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01/10/2001
15h30
Kaidé et Toji s'entraînaient au dojo sous la direction de Shina. Sakura quant
à elle était au prise avec son père. Shun était heureux de voir que sa fille
avait finalement réussi à remonter la pente. Elle avait hérité du caractère
vindicatif de sa mère ça ne faisait aucun doute. Shina : Vous allez
changer de partenaire. Sakura tu te battras avec Kaidé, toi Toji tu affronteras
Jubeï. Kaidé : Je suis contente de pouvoir à nouveau m'entraîner avec
vous Sakura san. Sakura : Fais attention Kaidé kun ! Sur le tatami
nous ne sommes plus amies. Si ma mère te confronte à moi c'est pour apprendre à
faire abstraction de tes sentiments. Tu as bien compris ? Kaidé : Je
vais tous faire pour que vous mordiez la poussière. Sakura : Mais
quand cesseras tu de me vouvoyer ?
Sakura sourit et les deux belligérantes se mirent en garde. Kaidé
: Je dois faire comme si ce n'était pas Sakura qui est en face de moi. Je
n'ai qu'à imaginer que je me bats contre cette chipie de Miko.
Shina : Kaidé semble avoir oublié l'admiration qu'elle voue à
Sakura, je peux le lire dans son regard. Quoi, elle attaque déjà !
J'ai compris, elle ne voit pas Sakura mais quelqu'un qu'elle déteste. Elle va
perdre c'est certain. Qu'est ce que je disais, elle est déjà à
terre. Sakura : Kaidé, tu dois faire abstraction de tout tes
sentiments. Kaidé : Mais c'est ce que j'ai fais ! Shina :
Non Kaidé, tu as remplacé l'amitié par la haine. La haine est le pire des
sentiments lors d'un combat, elle t'aveugle et tes coups perdent en précision et
en force. Kaidé : Je suis désolée senseï Mona. Shina : Ce
n'est rien Kaidé, on trébuche toujours lorsque l'on apprend à marcher. Tu
n'étais pas encore prête à combattre ma fille. Je serais ton prochain
adversaire. Kaidé : Ce combat va être plus bref que le
précédent. C'est un honneur senseï Mona. Shina : Je vais tester
ta technique offensive, tu attaqueras donc la première. Kaidé : Très
bien senseï Mona. Sakura : Comme je connais Kaidé, elle doit être
morte de peur. Le premier coup est hésitant, logique. La garde de
maman est volontairement défaillante. Elle veut donner une chance à Kaidé pour
qu'elle prenne de l'assurance. Ça marche, ses coups sont plus rapides
et plus puissants. Elle vient de trouver son rythme, elle est plus
précise. Maman va à présent riposter. Shina : Je ne pensais
pas que Kaidé puisse évoluer aussi rapidement, elle est déjà plus douée que Toji
et s'approche du niveau de Sakura. Je vais essayer de la pousser dans ses
derniers retranchements. Elle a du mal à parer mes attaques, elle est
forte mais elle manque d'endurance. Sakura : Kaidé est
fatiguée, elle n'est pas habituée à se battre aussi longtemps. Je crois qu'elle
va tenter une dernière attaque histoire de perdre avec les honneurs.
Est ce que je rêve ? Je crois que je viens de voir Kaidé briller avant
d'attaquer. Maman a bloqué le coup mais elle a reculé de cinq pas.
Kaidé est vraiment très forte. Shina : Ce n'est pas possible !
elle n'a quand même pas pu ! Non, c'est bien ça, Shun l'a aussi remarqué. Kaidé
vient de s'éveiller au cosmos. Elle va bientôt tomber de fatigue, elle n'est pas
encore habituée à déployer autant d'énergie.
Kaidé s'écroula exténuée par l'effort fourni. Shina : Les
exercices sont terminés pour aujourd'hui, tu peux rentrer chez toi Toji. Sakura,
emmène Kaidé se reposer dans ta chambre et préviens Yu.
Toji et Sakura s'exécutèrent. Une fois seuls, Shun s'adressa à sa femme.
Shun : Tu dois être fière, un de tes élèves vient de découvrir la
cosmoénergie. Tu as du même enflammer la tienne pour ne pas perdre le combat.
