait dans la maison du Cancer et faisait face à son gardien.
Bhârat : Et bien Vito, tes goûts en matière de décoration laissent à désirer.
Vito : Tu dois te tromper vieil homme, je me nomme Masque de Mort, et prend garde à tes paroles si tu ne veux pas que ton visage rejoigne les autres.
Bhârat : Bien joué ! J'ai presque failli y croire, tu as hérité du tallent de ta mère pour la comédie.
Vito : Ne me pousse pas à bout vieillard sénile !
Bhârat : Et toi cesse cinq minutes de faire honte à feu ton père qui était un grand ami à moi.

Vito darda longuement le maître de Shaka du regard.
Vito : Très bien, parrain, tu m'as percé à jour.
Bhârat : Ce n'était pas bien difficile pour quelqu'un qui t'a vu naître.
Vito : Et que me vaut cette visite ?
Bhârat : J'aimerais que tu m'aides dans mon propre plan pour démasquer l'imposteur, vu que le tien ne semble pas fonctionner.
Vito : Ne m'en parle pas, j'aimerais bien arrêter, mais je suis allez trop loin dans ce rôle morbide à présent, j'ai passé le point de non-retour il y a deux ans.
Bhârat : Cette affaire avec le chevalier d'Ophiuchus ?
Vito : Je ne te demande pas comment tu sais ça, j'ai trop peur de la réponse.
Bhârat : Et tu aurais encore plus peur si tu savais qui elle est réellement, et tu te donnerais la mort sur-le-champ.
Vito : Serait-elle ce légendaire chevalier ?
Bhârat : Pas seulement.
Vito : Bon ! Je ne chercherai pas à en savoir plus. Que puis-je faire pour t'assister dans ton entreprise.
Bhârat : Faire entrer le doute dans l'esprit obtus de Shaka, il a si confiance en l'autorité du Grand Pope qu'il tuerait sa propre mère, si elle était encore vivante,  s'il lui ordonnait ; et Athéna sait comme elle était importante pour lui. Je viens de lui faire une petite leçon, mais je crains qu'il n'ai rien compris.
Vito : Je ne pense pas t'être d'un grand secours, de tous les chevaliers d'or qui ne savent pas la vérité sur le Grand Pope, il est le seul à ne pas s'outrer de mon comportement.
Bhârat : C'est justement pour lui donner une raison de le faire que je suis là, tu vas me faire disparaître, il me respecte autant que le Grand Pope, ma mort le fera certainement réfléchir.
Vito : Co ... Comment peux-tu me demander une chose pareille ?! Tu es mon parrain ! Tu fais quasiment partit de la famille ! Je ne peu pas tuer quelqu'un aussi proche de moi, même pour la cause d'Athéna.
Bhârat : Tu as déjà fait bien pire sans le savoir, et puis l'imposteur ne tardera pas à l'ordonner, alors autant que ce soit des mains amies qui m'enlèvent la vie.
Vito : Suis-je donc maudit ?
Bhârat : L'armure du Cancer a toujours été lourde à porter, mais il est vrai que ton fardeau est particulièrement pesant. Allez, ne tergiverses pas plus longtemps, fait ton devoir pour démasquer l'imposteur.

Bhârat s'assis dignement en tailleur devant Vito qui ne parvenait pas à contenir ses larmes.
Vito : Pardonne-moi parrain..

 


Présent

Vito tomba sur le sable à cause du coup de poing que venait de lui envoyer rageusement Shaka.
Shaka : Espèce d'ordure ! Tu as tué l'être qui m'était le plus cher au monde, et en plus tu oses me mentir sur les circonstance de sa mort.

Vito se releva calmement en se massant sa mâchoire douloureuse.
Vito : Ce que je t'ai raconté est la stricte vérité et tu le sais. Ne serait-ce pas plutôt de savoir que tu ne connaissais pas ton maître aussi bien que moi qui te met dans cette colère noire ?
Shaka : Tais-toi espèce de monstre !

Shaka lança de nouveau son poing, mais Vito le bloqua cette fois-ci avec une grande facilité.
Vito : Écoute, je sais ce que tu ressens, Bhârat était comme un oncle pour moi.
Shaka : Mensonge ! Tu l'a assassiné pour te faire bien voir de Saga !

Cette fois ci, ce fut au tour de Shaka de recevoir un coup.
Vito : Je t'interdis de dire ça ! Il s'est sacrifié pour la gloire d'Athéna. Et cela n'aurait pas été vain si tu avais senti son cosmos disparaître dans mon temple ! Qu'est-ce qui a bien pu détourner ton attention à ce point pour que tu sois le seul a ne pas y faire attention ? Milo lui-même est venu dans mon temple pour me demander ce qui s'y était passé !

Shaka resta muet sous le coup de  cette question. Même si Vito lui mentait sur les conditions de la mort de son maître, il aurait effectivement dû ressentir la disparition de sa cosmoénergie. Sur quoi pouvait-il bien être focalisé pour qu'une chose d'une telle importance lui aie échappé ? Soudain, l'image fugace d'une jeune femme aux cheveux bleu turquoise lui traversa l'esprit. Mais ça ne pouvait pas être ça ! Il n'avait quand même pas été distrait par ... Par une femme ! Même s'il n'avait que seize ans l'époque, il n'était pas possible que lui Shaka, l'homme le plus proche de Dieu, aie porté plus d'attention à une femme qu'à la mort de son maître ! Il n'avait quand même pas pu faire quelque chose de si ...  De si ... Humain ! A moins que ...
Shaka : J'ai compris, je ne pensais pas que tu étais capable de fomenter une stratégie et tu m'as parfaitement piégé.
Vito : Qu'est-ce que tu racontes encore ?
Shaka : Tu as menacé ou soudoyé un Cœur d'Or pour qu'elle me distraie afin que tu puisses assassiner mon maître sans craindre de représailles de ma part !
Vito : Tu déraisonnes complètement Shaka !C'est la peine qui obscurcit ton jugement.
Shaka : Tais toi ! Je vais te faire payer de t'être joué de moi !
Par le châtiment du ...

Le cosmos de Shaka s'enflamma avant de s'éteindre brusquement. L'ancien chevalier quant à lui s'écroula épuisé et haletant.
Shaka : Que ... Que m'arrive-t-il ? D'abord Sakura qui déjoue ma plus puissante attaque, ensuite cette harpie qui brise ma protection, et maintenant ça !

Vito s'approcha de Shaka affaibli, le saisit par ses vêtements et le souleva d'une seule main avec une facilité déconcertante.
Shaka : Voilà bien une preuve de ta lâcheté, tu profites que je sois affaibli pour m'éliminer.
Vito : Pas étonnant que tu ne parviennes pas à utiliser ton cosmos, tu pèses à peine soixante kilos. Comment espères-tu compenser le contre coup d'une technique puissante avec si peu de muscles ? Tu ne t'entraînes pas ou quoi ?
Shaka : En quoi est-ce que cela te regarde ?

