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08/04/2002
Toscane
Shina était toujours en Italie. Deux semaines. Deux longues semaines
s'étaient écoulées depuis qu'elle avait ramené
son frère Vito à leur mère mourante avant qu'elle
ne rende son dernier soupir. Mais il avait fallut tout ce temps pour l'organisation
et le déroulement des obsèques. Cela avait pris plus de temps
qu'elle ne l'aurait souhaité. Elle pensait faire une simple
crémation, et cela aurait été le cas, si elle était
issue de basse extraction comme elle l'avait toujours cru. Mais lorsque
le docteur Garibaldi, le médecin de la famille qu'elle et son frère
avaient appelé pour faire le certificat de décès,
vint ; il arriva avec le maire et le notaire qui leurs présentèrent
leurs plus "sincères" condoléances et leur apprirent en même
temps qu'ils étaient issus, du coté de leur père du
moins, d'une très ancienne, très influentes, et très
riche famille de la région. En fait le village avait été
bâti par leurs ancêtres et on pouvait même considérer
que la bourgade leur appartenait au vu des biens fonciers dont ils allaient
hériter. Mais leurs possessions ne se limitaient pas à la
Toscane ni à l'Italie, ils avaient des propriétés
quasiment dans le monde entier. Shina et son frère ne pouvaient
donc pas faire moins que lui offrir des funérailles dignes de ce
nom, sans pour autant tomber dans l'ostentatoire. Trouver une bonne entreprise
de pompe funèbre fut relativement facile, quant à la concession
au cimetière local, ils découvrirent que les Botazzi y possédaient
une crypte où étaient entreposées toutes les cendres
de la famille depuis d'innombrables générations. Le seul
problème venait en fait du cortège funèbre. Shina
ne voulait pas de la présence de tous ces notables hypocrites qui
se disaient des amis de sa mère et qui pourtant ne lui avait jamais
rendu ne serait-ce qu'une visite de courtoisie. Seul le docteur Garibaldi
faisait exception. Elle se souvenait encore des nombreuses fois où
il était venu juste pour dire un petit bonjour ou prendre un café,
et Vito confirma qu'il était aussi un ami de leurs parents. Pour
remédier à cela, elle dut se plonger avec Vito dans les correspondances
de leur génitrice pour envoyer les faire-part à ses réelles
connaissances. Ils n'avaient pas aimé faire ça car ils avaient
eu l'impression de violer son intimité. Malheureusement leurs recherches
ne furent pas fructueuses. Ils ne trouvèrent que les lettres que
Shina lui avait écrites ainsi que celles de Ichi. Ils se tournèrent
donc vers le docteur Garibaldi. Mais si le médecin connaissait leur
mère depuis la petite enfance il n'avait gardé aucun contact
avec leurs anciens camarades de classe. Et le jour de l'enterrement, comme
l'avaient craint Shina et Vito, tout le village s'était invité
à la cérémonie. Ils auraient bien refoulé les
importuns manu militari, et avec un plaisir non dissimulé, mais
ils ne voulaient pas créer d'esclandre pour les funérailles
de leur mère. Ils durent donc les supporter. Surtout lorsque, pendant
que Shina descendait dans le caveau pour y déposer l'urne funéraire,
certains se mirent à mettre en doute leur parenté avec Mona
les accusant de vouloir s'accaparer l'héritage de la "chère"
défunte. Ils mirent en avant le fait que les "véritables"
enfants avaient disparu depuis longtemps et qu'ils n'avaient aucun moyen
de prouver leur identité. Tout ça parce que d'après
le testament, si les Botazzi n'avaient plus d'héritiers, toute leur
fortune irait aux habitants de la ville. Devant ces allégations,
Shina eut plus d'une fois l'envie d'étriper ces charognards hypocrites,
et elle lut la même chose dans les yeux de Vito qui affichait le
même regard meurtrier qu'elle, nouvelle preuve, s'il en fallait,
qu'ils étaient bien frère et sœur. Une fois les funérailles
achevées, les deux dernier représentants des Botazzi allèrent
se reposer dans la maison de leur enfance car les obsèques les avaient
usés nerveusement, et surtout déprimé. Le docteur
Garibaldi les accompagna.
