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Chapitre 1 :

Retrouvaille en Suisse 
 

 

 

Julian Solo

Cela faisait déjà quelques mois que Sorente et moi-même avions entrepris ce voyage dans le monde. Nous sommes à présent au début du mois de mai et nous venons de passer la frontière française menant en Suisse. Nous y faisons une simple étape de passage, une sorte de détour en fait par rapport à notre véritable but. Donc, j’avoue que rien ne nous obligeait d’y passer. Cependant, Sorente semblait assez ravi quand je lui avais proposé ce détour. J’ignore pourquoi, sans doute des raisons personnelles, en tout cas, je ne voulais pas le décevoir en changeant d’avis et surtout pour le nombre de fois où il me l’a rappelé.
Donc je me suis résolu à faire un passage en Suisse.
Je me demandais alors, et après avoir passé la douane, ce qui pouvait bien motiver Sorente. Mais je préférais pour le moment être attentif à la route et ne pas me distraire en loupant un virage ou encore ne pas voir un piéton. L’air de rien, cela demande beaucoup d’attention pour conduire surtout sur de pareilles routes avec autant de virages.
Vraiment, j’étais étonné que Sorente connaisse la route à suivre, mais je restais quand même de plus en plus sceptique en voyant que nous nous éloignions de plus en plus de la civilisation.

Julian : Dis-moi Sorente, es-tu certain de la route que nous suivons ?
Sorente : heu… oui…

Je n’aimais pas trop ce « oui » hésitant, il me paraissait assez suspect ou même ignorant. Cela m’inquiéta quelque peu. Je continuais cependant à suivre ses instructions sans trop me poser de questions.
 

Sorente

Cela faisait un bon moment que je n’étais revenu en Suisse, il faut surtout dire que je ne suis pas vraiment venu souvent, je n’ai pas l’impression de reconnaître les routes à prendre ; et les panneaux indicateurs, comme je m’en souviens, n’ont jamais été très précis et ne le sont d’ailleurs toujours pas, c’est vraiment agaçant.
Finalement, j’ai dû me rendre à l’évidence, j’étais complètement perdu.
Nous venions alors de pénétrer dans un petit village où Julian décida de faire une halte en voyant un supermarché. Il est vrai qu’il était deux heures de l’après-midi et que nous n’avions rien mangé d’autre que le petit-déjeuner de ce matin.
Cela me donna alors l’occasion de me renseigner sur ma destination pendant qu’il allait faire des courses.

Julian : Je vais enfin pouvoir manger quelque chose !!! Je me demande d’ailleurs ce qu’ils mangent les Suisses ? Tu m’accompagnes faire des achats Sorente ?
Sorente : Non, si vous ne voyez pas d’inconvénients, je préfère prendre un peu l’air et bouger un peu pour me remettre les idées en place.
Julian : D’accord, c’est comme tu veux ! Mais dans ce cas, on se retrouve ici auprès de la voiture à 15h00 !
Sorente : Oui !

Je sortis alors de la voiture en prenant à mon habitude ma flûte traversière, je ne pouvais vraiment pas m’en passer à vrai dire. Cela semblait d’ailleurs attirer pas mal de regards à mon sujet.
J’avais hâte, malgré mon petit mensonge envers Julian, de retrouver le bon chemin avant qu’il ne se rende compte que je m’étais perdu dans les dernières directions à prendre.

Julian : Juste une dernière chose Sorente !

Cette interpellation ne me disait rien de bon, je ne sais trop pourquoi mais j’avais un peu peur qu’il découvre mon manque d’orientation. Il sortit à son tour de la voiture en même tant que je me tournai en sa direction afin d’écouter ce qu’il avait à me dire.

Julian : S’il te plait, arrête de me vousoyer, nous nous connaissons assez pour nous tutoyer.

Ouff, je me sentais soulagé, ce n’était que de cela qu’il voulait me parler.

Sorente : Je vous vousoie encore ? je ne m’étais pas remarqué.
Julian : Allons bon, tu ne perds donc jamais cette habitude ? fais un petit effort au moins.
Sorente : D’accord, j’essaierai comme vous me le demandez.
Julian : Il y a pas mal de boulots encore à ce que je peux entendre.

Il faut dire qu’il n’avait pas tort, je n’arrivais pas du tout à ma faire à l’idée de le tutoyer, sans doute parce que je vois encore en lui, mon Empereur Poséidon.
 

10 minutes plus tard,
dans un petit magasin se trouvant à côté d’une station d’essence

Caissière

Depuis ce matin, il n’y a vraiment pas beaucoup de monde, ou plutôt devrais-je dire qu’il n’y a eu personne, c’est vraiment ennuyant.
Mais soudainement en me lamentant, j’entendis quelqu’un entrer, je croyais presque rêver. Il s’agissait d’un jeune homme bien habillé avec des cheveux mauve et des yeux étonnamment rouges, il était légèrement bronzé et il tenait une flûte aux reflets dorés. Voilà un bien joli oiseau, c’est sûr qu’il ne venait pas du tout du coin, cela me faisait plaisir.

Caissière : Que puis-je pour vous jeune homme ?
Sorente : C’est pour un renseignement, pouvez-vous m’indiquer la route qui mène à Porrentruy ?
Caissière : Oui ! Avez-vous une carte de la région pour que je vous montre le chemin à suivre ?
Sorente : Non, je n’en ai pas !
Caissière : Vous êtes un drôle de touriste vous ? voyager sans carte, il faut le faire.
Sorente (quelque peu embarrassé) : C’est vrai, c’est pas très malin de ma part. Mais je m’en passerai, pouvez-vous juste me dire qu’elle est la route la plus rapide pour y aller ?
Caissière : Oui, il y a l’autoroute, vous pouvez la prendre à trois kilomètres à la sortie du village et cela vous prendra une heure de trajet jusqu’à Porrentruy.

Voilà, je venais de le renseigner, mais comme j’avais besoin de conversation, je me mis à un peu l’interroger avant qu’il ne décide de me dire merci et au-revoir.

Caissière : Au fait, êtes-vous en voyage touristique ou en voyage musical ?
Sorente : Pourquoi donc en voyage musical ?
Caissière : Vous portez une flûte ! c’est ce qui m’a fait penser cela. Vous êtes virtuose ?
 