Vito déposa délicatement Shaka à terre.
Vito : Ta baisse de puissance est inquiétante, même si nous avons tous beaucoup perdu, il est étonnant que tu sois devenu aussi faible, et je crois que j'ai deviné pourquoi.
Shaka : J'en doute sincèrement.
Vito : Répond simplement à cette question : après que tu aies reçu ton armure en quoi consistait ton entraînement ?
Shaka : Je ne vois pas en quoi ça te regarde, mais je veux bien te répondre. Je faisais, et fais toujours, des assouplissements et de la méditation pour augmenter ma puissance spirituelle.
Vito : Et tu t'étonnes d'être devenu aussi faible ! C'est pas croyable ! Bhârat ne t'a donc pas appris qu'il fallait continuer l'entraînement physique afin de conserver la force nécessaire pour pouvoir utiliser le cosmos sans danger pour l'organisme ? Avec ta façon de vivre tu as perdu beaucoup de masse musculaire ce qui t'a fait perdre encore plus de puissance que nous.
Shaka : Je t'interdis de me faire la morale !
Vito : Pourtant, il fut un temps ou tu écoutais mes conseils.
Shaka : Qu'est ce que tu racontes ?!
Vito : C'est normal que tu ne souvienne pas, tu avais quatre ans à l'époque. Pour mon entraînement mon père, et mon prédécesseur, m'a amené en Inde pour me confronter à un jeune garçon très prometteur : toi. Nous avons fait une petit combat que j'ai gagné car j'était avantagé par mon âge et mon expérience.
Shaka : Ça ne prouve rien, dans tous les entraînement on est confrontés à des adversaires plus âgés.
Vito : Il y avait une femme très belle et très pales qui nous regardait inquiète, ou plutôt qui te regardait. Elle avait les même cheveux que toi. Cette femme au teint presque diaphane était ta mère.
Shaka : Comment est-ce que tu sais ça ?!
Vito : C'est toi qui me l'a dit quand je t'avais demandé qui elle était.
Shaka : C'est impossible !! Celui qui m'avais demandé ça était un garçon qui inspirait la sympathie, et il appelait mon maître ....

Shaka se raidit en réalisant que ce que venait de lui raconter Vito était la stricte vérité.
Vito : Alors, comment l'appelait-il ?
Shaka : C'est impossible ! Ça ne peut être toi !
Vito : Je sais, j'ai beaucoup changé, mais comme tu me l'a dit au début de cette discussion, tu peux deviner si je mens ou non. Je pense que j'ai suffisamment abusé de ton temps, je te laisse.

Vito retourna à Rodorio tandis que Shaka tentait de digérer tant bien que mal tout ce qu'il venait d'apprendre.

 


02/02/2002

Sakura reprenait peu à peu connaissance, son corps était tout endolori, comme si chaque fibre de son être avait été écrasées par une immense charge. La première chose qu'elle vit en ouvrant les yeux, fut Athéna à son chevet.
Sakura : A ... Athéna ...
Athéna : Chut, repose-toi, tu es encore faible. Ça fait trois jours que tu es alitée.
Sakura : Vous ... Vous devez faire attention ...
Athéna : Calme-toi, je suis au courant pour Shina et Shun, je ne risque rien et eux non plus. Ne t'inquiète pas et reprends des forces.

Sakura hocha la tête et se rendormit presque aussi tôt avoir refermé les yeux. Elle se reposa plusieurs heures et se réveilla en pleine forme cette fois ci. Possédant à présent toute ses capacités de raisonnement, elle se rendit tout de suite compte qu'elle n'était pas dans sa chambre. D'abord le lit dans lequel elle se trouvait était beaucoup plus grand que le sien. Quatre, voir même cinq personnes pouvaient y dormir sans se gêner, et le matelas était plus que confortable, elle sentait même qu'elle pouvait se rendormir rien qu'en fermant les yeux. Toute la literie blanche était bordée et brodée d'or avec des motifs de chouettes et d'oliviers. Les murs étaient couverts de fresques qui représentaient des scènes de la mythologie, mais pas n'importe lesquels, toutes celles où Athéna jouait un rôle tout aussi infime soit-il. Il n'y avait aucun doute à avoir, elle se trouvait dans la chambre de la déesse. Et lorsque l'on pense à la louve ... Cette dernière entra dans la pièce.
Athéna : Je vois que tu es parfaitement rétablie à présent.
Sakura : Oui, je vous remercie de m'avoir prêté votre lit, mais où avez-vous dormi pendant ses trois jours ?
Athéna : Et bien dans mon lit pardi ! Il est assez grand pour ça.
Sakura : Vous ... Vous avez dormit avec moi !
Athéna : Et bien quoi ? Ce n'est pas comme si j'étais un dieu, ta vertu ne risquait rien.
Sakura : Ce ... Ce n'est pas ça, je suis juste surprise d'apprendre que j'ai dormi avec une déesse. Ça n'arrive pas à tout le monde. Je ne vous ai pas dérangé au moins ? Car il m'arrive d'avoir le sommeil agité.
Athéna : Pas le moins du monde, mais laissons ce sujet là et allons voir nos invités dans la salle du trône.
Sakura : Moi je les qualifieraient plutôt de squatters.
Athéna : Tu te trompes, Hadès et Perséphone ont investi le corps de tes parents avec leur accord et le mien.
Sakura : Mais pourquoi ont-ils pris possessions d'eux ? ! Ils ont leurs propre corps que je sache !
Athéna : Le mieux serait qu'ils s'expliquent d'eux même.
Sakura : Je savaient bien qu'ils mentaient en prétendant ne vouloir le contrôle que pour une seule journée.
Athéna : Ne sois pas si acerbe, rare sont les dieux à n'avoir aucune parole, et Perséphone et Hadès ne sont pas de ceux la. C'est moi qui leur ai demandé de rester conscient jusqu'à ton réveil afin qu'ils s'expliquent et s'excusent. Enfin je dois avouer qu'il a été difficile de convaincre Hadès de le faire. Même si ce n'est plus un ennemi de l'humanité, ce n'est pas dans sa nature de rendre des compte à une mortelle. Heureusement Perséphone aime bien les humains et elle a réussi à le faire fléchir en le menaçant de chasteté.
Sakura : C'est ce qui s'appelle frapper en dessous de la ceinture.
Athéna : Allez ! Prépare-toi et va les voir.

Sakura acquiesça et mit les habits qui avaient été disposés sur une chaise pour elle, puis alla rencontrer les deux divinités.
Quand elle leurs fit face, elle ne peut s’empêcher d'observer les vêtement qu'ils portaient. Hadès était habillé d'une toge d'un noir profond alors que Perséphone, quant à  elle, était vêtue du même habit mais bariolé de couleurs chatoyantes. Comme le disait le dicton, deux opposé s'attirent.
Sakura : Dieu Hadès, déesse Perséphone, je vous présente mes respects.
Hadès : Voilà qui est nouveau.
Perséphone : Ma source de joie, nous en avons déjà discuté il me semble, ne sachant pas qui nous étions, ce chevalier se devait de se montrer méfiant à notre égard.
Hadès : Encore une fois tu es la voix de la sagesse mon amour. Bien, jeune mortelle, je m'excuse pour mon comportement violent de l'autre jour.
Sakura : Je les accepte et vous présente les miennes pour avoir douté de votre parole divine.
Hadès : Voilà un chevalier bien diplomate, tu es bien la fille de ton père.
Sakura : Je vous remercie pour le compliment. Sans vouloir vous commander, puis-je connaître les raisons de votre venue au Sanctuaire.
Perséphone : Nous avons été obligé de fuir les Enfers pour nous réfugier ici.
Sakura : Fuir ! Quel est donc cette menace qui vous à fait quitter votre domaine ?
Hadès (ironique ): Ma belle-mère.
Sakura : Pardon ?!
Perséphone : Oui, c'est celle qui m'a donné vie qui nous a contraints à nous cacher en ces lieux et dans ces corps. Elle veut de nouveau m'enlever au dieu que j'aime.
Sakura : Mais pourquoi ne lui faites-vous pas face pour lui dire que vous refusez ?
Perséphone : Si je le faisais, ce sera la fin du genre humain. Je connais ma génitrice, elle déclenchera une nouvelle ère glacière jusqu'à ce que je cède.
Sakura : Et qu'est-ce qui l'empêche de le faire maintenant ?
Hadès : Les dieux doivent respecter des lois qui leurs sont propres. Déméter doit d'abord nous lancer un ultimatum avant de mettre ses menaces à exécutions. Tant qu'elle ne nous trouve pas elle ne peut pas le faire.
Sakura : Si je puis me permettre une autre questions ? Pourquoi avez-vous investi le corps de mes parents au lieu de venir avec les vôtres ?
Athéna : Parce qu'ils auraient été repérés sur-le-champ. Pour être indécelable, un dieu doit prendre possession d'un corps mortel.
Sakura : Je comprends. Mais une dernière question, pourquoi avoir choisi mes parents ?
Hadès : Tant qu'à passer plusieurs années dans un humain, autant que ce soit dans celui que j'avais choisi pour être ma réincarnation.
Sakura : Et bien sûr Déméter ne sais pas quel corps vous aviez choisi.