Shina : Bon sang ! Je ne pensais pas que
j'y arriverais ! J'ai déjà participé aux enterrements
de gardes, j'ai moi-même porté en terre mon élève
Cassios, mais ça ! Enterré ma… Notre mère ! C'était
tellement éprouvant ! Je ne compte pas les fois où j'ai cru
que j'allais fondre en larme. Et lorsque j'étais dans la crypte
pour y déposer ses cendres, je me suis sentie minuscule devant toutes
les plaques mortuaires de nos ancêtres. Je ne sais pas pourquoi,
mais j'avais l'impression qu’ils me jugeaient. Par contre toi Vito tu ne
semblais pas particulièrement ému.
Vito : Pour faire honneur à maman,
je me suis comporté comme le digne chevalier du Cancer que j'aurais
du être. Rester stoïque face à la mort, même d'un
proche, est l'un des lourd tributs de cette constellation. Mais crois-moi
Margherita, mon cœur était tout aussi serré et lourd que
le tien.
Shina : Ce qui me tourmente le plus, c'est
que j'ai l'impression que je l'ai abandonnée. Que ce n'est pas elle
qui m'a confiée à Altaïr, mais que c'est moi qui suis
partie de mon plein gré. Après l'obtention de mon armure,
j'ai eu de nombreuses occasions d'aller la revoir, mais chaque fois je
me suis trouvé une bonne excuse et ai juste envoyé une lettre.
Et tout ça pourquoi ?! Parce que j'avais peur qu'elle ne me reconnaisse
pas ! Qu'elle me rejette parce que j'étais devenue une guerrière
! Je suis une misérable.
Vito : Au moins tu lui donnais de te tes
nouvelles, alors que moi je l'ai laissé dans l'angoisse de l'attente.
Shina : Non mais j'ai fais pire, peu après
mon mariage j'ai égoïstement cessé de lui écrire,
je l'ai sacrifiée pour le bonheur de mon couple, craignant que Shun
ne me rejette en apprenant son existence.
Garibaldi : Les enfants ! Les enfants
! Cessez donc de vous auto flageller. Mona connaissait la solitude à
laquelle elle s'exposait en épousant un chevalier d'Athéna
et en lui donnant des héritiers.
Shina : Docteur ! Comment connaissez-vous
l'existence des chevaliers ?
Vito : Voyons Margherita ! Le docteur
est un vieil ami de la famille, il est normal qu'il ait eu droit à
certaines confidences. Par contre je n'apprécie pas que vous nous
traitiez d'enfants docteur.
Garibaldi : Et pourquoi devrais-je vous
traiter en adulte ? Parce que vous avez atteint un certain âge ?
Non mais regardez-vous ! Vous piaillez comme des oisillons tombés
du nid ! Être adulte c'est faire face dignement aux épreuves
que vous impose la vie ; on ne vous enseigne pas ça pour devenir
chevalier ?
Les dures paroles du médecin eurent pour effet de fait bondir
les deux enfants Botazzi de leurs sièges, mais surtout cela leur
donna un coup de fouet.
Garibaldi : Bien ! Je préfère
vous voir comme ça, et je suis certain que vos parents aussi.
Shina : Au fait docteur, depuis combien
de temps êtes-vous ami avec notre famille, pour ne pas dire son seul
ami dans ce village de rapace.
Garibaldi : Oh ! C'est une longue histoire.
Tout d'abord, il faut que vous sachiez que je ne suis pas natif de ce village,
ni de Toscane. Tout comme votre mère, je suis originaire de la région
de Lazzio et de Rome pour être précis, et tous deux avons
grandi dans le même quartier.
Vito : Alors notre mère et vous
êtes des amis d'enfance !
