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01/10/2001
23h30
La nuit était tombée depuis un moment sur le Sanctuaire. Il n'y avait aucun
nuage et la lune éclairait bien les environs. Sakura et Kiki apparurent près
d'une maison du domaine sacré. C'était une bâtisse faite de pierres et de bois,
elle était habitée car on pouvait voir de la lumière à travers la fenêtre .
Sakura remarqua une petite croix sur un talus à proximité de la masure. Des
lettres étaient gravées dessus mais Sakura n'arrivait pas à toutes les
déchiffrer. Elle savait parler le grec mais avais encore du mal à le lire.
Kiki (triste) : Il y a marqué Cassios. Sakura : Oh, je
vois. Bonsoir "grand frère".
La porte de la maison s'ouvrit. Shun : Vous en avez mis du temps !
Sakura : Papa ? Comment es-tu arrivé là ? Shun : Je peux
me déplacer à la vitesse de la lumière je te rappelle. Ta mère et moi avons eu
le temps de nous installer et de préparer nos chambres. Shina (de
l'intérieur de la maison) : Le dîner est presque prêt. Kiki : Vous
n'avez pas perdu de temps à ce que je vois. Je vous laisse, je doit retourner
dans mon temple. On se reverra demain quand vous monterez voir Athéna.
Shun : A demain Kiki. Sakura : A demain Kiki
Après le repas, Sakura se sentit bizarrement fatiguée. Sakura : Je
ne dois pas être habituée à la cuisine locale, j'ai l'impression que je vais
m'endormir d'un moment à l'autre. Shina : C'est normal, j'ai utilisé
une herbe aromatique avec des vertus soporifiques. Ça nous permettra de dormir
cette nuit. Sakura : C'est vrai qu'on a quitté le Japon ce matin. Où
est ma chambre ? Shun : Je vais t'y conduire.
Sakura se coucha habillée sur son lit et s'endormit presque aussitôt
02/10/2001
8h
Sakura mangeait avec appréhension son premier petit
déjeuner à la mode grecque. Elle n'était pas habituée aux tartines de miel sur
du pain aux figues ainsi qu'au lait de chèvre chaud. Elle profita que quelqu'un
frappe à la porte pour se lever de table et ouvrir. Elle se trouva face à un
homme qui faisait dans les vingt ans. Sont teint était bronzé ses yeux marrons
et ses cheveux châtains clair. Il avait un oeil poché et un bras en
écharpe. Homme : Tu dois être Sakura je
suppose ? Sakura : Les nouvelles vont vite
dans le coin. Puis-je savoir à qui j'ai affaire ? Homme : Je suis ton oncle Jabu. Je suis venu vous voir sur
ordre d'Athéna. Sakura : Ah ! Je vais
chercher mon père.
Sakura alla chercher Shun. Il sortit accompagné de Shina
qui avait mis son masque. Quand il vit son frère, il lui demanda ce qu'il lui
était arrivé. Jabu : C'est Marine qui m'a
fait ça le mois dernier. Shun : Marine ?!
Mais pour quelle raison ? Jabu : Elle a
encore piqué une crise et j'ai essayé de la consoler. Shina : Marine piquer une crise ? Tu te moques de nous
Jabu. Jabu : Mais pas du tout. C'est sa
cinquième en quinze ans. Elle a eu sa première crise quand nous sommes rentrés
au Sanctuaire après la naissance de votre fille. La deuxième elle l'a faite un
an plus tard quand la fille aînée de Shiryu est venue au monde. La troisième
quand Shunreï a accouché de son deuxième enfant. Nous avons alors compris
qu'elle faisait une dépression chaque fois qu'un enfant naissait au Sanctuaire.
La quatrième fût la pire de toutes car Seiya et June ont eu des jumeaux.
Shun : Et qui est né le mois dernier ?
Jabu : Bizarrement personne. Mais je pense que
ses quinze années de deuil commence à lui peser. Elle n'a toujours pas tourné la
page Aïolia. J'ai d'ailleurs essayé de lui faire comprendre qu'après autant de
temps il n'était pas immoral de refaire sa vie avec quelqu'un d'autre. Mes
arguments ont semblé porter mais j'ai fait la bêtise de plaisanter en lui
proposant de combler son vide affectif. Elle l'a très mal pris et m'a bourré de
coups en me traitant de tous les noms. Shina : Elle ne doit pas te porter beaucoup d'estime pour
avoir réagi ainsi. Jabu : En fait, j'avais
oublié ma sulfureuse réputation. Shina :
Toi, tu as réussi à avoir une réputation ! Jabu : Oui, mais elle n'est pas reluisante. Après la
naissance de Sakura, j'ai eu moi aussi envie de fonder un foyer. J'ai donc
cherché une femme avec qui j'aurais le plus d'affinités. En quinze années, j'ai
eu de nombreuses petites amies aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du
Sanctuaire. D'où une réputation de dragueur invétéré. Ce n'est pas facile de
trouver l'âme soeur. Sakura : Embrasse les toutes, embrasse les toutes, dieux reconnaîtra la
sienne. Shina : Sakura ! Shun : Qu'est ce qu'elle a dit ? Jabu : Je t'ai parfaitement
comprise. Sakura : Tu... Tu parles
français ! Jabu : Et un peu mieux que toi
même. Sakura : Toutes mes excuses oncle
Jabu. Jabu : Je les accepte. Pour la
petite histoire, Marine a finalement compris que je n'étais pas sérieux et s'est
confondue en excuse pendant mon séjour à la clinique. Shun : Au fait Jabu, que nous veut Athéna ?