Hadès ne répondit rien, mais la figure qu'il affichait montrait bien que Sakura avait trouvé la seule faille de son plan. Et si une simple mortelle avait pu faire cette réflexion, Déméter ne tarderait elle aussi à les percer à jour.
Sakura : Bon ! N'y a-t-il pas un moyen pour convaincre Déméter de laisser sa fille vivre sa vie ?
Perséphone : Non, à moins qu'elle n’abandonne les droits maternels qu'elle a sur moi.
Sakura : Et bien la voilà la solution ! On lui déclare la guère, on la vainc et on l'oblige à abandonner ses droits à la belle-doch ! Comme ça vous retournez vivre en Enfer, et moi je récupère mes parents.
Hadès : Voilà qui est bien parlé !
Perséphone : Calmez-vous, il s'agit de ma mère quand même.
Athéna : Je sui désolée Perséphone, mais je crains que Sakura ait trouvé la seule solution envisageable. Un conflit avec elle est l'unique moyen pour qu'elle cesse de menacer ton couple.
Perséphone : Mais ... Mais je ne veux pas ! Certes ma mère est intransigeante et possessive, mais je l'aime quand même et je ne veux pas qui lui arrive du mal. En plus tu sais bien qu'elle n'a pas d'armée.
Athéna : Écoute Perséphone, il n'y a malheureusement aucune alternative pacifique. Tu connais ta mère, il est impossible de lui faire entendre raison. Mais je te promets de trouver un moyen pour qu'elle ne soit pas blessée.
Perséphone : Je te fais une confiance absolue protectrice de la Terre, je pense qu'il est temps à présent à mon mari et à moi-même de laisser nos hôtes reprendre le contrôle de leurs corps.
Hadès : Très bien ! Athéna, pourras-tu nous réveiller pour nous tenir au courant de ton plan ?
Athéna : Mais naturellement, après tout ce conflit vous concerne tout autant que moi sinon plus.
Hadès : Dans ce cas je te dis à bientôt.

Devant ces paroles, Sakura eu des sueurs froides. Athéna et Hadès venaient de parler de guerre avec un tel calme que cela en était effrayant. Elle sentit en suite les cosmoénergies des seigneurs des Enfers diminuer avant de disparaître totalement. Peu a peu, Shun et Shina reprenaient connaissance. Une fois totalement en possession de leurs moyens, Sakura se jeta au cou de son père.
Sakura : Enfin ! Je croyais qu'ils ne partiraient jamais.
Shun : Moi aussi Sakura je suis heureux d'être à nouveau moi-même cependant, je suis déçu part ta réaction va-t-en-guerre de tout à l'heure.
Sakura : Tu ... Tu as tout entendu ?
Shina : Perséphone et Hadès contrôlaient nos corps, mais nous étions quand même conscient et nous avons assisté à toute la discussion.
Sakura : Excuse-moi pour mon attitude papa, mais cette situation me met mal à l'aise, j'ai l'impression de ne plus avoir mes réels parents.
Shun : C'est bon, je te pardonne pour cet élan d'humeur.
Athéna : Un élan qui a cependant permis de trouver la seule solution envisageable pour débloquer cette situation.
Shun : Une guerre n'est jamais une solution.
Sakura : Mais il n'est pas nécessaire d'attaquer Déméter, puisqu'elle n'a pas d'armée, la menacer pour la faire plier devrait suffire non ?
Athéna : Si seulement c'était aussi simple. Étrangement, c'est la faiblesse de Déméter qui fait aussi sa force. N'ayant pour ainsi dire pas d'armée, car aucun ennemi, elle a passé un pacte avec tous les dieux de l'Olympe. Si jamais elle se faisait attaquer, elle peut compter sur l'appuis absolu de l'allié de son choix. Si je lui déclare la guerre, il y a de grandes chances qu'elle fasse appelle à Zeus, et ce sera alors le conflit le plus sanglant de toute l'histoire de la chevalerie.
Shina : Et si s'était elle qui nous attaquait ?
Athéna : Et bien dans ce cas improbable, elle n'aurait aucun soutien puisque ce serait elle l'agresseur, encore faudrait-il qu'elle ait une raison de nous attaquer.
Sakura : Mais nous en avons une de raison, maman, ou plutôt la déesse qui se cache en elle. Si Déméter l'apprenait, elle attaquerait sûrement pour récupérer sa fille.
Athéna : Elle n'est pas si stupide, elle me fera la même menace qu'à Hadès, et une menace n'est pas une agression.
Shina : Hum, la faire attaquer ne sera pas aussi simple que pour Saga avec le Tournoi Intergalactique.

Athéna se mit à regarder Shina avec étonnement, et ses yeux pers se mirent à briller.
Athéna : Mais bien sûr ! Voilà la solution ! Je te félicite Shina, tout comme ton prédécesseur tu es d'une grande intelligence.

Sans donner plus d'explication, la déesse retourna dans ses appartement d'un pas empressé, laissant ses chevalier dans l'expectative.
Shina : Et bien ça ! C'est la première fois qu'en tant que chevalier on me félicite pour mon intelligence.

 


03/02/02

Sakura se tenait près de la statue d'Athéna où la déesse l'avait conviée, après l'avoir tirée du lit en la contactant avec son cosmos.
Athéna : Je te remercie d'être venue aussi rapidement Sakura, je vais avoir besoin de ton aide pour faire attaquer Déméter et pour cela, tu vas devoir te rendre dans l'Olympe pour transmettre un message à Zeus.
Sakura : Moi ! Dans l'Olympe ! Mais pourquoi ?!!
Athéna : Parce que m'étant confrontée à de nombreux dieux, j'y suis persona non grata et je suis donc obligée d'envoyer un émissaire. Mais je ne peux pas déléguer n'importe qui à cette tache, le protocole olympien dit explicitement que ce doit être la personne la plus proche de moi. Étant ma filleule, il n'y a pas sur terre de personne plus proche de moi, en fait, selon les lois de l'Olympe, tu es l'équivalant de ma fille. Mais avant de te rendre au domaine des dieux, tu te dois de porter les atours digne de ma représentante. Ils se trouvent au Mont Étoilé. Il faut se hâter à présent, car j'ai annoncé ta venue et tu es donc attendue.

Avant que Sakura n’ait pu dire ouf, Athéna se téléporta avec elle jusqu'à l'endroit le plus sacré du Sanctuaire où seuls la déesse et le Grand Pope avaient accès.
Athéna : Tes habits sont dans la chapelle, dépêche-toi de te changer, le temps presse.

Sakura acquiesça en hochant la tête, et pénétra dans le bâtiment. Cinq minute plus tard, elle ressortit vêtu d'une toge d'un blanc immaculée avec une longue traîne qui, étrangement, ne touchait pas le sol. Elle portait aussi un diadème au front sur lequel figurait le Niké, ainsi qu'un pendentif en jade avec une tête de chouette.
Athéna : Magnifique, si ce n'était ton cosmos, on te prendrait pour une véritable déesse olympienne.
Sakura : Heu ! Merci pour le compliment.
Athéna : Bon ! Il est temps pour toi de te rendre dans le domaine des dieux.

Athéna déploya son incommensurable cosmos. Un gigantesque escalier de marbre blanc semblant monter jusqu'au ciel apparut alors.
Athéna : Le passage vers l'Olympe t'es ouvert, tient, voilà le message.

