Julian
Cela faisait déjà quelques jours depuis notre détour en
Suisse que Sûria nous a rejoint, Sorente et moi-même, dans notre voyage à
travers le monde. Depuis son arrivée, notre pèlerinage était bien animé, mais
d’un autre côté il devenait carrément pénible à certain moment quand Sorente et
Sûria ne cessaient de se chamailler. C’était l’enfer !! J’avais beau essayer de les calmer
quand ils commençaient, ils n’en faisaient qu’à leur tête et si j’insistais ils
se mettaient les deux contre moi ! Vraiment, quelle galère j’ai déjà dû
endurer !!! A présent, ayant compris cela, je ne me mêle absolument
plus du tout de leurs disputes. Je tiens quand même à ma vie !! Mais à part cela, nous nous sommes à présent arrêtés pour
passer la nuit dans un hôtel. J’étais bien content de pouvoir enfin me reposer,
c’est pénible d’être le chauffeur parce qu’on est le seul à avoir le permis et
de plus d’être un chauffeur qui doit supporter deux passagers qui ne manquent
pas une occasion pour se crier dessus ! A croire qu’ils le font exprès.
18h30 Dans l'hôtel, à la réception
L’hôtelier
Un groupe de trois personnes viennent d’entrer dans
l’hôtel. A ma connaissance, ils ne sont pas encore clients. Ils y a deux jeunes
hommes : l’un aux longs cheveux bleus abondants et aux yeux également de
la même couleur et l’autre a les cheveux mauve abondants et ondulant
jusqu’aux épaules et les yeux rouges. Une jeune femme les accompagne, elle
arrive aux épaules de ces jeunes hommes et a de longs cheveux bruns et lisses
lui allant jusqu’au bas du dos et les yeux noisette. Ils s’avancent vers moi à la réception.
Hôtelier : Bonsoir Madame et Messieurs. Que
puis-je pour vous ? Julian : Bonsoir ! Nous aimerions deux
chambres pour passer la nuit s’il vous plaît. Une pour deux personnes et
l’autre pour une. Hôtelier : Fort bien ! Vos noms je vous
prie ? Julian : Julian Solo Sorente : Sorente tout court. Sûria : Sûria tout court aussi.
Sûria
J’avais l’impression de me sentir un peu inutile en ce
moment. En effet Julian était en train de s’occuper de la réservation des
chambres alors que mon Général Sorente et moi-même ne faisions qu’attendre. Je
voulais me rendre utile. Je décidai donc d’aller chercher nos affaires qui se
trouvaient encore dans la voiture. Heureusement, j’avais les clefs sur moi, ou
du moins les doubles, j’en avais la charge. Je me dirigeais alors vers la
sortie pour accomplir ma mission avant que mon Général Sorente n’interrompe mon
élan.
Sorente : Où vas-tu Sûria ? Sûria : Je vais aller prendre nos valises qui
sont dans la voiture. Sorente : Ne te donne pas cette peine, je vais
m’occuper de cela moi-même. Sûria (un peu énervée) : Comment ça !!!?
C’était mon intention ! Je ne t’autorise pas de faire ce que je comptais
faire !!!!! Sorente : Et moi je ne veux pas que l’on
s’imagine que tu sois avec nous en tant que bonne à tout faire, ce n’est pas un
travail que fait une jeune femme quand elle est avec deux gars. C’est à eux de
faire ce genre de corvée ! Sûria : NON MAIS !!!! C’est pas en tant
que corvée que je veux faire cela mais par simple service !!! Sorente (énervé) : Peut-être bien !! Mais
par politesse je ne peux pas te permettre de faire cela !!! Sûria : ESPECE D’OSTROGOTH !!! Dis
tout de suite que je n’ai le droit de rien faire ??!!!! Sorente : Je n’ai jamais dit cela !!!! Sûria : Et puis j’en ai ras-le-bol !!! Si
tu veux tant être poli, tu n’as qu’à les chercher toi-même nos
bagages !!!! Sorente : Très bien !!! C’est exactement
ce que j’allais faire !!!