Jabu : Elle souhaite que Sakura rencontre ses
oncles avant de lui être présentée. Ce sera assez rapide car je suis le dernier
des chevaliers de bronze à être resté. Les autres
ont quitté le Sanctuaire après avoir formé leurs successeurs. Seika a aussi
quitté le domaine sacré pour parcourir le monde. Ça va faire dix ans qu'elle est
partie. Shun : Tu sais ce qu'ils sont
devenus ? Jabu : Geki est garde forestier
dans le parc de Yellowstone, Nachi est entré dans la police de Tokyo et je crois
que Ban est devenu privé à New York. Shun
: Et toi ? Tu as décidé de rester chevalier ? Jabu : Non, j'ai aussi abandonné mon armure, mais je suis
resté en tant qu'instructeur. Si ça vous intéresse, je peux vous présenter à mes
meilleurs élèves. Shina : Je suis curieuse
de voir les chevaliers de bronze que tu as entraînés. Jabu : Alors tu seras déçue. A part mon successeur, je n'ai
formé que des chevaliers d'argent. Shina :
C'est une blague ?! Jabu : Attends un peu
et tu les verras. Je viens de les contacter par télépathie.
Quelque secondes plus tard, quatre jeunes gens se
présentèrent devant Jabu leurs casques sous le bras. Jabu : Je vous présente Amphitryon d'Héraclès, Barbara de
la Lyre, Guillaume de la Flèche et Jonas de la Baleine. Ce sont les chevaliers
d'argent que j'ai instruits.
Amphitryon malgré ses quinze ans, faisait deux mètres de
hauteur et sa carrure était impressionnante. Sa peau était bronzée et son visage
carré. Ses cheveux roux frisés recouvraient sa nuque et faisaient ressortir ses
yeux noirs. Barbara faisait dans les un mètres
quatre-vingt-dix. Elle était plutôt fluette. Des cheveux noir comme la nuit
coupés très court ornaient sa tête ronde. Les motifs de son masques étaient des
notes sous les yeux qui faisaient comme des larmes noires. Guillaume faisait une tête de moins que Barbara. Les traits de son
visage étaient fins sans être efféminés, son teint était pale. Ses cheveux
lisses et blonds coulaient en cascade derrière son dos. Il avait des yeux vert
émeraude. Jonas était plus grand que Barbara mais
plus petit qu'Amphitryon, il était cependant plus musclé que lui. Ses cheveux
coiffés en pétard et ses yeux étaient rouges. Tous avaient une cosmoénergie digne de leur rang. Shina : Je ne pensais pas le dire un jour, mais je te dois
des excuses Jabu. Tu es un instructeur très doué. Jabu : Maintenant que les présentations sont faites, je
dois vous conduire à Hyoga. En espérant qu'il soit là bien sûr. Ces cinq
dernières années, il a passé son temps entre le Sanctuaire et Paris.
Shun : Qu'est ce qu'il peut bien faire à Paris
? Jabu : La même chose que toi je suppose.
Au fait Sakura, il parle très bien le français alors n'essaie pas de faire la
maligne avec lui.
Shun se contenta de rougir et suivit Jabu.
Après vingt minutes de marche, la température baissa
brusquement. Sakura croyait rêver en voyant des flocons de neige tomber.
Shun : Je crois que nous approchons.
Shun avait pointé son doigt en direction d'une
silhouette. Le froid disparut et la personne indiquée se mit à courir en
direction du petit groupe. Arrivé à leur hauteur il serra Shun dans ses
bras. Hyoga : Shun ! Ça me fait plaisir de
te voir. Shun : Moi aussi je suis content
de te revoir Hyoga, mais tu m'étouffes. Jabu : Je vous laisse, je dois retourner auprès de mes
novices. Hyoga : Et voilà la petite
Sakura. Bienvenue au Sanctuaire j'espère que tu te plairas.
Hyoga avait tendu sa main à Sakura pour qu'elle la lui
serre. Elle l'aurait fait avec plaisir, mais elle avait une appréhension.
Quelque chose au fond d'elle même lui disait de ne pas répondre au geste de son
oncle. Elle décida tout de même de le faire par politesse. Au moment où Hyoga referma sa main sur la sienne, Sakura ressentit
un grand frisson. Hyoga avait fait baisser la température de son corps en
dessous de zéro. Ce dernier avait du mal à retenir un fou rire. Sakura : Ça se paiera un jour je te le
promets. Shun : Hyoga, ce n'était
vraiment pas drôle. Tu devrais avoir honte de faire ce genre de farce à ton
âge. Hyoga : C'est bon, je m'excuse. Ce
n'était pas vraiment méchant. Sakura :
Mais c'était franchement désagréable. Shina : Nous ne sommes pas venus pour nous disputer en
famille que je sache ? Hyoga : Vous
devriez écouter Shina, elle est la voix de la raison. Sakura : Oncle Hyoga, cette mèche ? C'est pour cacher ton
oeil borgne ? Shun : Sakura ! Ce n'est pas
une question à poser. Hyoga : Ce n'est
rien Shun. Depuis le temps je m'en suis accommodé.