Shina : Je ne sais pas si elle a réalisé ce qui est arrivé. Je suis
quand même un peu frustrée, notre fille n'est plus notre meilleur élément.
Shun : Tout le monde ne peut pas disposer de cette force.
Shina : C'est vrai, mais je pensais qu'avec nos pouvoirs, elle aurait
hérité d'une portion, même infime, de notre puissance. Shun : Moi ça
ne me gêne pas, elle a la chance de mener une vie normale. Et en y réfléchissant
bien, Sakura reste notre meilleur élève puisqu'elle peut te tenir tête sans
cosmos. Shina : Vu sous cet angle, on peut considérer que Kaidé a
triché. Shun : Tu ne supportes toujours pas d'être mise en
difficulté. Shina : Ça dépend de mon adversaire. Je n'ai aucune honte
à perdre face à toi ou à Sakura. Shun : Ce qui fait de nous des êtres
privilégiés. Shina : Tu vas finir par me mettre en colère.
Shun : J'adore quand tu es en colère. Shina : Pas
maintenant Shun ! Sakura peut arriver à n'importe quel moment Shun :
Tu as raison. Que faisons nous pour Kaidé ? Crois tu que nous devons les
prévenir ? Shina : Non, elle est trop vieille. Je ne pense pas
qu'elle puisse atteindre le niveau d'un chevalier de bronze, et puis nous ne
pouvons pas faire ça à Yu. Shun : Tu as raison, comme toujours.
Shina : Me flatter ne changera rien, je t'ai dit que ce n'est ni le
moment ni le lieu. Tu attendras ce soir.
Un peu plus tard, Yu arriva pour chercher sa fille. Shun : Elle a
besoin de repos, elle a trop présumé de ses forces. Yu : Merci Jubeï.
Au fait, il y a quelque chose que je voudrais te montrer. Tu peux venir avec moi
s'il te plaît ? Shun : Mais bien sûr, je vais prévenir Mona et Sakura
et je te rejoins.
Chez Yu Shirota.
Shun : Alors, que voulais tu me montrer ? Yu : Suis moi
dans le salon.
Arrivé à destination, Yu alluma la télévision. Shun : Yu, si c'est
pour me montrer un match de foot que tu m'as arraché des bras de ma femme, tu
vas le regretter. Yu : Attends, ça va bientôt commencer.
Télévision : Ce soir à vingt heures, en exclusivité sur notre
antenne, l'interview de Sakura Doki réalisée par nos confrères d'Homo-news.
Découvrez la face cachée du crime qui a ému tout le pays.
Yu éteint le poste et s'adressa à Shun. Yu : Cette annonce passe
tous les quart d'heure et à en juger par ton expression, elle ne t'a rien dit.
Shun : Je, non, excuse moi Yu, je suis encore sous le choc.
Yu : Tu vas de nouveau avoir des journalistes à ta porte.
Shun : Shina s'en occupera. Par contre, je vais avoir une longue
discussion avec ma fille. Yu : Tu sais Shun, quand j'ai perdu ma
femme, je pensais que je ne pourrais jamais m'en remettre. Mais il m'a suffi
d'en discuter avec ses amis pour que je sorte du gouffre. Ta fille elle, a parlé
à ceux de Shinji en quelque sorte. Shun : Tu dois avoir rai...
Comment m'as tu appelé ? Yu : Je t'ai appelé Shun. C'est ton vrai nom
n'est ce pas ? Tu es le Shun qui a participé au tournoi intergalactique il y a
quinze ans. Si mes souvenirs sont bons, tu étais le chevalier d'Andromède.
Shun : Quand as tu découvert la supercherie ? Yu : Je l'ai
toujours su. Je suis très physionomiste et j'avais assisté à ton combat contre
la Licorne au Coliséum. Tu m'as l'air secoué, tu veux que je te serve un
remontant ? Shun : Non merci, je ne bois jamais d'alcool. Pourquoi
décides-tu de me dire ça seulement maintenant ? Yu : Je ne savais pas
si ta famille était au courant et jusqu'à aujourd'hui, je n'avais aucun prétexte
pour t'inviter seul chez moi. Shun : Il n'y a que ma femme à
connaître la vérité sur moi. Yu : Je suppose que tu as changé de nom
pour qu'on te laisse tranquille. Shun : Tu supposes bien.