Sur ce, mon Général Sorente sortit de méchante humeur comme
moi je l’étais en restant sur place en train de tirer la gueule au milieu du
hall.
Julian
Mais pourquoi ? Mais pourquoi faut-il toujours que ces
deux-là se disputent sans cesse pour un rien ? J’ignore le comment et le
pourquoi de cette chamaillerie. Je m’en passe et je me préoccupe de la
réservation des chambres. L’hôtelier nous passa, à moi et à Sûria, la clef de nos
chambres respectives. Cependant il m’ajouta avant que je ne le quitte qu’un
double était pour Sorente et qu’il devait venir la chercher. Je trouvai cela
très aimable de nous confier un double, ce n’était pas très courant.
Pendant ce temps à quelque mètres à l’extérieur de
l’hôtel dans un parking
Sorente
Je trouve que j’ai eu tort de m’adresser de cette manière à
Sûria. Elle voulait simplement rendre service… et moi je n’ai rien trouvé de
mieux, en espérant lui faire plaisir, de faire ce service à sa place pour
qu’elle ne s’embête pas à faire ce service… (soupir)… J’espère qu’elle ne m’en
voudra pas trop pour le reste de la journée. Je me trouvai à présent devant la voiture, nos bagages
étaient dans le coffre. En ayant mis la main sur la poignée de la portière, je
me m’aperçus alors d’une chose qui ne me rendit pas très glorieux. J’étais
assez vexé. Il était clair que la voiture était fermée à clef et moi, comme un
étourdi, j’avais carrément oublié de demander les clefs à Sûria ou à Julian.
Mais vraiment je me sentais sot. Je retournais donc à l’hôtel pour rejoindre mes compagnons.
Cependant je ne comptais pas revenir en disant que j’avais oublié de prendre
les clefs, au contraire j’allais revenir en disant que… que… Que pourrai-je
leur inventer comme prétexte pour qu’ils me croient sans pour autant que je ne
sois ridicule ? Trop tard ! J’étais maintenant devant l’hôtel et
Julian et Sûria venaient à peine d’y sortir.
Julian : Au fait Sorente ! Sorente (légèrement embarrassé) : Oui ? Julian : L’hôtelier a eu la gentillesse d’avoir
à disposition une clef à double pour notre chambre. Sorente : En effet, c’est très gentil. Julian : Vas vite la chercher à la réception.
Nous allons faire un tour en ville à pied pour passer la soirée. Sorente : D’accord, je me dépêche.
Encore une histoire de clefs !!!? Je commençais
vraiment à ne plus aimer ce genre de babiole. Mais je n’ai pas de quoi me plaindre
en ce moment, cela n’était pas négatif et de plus j’étais bien content qu’on ne
me fasse pas de remarque vis-à-vis du fait que je n’ai pas pris nos affaires.
J’étais en quelque sorte soulagé, mais je gardais cependant en moi une certaine
angoisse. En effet, pour le moment je venais de passer entre les gouttes mais
après… Je préférai alors ne plus y penser en arrivant à la réception.
Hôtelier : Bien le rebonsoir jeune homme ! Sorente : Je vous resalue aussi. Hôtelier : J’imagine que vous venez prendre votre
clef de chambre ? Sorente : Tout à fait. Hôtelier : Très bien. La voici ! Sorente : Je vous remercie. Hôtelier : Elle ouvre la chambre 20. Celle-ci a
une particularité qui je pense vous plaira à tous les deux. Sorente : C’est vraiment très gentil. Merci
bien ! Hôtelier : Ne me remerciez pas, c’est tout
naturel. Moi aussi j’ai été jeune. Sorente (un peu interrogativement) : …
D’accord…
Je saluai l’hôtelier avant de m’en aller rejoindre Julian
et Sûria. Il y avait cependant quelque chose qui me tracassait, je
n’avais pas très bien compris ce que l’hôtelier avait voulu dire dans sa
dernière phrase. Je ne voyais pas du tout un rapport avec la chambre, à moins
qu’il ne s’agisse de la particularité qu’il m’a évoquée et qui serait alors une
particularité bien particulière. Je ne me posai pas d’avantage de questions, je me rendrai
bien compte de quoi il s’agit ce soir.