Une sonnerie se mit à retentir. Hyoga sortit un téléphone
portable de sa poche. Hyoga : Allô. ... Écoute, je suis un peu occupé là, je me libère et je te rappelle
dans une minute. ... Moi
aussi je t'aime.
Sakura qui avait parfaitement compris le sens de la
discussion réprimaient avec difficulté un sourire. Shina quand à elle ne se
reteint pas son masque cachant les expressions de son visage. Shun qui ne
connaissait pas le français ne réagit pas. Shina : Hyoga, nous n'allons pas te déranger plus
longtemps. Je crois que ton temps est précieux. Hyoga : Vous avez tout compris ? Sakura : Absolument tout.
Hyoga (gêné) : En suivant ce chemin, vous
arriverez chez Seiya.
Après avoir salué chaleureusement Hyoga, Sakura et sa
famille se dirigèrent vers la maison de Seiya.
Au bout d'une demi-heure, Sakura entendit le bruit
caractéristique de deux personnes s'entraînant au combat. Elle se mit à courir
pour voir les combattants. Elle arriva près d'une maison qui ressemblait à celle
où elle avait dormi cette nuit mais en beaucoup plus grande. Les deux
adversaires étaient un garçon et une fille de onze ans. Ils avaient la même
taille et le teint bronzé. Le garçon avait les cheveux blonds coiffés en pétard
. Ses yeux étaient marrons. La fille avait les cheveux châtains, ils étaient
lisses et recouvraient sa nuque. Un masque cachait son visage. Le motif était
une simple bande rouge sous chaque oeil. C'est elle qui avait l'avantage. Elle
projeta son adversaire à terre avec un puissant uppercut. Ce coup aurait sonné
n'importe qui mais le garçon se releva presque aussitôt. Fille : Tu es vraiment pathétique Auguste. Tu n'as toujours
pas compris que tu ne possèdes pas le potentiel nécessaire pour faire exploser
ton cosmos. Auguste : C'est faux Julie !
Je suis ton frère jumeau, si tu es chevalier, je peux aussi le devenir.
Julie : J'ai assez perdu de temps comme ça. Je
dois aller à l'entraînement.
Julie partit dans une direction et Auguste suivit un
autre chemin. Un homme sortit de la maison. Il avait les cheveux de la même
couleur que Julie mais sa coiffure était celle d'Auguste. Il avait d'ailleurs
les mêmes yeux. Il était torse nu et une grande cicatrice ornait le coté gauche
de sa poitrine. Shun : Hé Seiya !
Seiya : Shun ! Vieux frère, tu t'es enfin décidé
à revenir.
Seiya posa ses yeux sur Sakura. Seiya : Je vois que tu as emmené ton fils. Sakura : Qu'est ce qu'il vient de dire ?
Shina (discrètement): Heu Seiya ...
Seiya : C'est fou ce qu'il te ressemble
Shun. Sakura : Il le fait exprès ma
parole ! Shina (plus énergique) :
Seiya ! Seiya : C'est quoi déjà ton nom
mon garçon. Sakura : "Mon garçon" !
Dis donc grande asperge il faudrait que tu penses à t'acheter des
lunettes. Seiya : Tu es une fille ? Dans
ces habits on dirait pas. Sakura : Je
conçois que je ne sois pas très féminine, quand on me traite de garçon manqué je
prends ça comme un compliment. Mais je ne supporte pas qu'on me prenne pour un
homme. Seiya : Ça va, ça va je
m'excuse. Sakura : Ce serait trop facile,
je te défie en combat singulier. Seiya :
Tu n'es pas sérieuse. Shun, Shina résonnez le... Je veux dire la.
Sakura : Mais c'est qu'il continue
l'animal. Shun : Je suis désolé Seiya mais
c'est impossible. Tu ne t'en tireras qu'en la combattant. Seiya : Mais je suis plus fort que l... Qu'elle.
Shina : Vous n'avez qu'à combattre sans cosmos.
Si du moins tu en es capable. Seiya : Tu
veux que ta fille venge ton honneur c'est ça ? Très bien j'accepte.
Seiya se mit en garde suivi de Sakura. Seiya commença
l'assaut. Shun : Seiya a attaqué en
premier c'était prévisible. Il va être étonné par la défense de ma
fille. Seiya : Elle a réussi à
éviter ou bloquer tous mes coups. C'est incroyable ! Sakura : Il se bat bien mais son jeu de jambes est nul.
C'est presque trop facile.
Sakura fit un fauchage qui surprit Seiya. Ce dernier se
retrouva à terre. Avant qu'il puisse réagir Sakura écrasa son coude sur son
estomac en y mettant tout son poids. Seiya le souffle coupé ne put se
relever. Sakura : C'est ça le chevalier
qui vous a menés à la victoire pendant toutes vos batailles ? Même Toji me donne
plus de mal que lui. Shun : Ta victoire
n'as rien de glorieuse. Sakura : Pourquoi
? Ce n'est pas ma faute s'il a fait la bêtise de me sous-estimer. J'avais un
avantage alors je l'ai utilisé.