Yu : Mona a dû être toute excitée en apprenant que tu étais un
chevalier. Shun : Pas vraiment. Yu : Ne te moque pas de
moi, tu peux fendre l'air avec tes poings et ouvrir la terre de tes pieds. Ne me
dis pas que ça ne l'a pas impressionnée ? Shun : Pas le moins du
monde. Yu : C'est aussi un chevalier c'est ça ? Shun : Tu
as deviné, et c'est, ou plutôt c'était, un chevalier d'argent. Yu :
Tu comptes le dire à ta fille un jour ? Shun : Nous lui dirons tout
pour ses quinze ans. Yu : Shun, qui aurait gagnée l'armure d'or à ton
avis ? Shun : C'est pour ça que tu tenais à me parler ? Yu
: Et bien en fait, oui. Shun : C'est Seiya qui l'aurait emportée.
Yu : Tu viens de mettre fin à quinze années de doute, merci Shun.
Shun : S'il te plaît Yu, ne perds pas l'habitude de m'appeler Jubeï.
J'ai eu beaucoup de mal à avoir cette fausse identité. Yu : Comme tu
voudras Sh.. Je veux dire Jubeï. Je suppose que tu rentreras plus vite à pied ?
Shun : Sayonara Yu, et prends bien soin de ta fille. Yu :
Sayonara Jubeï, fais de même avec Sakura.
Shun rentra à pied chez lui à un vitesse modérée ( 200 Km/h).
02/10/2001
6h du matin.
Sakura remuait dans son lit pour tenter de dormir un peu avant que son réveil
ne sonne. La soirée avait mal commencé avec les questions de son père sur
l'interview qu'elle avait donnée. Ensuite, elle dût encore subir les nuisances
sonores de la nuit mouvementée de ses parents. Et maintenant, elle endurait
depuis une demi heure le brouhaha des journalistes qui stationnaient devant la
porte. Sakura : La journée commence mal, je crois que je
préférerais me faire sepuku plutôt que de me lever.
Sakura rit intérieurement. Une idée venait de lui traverser l'esprit. Elle
enfila son uniforme, prit son katana, sortit dans le jardin par la fenêtre et se
dirigea vers l'entrée de la propriété. Elle ouvrit la porte et fût alors
assaillie de questions. Sakura : Messieurs les journalistes, je ne
répondrai à aucune de vos questions. Cependant, je peux vous donner
l'information principale de la journée : "La lycéenne traumatisée massacre les
journalistes qui la harcelaient."
Sakura dégaina son sabre et se jeta sur les journalistes en hurlant. Ces
dernier fuirent à toutes jambes. Sakura rengaina son épée et fit demi-tour. Elle
referma la porte et, au moment de retourner dans sa chambre elle vit ses parents
lui faisant face. Shun, qui ne supportait pas de voir Sakura avec cette arme,
avait un regard accusateur. Shina essayait de faire de même mais elle avait plus
envie de rire qu'autre chose. Shun : Jeune fille, il va falloir que
nous parlions de cet objet.
Sakura ne dit rien et suivit ses parents dans la maison. Une fois dans le
salon Shun commença à sermonner sa fille. Shun : Mais qu'est ce qui
t'a pris de faire ça ?! Tu te rends compte que tu aurais pu blesser ou même tuer
quelqu'un accidentellement. Je n'aime pas te punir mais je me vois dans
l'obligation d'agir. Je te confisque cette chose jusqu'à nouvel ordre.
Une voix (dans le dos de Sakura) : Voir Shun en colère est un
spectacle rarissime, je ne regrette pas d'être venu.
Sakura eu un hoquet de surprise. Elle ne savait pas ce qui l'étonnait le
plus. Que quelqu'un se soit introduit dans la maison comme par magie, ou que
cette personne connaisse le véritable nom de son père. Elle se retourna pour
voir l'intrus. C'était un jeune homme d'un peu plus de vingt ans. Il était
plutôt grand avec des cheveux roux coiffés en pétard. Il portait une toge qui
semblait de facture tibétaine. Mais ce qui intrigua Sakura, c'était les deux
points sur son front et ses yeux qu'il gardait fermés. Shina : Kiki !