Sûria
Pendant que Sorente allait chercher sa clef de chambre, je
commençai une conversation avec Julian concernant notre ballade en ville.
Sûria : Dites-moi Julian ?! Avez-vous
pensé à quelque chose de précis pour notre excursion en ville ? Julian : Pas spécialement, si ce n’est de me
balader dans les rues pour me changer les idées en voyant autre chose que la
route. Sûria : Je vous comprends. Julian : Et toi ?! Avais-tu une idée
précise ? Sûria : Oui ! Repérer les pizzerias et
m’offrir la plus grosse que je peux trouver avec des œufs, du piment, des
oignons, du fromage, des tomates, du thon, des … Julian (interrompant) : Voilà quelque chose de
bien précis. Pourtant la dernière fois que tu as mangé c’était il y a une
heure. Tu es vraiment une affamée !!? Sûria : C’est normal d’être affamée. Surtout
pour deux raisons ! Julian : Lesquels ? Sûria : La première c’est que j’adore les
pizzas !! Et la deuxième c’est que j’adore les pizzas faites par les
autres ! Julian : Pourquoi ? Elles ont quelque
chose de plus ? Sûria : Non ! C’est juste que je n’aime
pas faire la cuisine et que c’est sympa de voir les autres la faire ! Julian : … Tiens donc…. ?
Nous cessâmes la conversation dès que mon Général Sorente
nous eut rejoint. En fait, du coup, en le voyant venir à nous, quelque chose me
revint à l’esprit : Comment se fait-il que mon Général Sorente n’ait pas
pris nos affaires tout à l’heure alors qu’il avait insisté pour le faire ? Je comptais bien l’interroger à ce propos, mais un peu plus
tard, histoire de me venger.
19h15 en ville
Julian
Pour le moment la soirée est assez calme et quand je dis
calme, c’est parce que Sorente et Sûria ne se disputent pas encore. Nous étions à présent sur une grande place qu’embellissait
une grande fontaine en son centre. C’était très beau à contempler et on pouvait
ressentir une douce fraîcheur qui s’en dégageait. Puis il me vint une idée que je proposai d’ailleurs à
Sorente et Sûria.
Julian : J’ai une proposition à vous
faire ! Sorente : Je vous écoute. Sûria : Quelle est-elle ? Julian : Que pensez-vous si nous nous séparions
et que nous nous rejoignions plus tard, ici, près de la fontaine ? Sorente : L’idée est intéressante mais je ne
suis pas certain qu’elle soit si bonne qu’elle en a l’air. Il se fait bientôt
tard et il s’agit d’une ville. Ce n’est alors pas très prudent d’aller chacun
de son côté. Sûria : Dans ce cas, donnons-nous rendez-vous
pour une heure peu tardive et limitons-nous à rester dans les parages. Julian : D’accord ! J’opte pour cette
solution. Encore des contre-avis Sorente ? Sorente : C’est bon, c’est bon, je ne dis plus
rien. Mais il faut quand même rester vigilent. D’ailleurs je suggère que nous
nous retrouvions pour 20h00. Sûria : Super !! Attention
pizzerias !! Me voici !! Avec trois quart d’heure j’ai amplement le
temps d’en dévorer trois ! Julian : Prenez garde ! Miss dévoreuse de
Pizza est de retour ! Sorente : Et son appétit est plus grand que
jamais ! Sûria : Pour le cataclysme du siècle !
Nous éclations tous de rire comme une vraie équipe de
scouts. Vraiment quelle bonne soirée, j’espère qu’elle va durer.