Seiya se remit debout difficilement. Seiya : C'est une erreur que je ne commettrais plus. Shun,
toi qui es contre la violence, comment ta fille peut elle frapper aussi fort
? Shun : Je te rappelle qu'elle est autant
ma fille que celle de Shina. Seiya : Ah
oui, j'avais oublié. Shina : Où est June
? Seiya : Sur l'île d'Andromède, elle est
partie fleurir la tombe de Daidalos. Shina
: Elle est toujours chevalier ? Seiya
: Non, c'est malheureusement notre fille Julie qui est chevalier du Caméléon à
présent. Sakura : J'ai cru comprendre
qu'Auguste avait du mal à faire ses preuves. Seiya : Il semblerait qu'il ne soit pas destiné à devenir
chevalier d'Athéna. D'un certain coté ça me soulage car il n'ira pas combattre
lors de la prochaine guerre sainte. Je vais à présent vous laisser je dois
rejoindre ma femme. Suivez cette route et vous serez chez Shiryu.
Seiya indiqua le chemin qu'avait pris Auguste.
Après une courte marche, ils arrivèrent devant une maison semblable à celle
de Seiya. Un couple avait l'air de les attendre assis autour de ce qui semblait
être une table de jardin. Ils étaient vêtus d'habits traditionnels chinois.
Shiryu : Shun, Shina, enfin vous voilà ! Shunreï : Vous
arrivez juste à temps pour le thé.
Tous s'assirent autour de la table et burent le thé. Shiryu : Dis
moi Sakura, as tu rencontré tes cousins ? Sakura : J'ai aperçu Julie
et Auguste mais je n'ai pas pu leur parler. Shiryu : Mes filles sont
dans un petit bois non loin d'ici. Tu peux aller les voir si tu en as envie.
Sakura : C'est une très bonne idée. J'y vais de ce pas.
Sakura quitta la table. Shunreï : Shina, je peux discuter seule à
seule avec toi un moment ? Shina : Heu, oui bien sûr.
Shina suivit Shunreï dans la maison. Shun : Je vois que tu as tout
prévu pour qu'on ne soit que nous deux. Shiryu : Tu as parlé à Sakura
? Shun : Je ne vois pas à quoi tu fais allusion. Shiryu :
Tu sais très bien de qui je veux parler. C'est son oncle et elle a le droit de
le voir. Maintenant qu'elle est au Sanctuaire, tu ne pourras plus lui cacher son
existence longtemps. Quelqu'un pourrait très bien tout lui dire par
inadvertance. A moins que tu ne décides de la séquestrer bien sûr.
Pendant ce temps dans la maison.
Shina : Alors Shunreï, de quoi veux tu m'entretenir si discrètement ?
Shunreï (un peu gênée) : Je voulais te parler de ta relation avec
Shun. Le jour, ou plutôt le soir, où vous avez couché ensemble pour la première
fois, j'ai ressenti quelque chose d'étrange dans vos cosmos. C'est comme s'ils
ne faisaient plus qu'un. Je pensais que c'était du à l'acte charnel, mais la
semaine précédent votre mariage je l'ai à nouveau ressenti, ainsi que les jours
suivant votre union. Hors les guérisseurs déconseillent d'avoir des relations
sexuelles pendant la grossesse et je sais que tu es allée les voir. J'aimerais
savoir ce que vous faites pour que vos cosmoénergies réagissent ainsi.
Shina : Ça s'appelle une relation cosmique. Shun l'a découvert par
hasard lors de notre première nuit. Comme il se croyait encore amoureux de June,
il a essayé de garder une "virginité psychique" en tentant de faire abstraction
du plaisir. Il s'est donc concentré sur son cosmos en l'embrasant. Le problème,
c'est que par réflexe je l'ai aussi embrasé. Nos deux auras se sont mêlées
créant une nouvelle sensation plus intense encore que celle procurée par l'acte
charnel. Pris entre ces deux feux il n'a pu résister longtemps à ses pulsions.
Et lui qui voulait rester passif s'est montré très actif. Quand Shun et moi
avons révélé nos sentiments respectifs, ça a réveillé ma libido. Mais comme tu
l'as souligné, mon état m'empêchait de l'assouvir. Shun a bien remarqué que
quelque chose me tracassait. Après lui avoir tout expliqué, il m'a alors parlé
de ce qui s'était passé deux mois plus tôt. Il m'a ensuite demandé si je voulais
bien essayer de reproduire le phénomène. Ça a fonctionné tout de suite. Jusqu'à
la naissance de Sakura nous n'avons cessé de nous aimer de cette façon. Et cela
nous a encore plus rapprochés. Une sorte de lien cosmique s'est tissé entre Shun
et moi. Il est tellement puissant que lors de l'accouchement, j'avais
l'impression qu'il ressentait la même chose que moi. Je crois que je peux
affirmer que nous avons accouché de Sakura. C'est étrange quand même, bien
que naissant robuste, les enfants issus de chevaliers sont extrêmement fragile
lors de la gestation. Shunreï : J'aimerais qu'un tel lien m'unisse à
Shiryu, malheureusement mon cosmos est trop faible. Shina : Ne dit
pas de bêtise Shunreï, je te rappelle que mon cosmos est plus faible que celui
de Shun. Je suis sûre que Shiryu et toi pouvez entretenir une relation cosmique.
Au même moment.