Athéna tendit à Sakura un écrin tubulaire en or.
Athéna : Mets toi tout de suite en route à présent, nous avons perdu assez de temps.
Sakura : A vos ordre déesse Athéna.

Sakura se dirigea en courant vers l'escalier.

 


Près d'une heure s'était déjà écoulée depuis que Sakura avait commencé à monter les marches menant au domaine des dieux. L'apparence marbrée de l'escalier avait disparu et elle semblait à présent courir en posant les pieds à même le ciel comme s'il était solide. Autre chose étrange, elle ne ressentait aucun signe de fatigue. Mieux que ça, elle se sentait plus légère que d'habitude, comme si elle était portée par le vent, alors qu'il n'y avait aucun souffle d'air. C'était une sensation étrange et grisante à la fois.
Soudain, Sakura vit une lumière un peu comme si elle approchait de la fin d'un tunnel. Déduisant qu'elle allait bientôt arriver dans l'Olympe, elle pressa le pas. Plus elle approchait, plus la lumière semblait intense, pourtant Sakura n'en n'était pas éblouie pour autant.
Enfin, Sakura traversa la "porte" lumineuse, et ce qu'elle vit derrière la laissa bouche bée d'admiration. Un immense parterre de fleurs multicolores, qui dégageaient des senteurs enivrantes, s'étendait à perte de vue. De magnifiques oiseaux aux couleurs chatoyantes voltigeaient en entonnant des chant harmonieux. Ils ne semblaient pas farouches, et l'un d'eux se posa même sur son épaule. Ne pouvant résister à l'envie, elle le caressa, et se rendit compte que son plumage était extrêmement doux et soyeux. Vraiment, ce lieu était un ravissement pour tous les sens.
Une voix : Pardonnez moi de vous importuner, mais êtes-vous la fille d'Athéna ?

Sakura sursauta au son de cette voix qui venait de juste derrière elle. En se retournant pour voir la personne qui lui avait adressé la parole, elle remarqua que la "porte" avait disparu et qu'à sa place se trouvait son interlocuteur. C'était un jeune homme de grande taille, il ne portait qu'un pagne qui laissait voir toute sa superbe musculature. Sa peau bronzée contrastait avec ses cheveux blond et bouclés coupés courts et ses yeux d'un bleu profond. En bref, c'était une véritable gravure de mode qui laisserait peu de femmes, dont Sakura, insensibles. La jeune femme n'en n'était pas moins perturbée par son apparition soudaine.
Sakura : Heu oui, à qui ai-je l'honneur ?
Homme : Je ne suis qu'un humble serviteur, mon nom n'a donc aucune importance pour une personne aussi importante que vous. J'ai été mandé pour vous guider auprès de notre seigneur, le tout puissant Zeus. Si vous voulez bien me suivre ?

Sakura remarqua tout de suite que le ton respectueux du serviteur était forcé, et son regard était en réalité plein de dédain. Sans nul doute rechignait-il à se montrer si cérémonieux pour une "vulgaire" mortelle.
Sakura : Je vous en remercie.

Le serviteur se mit en route pour montrer le chemin à Sakura. Durant le parcourt, le jeune fille ne cessa de s'émerveiller devant les beautés de l'Olympe, mais elle remarqua aussi les regards hautains de ses habitants qui semblaient l'observer comme une bête curieuse, même s'ils s'inclinaient légèrement devant elle, protocole oblige.
Après plusieurs minutes de marche, Sakura et le serviteur arrivèrent en vue d'un immense temple de marbre blanc et d'or. Mais il y avait autre chose, la bâtisse dégageait aussi une sorte de cosmos qui lui était propre, un peu comme les armures.
Arrivé à son seuil, le serviteur s'écarta et fit signe à Sakura de passer.
Serviteur : Je n'ai pas le droit d'aller plus loin fille d'Athéna, je ne suis pas assigné au service personnel du tout puissant Zeus. Si vous voulez bien vous donner la peine d'entrer, le couloir central donne directement accès à la salle d'audiences.

Sakura pénétra dans l'imposant édifice. Elle était tellement intimidée qu'elle se rendit pas compte du petit sourire en coin qu'arborait celui qui l'avait escortée jusque là. Mais ce dernier se changea tout à coup en un expression de stupeur.
Serviteur : Comment ! Elle peut entrer sans que le temple ne la rejette !!! C'est impossible ! Seuls les dieux peuvent pénétrer ici sans contrainte ! N'est-elle vraiment qu'une simple humaine ? Aurais-je sans le savoir manqué de respect à une véritable déesse ? Ou une demi-déesse dans le meilleurs des cas ? Non ! Cela ne se peut ! Son cosmos est trop faible pour que ce soit le cas. Et pourtant le temple l'a acceptée. Il n'y a qu'une seule explication possible dans ce cas, Zeus a ressenti sa présence et l'a laissée entrer. Mais dans ce cas, il a aussi du sentir mes mauvaises intentions à l'encontre de la filleule d'Athéna. Je sens que je vais me faire souffler dans les bronches moi.

Sakura marchait dans le temple d'un pas mal assuré, sans savoir pourquoi, elle avait l'étrange impression d'être constamment observée et en danger.

 


Dans une salle du temple

Un homme, ou plutôt un dieu, suivait avec intérêt la progression de Sakura. Tout à coup, quelqu'un revêtu d'une cuirasse couleur or ornée d'éclaire entra et s'agenouilla à plat ventre.
Soldat : Seigneur Zeus ! Seigneur Zeus ! Un intrus a réussit à passer à travers le champs de protection !
Zeus : Je suis déjà au courant, et cette intruse est en réalité une invité.
Soldat : Une invité ? Mais tout le temple la ressent comme une ennemie !
Zeus : Je le sais et c'est fâcheux. Le serviteur qui était chargé de la conduire à nos portes a du omettre de lui remettre le laissez-passer. Pour expier cette faute, je vais être contraint de l'affecter au récurage de la fausse d'aisance. Mais pour l'heure, je vais tout d'abord désactiver la protection du temple afin de mettre fin à l'état d'alerte.
Soldat : Seigneur Zeus tout puissant, votre sagesse est infinie, mais est-ce bien judicieux ?
Zeus : Ta prudence te fait honneur, mais aucune menace ne guette l'Olympe, reprend ton poste en toute quiétude.
Soldat : Il sera fait comme vous le désirez seigneurs Zeus tout puissant.

Le soldat se retira à reculons la tête basse.
Zeus : Je me demande si seule la Liberté de Sakura lui a permis de pénétrer ici sans contrainte, ou s'il y a autre chose ? Je vais profiter de l'audience que je vais lui donner pour l'examiner de plus près. En plus, elle est loin d'être laide.

 


Sakura était plus calme, elle ne ressentait plus cette étrange sensation de danger qui était engendrée, mais elle l'ignorait, par l'aura protectrice du temple. Elle finit par arriver devant deux immense portes, encore plus imposantes que celles qui se trouvaient dans le temple d'Athéna. A coté se trouvait ce qu'elle prit d'abord pour un banc, mais qui était en fait une couchette antique. Mais dans tous les cas, cela servait à patienter avant d'être reçu par le roi des dieux. Sakura s'assit donc pour attendre que Zeus lui accorde audience.
Soudain ! Une vive lumière obligeant Sakura à fermer les yeux se manifesta, et une femme aux long cheveux blond et vêtue d'une toge blanche fit son apparition. Bien que son visage fût totalement masqué, il se dégageait d'elle un charme surnaturel qui laissait deviner sa grande beauté. Le reste de son corps n'était pas en reste, car bien que les parties intimes de son anatomie fussent cachées par son vêtement, elle possédait un corps sculptural qui rendrait jalouse toutes les femmes du monde.
Femme : Cela faisait longtemps qu'un humain ne s'était pas rendu dans l'Olympe. Jeune mortelle, tu pourras t'enorgueillir d'avoir suscité l'intérêt d'Aphrodite la déesse de l'amour et de la beauté.