Garibaldi : Nous avons été
plus que ça. Lorsque les émois de l'adolescence nous
priment, nous fûmes amants.
Shina : Comment ! Vous avez couché
avec ma… Notre mère !
Garibaldi : Premièrement ça
s'est passé bien avant que Mona rencontre votre père, et
deuxièmement ça n'a pas été une histoire sans
lendemain comme tu sembles le croire Margeritina...
Vito : Margeritina ?
Shina : Pitié…
Garibaldi : C'est le petit surnom que
j'avais donné à ta sœur ; Bambino Vito.
Shina : Bambino Vito ?
Vito : Pas de commentaire.
Garibaldi : Bon ! Comme j'allais le dire
avant d'être interrompu, Mona et moi avons vécu une véritable
idylle nous étions amoureux, et ce ne fut pas facile avec nos deux
familles qui ne pouvaient concevoir une relation avant le mariage. Notre
histoire a duré jusqu'à ce que nos aspirations professionnelles
nous séparent, mon école de médecine et la sienne
de théâtre étant trop éloignées l'une
de l'autre. Nous sommes restés un peu en contact nous écrivant
de temps à autres, mais au fil du temps la correspondance s'est
faite plus rare jusqu'à disparaître totalement. Et puis un
beau jour, peu de temps après avoir décroché mon diplôme,
je reçus une lettre de Mona avec une invitation pour la première
de la pièce où elle avait son premier rôle important
qui se jouait Florence. Je n'y ai pas réfléchi à deux
fois et j'ai été au rendez-vous. Et lorsque je l'ai vue si
resplendissante sur scène, mes sentiments pour elle se sont ravivés.
Une fois la représentation terminée je suis allé rejoindre
Mona en coulisses, elle m'avait fourni un passe en même temps que
l'invitation, pour la féliciter et aussi pour tenter de renouer
avec elle. Mais ce que je vis me tétanisa alors de stupeur. Mona,
la femme que j'aimais, était en compagnie d'un autre homme : Mario
Botazzi, celui qui allait devenir votre père. Sans savoir ce qu'il
y avait entre eux, j'ai tout de suite ressenti de la jalousie. Il faut
dire qu'il émanait de lui un fort charisme qui me faisait peur,
qui me faisait craindre que votre mère ait succombé à
ce charme surnaturel. Mais lorsqu'elle me le présenta, je me rendis
compte qu'il n'en était rien. Mario était un de ses plus
vieux admirateurs qui l’avait soutenue depuis le début de sa carrière,
et je me suis alors rendu compte que si elle ne semblait pas amoureuse,
lui l’était assurément. C'est alors qu'une vivace mais saine
rivalité nous opposa votre père et moi pour gagner le coeur
de Mona. Nous la courtisâmes pendants plusieurs années durant
lesquelles le talent de Mona s'affirma à tel point qu’elle devint
une comédienne reconnue dans tout le pays. Et puis vint le jour
où j'appris que j'avais perdu l'amour de Mona et de la façon
la plus abasourdissante qui soit. Un soir, à la fin d'une représentation,
alors qu'elle était au sommet de sa carrière, elle annonça
au public qu'elle se retirait de la scène pour se marier et consacrer
sa vie à son foyer. Je réalisais alors à quel point
j'avais été stupide. Je n'avais jamais été
le rival de Mario car le coeur de Mona lui appartenait bien avant que je
ne le rencontre. Je m'étais bercé d'illusions dans le fol
espoir de reconquérir l'amour de la seule femme que j'avais jamais
aimée.
Quelques jours plus tard je reçus une
lettre de votre mère me demandant de venir dans ce village afin
d'être son témoin pour la cérémonie de mariage.
J'ai hésité avant d'accepter, craignant que ma jalousie ne
me fasse faire un esclandre. Je suis donc venu dans cette bourgade sous
le regard méfiant des habitants qui ne semblent pas apprécier
les étrangers à leur communauté. Ce fut une cérémonie
plus qu'étrange de mon point de vue. Le mariage ne fut pas célébré
à l'église mais dans cette maison, il n'y avait aucun invité
à part les témoins et la mère de votre père,
et le prêtre qui le célébra avait un accoutrement bizarre
et ne semblait pas non plus du coin.