Sakura avait trouvé la petite forêt de pins. Elle entendit à nouveau des
bruits de lutte et les suivit. Elle arriva dans une clairière qui était le lieu
de l'affrontement. Il y avait trois personnes. Les deux combattants et quelqu'un
d'autre qui semblait faire office d'arbitre. L'un des belligérants n'était autre
qu'Auguste. Son adversaire était une fille plus grande que lui avec de longs
cheveux noirs de geai coiffés en une longue natte qui descendait jusqu'à son
postérieur, elle portait un masque dont les contours étaient ornées de boucles
dorés. Le troisième larron tournait le dos à Sakura qui ne pouvait voir que ses
long cheveux noirs qui descendaient jusqu'au milieu de son dos.
Arbitre : Je suppose que tu es ma cousine Sakura. Sakura :
C'est exact. Et toi tu es l'une des filles de Shiryu c'est ça ?
Arbitre : Je suis sa fille aînée, je me nomme Sha Hua. Celle qui se
bat avec Auguste c'est ma petite soeur Chun-Li. Elle est le chevalier de bronze
de la Chevelure de Bérénice.
Auguste fut mit au tapis mais se releva quasiment tout de suite. Sha
Hua : Quinze minutes, vingt-huit secondes et trois dixièmes.
Auguste : Je suis pas en forme aujourd'hui, d'habitude je tiens vingt
minutes. Chun-Li : Écoute Auguste, tu n'es pas fait pour être
chevalier. Depuis le temps que je t'entraîne tu n'as réussi qu'à développer tes
capacités physiques sans éveiller ton cosmos. Auguste : Tu mens !
Vous avez tous le cosmos, il n'y a pas de raison que je ne l'ai pas.
Chun-Li : De toute façon, tes intentions pour devenir chevalier sont
mauvaises. Tout ce que tu veux c'est impressionner ton Irlandaise.
Auguste : Elle est Écossaise !
Sakura (à Sha Hua) : Dis moi Sha Hua, Auguste ne s'entraîne qu'avec
les membres de sa famille ? Sha Hua : Bien sûr. Sakura :
Alors je sais pourquoi son cosmos ne s'est toujours pas manifesté.
Sakura se dirigea vers Auguste et Chun-Li. Sakura (à Chun-Li) :
Excusez-moi, je pense que votre méthode d'entraînement est mal adaptée à votre
élève. Chun-Li (sèchement) : Qu'est ce que vous en savez ? Et d'abord
qui êtes vous ? Sakura : Chaque chose en son temps, si vous me
confiez votre disciple une heure je répondrais à toutes vos questions.
Chun-Li : Et puis quoi encore ! Sha Hua : Chun-Li ! Laisse
la se ridiculiser. Chun-Li : Tu as raison Sha, comme toujours.
Sakura s'approcha d'Auguste. Elle se rendit compte que malgré ses onze ans,
il était aussi grand qu'elle. Sakura : Bon ! Auguste, nous allons
jouer à un petit jeu cruel. Je vais t'attaquer et tu vas essayer d'éviter ou de
bloquer mes coups. Chaque fois que je te toucherai, tu auras droit à une
insulte. Le but final est que tu trouves le bon moment pour contre-attaquer.
Acceptes tu ces règles ? Auguste : Je trouve ça débile mais je suis
d'accord.
Auguste se mit en garde et Sakura attaqua sur le champ. Il se prit le premier
coup de plein fouet. Sakura : Pitoyable, j'ai vu des grand-mères
arthritiques avec plus de réflexes que ça.
Auguste se remit en position de défense. Il se prit un déluge de coups et
d'injures. Il ne savait pas depuis combien de temps il endurait ce traitement,
mais pour lui cela faisait trop longtemps. Il avait l'habitude des quolibets de
sa soeur, mais ces phrases blessantes venant d'une inconnue lui tapaient sur le
système. Soudain il vit un coup plus lent que les autres. Auguste :
C'est le moment !
Auguste évita le poing et envoya un uppercut foudroyant à Sakura qui alla
s'écraser deux mètre plus loin. Sha Hua : Trente minute pile. C'est
extraordinaire, je dois dire que c'est une méthode efficace. Auguste
: Et ben quoi ? Je l'ai battue et alors ? Sha Hua : Tu ne te sens
pas un peu bizarre ? Auguste : Non, je me sens en forme même. J'ai
l'impression que je pourrais soulever une montagne. Je ne me suis jamais senti
aussi fort. Je, j'ai découvert le cosmos ! Il faut que je montre ça à papa !
Auguste partit en courant chez lui. Chun-Li : Je n'arrive pas à y
croire, ça fait plus d'un an que je m'occupe de lui et cette fille réussit en
une demi-heure.
Sakura se releva et s'épousseta. Chun-Li (a Sakura) : Comment
as-tu fait ça ? Sakura : Je n'ai fait que finir ton travail. Auguste
ne libérait pas son cosmos car il ne voulait pas faire de mal à quelqu'un qu'il
aimait. A fortiori quelqu'un de sa famille. Tu as oublié de lui enseigner
l'abstraction des sentiments et il faisait un blocage psychologique. Ce n'est
pas plus compliqué que ça. Chun-Li : Mais qui es tu donc ?
Sakura : Je m'appelle Sakura et je suis ta cousine.
Chun-Li : Sha, tu le savais ? Sha Hua : Bien sûr.