14h30 dans le supermarché

Julian

Ce supermarché n’était pas bien grand et ne vendait que de la nourriture et autres produits ménagers. Il n’y avait pas de plats déjà préparés, à part de très suspects sandwiches dont on pouvait à peine remarquer les deux fines tranches de pain qui contenaient entre elles une mixture faite en grande partie de mayonnaise.
Je me dirigeai alors loin de ces horreurs pour aller au rayon des pains. Là, c’était bien plus agréable, l’odeur donnait vraiment envie, surtout qu’il y avait des tresses au beurre qui venaient à peine d’être sorties du four. Je n’hésitai alors pas, j’en pris deux, elles serviront à nous faire de BONS sandwiches.
Il était bientôt 15h00, je pris donc en vitesse quelques ingrédients pour nos sandwiches : des tranches de salami, de jambon, des boîtes de thon, quelques tomates, de la moutarde, des cornichons et pour finir je pris du gruyère, un fromage typiquement suisse.
Cependant, une fois à la caisse, j’avais l’impression d’avoir oublié quelque chose d’important que je voulais à tout prix acheter, J’avais beau me creuser la cervelle, je ne parvenais plus à m’en souvenir ! Tant pis, ça ne devait pas être quelque chose de si important que ça puisque je ne m’en souvenais plus. De toute manière je n’ai plus beaucoup de temps, il était à présent 15h00.
 

Sorente

J’étais revenu auprès de la voiture un peu avant l’heure. Si je n’avais pas fait attention, je crois bien que cette caissière m’aurait retenu d’avantage. Je m’étais adossé à la voiture en attendant l’arrivée de Julian.
Je ne sais trop pourquoi mais je me sentais très à l’aise depuis un moment, j’appréciais ce soleil brillant et la chaleur qu’il dégageait, et l’air qui était agréable à respirer, ainsi que le chant des oiseaux qui…

Julian (très joyeusement) : Alors Sorente ?! ça t’as fait du bien de prendre l’air ?
Sorente :
Julian (s’approchant de Sorente) : Hé oooooooooooH ! La terre appelle Sorente !
Sorente (surpris) : Quoi ?! Comment ? Que se passe t’il !!!???
Julian : Monsieur était en train de rêvasser.
Sorente : Excusez-moi Julian, je ne vous avez pas vu arriver.
Julian : Je trouve que tu as l’esprit un peu ailleurs depuis quelque temps.
Sorente : Vous en êtes sûr ?
Julian : Assez pour savoir que depuis quelques jours tu as fait pas mal de fois cramer notre dîner ; que tu avais fermé toutes les portes de la voiture alors que les clefs étaient encore à l’intérieur ; que tu avais plusieurs fois oublié de prendre la monnaie à la caisse ; et par dessus tout, tu as réussi une fois à perdre ta flûte traversière. Et bien évidemment je ne parle pas de la fois où tu as pris le sucre au lieu du sel pour la soupe de hier soir.
Sorente (assez confus) : C’est… que… à vrai dire… je…
Julian : En plus, je te rappelle que tu as oublié d’acheter une carte par précaution pour notre détour en Suisse, et ce depuis une dizaine de jours.
Sorente : Je ne sais que dire… C’est un oubli.
Julian (un peu sceptique) : En fait, je crois bien que c’est depuis le jour où je t’ai annoncé notre étape en Suisse que tu as la tête ailleurs.
Sorente  : Comment ça !?, qu’est-ce que vous insinuez par là !!?
Julian : En fait, je suis à présent certain que tu avais une bonne raison pour insister à faire ce détour.
Sorente (vexé) : Qui ?! Moi ?! Vous avez vraiment de drôles d’idées Julian.
Julian : Hummmm….Dans ce cas, tu ne vois pas d’inconvénients à ce que nous partons de suite de la Suisse ?!
Sorente : Comment ça, il en est pas question !!!
Julian (avec un sourire au coin) : Et pourquoi donc ?
Sorente : Parce que.. !!
Julian : Mais encore… ?
Sorente : Cela me concerne, vous n’avez pas à le savoir !
Julian : Pourquoi ne rien me dire, ne serai-je pas digne de ta confiance ??!!
Sorente : C’est personnel !! Ce n’est pas une histoire de confiance !

Non mais, il n’est pas question qu’il sache mes raisons, c’est personnel, point final.
 

Julian

Je dois bien avouer qu’il m’était donné très rarement de voir mon ami Sorente en colère, je me suis donc vite résolu à ne pas insister de connaître ses raisons pour le moment.
Je découvrirai bien ce qui l’a amené en Suisse, mais pour cela, il va falloir faire preuve de subtilité.
Après cette petite chamaillerie, au lieu de manger en route dans la voiture, nous sommes allés dans un petit parc agréable que Sorente avait repéré tout à l’heure pendant que je faisais des achats.
Nous nous sommes assis sur un banc qui était à côté de buissons en fleurs ainsi que sous un arbre. Je me sentais à mon aise en respirant un grand coup et en m’allongeant presque sur le long du banc.

Sorente : Qu’avez-vous acheté de bon Julian pour notre dîner ?
Julian : Des tresses et des ingrédients pour faire des sandwiches.
Sorente : Quels sont donc ces ingrédients ?
Julian : Alors nous avons : des cornichons, du gruyère, des tomates, du jambon, du salami, de la moutarde et deux boîtes de thon.
Sorente : Des boîtes de thon ?? pourquoi vous avez achetez cela ?
Julian : C’est très bon le thon, c’est du poisson, c’est bon pour la santé ! Pourquoi tu me dis ça ? Tu n’aimes pas le thon ?
Sorente : Non, c’est pas que j’aime ou que j’aime pas, mais pourquoi avoir acheté des boîtes de thon alors que nous n’avons plus d’ouvre-boîtes ?
Julian : ……….heu…….bonne question… c’est vrai que l’ouvre-boîte que nous avions c’est cassé par usure sur une boîte de pêches.
Sorente : Disons plutôt qu’il s’est cassé parce que vous aviez forcé dessus.
Julian (un peu gêné) :  Hummm, possible possible….
 

5 minutes plus tard dans le même supermarché

Caissier : Bonjour Monsieur ! Vous êtes revenu acheter quelque chose que vous avez oublié ?
Julian : Oui en quelque sorte… un ouvre-boîtes !!
 

Pendant ce temps, dans le parc

Sorente

En attendant que Julian revienne avec un ouvre-boîte, je me mis à faire des sandwiches et je commençai à en manger un avec régal. Bizarrement, j’avais l’impression qu’il manquait quelque chose comme ingrédient, de la salade en fait, Julian a sans doute dû omettre cela, ça m’étonne d’ailleurs de sa part, c’est habituellement un aliment qui lui tient à cœur. Tant pis, je m’en passerais pour cette fois, j’ai trop envie d’arriver le plus tôt possible à Porrentruy.
 