A cause de la surprise, Sakura demeurait bouche bée.
Aphrodite  : Et bien où sont tes bonne manières ? Une déesse aussi importante que moi se présente devant toi et tu ne lui rend pas hommage en te prosternant à ses pieds ?
Sakura : P... Pardonnez moi déesse Aphrodite ! Je ... Je suis encore étonnée par votre arrivée soudaine.

Sakura s'apprêta à s'accroupir, mais Aphrodite l'en empêcha.
Aphrodite : Je plaisantais, tes atours font de toi l'égal d'une déesse, tu n'as pas à t'incliner, fille d'Athéna. Cela fait des millénaires que le Sanctuaire n'a plus pris contact avec l'Olympe, se passe-t-il quelque chose de grave ?
Sakura : Grave non, mais la situation est délicate et Athéna semble avoir besoin du concours du tout puissant Zeus, d'où ma présence.
Aphrodite : Ce n'est pas la peine de te montrer aussi cérémonieuse, en tant que fille d'Athéna, tu peux te contenter de l'appeler Zeus.
Sakura : Je n'ai pas l'habitude d'être aussi familière avec des personnes aussi importantes, surtout si le sort de l'humanité est en jeu.
Aphrodite : Le moins que l'on puisse dire, c'est que tu es consciencieuse.
Sakura : Puis-je me permettre une question ?
Aphrodite : Bien sûr ! Mais ne te promet pas d'y répondre.
Sakura : Pourquoi portez-vous ce masque ? Si j'en crois la mythologie, vous n'êtes pas du genre à dissimuler votre beauté.
Aphrodite : Oh ça ! C'est un cadeau de mon époux Héphaïstos  pour que je sois moins volage.
Sakura : Mais n'est-ce pas dans votre nature ?
Aphrodite : Si, et ça ne me gênait pas de découcher jusqu'à ce que je finisse par tomber amoureuse de mon mari il y a mille ans de cela. Depuis ce jour, j'ai parfois des scrupules à le tromper. Au début il voulait me fabriquer un collier qui neutralisait mon sentiment de culpabilité, mais j'ai refusé. Après avoir été aussi infidèle et insouciante, je ne voulais pas de cette solution de facilité. Il a donc ménagé la chèvre et le chou en façonnant cet artefact qui limite le désir que j'engendre chez les hommes et les femmes et qui va de pair avec ma luxure.  Depuis, je suis une épouse un peu meilleure, et tout cela je le dois à Héra.
Sakura : Héra ?
Aphrodite : Oui, bien qu'elle ne portait pas Héphaïstos dans son cœur, mon comportement insupportait la déesse du mariage qu'elle était. Elle m'a donc mise au défi de resté fidèle à mon mari pendant tout un siècle, et comme je suis très joueuse j'ai accepté à la condition que si gagnait le pari, elle devait commettre elle-même une infidélité à Zeus.
Sakura : Et si c'est vous qui perdiez ?
Aphrodite : Je devais porter pendant un siècle une ceinture de chasteté spéciale qu'elle avait commandée à mon époux pour punir une des maîtresse de Zeus, mais qui en fait m'étais destinée. Je dois bien avouer que même si j'ai accepté le défi, il ne m'enchantait guère, la fidélité étant pour moi l'égal de la monotonie.  La première nuit du défi a été spéciale, car, mon mariage étant arrangé, mon époux et moi n'avions jamais consommé notre union. J'étais trop dégoûtée par sa laideur, et lui me respectait trop pour me "forcer" à accomplir l'un de mes devoir conjugaux, mais à l'époque je prenais ça pour de la faiblesse.
Évidemment Héphaïstos s'est montré plus que maladroit, mais il a aussi fait preuve d'une douceur et d'une tendresse qu'aucun de mes nombreux amants ne m'avait jamais montrée. Au début, j'ai pensé qu'il faisait ça pour m'amadouer, mais au fil du temps je me suis rendue compte que c'était naturel chez lui. Et puis il ne désirait pas coucher avec moi tous les soirs, il lui arrivait de seulement vouloir s'endormir avec moi à ses cotés. C'est comme ça que j'ai commencé à l'aimer, et à être dégoûtée de mon attitude. Mais chassez le naturel, et il revient au galop. Je n'ai pu rester fidèle que vingt-cinq années avant que ma nature lubrique ne reprenne le dessus, je ne raconterai pas à tes jeunes oreilles l'orgie qui s'en est suivie bien sûr.
Sakura : Vous avez donc perdu le défi.
Aphrodite : Oui et non ; le véritable but d'Héra étant que je culpabilise pour mon comportement, je n'ai pas eu à porter la ceinture de chasteté. En fait, je pense que c'est moi qui y ait le plus gagné dans cette histoire, car je suis réellement devenue la déesse de l'amour. Et en parlant d'amour, avec ton joli minois, tu dois faire tourner bien des têtes sur terre.
Sakura : Si c'est le cas, alors je ne l'ai pas remarqué, et de toute façon je m'en moque.
Aphrodite : Toi, tu as eu le cœur brisé je le sens, je peux même dire que c'est une histoire si tragique qu’elle te rend malheureuse chaque fois que tu y pense.
Sakura : On ne peut rien vous cacher, et je me demande même si je tomberai à nouveaux amoureuse un jour.
Aphrodite : Évidemment ! Rare sont les premiers amours qui dure éternellement. Ils n'existent en fait que pour se familiariser avec le sentiment amoureux et être ensuite certain de trouver réellement son âme sœur.
Sakura : Comment savez-vous que c'était mon premier amour ?
Aphrodite : Voyons ! Vu ton âge, à moins que tu ne sois aussi précoce que moi, il y a peu de chance que tu aies réellement aimé un garçon avant celui qui te fait souffrir au point que tu te demandes si tu pourras aimer à nouveaux. Veux-tu que je te dise si ton cœur battra un jours pour une autre personne ?
Sakura : Vous pouvez faire ça ?!
Aphrodite : Je suis une déesse, rien ne m'est impossible, mais comme tu as la Liberté, il me faut ton autorisation pour exercer mes pouvoirs sur toi. Et encore, je ne suis pas certaine que cela fonctionnera. Veux-tu quand même tenter l'expérience.

Sakura acquiesça, et la déesse de l'amour posa sa main sur son cœur en faisant brûler son cosmos divin. Elle sourit alors sous son masque.
Aphrodite : Voilà qui est intéressant, il semble que ton cœur batte déjà pour un autre homme, mais ta raison t'empêche de l'écouter.
Sakura : Vous en êtes sûre ?
Aphrodite : Pour quelqu'un comme toi, je ne peux être sûre de rien.

Les portes de salle d'audiences s'ouvrirent soudainement toutes seules.
Aphrodite : Il semble que Zeus requière ta présence, j'ai été ravie de te voir fille d'Athéna, te rencontrer a été fort divertissant.

Sans crier gare, Aphrodite disparut dans la même lumière qui l'avait faite apparaître. Sakura, quant à elle, se leva pour aller à la rencontre du roi des dieux. Après avoir franchi les gigantesques portes, la jeune fille n'eut pas à faire beaucoup de chemin avant de se trouver devant le maître de l'Olympe.
Le dieu de la foudre était un "homme" de stature impressionnante, même assis sur son trône il semblait gigantesque. Malgré sa barbe fleurie et ses cheveux blanc, son corps était jeune et très bien musclé. Un aigle immense se tenait posé sur son épaule.
Sur un deuxième siège à sa droite, se tenait son épouse Héra. Elle était tout aussi impressionnante que son mari, surtout avec son aura éclatante qui empêchait quiconque de voir avec précision sa physionomie. Elle flattait, en lui caressant la tête, un magnifique paon assis sur ses genoux.
Il se dégageait dégageait des deux dieux une telle majesté, que l'émissaire d'Athéna s'inclina instinctivement.
Sakura : Je vous présente mes hommages ô grand Zeus seigneur de l'Olympe, ainsi qu'à votre épouse Héra, j'ai un message à vous transmettre de la part d'Athéna.