Qu'est ce que tu fais là ? Sakura : Apparemment, maman connaît ce
type. Kiki : Ce n'est malheureusement pas une visite de
courtoisie. Shun : Elle nous rappelle, c'est ça ? Kiki :
Tu peux l'appeler par son nom tu sa ... Vous n'avez rien dis à votre fille c'est
ça ? Shina : Nous avons toujours voulu attendre le dernier mo ... Est
ce que tu pourrais ouvrir les yeux à la fin, ça m'énerve ! Kiki : Je
suis désolé Shina, mais tu es déjà mariée. Shina : J'avais presque
oublié cette stupide loi. Je vais dans le dojo.
Kiki attendit que Shina sorte et ouvrit les yeux. Il posa tout de suite son
regard sur Sakura. Kiki : Mais c'est qu'elle a drôlement changé
depuis la dernière fois. Shun (sèchement) : C'est normal elle venait
de naître quand tu l'as vue. Kiki : Dis donc Shun, c'est la paternité
ou le retour qui te rend d'humeur massacrante ? Shun : Excuse moi
Kiki, nous avons eu un mois très difficile. Kiki : Ce n'est pas
grave. Au fait, j'espère que Sakura a autre chose à se mettre. Il faut qu'elle
soit présentable pour La rencontrer. Sakura : Mais je l'aime bien moi
mon habit de sailor. Kiki : Tu n'as rien de plus disons, solennel ?
Sakura : J'ai bien un habit traditionnel pour le nouvel an.
Kiki : Je ne pense pas que ça fera l'affaire. De toute façon, Elle
avait prévu cette éventualité. Shun, pendant que Shina et toi vous vous
préparez, je vais emmener Sakura faire les boutiques. Shun : Très
bien, Sakura je te confie un instant à Kiki. C'est l'un de mes meilleurs amis.
Kiki : Allez viens, une surprise t'attend dehors
Sakura ne dit rien et se contenta de suivre Kiki. Quand il ouvrit la grande
porte, elle vit une limousine blanche garée devant celle-ci. Le chauffeur
s'inclina et ouvrit la portière à ses deux passagers. Sakura s'installa.
Kiki : Nous allons à Médina. Chauffeur : Très bien
monsieur.
Kiki s'assit à coté de Sakura qui le dévisageait. La voiture démarra.
Kiki : Dis moi Sakura, que t'ont dit tes parents sur leur passé au
juste ?
Sakura lui parla alors de la milice. Kiki : Je sens que tu veux me
poser une question. Sakura : J'en ai même plusieurs. Kiki
: Je te préviens, je ne te répondrais que dans le sens de tes parents. La vérité
ne devra venir que de leurs bouches. Sakura : Marché conclu. Alors,
je voudrais d'abord savoir pourquoi vous ne vouliez pas regarder ma mère ?
Kiki : C'est assez compliqué. La milice est un peu comme une secte.
Elle est régie par des lois antédiluviennes dont certaines complètement idiotes.
L'une d'elles stipule que les guerrières doivent porter un masque symbole de
l'abandon de leur féminité. Si une femme se fait surprendre sans son masque par
un homme, elle n'a que deux solutions : le tuer ou l'épouser. Sakura
: Mais maman n'a jamais porté de masque. Elle va devoir tuer tous les hommes
qu'elle a croisés depuis qu'elle est au Japon ? Kiki : Ne sois pas
stupide. Sa condition de guerrière à été mise en parenthèse jusqu'à aujourd'hui.
Sakura : Me voilà rassurée, c'est qu'elle serait capable de le faire.
Kiki : Il fût même un temps où elle l'aurait fait avec plaisir. Ah,
nous sommes arrivés.
Sakura sétonna que la discussion fut si longue car il fallait bien une
demi-heure pour rejoindre Médina. En fait, Kiki les avaient téléportés pour ne
plus répondre aux questions de cette dernière. Ils se trouvaient à présent
devant une prestigieuse boutique de vêtements. Sakura : C'est une
blague ?! Je ne vais pas m'habiller ici ?! Kiki : Nous avons un
budget illimité.