A 17h00, sur l’autoroute

Julian

Cela faisait bientôt une heure que nous étions sur l’autoroute et pour passer le temps, nous écoutions de la musique. Mais même si j’étais très attentif à la route, je pouvais néanmoins constater que Sorente n’était pas bien bavard depuis notre repas de tout à l’heure. Il était très pensif et autant dire complètement en train de rêvasser. Je me suis donc permis de le sortir de ses nuages pour discuter un peu et surtout pour découvrir ce qui le rendait comme ça, j’allais donc commencer mon opération subtil pour connaître ses raisons à vouloir faire ce détour en Suisse.

Julian : Sorente ! Nous allons bientôt arriver à Porrentruy d’ici un quart d’heure.
Sorente : …
Julian : Hé oooooooH !! Sorente m’as-tu entendu !?
Sorente : Quoi ? que ? Qu’est-ce que vous avez dis ?
Julian : Je dis simplement que nous sommes bientôt arrivés !
Sorente (content) : C’est super ! J’ai hâte que nous y soyons !
Julian : Je suis content que cela te fasse plaisir.
Sorente : Je vous remercie.
Julian : Tu connais donc bien cette ville de Porrentruy ?
Sorente : La connaître très bien, n’est pas vraiment le terme que j’aurais employé, mais disons que j’y suis déjà allé quelque fois, 5-6 fois si je m’en souviens bien, je la connais donc un peu.
Julian : Comment avez-vous connu cette ville ?
Sorente : En fait c’est que je conn…. Je ne sais plus trop en fait, sans doute parce que j’y suis allé une fois lors d’un voyage étant petit.
Julian : D’accord, je comprends mieux à présent.

Raté et archi-raté, j’ai presque failli connaître ses raisons. Il a beau me dire ce qu’il vient de me dire, je sais que c’est un mensonge. Vraiment c’est très énervant, il avait commencé sa phrase très honnêtement et pouf ! il l’a changée en me disant complètement autre chose.
En tout cas, une chose est sûr à présent, c’est qu’il connaît quelque chose ou quelqu’un qui est à Porrentruy qu’il semble vouloir revoir… ! Mais à présent faut-il savoir qui ? ou quoi ?

J’enrage d’envie de pouvoir élucider ce mystère.

Sur le moment je n’insistai pas, je sentais bien que Sorente allait se méfier dès à présent.
 

17h20 à l’entrée de Porrentruy

Sorente

Nous voilà enfin arrivés à Porrentruy, j’étais vraiment très content.
Une fois dans la ville, dans un hôtel, nous avons réservé une chambre pour la nuit.
Après quoi, après la proposition de Julian, nous avons décidé de visiter la ville chacun de notre côté et de se retrouver au plus tard à 21h00 à l’hôtel. Pour ma part, cela m’arrangeait qu’il ne m’accompagne pas, je pouvais ainsi faire aisément ce que j’avais prévu de faire depuis quelque temps.
 

Julian

Ce que Sorente ignorait sur le fait de nous séparer pour visiter la ville, c’était mon intention de le suivre discrètement pour découvrir ses raisons d’être venu ici. J’avoue que ma curiosité m’obligé de faire ce genre de chose, mais il faut bien admettre quand même que l’affaire est très intrigante.
Heureusement pour moi, il ne prenait pas la précaution de se retourner, je pus donc le suivre assez facilement en étant bien à une bonne vingtaine de mètres de lui.
Finalement, je le vis arriver auprès d’une fontaine, il s’en approcha , s’assit bien à l’aise sur le rebord en posant sa flûte. Etait-ce cette fontaine qu’il tenait tant à voir ? Renfermerait-elle un secret que lui seul connaît ?

Non, c’était une fausse alerte, c’était juste pour se désaltérer.

Je continuai donc à le suivre, il entra dans un magasin d’occasions, j’attendis donc à l’extérieur qu’il en ressorte. Bien étrangement quand il ressortit, il tenait en main un petit paquet emballé bien élégamment, que pouvait-il bien contenir ? Etait-ce pour lui ou pour quelqu’un d’autre ? Vraiment, cela devenait de plus en plus mystérieux.
Finalement, il alla dans une grande place où il y avait pas mal de monde descendu du car qui venait d’arriver et qui prenait de nouveaux passagers. Quel remue-ménage, je perdis carrément Sorente de vue, je scrutais dans la foule pour le retrouver mais rien à faire, je ne le voyais plus. Finalement le car repartit, à présent, la foule étant dispersée, il était plus facile pour moi de retrouver Sorente, il n’avait pas pu allé bien loin en deux minutes quand même. Cependant, j’avais beau le chercher dans les environs, je ne le vis plus du tout. Il avait bel et bien disparu.

J’enrage, je venais une nouvelle fois de perdre ma chance de connaître les raisons de Sorente.
Mais rien n’était perdu, je me mis de suite à le rechercher dans toutes les rues de Porrentruy.

 
Pendant ce temps, dans le car.

Sorente

A présent je me trouve dans ce car, afin d’arriver à ma véritable étape qui n’était pas tout à fait Porrentruy mais un village environnant. Le trajet allait seulement me prendre au maximum une quinzaine de minutes, j’étais de plus en plus nerveux et angoissé, malgré le fait que j’étais depuis un bon moment très ravi d’arriver enfin à ma destination.
En chemin, la car s’arrêta dans un autre village. Des personnes descendirent du car et d’autres y montèrent à leur tour. Le car était à présent bien rempli, je fis donc de la place à côté de moi pour accueillir une éventuelle personne.
J’eus raison de m’y préparer, en effet, une mère avec sa fille d’une dizaine d’années cherchèrent à se placer, la petite fille s’installa à côté de moi alors que sa mère s’assit juste sur le siège opposé, elles étaient donc simplement séparées par le couloir du car.

Fille (avec grand sourire) : Bonjour Monsieur !
Sorente : Bonjour jeune fille !
Fille : Au fait Monsieur ! pourquoi vous avez une flûte ? Vous allez à un cours de musique ?
Sorente : Non, je ne vais pas un à cours de musique, en fait je me ballade toujours avec ma flûte, c’est en quelque sorte une amie de voyage.
Fille : Vous aimez beaucoup jouer de la flûte alors ?
Sorente : Oui beaucoup !
Fille : Qu’est-ce qu’il y a dans votre cadeau monsieur ?
Sorente : Dans ce paquet ? Et bien c’est une surprise pour quelqu’un.
Fille : C’est vrai ?! Et pour qui Monsieur ?
Sorente : C’est pour…
Mère : Allons Amandine !! cesse de poser toutes ces questions à ce jeune homme, c’est pas polie d’être aussi curieuse. Excusez-là Monsieur.
Sorente : Ne vous en faites pas Madame, pas besoin de vous excuser, votre fille ne me dérange pas du tout. Elle est bien trop mignonne pour que je lui en veuille.
Fille : Tu vois maman, j’embête pas ce monsieur.
Mère : Oui c’est vrai, mais il va falloir que tu lui dises maintenant au-revoir car le bus vient juste d’arriver chez nous.
Fille (déçue) : Déjà ?!
Mère (en train de se lever de son siège) : Oui, et si tu ne te dépêches pas, le chauffeur va repartir en oubliant de te faire sortir.
Fille : Oui j’arrive, je dis juste au revoir au monsieur.
Mère : Je vais déjà à l’extérieur en en attendant que tu lui dises au revoir.
Fille : D’accord !!