Shina : Comment ça bizarre ?
Garibaldi : Et bien il portait une étrange
robe de bure, et son visage était totalement recouvert par
un masque noir aux orbites rouges et surmonté d'un casque écarlate.
Il était vraiment intimidant.
Vito : Je n'arrive as à y croire
! L'union de nos parents a été bénie par Shion !
Garibaldi : Tu connais cet homme ?
Vito : Pas personnellement, mais vous
docteur, comment pouvez-vous connaître les chevaliers sans savoir
qui est Shion et son rôle ?
Garibaldi : Votre père ne m'a pas
tout dit sur les chevaliers. Et à l’époque il ne m’avait
pas encore mis dans la confidence. En fait il ne m’a révélé
sa véritable "nature", que la veille du jour où il est parti
avec toi Vito ; me demandant, par la même occasion, de prendre soin
de votre mère.
Shina : J'ai peur de comprendre ce que
vous voulez dire par "prendre soin", mais j’espère me tromper.
Garibaldi : Au contraire Margherita, tu
as parfaitement deviné. Mario savait que j'étais toujours
amoureux de Mona, et il souhaitait qu'elle refasse sa vie avec moi. Je
pense qu'il avait prévu cela depuis le premier jour où il
m’a vu, il savait qu’il devrait tôt ou tard quitter votre mère
et il ne voulait pas la laisser seule. C'est pour ça qu'il a voulu
que je sois le témoin de Mona au mariage. C'est pour ça qu'après
a cérémonie il a insisté pour que je reste au village
et reprenne le cabinet du précédent médecin qui allait
bientôt prendre sa retraite. J'aurais pu être ton beau-père,
Vito, et réaliser les espoirs de Mario pour Mona s'il ne t'avait
pas laissée, toi, Margherita, en guise de souvenir d’adieux.
Vito : Ça alors, je n'aurais jamais
cru notre père capable d'une telle bassesse.
Garibaldi : Quelle bassesse ?
Vito : Mais enfin docteur, il vous a manipulé
quand même !
Garibaldi : Peut être, mais je n'ai
pas eu à m'en plaindre. Et puis je préfère me souvenir
de lui comme d'un ami que comme un fourbe.
Shina : Bon ! Et bien c'est pas tout ça,
mais il faut que je rentre, je me suis trop longtemps absenté de
mon poste.
Garibaldi : Attends Margherita, j'ai quelque
chose pour toi de la part de Mona. Elle me l'avait remis pour que je te
le donne si jamais tu étais arrivé trop tard et que les biens
de ta famille aient été partagés entre tous les villageois.
Le docteur Garibaldi sortit de son inséparable sacoche un rouleau
en parchemin qu'il tendit à Shina.
Shina : Qu'est-ce que c'est ?
Garibaldi : Je n'en sais rien, je ne l'ai
pas ouvert.
Le chevalier d'Ophiuchus remercia le docteur Garibaldi, prit le rouleau
et sortit de la maison, sitôt rejointe par Vito.
Vito : Attend un peu Margherita ! Qu'est-ce qui te prend de
partir comme ça ? Nous étions en train de parler de papa,
tu ne veux pas le connaître ?
Shina : Non ! Ce que j'ai appris m'a amplement suffit, je ne
veux pas en savoir plus sur ce salaud !
Vito : Comment peux-tu en parler ainsi alors que tu ne l'as
jamais vu ?
Shina : Et comment en parler autrement après ce que j'ai
entendu ? Comment parler autrement d'un homme abandonnant sa femme en la
laissant à un autre homme ? Dire qu'elle l'a aimé jusqu'au
bout alors qu'il s'est servi d'elle uniquement pour avoir un héritier,
uniquement pour t'avoir ! Je ne suis qu'un accident de parcours, un imprévu
de son plan si parfait.