Zeus ne répondit rien et se contenta de baisser les yeux sur Sakura. Le chevalier du Fourneaux, la tête toujours inclinée vers le sol, ne le vit pas, mais elle sentait le regard du roi des dieux la transpercer de part en part. Elle était tellement intimidée, qu'elle n'osait pas faire un seul mouvement sans l'autorisation du dieu de la foudre.
Cette situation, semble-t-il amusante pour Zeus mais assurément inconfortable pour Sakura, dura plusieurs minutes et aurait sans doute duré plus longtemps si Héra ne s'était pas décidée à intervenir.
Héra : Mon époux, bien que je trouve moi aussi plaisant de m'amuser avec les mortelles, et bien que ça me coûte de le reconnaître, cette jeune personne doit être considérée comme une déesse, mineure certes, mais une déesse quand même.
Zeus : Mes excuses ma mie, mais je me demandais si la Sakura qui est devant moi et m'a montré une aussi belle preuve de respect, est la même qui m'insultait pour se calmer les nerfs et qu'il  y a quelque mois me traitait de "bougre de salopard cosmique" et de "pervers céleste".

Sakura se raidit de stupeur, pas autant par ce que Zeus avait entendu toutes les injures qu'elle lançait au ciel, c'était le roi des dieux après tout, mais surtout parce qu'elle craignait que cela influe en la défaveur d'Athéna.
Zeus : Et bien ma petite fille, et cette missive de la part de ta mère ?

Encore sous le choc de ses propos insultants, bien qu'involontaire, envers le maître de l'Olympe, et n'étant pas habituée à son titre de fille d'Athéna, Sakura ne réagit pas tout de suite. Finissant par réaliser, elle pris l'étui qu'elle avait accroché à sa ceinture. Elle allait l'apporter en main propre au dieu de la foudre, quand il entra en lévitation et alla tout seul dans les mains de son destinataire.
Zeus ouvrit le tube de métal et en sortit un parchemin qu'il lut tout de suite.
Zeus : Je comprends, c'est une situation bien délicate, et un plan qui ne peut réussir sans mon soutien.
Sakura : Seigneur Zeus, je vous supplie de ne pas prendre en compte mes propos insultants à votre encontre pour votre décision. Je suis prête à subir la conséquence de mes paroles inconsidérées, mais par pitié, laissez Athéna en dehors de ça.
Zeus : Il est dans la nature humaine de blâmer les cieux lorsque tout va mal, mais il est vrai que tu t'es montrée plus virulente que bien des mortels. Je suis prêt à me montrer magnanime si tu réponds franchement à cette question. Pourquoi ne m'as-tu fait aucun reproche lors de la mort de l'homme que tu aimais alors que quelques heures plus tôt tu me versais tout ton fiel pour une chose futile.
Sakura : Parce que je suis la seule personne à blâmer, c'est à cause de moi et du mauvais conseil que je lui ai sciemment donné qu'il s'est fait assassiner par son père.
Zeus : Très bien, j'étudierai donc le requête d'Athéna en totale impartialité, tu peux retourner sur Terre, un serviteur te montrera le chemin à la sortie du temple.
Sakura : Je vous en remercie votre majesté.

Après s'être inclinée une dernière fois, Sakura pris congé du roi des dieux.
Héra : Je ne suis pas intervenue, mais j'aimerai bien savoir à quoi rime ta petite comédie. Tu n'as entendu ses propos injurieux, qui ne t'étaient aucunement destinés soit dit en passant, que parce que tu la surveilles depuis que ta fille lui a fait don de la Liberté.
Zeus : C'est justement pour qu'elle ne découvre pas l'étendue du pouvoir de ce don, il faut qu'elle croit que, comme à l'instar de tous les mortels, les dieux peuvent régir sa vie. Aphrodite a fait une belle bourde tout à l'heure en lui avouant qu'elle ne pouvait pas pleinement utiliser ses pouvoirs sur elle, il va falloir que je lui en touche deux mots en tête-à-tête.

Héra se racla fortement la gorge en lançant à son époux un regard assassin.
Zeus : Quoi ? Que vas-tu encore me reprocher ?
Héra : Tu le sais très bien, tout comme je sais que tu déshabillais cette mortelle du regard.
Zeus : Héra voyons,  cette jeune jouvencelle n'a même pas quinze ans.
Héra : Ça ne t'a jamais arrêté par le passé, a moins que tu craignes qu'elle n'aie le pouvoir de repousser tes avances.
Zeus : Je ne crains aucun mortel, mais n'oublie pas que c'est la filleule d'Athéna. Lui faire quoique ce soit serait déclencher son ire ce qui déboucherait à une guerre. Je la gagnerai, bien sûr, mais cela causera la perte de presque tous mes guerriers célestes et il me faudra des siècles pour reformer mon armée.
Héra : Tu sembles oublier qu'elle peut aussi sortir victorieuse car elle aura le bon droit avec elle.
Zeus : Mais c'est une manie de me contredire aujourd'hui !
Héra : Je veux bien arrêter, à la condition que j'ai un droit de regard sur la requête de ta fille préférée.
Zeus : C'est hors de question ! Je préfère encore supporter tes sarcasmes.
Héra : Très bien, je te promets de ne pas donner un avis défavorable, mais je suis curieuse de connaître la raison qui oblige Athéna à te demander assistance.

Zeus regarda longuement son épouse dans les yeux pour s'assurer de sa sincérité, même s'il savait que même ainsi elle pouvait le tromper. Héra le savait très bien et un sourire sarcastique orna ses lèvres.
Le roi des dieux soupira, et décida d'accéder à la demande de sa femme en lui tendant le manuscrit. Héra parcouru le document avant de le rendre à son époux.
Héra : Bien, non seulement mon avis n'est réellement pas défavorable, mais en plus, et quelque soit ta décision, je suis prête à apporter mon soutien à Athéna.
Zeus : Que manigances-tu encore pour prendre son parti ?
Héra : Je ne prends pas le parti d'Athéna, je me lève contre Déméter qui outrepasse ses droits de mère en voulant briser l'union de Hadès et Perséphone. Ce couple est l'un des rares dans l'Olympe à être resté fidèle, contrairement à certain. En tant que déesse du mariage, je considère donc qu'ils sont sous ma protection.
Zeus : Je me disais aussi.
Héra : Et puis pour que le plan d'Athéna fonctionne, il vaut mieux que ce soit moi qui transmette l'information. Déméter n'est peut être pas une grande stratège, elle n'en n'est pas stupide pour autant, elle trouvera étrange que tu fasses quelque chose qui desserve Athéna.
Zeus : Tu m'as convaincu, je te donne carte blanche.
Héra : Je t'en remercie, mais ça n'est pas ça qui me fera oublier ton futur "entretien" avec Aphrodite.

Zeus grommela quelques injures dans sa barbe et Héra se téléporta avec un sourire satisfait aux lèvres.