Après avoir acquiescée, elle se tourna vers moi pour me saluer.

Fille : Au revoir Monsieur, j’espère que votre ami sera content de recevoir votre cadeau.
Sorente : Je te remercie Amandine, j’espère moi aussi que ce cadeau va lui plaire.
 

5 minutes plus tard, à un autre arrêt de bus dans un autre village.

Me voici enfin arrivé dans le bon village, je descendis du car et je me dirigeai vers l’habitation de la personne que je souhaitais tant revoir. Cela faisait plusieurs mois que nous ne nous étions vus, j’espère ne pas lui faire une trop mauvaise surprise en me présentant aussi tardivement.
Je me trouvai dès à présent devant sa demeure, il s’agissait d’une petite maison avec un jardin qui l’entourait.
J’étais particulièrement soucieux et agité en appuyant sur la sonnette et en attentant qu’on vienne m’ouvrir.
J’attendis au moins une à deux minutes, j’étais alors quelque peu perturbé, n’y aurait-il personne ? Je resonnai encore une fois. Cette fois, j’entendis quelqu’un arriver pour m’ouvrir. J’étais assez soulagé à vrai dire.
La porte s’ouvrit et je pus alors enfin revoir son visage : ses yeux de couleur noisette, sa peau claire, ses longs cheveux bruns foncés lui allant jusqu’au bas du dos et
  son énergie positive et active.

Dés qu’elle me vit, après un petit instant d’étonnement, elle s’agenouilla devant moi en me disant sur un ton quelque peu neutre :

« Mon Général Sorente, je suis ravie de vous revoir »

Sorente : Je te remercie Sûria, tu peux te relever à présent.
Sûria (en se relevant) : Entrez donc mon Général Sorente, ne restez pas à l’extérieur.
Sorente : Très bien, je te suis.

Elle me dirigea jusqu’à son salon. J’étais un peu surpris qu’elle me parle un peu neutrement et en me vousoyant, est-ce que je ne serais pas le bienvenu ?

Sûria : Voulez-vous quelque chose à boire ?
Sorente : Non, ce n’est pas nécessaire, je suis juste venu te faire un rapport de ce qui s’est passé au Sanctuaire Marin, lors de la bataille face aux chevaliers d’Athéna.
Sûria (en s’asseyant) : Je vous écoute.
Sorente (en s’asseyant à son tour) : Voilà ce qui s’est passé :  après que tu sois partie du Sanctuaire Marin, Poséidon réussit à enfermer la Déesse Athéna dans le pilier central de l’Atlantide. Les chevaliers de celle-ci sont donc venus la délivrer. Pour cela ils durent détruire les sept piliers de l’empire ainsi que le pilier central.
Sûria : Sorente ! Vous m’inquiétez, votre mine ne me dit rien de bon.
Sorente : En effet, cette guerre s’est passée très mal pour nous, les Marinas.
Sûria : Que s’est-il passé ?
Sorente : En fait…

J’avais assez de peine à lui annoncer la mort de tous les Généraux, je ne sais trop pourquoi, cela me faisait sans doute remuer de mauvais souvenirs. Un moment de silence s’installa avant que je ne reprenne ma phrase. Sûria me semblait bien attentive à ce que j’allais dire.

Sorente : … c’est que tous mes collègues qui gardaient eux aussi un pilier, sont morts durant cette bataille.
Sûria : … et… tu… vous êtes le seul survivant de cette guerre ?
Sorente : Oui !
Sûria : Qu’est-il advenu de notre empereur Poséidon ?
Sorente : Son âme a été enfermée une fois de plus dans l’urne sacrée d’Athéna.
Sûria : Et son hôte, celui qui était sa réincarnation ?
Sorente : Il a survécu à cette guerre. Mais juste après, il a commencé d’entreprendre un voyage dans le monde, dans le but d’aider les enfants. Je l’accompagne d’ailleurs dans ce périple en lui cachant mon statut de Marinas et en me faisant passer pour un étudiant en musique.
Sûria : Vraiment c’est idiot !
Sorente : Quoi donc ?
Sûria (commence à s’énerver) : Oui c’est vraiment idiot ! Pourquoi avais-tu insisté que je parte du Sanctuaire Marin avant cette bataille, j’aurais très bien pu vous être très utile !!!
Sorente (commence à s’énerver lui aussi) : C’était un massacre, alors estimes-toi heureuse de n’avoir pu y participer !!
Sûria : Et je peux savoir pourquoi ??!!! Nos forces sur cette bataille auraient dû être plus concentrées !! J’avais donc une bonne raison d’y rester !!! Moi, Lieutenant, Marinas du Léviathan !!!
Sorente : Je t’avais ordonné de partir point final !!! Cette bataille ne te concernait pas, elle concernait seulement les 7 Généraux et non les Sergents et autres !!!
Sûria : Je suis ton second quand même !! C’était de mon devoir d’être à tes côtés pour te venir en aide !!! Et puis d’abord je peux savoir pourquoi tu es le seul survivant ??!!!
Sorente : Parce que je me suis rendu compte que cette bataille n’était pas menée par Poséidon depuis le début mais par un traître qui se faisait passer pour l’un des Généraux  et qui se servait de la puissance de Poséidon en prenant garde qu’il ne s’éveille pas de sa léthargie pour accomplir ses ambitions de domination !!
Sûria : Comment ça !!!?? Et tu n’aurais pas prévenu les autres de cela ??!!
Sorente : Je m’en suis seulement rendu compte lors de cette bataille et en particulier en affrontant le Chevalier de Bronze d’Andromède qui m’a vaincu malgré moi.
Sûria : Et en plus vous vous êtes fait battre par des CHEVALIERS DE BRONZE !!!
Sorente : JE N’Y PEUX RIEN MOI !!!!! Nous les avons sous-estimé je veux bien l’admettre !!! Mais c’est pas une raison pour me faire remarquer cela !!!
Sûria : Parce que tu trouves que c’est glorieux déjà de perdre une bataille et en plus d’être simplement vaincu par de simples chevaliers de bronze !??? Les chevaliers les plus faibles de la chevalerie d’Athéna !!!??
Sorente : Et bien j’avais raison de te dire de partir, car tu les aurais bien plus sous-estimés que moi !!! Et tu serais morte à l’heure qu’il est !!!!
Sûria : Et toi alors, tu aurais très bien pu être mort aussi à l’heure qu’il est !!!?
Sorente : C’était le risque que je prenais en tant que Général !!!!
Sûria (très énervée et en rougissant un peu): J’étais inquiète pour toi !!! ESPECE DE SCOMBRESOCE !!!!!
Sorente (toujours énervé et rougissant aussi) : C’est pas une raison espèce d’enragée !!!! Il fallait penser à ta sécurité !!!!! VOILA TOUT !!!! Et comme tu t’en fiches de ta sécurité, je m’en suis chargé !!!!!!!
Sûria : Je suis assez grande pour veiller à ma sécurité !!!!! Tu n’avais pas à t’en occuper !!!!!
Sorente : Je suis ton SUPERIEUR !!! J’avais parfaitement le droit !!!!
Sûria : Et ALORS …. !!!!!!!!!!????