Sakura allait entrer dans le magasin lorsqu'une femme lui barra le passage.
Femme : Je suis désolée mademoiselle, mais le magasin a été réservé
pour la journée. Kiki : Elle est avec moi. Femme :
Monsieur Kiki ! Je suis terriblement confuse. Toutes mes excuses mademoiselle.
Sakura ne dit rien et entra. Elle était sous le choc, on avait réservé un
magasin rien que pour elle. Quand elle se tourna pour remercier Kiki, elle vit
qu'il portait un paquet sous le bras. Sakura : Qu'est ce que vous
tenez là ? Kiki : Tu peux me tutoyer tu sais. C'est l'uniforme que
portait ta mère quand elle était dans la milice. Ça te dérangerait de l'essayer
?
Sakura acquiesça et se dirigea vers la cabine d'essayage avec le paquet. Kiki
prit une chaise et attendit. Soudain Sakura sortit en trombe de la cabine.
Sakura : Il est hors de question que je porte ça. Kiki :
Calme toi Sakura. J'admets que ces vêtements sont quelque peu étranges pour des
personnes extérieures ; mais tu ne seras pas obligée de les porter. Je veux
juste voir de quoi tu as l'air dedans. Sakura : Je refuse. Jamais je
ne mettrais des talons aiguilles. Kiki : Si il n'y a que ça qui te
gène, tu n'as qu'à t'en passer. Sakura : C'est vrai ? Kiki
: Mais bien sûr.
Sakura retourna dans la cabine et en ressortit fière de porter les atours de
sa mère. Kiki faillit s'étrangler de rire. La tenue ne lui allait pas du tout.
Sakura était morphologiquement très différente de sa mère au même âge.
Kiki : Je (rire) Je crois que ce (rire) Ce n'est pas ton style.
Sakura : Très amusant. Continue à te moquer de moi et je t'efface ton
sourire à coups de poing.
Sakura essaya un nombre incalculable de robes, de chemisiers, de vestes mais
rien ne lui allait. Sakura : Je commence à en avoir marre. C'est à
croire que je suis destinée à ne porter que des costumes d'écolière et des
kimonos. Tien, je n'avais pas vu ce truc. Il me va plutôt bien. Il faut que je
trouve quelque chose assortie à cette couleur. Ça y est j'ai trouvé. Ce n'est
pas très officiel mais c'est saillant, de plus ça me va à ravir. Je me demande
ce que Kiki va en penser.
Sakura sortit une nouvelle fois de la cabine. Lorque Kiki la vit, il fit des
yeux ronds et ouvrit instinctivement la bouche. Kiki : Je rêve ! Tu
portes exactement les mêmes vêtements que ton père. Avec les cheveux longs, tu
serais son portrait tout craché. J'ai l'impression de rajeunir de quinze ans.
Sakura portait effectivement à merveille le T-shirt vert et le pantalon blanc
à bretelle qu'elle avait mis. Kiki : Tu vas faire sensation dans la
milice, et tes parents vont faire une drôle de tête. Va attendre dans la voiture
je vais payer.
Un peu plus tard dans la voiture.
Sakura regardait fixement Kiki. Kiki : C'est bon, pose ta
question. Je te dois bien ça après m'être moqué de toi. Sakura :
Qu'elle est ton rôle dans la milice ? Kiki : A présent, on pourrait
dire que je suis un général. Mais quand j'ai connu ton père, mon rôle se bornait
à de l'assistance technique. Sakura : Tu ne pourrais pas être plus
précis ? Kiki : Je t'ai déjà dit que toutes les réponses te seront
données par tes parents.
Sakura ne dit plus rien le restant du voyage. Arrivée devant chez elle, elle
vit une pancarte "A Vendre" devant la maison. Elle se rendit compte que sa vie
allait bientôt changer du tout au tout. En voulant entrer dans la maison elle
vit une note sur la porte lui demandant de se rendre au dojo. Sakura s'exécuta ;
mais au moment de passer l'huis, elle eut un instant d'hésitation. Bien sûr elle
avait attendu ce jour où ses parents lui révéleraient leur passé avec
impatience. Mais maintenant elle voulait qu'un siècle la sépare de la vérité.