19h20 Dans une petite ruelle
Sorente
J’étais parti du côté nord et je me trouvais à présent dans
une petite rue piétonne avec diverses petits marchés touristiques. Il y avait
des vendeurs de ballons, de glace, de barbe à papa, etc … On pouvait aussi, croiser régulièrement des fast food. Pour ma part, je ne faisais que passer devant tout cela,
j’avais quelque chose qui me préoccupait. En fait, je cherchais quelqu’un, ou
plus exactement je cherchais à croiser Sûria. Je ne savais pas trop pourquoi je
me donnais cette peine, je crois bien qu’en fait je… je… Je ne sais pas…
je crois bien que je vais plutôt me trouver un coin pour être à l’aise pour
ainsi jouer un peu de ma flûte. Je ne m’étais pas encore entraîné
aujourd’hui ! En cherchant un endroit qui me convienne, je revins un peu
par coïncidence à cette grande place où nous nous étions fixés rendez-vous. Je
crois bien que ce lieu me plaisait, je me sentais à mon aise, notamment près de
la fontaine. Je m’assis à son bord et j’amenai alors doucement ma flûte à mes
lèvres et je commençai alors à jouer une mélodie que j’appréciais. J’étais
calme et détendu.
Pendant ce temps à une pizzeria
Sûria
Je venais de commander ma big pizza avec tous les
ingrédients que je voulais. Il me fallait donc à présent attendre qu’elle soit
prête. Je décidai alors de faire un tour dans les parages et de revenir 20
minutes plus tard pour la chercher. Durant ma déambulation, j’avais l’impression de m’ennuyer
ou plutôt, je m’ennuyais carrément. Je me demandais ce que faisait mon Général
Sorente. J’espérais le croiser. Tout compte fait, en avançant dans les ruelles,
je le cherchais, je ne sais trop pourquoi d’ailleurs. Petit à petit en marchant, j’entendis progressivement une
mélodie. J’avais la sensation de la connaître. Plus j’avançais, plus elle
devenait proche. Finalement j’atterris dans la grande place, le lieu de notre
rendez-vous, et je constatai, avec une certaine joie, qu’il s’agissait de mon
Général Sorente qui jouait merveilleusement de sa flûte. J’aimais beaucoup
l’écouter, il avait un talent inné pour cela, a tel point qu’il est capable de
tuer des personnes rien que de cette manière. Je m’approchais assez timidement
auprès de lui pour lui dire que je… je.. J’apprécie beaucoup sa musique… J’étais à présent devant lui bien discrètement. Il ne me
remarqua pas de suite car il était très concentré sur sa musique et qu’il en
avait les yeux fermés.
Sorente (étonné en rabaissant sa flûte) :
Sûria !!? Sûria (un peu timide) : Salut… ! Sorente (aussi un peu timide) : Salut… ! …
ça va … ? Sûria : Oui… oui… et… et toi ? Sorente : Très bien… Sûria : Tu joues super bien… Sorente (un peu gêné) : Merci… Sûria : … Sorente : …
Sorente
J’étais très content de la voir, mais je ne sais trop
pourquoi j’étais complètement bloqué, je ne savais pas quoi lui dire.
J’avais beau réfléchir ce dont je pourrais élaborer comme conversation, mais
rien ne me venait à l’esprit, c’était le néant total. Je fus alors surpris et en même temps très retourné en
moi-même, quand Sûria s’assit à côté de moi. J’étais plus que ravi, mais je me
sentais particulièrement embarrassé… que pouvais-je lui dire… Finalement je ne
dis rien, je repris juste ma flûte à mes lèvres afin de lui jouer l’air qu’elle
préfère… Pourvu que je ne fasse pas de fausses notes…
Sûria
Je ne sais pas vraiment ce qui m’a fait m’asseoir à côté de
mon Général Sorente, mais une chose est certaine c’est qu’heureusement il joua
quelque chose car je ne savais plus quoi lui dire, j’étais comme incapable de
réfléchir. Une seule chose me venait à l’esprit quand je l’entendais
jouer, et en particulier cette aire : Mon Général Sorente est vraiment
quelqu’un de superbe. Je l’estimais beaucoup et étrangement le fait qu’il soit
loin de moi me faisait de la peine. J’écoutais sa musique pleine d’admiration. Finalement quand il arriva au bout de sa mélodie et qu’il
rabaissa sa flûte, je ne pus m’empêcher de regarder complètement dans une autre
direction, j’avais alors honte qu’il sache que je le regardais.