A sa remarque, je préférai ne rien dire, je ne voulais pas continuer à me disputer avec elle et de lui dire vraiment pourquoi je tenais à sa sécurité. D’ailleurs elle aussi ne continua pas cette dispute, elle s’est sans doute également rendu compte que c’était stupide de nous chamailler.

Bien que nous étions énervés tous deux, nous laissâmes un bon moment de silence entre nous pour nous calmer.
 

Sûria

Bon d’accord, j’étais assez contente ou même plutôt très contente que mon Général Sorente soit venu me rendre visite, mais je restais toutefois bien certaine que j’aurais pu lui être très utile durant cette bataille et quoi qu’il en dise. Cela m’énerve. Mais bon, je n’avais pas envie de parler de cela pendant des siècles, il a tort, je le sais bien, et ça me suffit pour le moment que moi seule le sache.
On avait beau se trouver dans la même pièce et l’un en face de l’autre, on ne se regarda pas, nous avions tout deux le regard qui allait à l’opposé de l’autre, un peu comme si on se tournait le dos. Et ce, durant un bon moment.
Finalement je me permis de commencer une autre conversation.

Sûria : Au fait mon Général Sorente ? Que comptez-vous faire à présent ? maintenant que l’Atlantide est détruite et que Poséidon est enfermé par le sceau d’Athéna 
Sorente : En fait, j’accompagne à présent Julian Solo au cours de son voyage dans le monde afin de veiller à sa sécurité.
Sûria : Je vois ça, malgré que Poséidon soit scellé par Athéna pour les 300 prochaines années, il est toutefois de notre devoir de Marinas de veiller à son hôte qui était sa réincarnation. La famille des Solo a toujours été choisie par notre Empereur pour se réincarner.
Sorente : Oui tout à fait, il faut donc en quelque sorte veiller à ce que la famille des Solo dure pour les prochaines réincarnations de Poséidon.
Sûria : Oui. Je vais donc vous accompagner dans ce voyage.
Sorente (en se relevant brusquement) : COMMENT ???!!!!
Sûria (calme et un peu interloquée) : Ben oui, je vous accompagne…. !
Sorente : Mais pourquoi tu veux nous accompagner ?!
Sûria : Et bien c’est pour… c’est pour… M’assurer de la protection de l’hôte de notre Empereur et puis… et puis… je suis ton bras droit, il est donc de mon devoir de t’accompagner partout où tu vas !!!!
Sorente : Et bien, en tant que ton supérieur, je te dis de rester ici !!!
Sûria (se levant précipitamment et quelque peu fâchée) : ET POURQUOI ?????!!!!!!!!
Sorente : C’est un ordre de ton supérieur, il n’y a pas à se poser de question !!!
Sûria : Non mais… !!!! C’est…. Grrrrrr !!!!!

C’était très embêtant là, c’était mon supérieur, je ne pouvais pas discuter ses ordres, je devais donc obéir à sa volonté. Je me résolu alors de ne pas insister, je trouverai bien un moyen pour l’accom… heu… LES accompagner. Je suis son second quand même, il faut donc que je veille à la sécurité de mon supérieur.

 
Sorente

En venant lui annoncer le fait que j’accompagne Julian dans son voyage, je ne m’attendais pas du tout à ce que Sûria décide de nous accompagner.
Heureusement pour moi, elle ne discuta pas mon ordre.
De toute manière, il était hors de question qu’elle m’accom… qu’elle NOUS accompagne, je n’avais pas du tout l’intention qu’elle prenne les risques que je prenddrai, c’est vrai quoi, elle peut très bien attraper une maladie mortelle, avoir un accident… et plein d’autres choses de grave. En bref, c’est pour sa sécurité que je lui dis de rester, c’est quand même de mon devoir de supérieur de m’assurer de la santé de mon bras droit.

Sorente : Au fait, quelle heure est-il maintenant ?
Sûria : Il est 22h00 !
Sorente : Catastrophe !!!! Julian et moi avions fixé rendez-vous à 21h00 devant notre hôtel !!!
 

Pendant ce temps à l’hôtel

Julian

Mais c’est pas vrai, mais c’est pas vrai, cela fait bien une heure que l’heure du rendez-vous s’est écoulée, j’espère que rien de grave ne lui est arrivé. Et si ce n’est pas le cas, je me demande bien ce qu’il peut bien fabriquer, ce n’est vraiment pas son genre d’être en retard, il est même assez ponctuel.
Que faire ? Aller à sa recherche ne m’avancerait à rien, car s’il revenait entre deux en ne me voyant pas ici, c’est lui qui risque de s’inquiéter et de partir à ma recherche……. Vraiment c’est assez alarmant comme situation.
Pour le moment je n’avais fait que les cent pas en rond dans la chambre pour me rassurer ou encore pour trouver une solution, ce n’était pas plus calmant, j’étais toujours au même point et de plus sans nouvelle.

Soudain, j’entendis quelqu’un frapper à la porte, j’espérais grandement qu’il s’agisse de Sorente. J’allais donc ouvrir en croisant les doigts.
Pas de chance ce n’était pas du tout Sorente, mais l’hôtelier.