Elle sentit soudain la main de Kiki sur son épaule. Il lui fit un sourire pour
l'encourager. Sakura entra finalement dans le dojo. Elle resta stupéfaite
devant le spectacle qui s'offrait à elle. Ses parents portaient des espèce
d'armures. Celle de sa mère était violette argentée avec des motifs de serpents.
Elle protégeait principalement son buste. Le masque qu'elle arborait lui donnait
un air sinistre. Celle de son père était couleur or et recouvrait tout son
corps. Des chaînes pendaient à ses bras. Cet accoutrement accentuait son aspect
féminin. Sakura avait l'impression d'avoir devant elle un couple
sado-masochiste. Shun : Je comprends que ces tenues te choquent.
Assieds toi, je vais tout t'expliquer.
Et Shun raconta tout à sa fille. L'orphelinat, l'île d'Andromède, le cosmos,
le tournoi intergalactique, les chevaliers noirs, les chevaliers d'argent,
Athéna, la bataille du Sanctuaire, les guerres successives contre Poséidon et
Hadès, le voyage à Paris, le mariage, la résurrection de Seiya et enfin son
retour au Japon. Sakura affichait un air dubitatif. Shina : Nous
comprendrons si tu ne veux pas nous croire. Sakura : En fait ça me
rassure un peu. Moi qui croyais être seule au monde. Shun : Que veux
tu dire ?
Sakura ne répondit rien. Elle ferma les yeux et se concentra. Soudain, sous
les yeux étonnés de ses parent, elle fût entourée d'une aura jaune orangée.
Shina allait questionner sa fille quand Kiki déboula dans le dojo.
Kiki : Je viens de sentir une cosmoénergie inconnue, est ce que tout
va bien ? Sakura : On ne peut mieux chevalier d'or du Bélier.
Shun : Comment peux-tu le savoir, nous ne te l'avons pas dit ?
Sakura : Kiki m'a dit tout à l'heure qu'il occupait une place
importante au Sanctuaire, avec ce que vous m'avez révélé, j'en ai déduit qu'il
avait succédé à son maître. Kiki : C'est qu'elle est maligne dites
donc. Shina : Sakura, quand as-tu découvert le cosmos ?
Sakura : Il y a quatre ans à peu près, tu te souviens du jour où papa
m'a punie pour avoir défiguré un garçon ? Shina : Bien sûr, c'était
la première fois qu'il le faisait. Sakura : Et bien c'est ce jour là.
Ce type n'arrêtait pas de m'embêter depuis plusieurs mois. Je ne me rappelle pas
ce qu'il m'avait fait, mais ça m'avait assez énervée pour que je sente une sorte
de formidable énergie en moi. J'avais l'impression que j'allais exploser. Il
fallait absolument que je la libère. Alors je l'ai frappé au visage de toute mes
forces. Quand j'ai vu le résultat, j'ai pris peur et j'ai décidé de n'en parler
à personne. Pas même à vous. (pleurs) C'est le secret que je voulais confier à
Shinji. Il m'avait dit quel genre d'homme il était, je devais lui montrer quel
genre de femme j'étais. Shun : Sakura, as-tu souvent fait appel au
cosmos ? Sakura : Si tu insinues que j'ai triché en sport, tu te
trompes papa. Cette force me tentait mais aussi m'effrayait terriblement. Tu
sais ces longues balades que je fais pour me calmer, et bien en fait je vais
dans un coin tranquille où je "m'amuse" à casser des rochers. Cette sensation de
puissance est tellement grisante, je me demande comment vous faites pour ne
jamais l'utiliser.
Shun fut étonné de la dernière remarque de sa fille. Bien sûr Shina et lui
n'avaient jamais utilisé leur cosmos devant elle. D'ailleurs quand ils le
pouvaient ils allaient sur une île déserte de l'archipel et se battaient de
toutes leurs forces. Cependant, ils le faisaient tout le temps exploser les
nuits où il faisaient l'amour. Comment Sakura ne l'avait elle pas senti ? Il
décida de faire une expérience. Il se mit à faire brûler son cosmos. Kiki fût
impressionné par tant d'énergie déployée, Shina se demandait ce que fabriquait
son mari, mais Sakura ne réagissait pas. Sakura : Papa ? Tu te sens
bien ? Shun : Tu n'as rien senti ? Sakura : Senti quoi ?