 


Sakura redescendait l'étrange escalier qui la ramenait sur Terre. Lorsque le serviteur, différent de celui rencontré à son arrivée sur l'Olympe, l'avait reconduite, la porte de lumière était réapparue tout aussi mystérieusement qu'elle avait disparu tout à l'heure.
Lorsque les marches prirent leur aspect marbré, Sakura devina qu'elle s'approchait du Sanctuaire. Le chevalier du Fourneau était heureuse de retourner chez elle. Bien que le royaume des dieux était un endroit paradisiaque, le fait qu'elle s'y sente comme une personne indésirable à cause des regards que lui lançaient tous ceux qu'elle avait croisés, à l'exception peut être de Zeus, lui rendait l'atmosphère invivable.
Arrivée enfin sur le Mont Étoilé, elle tomba brusquement à genoux. Elle avait l'impression de peser des tonnes, sans doute était-ce à cause de ce sentiment d'extrême légèreté qui l'avait habité depuis qu'elle avait quitté la Terre.
Athéna, qui avait attendu son retour, courut alors vers elle, laissant légèrement transparaître un peu d'affolement de sa part.
Athéna : Sakura ! Excuse-moi ma filleule, dans mon empressement j'ai oublié de te prévenir que revenir de l'Olympe était très éprouvant pour un mortel. Ne t'en fait pas, après un peu de sommeille, tout ira mieux.

La déesse posa délicatement sa main sur le front de Sakura en faisant brûler son doux cosmos, et la jeune fille s'endormit aussi tôt. Athéna prit le corps assoupi de sa filleule dans les bras et se téléporta avec elle dans sa chambre. Délicatement, elle la posa sur sa divine couche et se mit à la contempler avec une infini tendresse. Si elle ne tenait pas tant à sa virginité, elle se laisserait vraiment tenter à avoir un enfant.
Soudain, la glace de la psyché de le chambre se mit à briller de mille feux. Athéna eu un sourire légèrement sarcastique.
Déméter avait mordu à l'hameçon. Sans se presser aucunement, Athéna se dirigea vers le miroir et passa sa main devant.
Athéna : Qui  demande Athéna déesse protectrice de la Terre ?
Voix : Ou est ma fille ?!!!!
Athéna : Tien ! Bonjour Déméter, cela fait longtemps que je n'ai pas eu le plaisir de te parler.
Déméter : Pas de ça avec moi Athéna ! Je sais de source sûr que ma fille se cache dans ton sanctuaire.
Athéna : C'est vrai, je ne le cache pas. Elle désirait s'éloigner un peu  toi, et je lui ai accordé asile.
Déméter : Mensonge ! Pourquoi me fuirait-elle ?
Athéna : Peut-être parce que tu es sans arrêt à la chaperonner.
Déméter : Mais je suis sa mère !
Athéna : Est-ce une raison pour te montrer si possessive ?
Déméter : Tu ne peux pas comprendre ! Tu as beau être la déesse de la sagesse tu ignores ce que peux ressentir une mère !

Athéna jeta un coup d'œil à Sakura alitée.
Athéna : Non, effectivement, je ne peux pas. Cependant, j'ai pris Perséphone sous ma protection, si je te la remets, ce serait la trahir.
Déméter : Je ne veux pas le savoir ! Rend moi ma fille ou tu en subira les conséquences !
Athéna : Il y a bien une solution pour que j'accède à ta requête sans que je revienne sur la parole que je lui ai donné. Il te suffit de remporter une victoire contre moi.
Déméter : Ne me fait pas rire ! Tu sais bien que je n'ai pas de véritable armée à t'opposer.
Athéna : Pas la peine de se déclarer la guerre, on peu organiser un tournoi. Si tu gagnes je te rend Perséphone, mais si tu perds ...
Déméter : Si je perds ?
Athéna : Tu devras abandonner tes droits maternels sur elle.
Déméter : Cesse de te moquer ! Même ainsi je ne fais pas le poids !
Athéna : Même si je te laisse définir les règles ?
Déméter : Tu es sérieuses ?
Athéna : Tu devrais savoir que je ne plaisante jamais.

Déméter resta silencieuse pendant plusieurs minutes.
Déméter : Nous ne mettrons en lice que cinq de nos combattants.
Athéna : Très bien.
Déméter : Les combat se feront à un contre un.
Athéna : Naturellement.
Déméter : Tes chevaliers d'or et divins ne devront pas participer.
Athéna : D'accord.
Déméter : Ce ne seront pas des combats à mort, en cas de décès, la victoire sera donnée automatiquement à la partie endeuillée.
Athéna : Je n'y vois pas d'inconvénient.
Déméter : Et comme avec tout ça, tu restes plus fortes que moi, si jamais tu perds un seul combat, c'est moi qui serait victorieuse.

Cette fois-ci, ce fût Athéna qui resta coite.
Déméter : Alors ?
Athéna : J'accepte toutes tes conditions. Où aura lieu le la compétition ?
Déméter : Dans l'arène de ton sanctuaire, que je puisse me vanter de t'avoir vaincue à domicile en plus de récupérer ma fille.
Athéna  : Comme tu voudras, mais même si tu mets toutes les chances de ton coté, je te rappelle que mes chevaliers sont connu pour accomplir des miracles.
Déméter : Seulement si le sort du monde est en jeu, ce qui n'est pas le cas. Je viendrai dans deux jours, j'espère que tu me recevras comme il se doit.
Athéna : Tu vas te rendre au Sanctuaire, pas dans mon temple sur l'Olympe, je ne peux que te garantir un accueil amical.
Déméter : Et bien c'est déjà ça. Je te laisse, on se reverra dans deux jours quand tu me rendras mon enfant.

La psyché s'éteignit et Athéna ne pu s'empêcher de serrer rageusement le poing. Déméter avait beau être une déesse bienfaisante, lorsqu'il s'agissait de Perséphone, elle pouvait se montrer d'un égoïsme sans borne. Ça lui était bien égal de savoir si sa fille était heureuse ou non, tout ce qu'elle désirait, c'était la garder au près d'elle. La maîtresse du Sanctuaire avait beau n'avoir aucune expérience de mère, elle en avait observées suffisamment pour savoir qu'il fallait laisser son enfant quitter le giron familial. Mais l'heure n'était pas à se désoler sur les travers de Déméter, il fallait trouver les cinq chevaliers qui combattraient ses serviteurs. Athéna ne connaissait pas leur valeur, mais elle avait entendu dire que deux d'entre eux étaient aussi puissant que ses chevaliers d'or. La déesse des moissons allait sans nul doute les choisir, et pour être certain de les vaincre il fallait leurs opposer des chevaliers aussi fort qui ne soient ni d'or ni divins. Malheureusement, il n'y en avait que deux et elle n'avait aucune envie de les mêler à tout ça. Mais avait-elle vraiment le choix ? L'avenir de l'humanité devait-il être sacrifié à la promesse qu'elle s'était faite de ne jamais faire combattre les enfants des chevaliers divins ? En même temps, ce n'étaient pas des combats à mort, mais c'était aussi le cas du duel amical entre Sakura et Sha Hua qui avait pourtant failli finir sur le décès des deux belligérantes. Et c'était malheureusement bien ces deux jeunes filles qui étaient les seules à maîtriser le septième sens malgré leur rang inférieur à l'or. Non, décidément, l'enjeu était trop important pour qu'elle se passe d'elles, et tant qu'à faire, autant ne prendre aucun risque en choisissant aussi Chun-Li, Julie et Auguste qui, bien que plus faible, pouvaient très bien, à l'instar de leurs pères, faire des miracles. Et puis elle ne pouvait nier que quelque part, elle était curieuse de savoir ce qu'eux cinq valaient en combat réel.
Sa décision prise, Athéna décida d'en faire tout de suite part aux principaux intéressés, à l'exception de Sakura qu'elle laissait se reposer.

 


Dans la sale du trône, Athéna faisait face à Shina, Shun, Shiryu, Shunreï, Sha Hua, Chun-Li, Seiya, June, Julie et Auguste, qu'elle avait convoqués.

Athéna : J'ai une annonce à vous faire qui vous concerne tous au plus haut point. Dans deux jours, Déméter viendra au Sanctuaire avec cinq combattants en vue d'un tournoi dont l'enjeu est à long terme la trêve qui est instaurée entre Hadès et moi. Après avoir réfléchi, j'ai décidé que les cinq chevaliers qui s'opposeront à eux seront Julie, Auguste, Chun-Li, Sha Hua, et Sakura.