Hôtelier : Bonsoir Monsieur Solo.
Julian : Bonsoir Monsieur.
Hôtelier : Excusez-moi de vous déranger à cette heure si tardive, mais il y a un téléphone pour vous à la réception.
Julian : Un téléphone ?! Et de qui ?
Hôtelier : Il ne me l’a pas dit, il m’a seulement affirmé que vous le connaissez et qu’il devait vous parler de toute urgence.
Julian : Fort bien, je vais donc y répondre.
 

Une minute plus tard, à la réception

Julian : Allô, ici Julian Solo à l’appareil, je vous écoute.
Voix à l’appareil : Bonsoir Julian ! C’est Sorente.
Julian : Sorente !! Je suis content que tu donnes enfin signe de vie. Pourquoi n’es-tu pas venu à l’hôtel comme nous l’avons convenu ?
Sorente : Excusez-moi Julian, mais je n’ai pas vu le temps passer.
Julian : Au fait, où te trouves-tu maintenant ?
Sorente : heu…. Je … en fait… ne vous inquiétez pas, je suis actuellement dans un endroit pour bien passer la nuit.
Julian : Très bien, me voilà rassuré. Mais dis-moi, où et quand nous reverrons-nous demain ?
Sorente : A 7h45 devant la grande fontaine de la banque. Cela vous convient-il ?
Julian : Oui, ça me va. Alors à demain et passe une bonne nuit.
Sorente : Merci, à vous aussi.
Julian : Merci bien, Au-revoir !
Sorente : Au-revoir.

Je raccrochai donc le téléphone apaisé et rassuré, mais des questions me montèrent aussitôt à la tête après cette petit discussion. Pourquoi Sorente ne m’a t’il pas dit où il se trouvait ? J’avais bien l’impression qu’il voulait me cacher quelque chose mais quoi ?? A présent, une chose était certaine, c’est qu’il ne se trouvait pas à Porrentruy, cette ville est vraiment très petite, donc, il avait beau s’y trouver n’importe où, il seraient venu directement à l’hôtel après ce téléphone, or ce n’est pas le cas. Je conclus qu’il devait se trouver ailleurs dans les environs de Porrentruy.

Vraiment, il va falloir que je mette les points sur les « i » demain pour enfin résoudre l’affaire de Sorente.
 

Pendant ce temps, chez Sûria

Sûria

Mon Général Sorente vient de passer un coup de téléphone à ce fameux Julian Solo. Bizarrement, j’ai pu remarquer qu’il n’avait pas pris la peine de dire à quel endroit il se trouvait à part une sorte de : « Ne vous inquiétez pas, je sais où je suis ». Vraiment bizarre, c’était à croire qu’il ne voulait pas qu’il sache qu’il était chez moi.
Bah de toute manière, je me pose trop de questions, c’est sans doute moi qui me fait des idées.
Pour le moment, ce qui me préoccupais, c’était l’organisation de savoir qui allait dormir où ?

Sûria : Mon Général Sorente, pour la nuit, voici ce que je propose : Vous prendrez ma chambre pendant que je dormirai au salon.
Sorente : Non non, je me suis invité un peu de force, c’est donc à moi de me coucher au salon.
Sûria (impérativement) : Pas question !! Tu es mon invité ! Et un invité ne dort pas au salon mais dans une chambre !!
Sorente : Et moi je ne peux pas accepter cela ! Je n’ai pas le droit d’obliger une femme à dormir au salon parce que je me suis invité !
Sûria (énervée) : Parce que je suis simplement une femme que tu ne veux pas ?! C’est pas une raison, je suis ici chez moi ! C’est donc MOI qui décide et personne d’autre !!!
Sorente (s’énervant aussi) : Et par politesse, je n’ai pas le droit d’accepter de te voir dormir ailleurs que dans ta chambre !!
Sûria : Cela m’est égal, tu dormiras où tu voudras, mais moi je ne dormirai pas dans ma chambre voilà tout !!!
Sorente : D’accord !! Chacun dort où il voudra, mais loin de l’autre et pas dans la chambre !!
Sûria : Très bien !!! Cela me va !!!

Après nous être engueulés en nous mettant d’accord, nous nous s’installâmes chacun dans un coin. Moi je me mis au salon et Sorente s’établit à la buanderie.
Ensuite on ne se dit plus rien et nous nous sommes directement couchés.
 

A 2h00 du matin dans la Buanderie

Sorente

Vraiment, Sûria a toujours bien conservé son sale caractère, mais je dois bien admettre que cela fait partie de son charme.
Il était pourtant très tard voir très tôt, je ne sais pas vraiment quelle heure il était, mais en tout cas, c’est une heure à laquelle je devrais normalement dormir au lieu de rester éveillé.
Finalement je pense savoir pourquoi je ne parvenais pas à trouver le sommeil : essayer de dormir dans une buanderie est presque une chose impossible, c’est très inconfortable !!
Mais bon, je n’ai pas à m’en plaindre, c’est bien ce que je voulais d’un côté.
Je me tournai pour me mettre mieux à l’aise, mais en faisant cela, je fis tomber malencontreusement mes affaires au sol. Je me levai donc pour les ramasser. Mais à ma surprise, je trouvai la présence d’un paquet parmi mes affaires, ou plus exactement, le présent que j’ai oublié d’offrir à Sûria en arrivant chez elle. Je m’en voulais un peu d’avoir fait cet oubli, mais je trouvai quand même une solution qui me plut sur le moment pour le lui remettre.
Je décidai alors de le déposer convenablement et sans bruit auprès d’elle.
Je me dirigeai au salon et une fois y étant je fis très attention de faire un silence total en me déplaçant à pas de loup en m’approchant de Sûria.
Elle dormait paisiblement sur le canapé, je ne sais trop pourquoi, mais je restai un bon moment à la contempler. Ses longs cheveux étaient ruisselants sur son corps comme les fleuves qui sont les cheveux de la mer. Elle avait comme toujours sa montre au poignet gauche ainsi que deux, trois élastiques pour ses cheveux.
Je m’approchai d’elle encore un peu plus près, afin de déposer mon présent à côté de sa tête. Mais après l’avoir déposé, j’avais presque envie de rester dans cette position, très près de Sûria, elle était tellement mignonne. J’eus presque failli lui caresser son visage, je ne sais pas pourquoi cette idée m’est passée par la tête, heureusement pour moi, j’ai su me retenir et vite m’éloigner d’elle assez brusquement étant surpris par moi-même, je me sentais particulièrement embarrassé et gêné.
Après quoi, sans attendre je retournai me coucher.
 