Kiki venait de comprendre ce que venait de faire Shun et décida de l'imiter.
Cette fois ci Sakura se tourna et regarda ébahie le chevalier faire étalage de
sa puissance. Kiki : Il semble que bizarrement Sakura ne sente pas
vos cosmoénergies respectives. Shina : Comment est-ce possible ?
Kiki : As-tu utilisé le cosmos lors de ta grossesse ?
Shina : Bien sûr, ça m'aidait à juguler les nausées et les
vomissements. Il me fallait souvent l'aide de Shun d'ailleurs. Kiki :
Je pense que Sakura a été exposée tellement à vos cosmos qu'elle en est devenue
insensible. Shina : Il y a autre chose qui me tracasse, Sakura a le
physique d'une fille de son âge alors qu'elle devrait sembler plus vieille.
Kiki : Je crois que j'ai une théorie. Le cosmos seul ne suffit pas à
accélérer la maturation du corps. L'entraînement physique a aussi un rôle
important. Celui de Sakura bien que rigoureux n'était pas suffisant. De plus, il
semble qu'elle possède le cosmos depuis sa naissance mais qu'il était endormi.
Son corps n'a pas eu à s'habituer à cette brusque montée de puissance.
Shina et Shun étaient stupéfaits par le discours de Kiki. Ils avaient encore
en tête le garçon espiègle qui ne pouvait rester sérieux cinq minutes.
Kiki : Vous ne vous attendiez pas à ça hein ? Shun :
Honnêtement, non. Kiki : Je crois qu'il est temps de partir
maintenant. Tes frères sont impatients de te revoir. Shun : Kiki,
pourrais-tu emmener Sakura à l'orphelinat s'il te plaît ? Je voudrais qu'elle
rencontre son oncle Ichi avant de quitter le Japon. Kiki : Mais bien
sûr Shun.
Kiki tendit la main à Sakura. Celle-ci la prit et ils disparurent.
Tokyo dans l'orphelinat de le fondation Graad.
Kiki et Sakura apparurent dans une petite pièce. Sakura : Ou
sommes nous ? Kiki : Dans la salle de téléportation, je viens souvent
ici. Ichi a fait construire cette salle pour que personne ne me surprenne en
train d'apparaître ou de disparaître.
La porte s'ouvrit et un fille de cinq ans avec des cheveux brun-bleu et le
teint pale se jeta au coup de Kiki. Fille : Tonton Kiki ! Kiki
: Du calme Naga. Naga : C'est qui cette fille ? Kiki :
Je te présente ta cousine Sakura, c'est la fille de ton oncle Shun.
Naga : Konnichiwa Sakura. Sakura : Konnichiwa Naga.
Kiki : Naga, est ce que papa est là ? Naga : Il est dans
le bureau avec maman. Kiki : Très bien, nous allons allez le voir.
Sakura suivit Kiki qui venait de mettre Naga sur ses épaules. Ils arrivèrent
à une porte. Kiki : Toc toc, c'est toison d'or.
Kiki entra sans frapper. Ichi : Alors mon ami, qu'est ce qui
t'amène ? Kiki : Je viens te présenter quelqu'un que tu n'as pas vu
depuis très longtemps.
Kiki désigna Sakura. Ichi la regardait d'un air stupéfait. Devant lui se
tenait un sosie Shun. Miho : Sakura, c'est bien toi ? Ichi
: C'est Sakura ? Elle est le portrait craché de son père, surtout avec ces
vêtements. Miho : Que nous vaut le plaisir de cette visite.
Sakura : C'est mon père qui a tenu à ce que je vous rencontre avant
d'aller au Sanctuaire. Ichi : Et bien ma chère nièce, nous avons du
temps à rattraper. Je brûle de te connaître mieux.
Sakura, Ichi et Miho parlèrent des quatorze dernières années. Sakura ne parla
cependant pas de Shinji. Quand tout fut dit, Kiki posa sa main sur l'épaule de
Sakura et ils partirent après avoir salué le couple.
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