Chun-Li : Alors pourquoi tu n'as rien dit ? Sha Hua :
Quand elle a refusé de se présenter, j'ai compris son plan. Si j'étais
intervenue, Auguste n'aurait pas pu libérer son cosmos en sachant qu'il se
battait contre une de ses cousines. Chun-Li : Dis moi Sakura ? Ça te
dirait un petit assaut contre moi ? Sakura : Avec plaisir.
Chun-Li : Sha, tu veux bien faire l'arbitre ? Sha Hua :
Comme d'habitude.
Chun-Li se mit en garde et enflamma son cosmos. Sakura : Ho là !
Je n'ai jamais combattu en utilisant le cosmos. Chun-Li : Pourtant tu
en possèdes un, je l'ai senti et Sha bien avant moi. Sakura : C'est
vrai, mais au dojo j'avais affaire à des humains normaux et j'ignorais que mes
parents étaient chevaliers. Chun-Li : Ne t'en fais pas, tu dois juste
donner le meilleur de toi même et tout ira bien. Sakura : Puisque tu
le dis. Chun-Li : Elle s'est mise en garde. Il semble qu'elle ne
veuille pas attaquer la première. C'est logique quand on sait qui est son père.
Voyons comment elle se débrouille. Sa défense est quasiment parfaite,
je n'arrive pas à la toucher. Par contre, elle m'a déjà donné une bonne dizaine
de coups. A ce rythme là je vais mordre la poussière. Je ne vois qu'une solution
pour l'emporter. C'est un peu déloyal, mais j'ai ma fierté. Je ne peux pas
perdre face à quelqu'un qui utilise vraiment son cosmos pour la première
fois. Par la colère du Drag...
Chun-Li ne put finir son attaque. Sakura venait de lui porter un coup de
poing au niveau du coeur. Chun-Li (haletante) : J'abandonne, tu as
gagné. Sha Hua : C'est impossible ! Il faut au moins subir cette
attaque une fois pour trouver son point faible. Sakura : Je ne
pensais pas que se battre avec son cosmos était si exaltant, je me suis bien
amusée. Excusez-moi de vous quitter, mais je dois aller voir Athéna. Sha
Hua : Tu as déjà rencontré tous tes oncles ? Sakura : Oui, je les
ai vus tous les quatre. Chun-Li : Alors il en manque un. Sha
Hua : Ce doit être Ikki. Sakura : Qui est Ikki ? Sha Hua
: C'est le frère de ton père, je veux dire le véritable frère. Ton père et
lui ont eu le même père et la même mère. Sakura : Pourquoi est-ce
qu'il ne m'en a jamais parlé ? Chun-Li : D'après papa, ils se
seraient brouillés le jour de ta naissance. Sha Hua : Si tu veux je
peux te conduire à lui. Sakura : D'accord, mais pas un mot à mon
père. Chun-Li : Je vais rester pour vous couvrir. Sakura :
Merci Chun-Li.
Sakura suivit Sha Hua
Sha Hua conduisit Sakura jusqu'à une falaise. En dessous
de celle-ci, se trouvait une demi-douzaine d'hommes en rang. Devant eux une
tierce personne faisait les cent pas. Homme : Mais qu'est ce qui m'a foutu une bande de larves
pareilles. Sha Hua (à Sakura) : Ton oncle
est d'astreinte pour l'entraînement des soldats du Sanctuaire. Ikki : Je demande toute votre attention pour ce dernier
exercice bande de moules. Vous allez me frapper chacun votre tour de toutes vos
forces. Si vous réussissez à enchaîner trois coups de suite sans que je
réagisse, je pourrais considérer que vous avez réussi. Mais très franchement
j'ai des doutes. Sakura : J'aime bien son
style.
Sakura repéra un sentier qui amenait à l'aire
d'entraînement. Sakura : Je vais aller
voir ça de plus près. Avec un peu de chance, je vais pouvoir participer à
l'exercice. Sha Hua : Ça m'étonnerait, il
n'y a jamais eu de femme soldat. Sakura :
Je suis prête à parier qu'il va me prendre pour un garçon.
Pendant que Sakura descendait, Ikki avait déjà mis au
tapis la moitié des gardes. Aucun d'eux n'avait réussi à lui porter un deuxième
coup. Quand elle arriva à destination, il n'en restait plus qu'un. Il réussit à
toucher Ikki deux fois mais il n'eut pas le temps de frapper une troisième
fois. Ikki (aux soldats) : Vous êtes
vraiment pitoyable, même un lombric a plus de force que vous. Sakura : Excusez-moi chevalier, est ce que je pourrais
essayer ?
Ikki se retourna et regarda Sakura. Ikki : Désolé mon gars mais t'es un peu jeune pour ça.
C'est bizarre, son visage m'est familier. Sakura : J'étais sûre qu'il me prendrai pour un
garçon. Dites plutôt que vous êtes fatigué. Ikki : Si tu le prends comme ça vas-y. Mais je te préviens,
je ne te ferais pas de cadeau. Sakura :
Mais je ne demande rien.
Ikki se mit en position. Sakura attaqua d'un coup de
genou dans l'estomac. Pendant qu'Ikki avait le souffle coupé, elle lui porta un
direct en plein visage suivi d'un coup de tête. Elle enchaîna avec un uppercut
qu'Ikki bloqua. Sakura fit alors un balayage qui fit tomber Ikki mais il se
releva aussitôt et fît signe d'arrêter le combat. Ikki : Toi tu m'as bien eu. Mais seras-tu capable de me
battre avec ton cosmos ? Sakura : Il y a
peu de chance, mais je veux bien essayer.