A 3h30 du matin au Salon

Sûria

J’étais étonnée de savoir que je m’étais réveillée à cette heure là !! Pourtant je me sentais encore bien fatiguée. Sans doute un bruit qui m’a fait m’éveiller.
J’avais un peu soif, je me levai donc pour me désaltérer à la cuisine. Cependant en me levant, je heurtai quelque chose qui était au sol, je me baissai pour le ramasser. C’était un paquet, celui de mon Général Sorente. Il a sans doute oublié de le prendre tout à l’heure. Je décidai donc de le lui apporter discrètement durant son sommeil.
Une fois à la buanderie, j’étais étonnée de la chaleur qu’il faisait, je me demandais bien comment il pouvait dormir avec cette température, c’était étouffant.
Je déposai simplement le paquet sur la table du local, je pense qu’il le verra bien en se levant.
Juste avant de repartir au salon, je ne sais trop pourquoi, mais mon regard se tourna, contre ma volonté, vers mon Général Sorente. J’étais très embarrassée et sans doute rouge de honte en voyant qu’il dormait torse nu… je ne savais plus quoi penser… Avec la chaleur de cette salle je comprends qu’il soit comme ça, mais pourquoi me mettre dans tous ces états, j’ai pourtant déjà vu plusieurs fois des hommes torse nu sans que cela me fasse un effet particulier…
Bizarrement au lieu de repartir, j’avais plutôt tendance à m’approcher de lui. Il était très mignon… de très beaux cheveux … et une très belle carrure…
Qu’est-ce que je raconte ?? Il faut que je me calme !! J’ai vraiment des idées bizarre en ce moment, sans doute la fatigue, je dois faire des hallucinations voilà, oui c’est ça, je dois sans doute faire un rêve en étant à moitié éveillée et ça expliquerait mon délire… Bon voilà…il ne faut pas que je reste ici d’avantage, la chaleur est en train de me jouer des tours…
Sans hésiter à présent et rapidement, je partis me coucher.
 

6h30 du matin à la cuisine

Sorente

J’allais à la cuisine après m’être rhabillé. Je pouvais alors constater que Sûria y était déjà en train de prendre son petit déjeuner, des œufs au plat. En la voyant j’étais un peu gêné à cause de ce que j’ai failli faire cette nuit. Je n’étais pas très à mon aise.
Elle aussi semblait un peu gênée en me voyant, je me demande bien pourquoi ?

Sûria : Bonjour…. Heu…. mon Général Sorente…..
Sorente : Heu…. Bonjour Sûria….tu…tu…as…bien dormi…. ?
Sûria : Oui oui…. Et…. Et  toi ?
Sorente : Très… très… bien….merci….
Sûria : Je… j’ai….fait des œufs au plat…. Tu… tu … en veux ?
Sorente : Heu…. Oui…volontiers….

Je m’assis donc à table toujours un peu gêné mais moins qu’avant. Un certain silence régna pendant un bon moment alors que nous mangions… je me sentais de moins en moins à l’aise. Est-ce qu’elle saurait ce que j’ai fait cette nuit quand je suis venu auprès d’elle ?… Vraiment cette idée me tourmentait.

Sûria : Au fait, ce matin je comptais descendre à Porrentruy, nous pourrons donc faire le chemin ensemble et tu pourras me présenter à Julian Solo.
Sorente : Non, ce n’est pas possible que je te présente.
Sûria : Et pourquoi ??!!
Sorente : Il ne doit pas savoir le pourquoi je suis venu en Suisse, car il s’agit de quelque chose concernant les Marinas, il doit ignorer ce statut, aussi le fait qu’il a été notre Empereur Poséidon.
Sûria : Ce n’est pas une raison, tu peux très bien me faire passer pour une amie.
Sorente (rougissant un peu) : Ce… ce n’est pas une bonne idée !
Sûria (s’énervant) : Pourquoi ça ne serait pas une bonne idée ?!!
Sorente (s’énervant un peu en étant un peu gêné): Et bien parce que… parce que… il pourrait s’imaginer que ce n’est pas vrai…. Avec le fait que j’ai insisté pour venir en Suisse.
Sûria : Et qu’est-ce que tu insinues par là ?
Sorente (en devenant un peu rouge) : Qu’il pourrait croire que nous soyons ensemble !!
Sûria (toute rouge) : NON MAIS !!! Je peux savoir pourquoi il s’imaginerait CELA !!???
Sorente (tout rouge aussi) : En-dehors du fait que je suis venu te faire un rapport, dis-moi quelle serait l’autre raison qu’il pourrait penser sachant que j’ai voulu à tout prix faire ce détour en Suisse pour te voir ??!!
Sûria (très énervée et très gênée) : ET BIEN N ‘IMPORTE QUOI !!! SAUF QUE JE SOIS TA PETITE AMIE !!!
Sorente (très rouge) : ET BIEN JUSTEMENT SI !!!!
 

A 7h30 dans le car

Sûria

Mon Général Sorente et moi-même venions de rentrer dans le bus qui allait nous amener à Porrentruy. Avant de partir, nous avons conclu que si je venais à croiser Julian Solo en sa présence, je devais faire en sorte de l’ignorer et de ne pas le connaître.
Cependant, une chose était certaine, c’est que je ne comptais pas du tout rester bien sagement chez moi pendant qu’il ferait son voyage dans le monde. C’est pour cela que je m’étais levée à 6h00 ce matin, afin de préparer mes affaires pour être prête à partir de suite au cas où. En effet, j’avais avec moi un sac à dos contenant le stricte nécessaire. Il était d’une taille moyenne et pas très encombrant, il ne fallait pas que mon Général Sorente se doute de quelque chose.
 

15 minutes plus tard à Porrentruy

Sorente

Nous venions d’arriver Sûria et moi à Porrentruy. Elle m’accompagna jusqu’à la fameuse fontaine où j’avais fixé rendez-vous à Julian.
Il était bientôt 7h45, Julian n’allait pas tarder, je décidai donc de dire au-revoir à Sûria avant qu’il n’arrive. Mais je ne savais pas vraiment comment m’y prendre, car d’un côté ça me faisait de la peine de lui faire mes adieux.

Sorente : Voilà voilà… à présent nous devons nous quitter, j’ai été content de te revoir Sûria, Marinas du Léviathan.
Sûria : Oui… Merci.
Voix (enthousiaste) : Saluuut Sorente !!!!

Mince alors, Julian arrive juste quand il ne fallait pas, Sûria n’était pas encore partie et il venait sans doute de la voir. Tant pis, nous avions convenu que dans cette situation, nous devions agir comme si nous ne nous connaissions pas.