Sorente
Quand j’eus terminé ce morceau, je n’avais pas eu le
courage de regarder Sûria en face, je préférai alors sur le moment regarder
dans une toute autre direction. Soudainement, en posant mes mains sur le rebord de la
fontaine, je sentis sous ma main droite une douce chaleur. Je regardai donc
pour savoir de quoi il s’agissait. Je fus alors sans doute rouge comme une
tomate, car j’avais en fait posé ma main sur celle de Sûria. Celle-ci me
semblait également très embarrassée. Nous retirâmes tous deux notre main avec précipitation.
Après quoi nous ne nous disions rien et nous ne faisions que nous jeter
quelques regards de temps à autres pour finalement regarder rapidement
ailleurs. Je ravalai plusieurs fois ma salive, j’étais très troublé…
je ne savais plus quoi faire… Soudainement, un vent se leva brusquement, il était assez
violent. Puis il revint de plus belle et cette fois il persistait. Je remarquai alors que Sûria était gênée par ce vent car
celui-ci ne cessait de la décoiffer. En effet ce n’était guère pratique de
longs cheveux quand il y avait du vent. Elle s’empara alors d’un élastique qu’elle avait sur son
poignet afin d’attacher ses cheveux. Je l’interrompis en lui proposant mon aide
pour faire sa tresse. A mon grand bonheur elle accepta. Je m’étais donc assis bien près d’elle pour la coiffer et
je commençai à passer mes doigts dans sa douce chevelure. Ses cheveux étaient
soyeux et si agréables à coiffer.
Sûria
Je me sentais de très bonne humeur et j’étais
particulièrement heureuse. J’aimais sentir Sorente me coiffer car j’avais
presque l’impression de ressentir de douces caresses qui me donnaient une
agréable sensation. J’aurais voulu que cela dure pendant des heures mais… ce
n’était pas possible… mes cheveux avaient quand même une fin et puis… et
puis… (regarde sa montre)
Sûria (en se relevant très brusquement) : CELA
FAIT 10 MINUTES QUE MA PIZZA EST PRETE !!!!! Excuse-moi Sorente mais je
dois absolument… où est-il ? Sorente (un peu énervé) : Je suis là ! Sûria : Mais qu’est-ce que tu fais dans la
fontaine ?! Sorente : Préviens-moi la prochaine fois que tu
décides à te relever aussi violemment ! Je pourrais ainsi me mettre deux
mètres plus loin. Sûria : Oups…. !!! Excuse-moi Sorente… je…
je ne voulais pas te faire tomber dans la fontaine ! Sorente : C’est pas grave, je suis juste un peu
trempé mais sans plus. Sûria : Mais tu es mouillé de la tête aux
pieds !! Sorente : Ce n’est rien. Je vais m’acheter d’autres
vêtements, j’ai repéré une boutique à quelques pas d’ici. Sûria : D’accord, je te laisse donc, car là je
suis vraiment en retard pour ma pizza. Sorente : A tout à l’heure Sûria : Oui ! A plus !!
Sorente
Sur ce, Sûria partit en courant. Je ne sais pas trop, mais
je ne m’étais pas mis en colère, j’étais quelque peu déçu en fait qu’elle s’en
aille pour une PIZZA et qu’elle me laisse ainsi. J’étais quelque peu abattu et
un peu déprimé. Il faut croire que pour Sûria les PIZZAS passe avant
TOUT !!
23h10 devant l’hôtel.