Sakura se mit en garde et embrasa sa cosmoénergie.
Ikki : Pauvre inconscient !
Sakura se jeta sur Ikki. Sha Hua était aussi descendue et
assista au combat. Sha Hua : Sakura est
en mauvaise posture. Elle ne parvient pas à le frapper et malgré sa défense elle
s'est déjà prise quelques coups. Bien sûr
Ikki n'utilise qu'une portion congrue de sa puissance mais ça suffit à la mettre
en difficulté. Ikki : C'est un
coriace, je pensais le mettre au tapis en un seul coup mais il encaisse bien.
De plus il se défend très bien. Sakura
: Il tape dur, j'ai du le laisser me toucher pour le mettre en confiance.
Si tout fonctionne comme prévu, il ne va pas tarder à baisser sa
garde. Bingo ! Sha Hua : Quel retournement de situation ! C'est Sakura
qui mène la danse maintenant. Presque tous ses coups font mouche.
Ikki : Je me suis fait avoir comme un débutant
! Ce gars est très doué. En plus je ne sais pas pourquoi, je n'arrive pas à me
battre sérieusement contre lui. Par
l'enfer ! J'ai compris. Il ressemble à Shun et il le sait. Ce salaud utilise mon
affection pour mon frère pour me combattre. Il va me le payer.
Par l'envol du Phoenix !
Sha Hua : Le fou !
Le coup surpris Sakura mais elle eut le temps de se
mettre en garde. La puissance de l'attaque la projeta cependant violemment
contre la falaise. Ikki : Je suis
impressionné que tu sois encore debout. Sakura : Je... Je n'ai pas fini de t'étonner.
Shiryuken !
L'attaque Sakura dépassa Mach 2, une vitesse dérisoire
pour Ikki. Cependant le nom de l'attaque et son exécution le surprit et il se la
prit de plein fouet. Il fût projeté à un mètre du sol et atterrit cinq mètres
plus loin. Sha Hua : Je comprends mieux
comment elle a pu déjouer la Colère du Dragon, elle possède une attaque
similaire avec la même faiblesse.
Ikki se releva avec un peu de difficulté. Une fois debout
il fût étonner de voir son adversaire toujours sur ses jambes. Les soldats qui
avaient suivi le combat quant à eux étaient bouche bée. Ikki : Après une telle dépense d'énergie il devrait être
mort de fatigue. A moins que ... Le spectacle est terminé. Si l'un d'entre
vous est dans mon champs de vision dans les trente secondes, il subira
L'Illusion du Phoenix.
Tous les soldats s'enfuirent en courant. Sakura sécroula
sur le sol. Ikki s'approcha d'elle. Ikki :
Ça alors, c'est une fille ! Une fille qui ressemble étrangement à
Shun. Sha Hua : Elle a une drôle de
façon de faire connaissance oncle Ikki. Ikki
: Tu étais là Sha Hua ? Sha Hua : J'ai
suivi votre petit affrontement. Ikki :
Est-ce que tu la connais ? Sha Hua : Je
l'ai rencontrée aujourd'hui comme toi. Ikki : Ça te dérangerais de m'en dire plus ?
Sha Hua : C'est ta nièce Sakura. Ikki : Sa... Sakura ! Sha
Hua : Serait se de la peur que je discerne dans ta voix ? Ikki : Non Sha Hua, je n'ai pas peur. Je suis terrifié. Tu
ne sais pas de quoi est capable Shun quand il est colère et en plus il a envers
moi une haine farouche. Si jamais il voit ce que j'ai fait à sa fille.
Sha Hua : Si j'étais toi, je l'emmènerais se
faire soigner au plus vite. Chun-Li ne pourra pas retenir oncle Shun très
longtemps. Ikki : Tu as raison, je vais
aller voir Cassandra. Sha Hua (malicieuse)
: Comme ça tu pourras joindre l'utile à l'agréable.
Ikki ne releva pas l'allusion de Sha Hua. Il prit Sakura
dans ses bras et se dirigea vers la maison de la guérisseuse aussi vite que
possible. Ikki : Cassandra ! Tu peux
m'ouvrir s'il te plaît ? J'ai les mains prises. Cassandra (après avoir ouvert) : Ikki ? Qui est cette fille
dans tes bras ? Ikki : Je te répondrai
plus tard, elle a besoin de soins au plus vite. Cassandra : Elle a l'air plus épuisée que blessée. Ses
jours ne sont pas en danger. Ikki : Si
elle n'est pas très vite sur pied, c'est les miens qui seront en danger. C'est
la fille de Shun et c'est moi qui l'ai mise dans cet état. Je sais que je peux
ressusciter mais c'est pas une raison. Cassandra : Athéna ! Entre vite.
Cassandra coucha sa patiente sur un lit. Elle posa ses
deux mains sur le front de Sakura. Tous ses bleus et contusions disparurent
presque aussitôt. Cassandra chercha des blessures plus grave. Elle repéra des
cotes fêlées et une brisée. Elle posa ses mains sur le thorax de Sakura pour les
réparer. Pendant que Cassandra faisait son office, Ikki lui raconta comment il
venait de rencontrer sa nièce. Cassandra :
Elle se réveillera bientôt. Elle ne t'a pas fait de cadeau on dirait. Laisse moi
arranger ça.