Sorente : Bien le bonjour Julian, je suis ravi de vous voir en forme.
Julian : Tu sais que tu m’as fait bien des soucis hier soir.
Sorente : J’en suis conscient, je vous prie de me pardonner, je ne me suis pas rendu compte du temps qui passait.
Julian : Très bien, ce n’est pas grave, l’important c’est que nous soyons à nouveau ensemble.
Sorente : Oui !
Julian : Au fait, j’ai une question à te poser ?
Sorente : Laquelle ?
Julian : Pourquoi n’étais-tu pas à Porrentruy hier soir ?
Sorente (embarrassé) : Comment ça !!??
Julian : Oui ! J’ai la confirmation que tu étais ailleurs !
Sorente : Comment l’avez-vous su ?
Julian (se parlant à lui-même à voix basse) : J’avais donc raison… j’ai eu bon de lui dire ce mensonge avec assurance.
Sorente : Que dites-vous ?
Julian : Maintenant, il faut que je sache !!
Sorente (quelque peu angoissé) : Quoi donc ?!
Julian (autoritaire) : Qu’est-ce qui t’a amené en Suisse ? Quelles étaient tes raisons ?
Sorente : ….
 

Sûria

Je n’étais pas encore partie, j’étais toujours là, à quelques mètres, à observer la conversation de Mon Général Sorente avec Julian Solo. A ce que je pouvais entendre, il ne savait pas quoi lui répondre à ses questions. Surtout que connaissant Mon Général ce n’est pas trop son genre de mentir, cacher des choses est une chose mais par le mensonge je sais bien que ce n’est pas trop son truc. Mais cependant, bien que nous ayons convenu que nous ne nous connaissons pas aux yeux de Julian, je sentais toutefois, en moi-même, la grande envie d’aller lui porter main forte. J’intervins donc sans vraiment savoir dans quelle guêpier j’allais me mettre.

Sûria (à Julian): Allons allons Monsieur, ne posez-vous donc pas trop de questions indiscrètes à ce jeune homme ?
Julian (calmement) : Bien le bonjours Mademoiselle. Vous me parlez de curiosité, mais vous ? N’êtes-vous pas en train de vous mêler d’une affaire qui ne vous concerne pas ?
Sûria : Si je le conçois. Mais je pense que ma curiosité est justifiée si vous vous introduisez de trop près dans les affaires de ce jeune homme qui d’ailleurs ne vous concerne pas ?
Julian : Seriez-vous en train de me dire, que vous êtes en train de prendre la défense de ce jeune homme que vous désignez ?
Sûria : Tout à fait.
Sorente (un peu en colère) : Je vous remercie Mademoiselle de vous préoccuper de moi, mais sachez que je n’ai pas besoin de votre aide, vous pouvez donc partir, je me débrouillerai fort bien tout seul !
Sûria (s’énerve un peu) : Cela n’est pas mon avis, je pense au contraire que vous avez bien besoin de mon aide !!
Sorente : Et moi je vous dit que non, ce sont mes affaires, je ne vois pas en quoi cela vous intéresse ?!
Sûria : Parce qu’il se trouve que j’aime bien porter mon aide aux gens, voilà tout !!!!
Sorente : Figurez-vous donc alors que vous avez tort de vous soucier de moi, je saurai très bien me passer de vos services !!!!!!!
Sûria : Et bien figurez-vous mon GénéSorente !! Que je ne conviens pas cela !!!!!!!!
Julian (étonné) : ….mon….Sorente ?
Sûria (surprise et embarrassée) : Hein ?! Quoi ?! Pardon ?!! Oups….. NON NON !!! C’est pas du tout ce que je voulais dire !!!!
Julian : Ahhhhhh !!!! J’ai compris ! Je comprends mieux à présent ! En fait vous vous connaissez ! Je ne savez pas que tu avez une fiancée Sorente ! Toutes mes félicitations !!
Sorente (hyper embarrassé) : Pas du tout !!! C’est pas ce que vous croyez en fait… en fait…
Sûria : … En fait, comme essaie de vous dire Sorente, c’est qu’en fait, il était chargé d’effectuer une mission secrète… secrète… consistant à… à… me chercher afin qu’en tant qu’agent spéciale de la communauté européenne, je m’assure de votre sécurité à tous les deux au cours de votre voyage dans le monde !!!
Julian (surpris) : C’est à dire… ?
Sûria : Qu’à partir de maintenant, je vous accompagnerai tous les deux dans votre voyage en tant qu’envoyée spéciale afin de veiller à votre sécurité et à votre santé.
Sorente : Pardon ??!!
Julian : C’est vrai ?! Et bien je suis ravi de vous savoir à présent parmi nous, vous êtes la bienvenue dans notre périple.
Sûria (très contente) : Merci beaucoup, moi aussi je suis contente d’être à présent parmi vous !!
Sorente (sur un ton sceptique) : Je suis également trèèèèèèèèèèèèèès ravi….. !!!!
 

Sorente

Il n’y avait rien à redire, Sûria a réussi à parvenir à ses fins. D’un côté je lui en veux qu’elle nous accompagne en me désobéissant, mais d’un autre côté, je ne lui en veux pas car elle a réussi subtilement, assez grossièrement à vrai dire, à cacher mon but en tant que Marinas d’être allé faire un rapport, à elle, mon second.
A présent nous sommes trois à faire ce voyage dans le monde pour aider les enfants.

 
Plus tard après avoir passé la Douane.

Julian

Nous venions tous ainsi que notre nouvelle équipière Sûria de passer la frontière nous menant en France. Bien que Sorente et Sûria me disaient sans cesse qu’ils ne se connaissaient pas d’avant, j’en cru pas un seul mot. Vraiment je ne me serais jamais imaginé que Sorente soit aussi timide pour ne pas m’avouer que son but était d’aller voir sa copine, j’en apprends vraiment tous les jours.
Mais pourtant, quelque chose me restait à l’esprit de ce voyage en Suisse et puis, je me souvins finalement de quelque chose.

Julian : Mince alors !!
Sûria : … ?
Sorente : Qu’y a t’il Julian ?
Julian : Je viens juste de me souvenir ce que j’ai oublié d’acheter au supermarché !!
Sorente : Laissez-moi deviner ? Vous avez oublié la salade ?
Julian : Non pas du tout !!
Sorente : Qu’avez-vous donc oubliez ?
Julian : Mais le chocolat voyons !!
Sûria : Comment ça ??! Vous avez oublié d’acheter du chocolat alors que vous étiez en Suisse !!?

 

 

 

 

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Cette fiction est copyright Pluton et Sorrento.

 

Les personnages de Saint Seiya sont copyright Masami Kurumada.