Sûria
Après nous être retrouvés devant la fontaine pour ensuite
rejoindre l’hôtel, cela faisait au moins plus de 2h00 que nous tournions en
rond dans cette ville parce que monsieur Julian se souvenait exactement du
chemin. J’étais à bout de nerf, c’était tout juste si je n’allais pas faire un
malheur. Mais tout compte fait, cela ne risquait pas d’arriver, j’étais bien
trop épuisée pour pouvoir m’énerver. Nous cherchâmes donc nos affaires dans la voiture et nous
allâmes tous très épuisés dans nos chambres respectives sauf Sorente qui voulut
prendre une douche avant de se coucher. Vraiment, je me demandais où il
trouvait encore l’énergie nécessaire. Moi les douches, c’est seulement le matin
que j’ai le courage de les faire. Une fois dans ma chambre, je m’écroulai sur mon lit.
J’étais soulagée d’un énorme poids qui m’écrasait. De plus j’étais à mon aise
sur ce lit qui semblait bien spacieux.
23h30
Sorente
Je venais de terminer ma douche et j’allais pouvoir enfin
me coucher. J’étais très fatigué et si je ne me forçais pas à rester éveiller,
j’étais alors capable de m’endormir sur place. J’arrivai enfin à l’entrée de la chambre que Julian et moi
partagions. Une fois à l’intérieur, je laissai les lumières éteintes pour de ne
pas déranger Julian. Je me dirigeai comme je pouvais dans le noir et je trouvai
du premier coup le lit libre et je m’y installai avec un énorme plaisir de
décontraction.
1h50
Sûria
Ce qu’il faisait chaud, je ne parvenais plus à dormir. Je
décidai alors de me lever et d’ouvrir la fenêtre. Une fois celle-ci ouverte je
pus sentir la douce fraîcheur de la nuit. C’était particulièrement agréable. Il
y avait à présent pas mal de courants d’air qui circulaient dans la chambre et
je retournai alors me coucher à mon aise. Cependant il y avait quelque chose de
bizarre, j’avais l’impression que le lit avait gardé une certaine chaleur.
3h20
Sorente
La chambre était spécialement froide, c’était normal car la
fenêtre était ouverte. Sans doute Julian qui avait dû l’ouvrir. J’ignore si
cela allait le gêner que je la ferme, mais j’avais bien trop froid pour avoir
son avis. Je fermai donc cette fenêtre sans trop de bruit, puis je me recouchai
de suite.
5h00
Sûria
Mais vraiment ce qu’il faisait chaud à
nouveau !!!Qu’est-ce que cela voulait bien dire ?! Je me tournais
donc en direction de la fenêtre et je vis, à mon étonnement, que celle-ci était
fermée. Sans me poser de question, je l’ouvris une nouvelle fois en me disant
qu’un courant d’air avait dû la refermer. Sur ce, je repris mon sommeil avec
hâte.
5h48
Sorente
J’avais à nouveau froid, Julian avait sans nulle doute
rouvert la fenêtre ! Qu’importe, je me recroquevillai un peu en
m’installant bien sous ma couverture, je n’avais pas envie de me lever une
seconde fois, j’étais bien trop épuisé.
7h00
Sûria
Hummmmmmmm…. Ce que j’avais bien dormi !!! J’étais
dans une de ces formes. Bien qu’encore un peu endormie je me redressai en
m’étirant.
Sorente
Bien que la nuit fut un peu froide, j’étais bien en forme,
c’est comme si j’étais léger, vraiment léger. Je me redressai donc pour me
réveiller d’avantage.
Sûria
Je ne sais trop pourquoi mais je sentis comme une présence
juste à côté de moi.
Sorente
Etrangement j’eus comme l’impression qu’il y avait
quelqu’un d’autre dans le lit.
Sorente et Sûria : KYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!!!!!!! Sûria (toute rouge et sautant hors du lit) :
Que fais-tu dans mon lit sale pervers ??!!! Sorente (pareil) : Comment ça ??!!
C’est toi qui est venue dans ma chambre et qui t’es installée dans mon
lit !!!!
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