Sakura ouvrit les yeux. Sakura : Dis-moi oncle Ikki, qu'as tu fais pour que mon
père te déteste au point de me cacher ton existence ? Ikki (sombre) : C'est une vieille histoire. Quand tu étais
encore dans le ventre de ta mère, j'ai essayé de te tuer. Ton père est arrivé
juste à temps pour m'empêcher de commettre l'irréparable.
Sakura resta un moment interdite. Sakura : Je... Je peux savoir pour quelle raison tu ne
voulais pas que je naisse ? Ikki : Je...
Je crois que j'avais peur que Shun devienne indépendant, qu'en ayant quelqu'un à
s'occuper il n'ait plus jamais besoin de moi. Si tu savais à quel point je
regrette d'avoir fait ça. Sakura : Tu
étais jaloux de moi en fait.
Sakura se leva et s'approcha d'Ikki. Elle lui fit un
grand sourire auquel il répondit. Sakura en profita pour frapper violemment ses
parties intimes. Sakura : J'accepte tes
excuses. Cassandra : Elle a du
caractère. Ikki (avec difficulté) : Elle,
elle tient ça de sa mère.
Pendant ce temps chez Shiryu.
Shun : Mais que fait Sakura ? Athéna nous attend. Shiryu :
Sha Hua et Chun-Li viennent vers nous. Elle ne va pas tarder. Sha Hua
: Si vous cherchez Sakura, elle est avec Ikki. Shun (en se levant) :
Comment ! Où sont il ? Chun-Li : Je n'en sais rien. Il voulait lui
parler seul à seul. Mais je suppose que tu peux le repérer grâce à son cosmos.
Shun partit à toute vitesse à la recherche de son frère. Shiryu posa une main
sur l'épaule de ses filles. Shiryu : Je suis fière de vous. Ils vont
enfin pouvoir se retrouver. Sha Hua : Je te remercie papa. Je vais
aller méditer à présent.
Sha Hua quitta son père.
Chez Cassandra.
Ikki racontait à Sakura tout ce que lui avait caché son
père. Soudain il s'arrêta. Ikki : Il arrive.
La porte de la maison s'ouvrit. Shun (hurlant) : Ikki!
Sakura : Bonjour papa, tu m'avais caché que tu
avais un grand frère aussi charmant. Shun
(autoritaire) : Écarte-toi de lui Sakura, il est dangereux. Sakura : Je ne vois pas pourquoi je t'obéirais. Nous avions
un accord. Tu devais me dire toute la vérité le jour où le Sanctuaire te
rappellerait. Or tu m'as quand même caché une importante partie de ta
vie. Shun : Sakura, tu ne sais pas de quoi
il est capable. Sakura : Lui au moins il
est franc ! Il m'a dit sans détour qu'il a tenté de faire avorter maman. Et je
lui ai pardonné. Shun : T'a t'il dit qu'il
a récidivé le jour de ta naissance ? Qu'il s'était infiltré dans ta chambre pour
te tuer de ses propres mains ? Ikki : Je
voulais juste la voir ! C'est ma nièce après tout ! Shun (en criant) : Alors pourquoi n'étais tu pas à la
clinique ? Pourquoi ne m'as tu pas simplement demandé de la voir ?
Ikki (les larmes aux yeux) : Parce que j'avais
peur ! Peur de cette foule, peur que tu m'interdises de la voir. Comme j'avais
peur de te perdre quand j'ai appris que tu étais le père de l'enfant de Shina.
Il n'y a pas un jour sans que je regrette ce que j'ai essayé de faire.
Shun avait du mal à croire son frère, mais lorsqu'il vit
des larmes couler de ses yeux, ses doutes s'évanouirent Shun (tendrement) : Ikki, je te pardonne. Dans mes bras mon
frère.
Sha Hua avait les yeux fermés et était assise en tailleur
au bord de la mer. Sha Hua : Bonjour
Roshi
Un homme vêtu d'une robe de moine s'approcha. Son visage
était caché par la capuche. Roshi : Tu
m'as l'air particulièrement enjoué lézard. Sha
Hua : J'ai fais connaissance avec ma cousine Sakura. C'est une fille
géniale. Roshi : Ah, et qu'a t'elle de
particulier ? Sha Hua : Elle est
intelligente. Roshi : Comme toi.
Sha Hua : Son cosmos est impressionnant.
Roshi : Comme le tien. Sha Hua : Non, plus que le mien. Par contre elle ne sait
pas donner son maximum. Mais même avec ce handicap, elle aurait des chances de
me vaincre. Et surtout, elle sait faire abstraction de ses sentiments. Elle a
tout de suite vu que j'étais aveugle, mais elle n'a fait aucune remarque. Si je
réussis à la battre en combat singulier, je saurais que je suis digne de devenir
chevalier. Je devrai ma victoire à mon habilité au combat et non à la pitié de
mon adversaire. Roshi : Et comment comptes
tu t'y prendre pour la forcer à se battre contre toi ? Sha Hua : Je lui demanderais tout simplement.
Sha Hua ouvrit les yeux montrant à son interlocuteur ses
iris argentés
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