Shunreï et June ne purent s'empêcher de pousser un cri de stupeur en entendant les noms de leurs enfants. Quand aux autres parents, ils tentaient de demeurer stoïques mais contenaient avec peine l'envie de désapprouver le choix de leur déesse. Les enfants par contre, et en particulier Julie et Chun-Li, se retenaient pour ne pas crier de joie. Ils allaient pouvoir faire leurs preuves et faire taire une bonne fois pour toute ceux qui ne les considéraient que comme des "enfants de chevaliers".
Athéna (aux parents) : Je conçois évidemment que vous n'aimez pas l'idée que vos enfants risquent leur vie, mais ne vous inquiétez pas, ce ne seront pas des combat à mort.
June : Merci de nous rassurer déesse Athéna, mais pouvons-nous connaître la raison de ce tournoi ?
Sha Hua : Je crois que ça ne dois pas être étranger à la présence de Hadès et Perséphone.

Tout le monde, à l'exception d'Athéna, Shina et Shun, se mirent à regarder le chevalier de la Boussole avec stupéfaction.
Seiya : Hadès est au Sanctuaire ! Où se cache-t-il ?
Shun : Juste à coté de toi.

La voix de Shun était lugubre et son cosmos empli de noirceur.
Sha Hua : C'est un plaisir de vous revoir majesté Hadès.
Hadès : J'aimerais partager ce sentiment, mais les raisons qui m'ont poussé à me réfugier ici ne sont pas pour me réjouir, tout comme je n'aime pas savoir que des enfants vont se battre pour moi. Athéna, n'as-tu donc aucun d'autre guerrier ?
Athéna : Pas qui puissent nous assurer la victoire malheureusement.
Seiya : Je n'arrive pas à y croire ! Hadès ! Tu oses encore prendre possession du corps de Shun ?!
Athéna : Paix chevalier ! Hadès est à la fois mon invité et celui de Shun, tout comme son épouse avec Shina.
Shiryu : Shina aussi est possédée ?
Shina : Je ne suis pas possédée, mais ...
Perséphone : Elle me prête gracieusement son enveloppe charnelle, seul endroit au monde où ma mère ne puisse me trouver.
Seiya : Est-ce que quelqu'un pourrait nous expliquer clairement ce qui ce passe à la fin ?!

Athéna lança un regard réprobateur au chevalier de Pégase pour son ton agressif, mais elle ne pouvait que lui donner raison. Il fallait éclaircir la situation au plus vite afin d'éviter les malentendus qui pourraient déboucher sur la fin de la paix entre la Terre et les Enfers. Intensifiant sa cosmoénergie, elle imposa donc le silence à ses serviteurs et leur expliqua alors clairement la situation. Les esprit s'apaisèrent alors, et Seiya présenta même ses excuses à Hadès pour s'être emporté, avant que ce dernier ne se remette en sommeil avec son épouse.
Julie : Excusez-moi déesse Athéna ? Mais pourquoi Sakura n'est pas aussi là ? Ça la concerne aussi cette histoire.
Athéna : Ta cousine est déjà au courant de tout, ne t'en fais pas.

 


Sakura avait fini par se réveiller du profond sommeil dans lequel l'avait plongée Athéna. Par la fenêtre de la chambre, elle s'aperçut qu'il faisait déjà nuit, elle l'avait vraiment endormie très longtemps, mais sans doute était-ce nécessaire pour totalement récupérer de son retour de l'Olympe et ne plus avoir cette impression pesante de lourdeur. Cependant, ses membres étaient  engourdis par son sommeil forcé, et voulant faire quelques étirements pour les décontracter, elle remarqua qu'elle portait toujours la tenue que la déesse lui avait donnée pour se rendre au domaine des dieux, et qui ne convenait pas vraiment aux exercices physiques. Le mieux serait qu'elle ait sa tunique de chevalier, mais cette dernière se trouvait sans nul doute encore dans le petit temple du Mont Étoilé, et elle en ignorait le chemin. Mais peut être qu'elle trouverait une piste près de la statue d'Athéna. Après tout, c'est là que la déesse l'avait conviée avant de la téléporter dans l'endroit le plus sacré du Sanctuaire, et il devait y avoir une bonne raison pour ça.
Sa décision prise, Sakura se dirigea vers l'esplanade où trônait la gigantesque représentation de la protectrice de la Terre. Mais une fois sur place, elle assista à un spectacle des plus étrange. Athéna était là et faisait de gracieux mouvements avec un long bâton de couleur or. Mais ce qui étonna la jeune fille en premier, fut les atours de la déesse. En plus de sa tunique immaculée, elle portai une large ceinture dorée enserrant toute sa taille, sertie d'une immense pierre précieuse rouge en son centre et parsemée de motifs en relief. Ses bras étaient recouvert par des sortes de brassards d'armure ornés de la même manière que la ceinture sauf que les joyaux étaient placés non pas au centre mais à l'extrémité, près des coudes. Deux bracelets dorés entouraient ses avant-bras. Et pour finir, son cou était ceint par un torque décoré comme le reste de sa parure. Tous ces bijoux recouvraient le corps d'Athéna pareillement à une petite armure, et Sakura comprit tout de suite que leur rôle était plus protecteur qu'esthétique. Mais la beauté de la protection de la déesse, n'était rien face à celle de ses gestes.
Le chevalier du Fourneau avait finit par comprendre qu'Athéna était en train de s'entraîner, et toute ses actions étaient accomplies à la perfection, elle ne faisait aucun mouvement inutile, et ses pas étaient si légers, qu'on aurait dit que ses pieds ne touchaient pas le sol. Chaque fois que le bâton fendait l'air, une pluie d'étoiles dorée éclairait l'obscurité de la nuit autour d'elle.
Devant cette visions presque enchanteresse, Sakura commençait à se demander si elle n'était pas toujours dans le lit de la déesse et que tout ce qu'elle voyait n'était pas un rêve.
Après quelques enchaînements, Athéna s'arrêta et tourna la tête vers Sakura.
Athéna  : Tien ! Mais n'est-ce pas ma filleule que je vois là ? Tu t'es enfin décidée à te réveiller ?
Sakura : En effet déesse Athéna, et je cherchais à me rendre sur le Mont Étoilé quand je vous ai surprise en pleine action.
Athéna : Le Mont Étoilé ? Et pour quelle raison ?
Sakura : Je voulais récupérer les vêtements que j'y avais laissé.
Athéna : Et bien tu as bien fait de me trouver sur ton chemin car tu aurais entrepris un voyage autant périlleux qu'inutile. Après que tu aies gravi les marches pour te rendre dans l'Olympe, j'avais téléporté tes affaires dans ta chambre.
Sakura : Je vous en remercie déesse Athéna, et je ne vous dérangerai pas plus longtemps.

Après s'être inclinée pour saluer la déesse, Sakura commença à faire demi-tour.
Athéna : Attend ! Que dirais-tu de faire un assaut contre moi ?
Sakura : Moi ?! Me battre contre vous ?! C'est un très grand honneur, mais d'après ce que j'ai vu de vos aptitudes martiales, je pense ne pas valoir mieux qu'une débutante face à vous. En plus, les habits que je porte ne sont pas fait pour le combat.
Athéna : Il est plus facile de ce battre contre du vent que contre un homme, même pour un dieu. Quand à ta tenue, sache qu'elle a été confectionné dans une étoffe divine par les meilleurs tailleurs de l'Olympe, elle ne te gênera aucunement.

Athéna fit apparaître un bâton similaire au sien et le lança à Sakura qui le rattrapa.
Sakura : J'ai l'impression que je n'ai as vraiment