Vito : Je t'interdis de dire ça ! Tu ne connais pas toute
l'histoire. Papa n'est pas parti que pour me former, il n'a d'ailleurs
eu le temps que de m'initier aux bases, il aurait pu me confier à
son ancien maître et retourner vivre auprès de maman.
Shina : Alors pourquoi ne l'a-t-il pas fait ?
Vito : Parce qu'il était mourant ! Il était
rongé par la maladie depuis de nombreuses années mais ne
laissait rien transparaître. Il est parti parce qu'il ne pouvait
plus faire semblant de bien se porter devant elle et il ne voulait pas
qu'elle s'inquiète durant le temps que durerait l'entraînement.
Il ne voulait pas non plus qu'elle s'affaire à son chevet en négligeant
sa propre santé. Et lui aussi n'a jamais cessé de l'aimer,
le dernier mot qu'il a prononcé était le nom de maman ! Papa
l'aimait ! Tu m'entends ! Il l'aimait !
Shina : C'est bon, tu m'as convaincue. Et s'il a aimé
maman comme tu le dis, alors en savoir plus sur lui est inutile car c'est
la seule chose qui importe pour moi. Je rentre au Sanctuaire maintenant.
Vito : Attends, je voudrais te conduire quelque part avant.
Les Cinq Pics
Shina et Vito se trouvaient en haut de la fameuse cascade de Rozan.
Shina : Que faisons-nous là Vito ?
Vito : C'est ici que papa et mois nous sommes entraînés
avant d'aller en Sicile gagner l'armure du Cancer.
Shina : Ici ?! Mais alors votre maître c'était…
Voix : Moi !
Les enfants Botazzi se retournèrent et firent face à l'ancien
chevalier de la Balance.
Vito : Maître ! Comme c'est bon de vous revoir !
Doko : Voyons Vito, je t'avais dit qu'on se recroiserait. Que
viens-tu faire ici avec ta sœur ?
Shina : Comment savez-vous pour Vito et moi ?
Doko : Et bien je l'ai deviné. J'avais des doutes depuis
longtemps car certaines de tes attitudes me rappelaient Mario, c'est d'ailleurs
pour ça que c'est à toi que j'avais confié la tache
d’apporter mon armure dans le Sanctuaire de Poséidon, et en te voyant
avec Vito ils ont été confirmés.
Shina : Et pourquoi ne pas m'avoir mise au courant de cette
parenté à l'époque ?
Doko : L'aurais-tu supporté ? Avais-tu alors la force
de caractère nécessaire pour accepter la vérité,
alors que les stigmates de votre affrontement étaient encore à
vif ? Et puis il était mort de toute façon.
Shina : Je comprends, merci pour ces explications vieux maître.
Doko : Par pitié, plus ce titre ! Il n'y a plus de vieux
maître des Cinq Pics, juste Doko. Mais au fait, que faites-vous ici
avec ces mines sinistres ?
Vito : Maman est morte Maître.
Doko : Par Athéna ! Toutes mes condoléances mes
enfants. Mona était une femme exceptionnelle, la seule sur Terre
digne de Mario.
Shina : Vous la connaissiez vieux… Doko.
Doko : Oui, votre père était venu me la présenter
car ils avaient décidé de séjourner quelques temps
ici pour… leur lune de miel.
Shina : Je comprends, c'est pour ça que tu m'as emmené
ici Vito.
Vito : Non, j'ignorais cette histoire. Je t'ai amenée
là car c'est à cet endroit que papa est mort et qu'il repose.
Vito sortit une bague de sa poche et la jeta dans la chute d'eau.
Shina : Qu'est-ce que c'était ?
Vito : L'alliance de maman, je l'ai enlevée du corps
avant la crémation, à présent papa et elle sont de
nouveaux réunis.
Shina, Vito, et Doko restèrent plusieurs minutes à se
recueillir et, dans les remous de l'onde, le frère et la soeur crurent
un instant voir les visages heureux de leurs parents.
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