Dans la voiture
Julian
Cela faisait un peu plus d’une heure que nous sommes partis
de l’hôtel pour continuer notre voyage. Sorente et Sûria ne disaient carrément
plus rien si ce n’est de se regarder de temps à autre en affichant une mine de
colère, mais en même temps un grand embarras. J’avoue que la situation qui les
avait mis dans cette état me faisait bien rire, mais le regard qu’ils me
lançaient dès que je commençais à ricaner un peu, me faisait sombrement froid
dans le dos et je préférais ne rien ajouter. En fait, lorsqu’ils s’étaient
présentés à la réception, l’hôtelier avait déduit qu’ils étaient mariés car il
avait noté qu’ils se dénommaient les deux : Toucour. Alors du coup,
l’hôtelier a cru bon leur faire plaisir en leur louant une chambre avec un lit
matrimonial. Vraiment il y avait un silence assez tendu dans cette
voiture, je décidai alors de faire une halte pour faire oublier cet incident.
J’eus la chance de pouvoir trouver comme premier arrêt un petit endroit
forestier pour les touristes. C’était calme et tranquille et il n’y avait
personne, juste nous trois.
Sûria
Va savoir pourquoi nous nous étions arrêtés, mais
maintenant nous étions en train d’avancer dans une forêt. Vraiment avec ce qui
s’est passé à l’hôtel, je n’étais pas très à l’aise, j’avais cette forte
impression d’être déstabilisée ou plutôt d’avoir un sentiment qui me faisait
mal. C’est comme si j’étais prise par le remord, l’incertitude et une certaine
angoisse. C’était quelque chose d’assez douloureux et qui me mettait en colère
car je ne supportais pas contenir cela en moi, donc en m’énervant c’est comme
si j’apaisais cette douleur. Cela me faisait incontestablement du bien. Nous nous baladions en suivant un petit sentier qui était
calme et tranquille, peut-être un peu trop tranquille à mon goût. En effet, je
n’entendais aucun chant d’oiseaux, je trouvais cela particulièrement étrange
surtout qu’en général, ce n’est pas du tout ce qui manque dans une forêt. Il y avait quelque chose qui ne jouait pas !! Dans ce
bois, il se passait sûrement un phénomène anormal ! Mais quoi ?? ça
je l’ignorais. Tout à coup, alors que Julian s’était assis sur un tronc
d’arbre allongé au sol, mon Général Sorente s’approcha de moi et se pencha à
mon oreille et me souffla à voix basse sur un ton très sérieux :
« Eloignons-nous un peu, j’ai quelque chose
d’important à te communiquer »
Nous nous sommes donc quelque peu éloignés de Julian sans
pour autant que celui-ci ne nous voie pas, il fallait juste apparemment qu’il
n’entende pas ce que mon Général Sorente avait à me dire, j’étais d’ailleurs
bien curieuse de savoir de quoi il s’agissait.
Sorente : Ecoute bien Sûria ! Sûria : Oui ?! Sorente : Tu as sans doute remarqué que cette
forêt avait un côté anormal ? Sûria : Oui je l’ai ressenti. Sorente : As-tu alors entendu ces étranges
bruits qui retentissaient ? Sûria : Non ! Qu’étaient-ce comme
sons ? Sorente : Je ne suis pas sûr, mais cela
ressemblait bien fortement à des bruits de bataille. Sûria : Il y aurait donc des gens qui se
battent dans les parages ? Sorente : Apparemment ! D’ailleurs j’ai
bien l’impression qu’il ne s’agit pas de simples personnes mais bel et bien de
combattants expérimentés comme nous. Sûria : Il faudrait donc allez vérifier car
Julian pourrait être en danger et notre devoir de Marinas nous oblige à
s’assurer de la sécurité de la famille choisie depuis des générations par notre
Empereur Poséidon pour se réincarner. Sorente : Oui ! Je vais d’ailleurs
vérifier de suite la gravité de la situation. Pendant ce temps tu resteras ici
auprès de Julian afin de le protéger au cas où ces fameux combattants
viendraient par ici. Sûria : A vos ordres mon Général Sorente !
Sur ce, mon Général Sorente s’en alla quérir ce qui se
passait pendant que moi je retournai vers Julian.
Julian : Où est passé Sorente ? Il n’est
pas avec toi ? Sûria : Heu……….. en fait……il est… il est… il
est allé cueillir des fleurs un peu plus loin qu’il a aperçues à travers
les branchages…. Julian : Cueillir des fleurs ???! Pourquoi
pas… Je ne le savais pas aussi romantique que cela… Sûria (un peu gênée) : Que voulez-vous
dire par là ??
Pendant ce temps, dans la forêt
Sorente
Plus je m’avançais dans cette
forêt et plus, ma théorie semblait être vraie. J’entendis des coups vibrant à
la vitesse de la lumière et parfois quelques gémissements, provenant de
l’intérieur de ces bois. Je me dépêchai pour éviter qu’ils ne rencontrent Julian et
Sûria. Je devais les protéger à tout prix ! Devant moi, le chemin devint enfin un peu plus clair. Il
devait sûrement y avoir une éclaircie devant moi… ça y est, je les avais
trouvés. Je me cachai derrière un gros arbre pour mieux observer la
scène au plus près. Devant moi se trouvaient cinq hommes dans une tenue bien
bizarre. L’un d’eux, aux longs cheveux
châtains clairs et bien musclé portait une longue tunique blanche transparente
sur son pagne doré, qui lui allait jusqu’aux genoux. Autour du cou, il portait
un pectoral en or orné de pierres précieuses comme les anciens pharaons. Sur
son sein droit, il y avait la cicatrice d’une griffure et ses épaules étaient
protégées par des épaulettes en or massif. A chaque côté de lui se tenaient deux autres hommes en
pagne et en longue tunique noire. Devant eux se trouvaient quelques soldats à terre et
d’autres mal en point. Leur convoitise : une jeune femme ! Elle était belle, je dois l’avouer. Elle semblait être
pourchassée par ces hommes. Elle avait quelques petits bleus sur ses bras, mais son
cosmos était encore en forme.
Homme en tunique blanche :
Allez, ne sois pas stupide ! Fais ce
qu’on demande et il ne t’arrivera rien ! Femme : Pff… Vous me prenez pour une idiote ?! Pour
l’instant, je crois que la chance est de mon côté ! Regardez vos petits
pantins ! Autre homme : Gabriel, crois-tu vraiment que c’est la bonne manière
pour avoir ce qu’on désire ? Homme en tunique blanche : As-tu une meilleure idée ? Elle ne se rendra jamais
de son plein gré, comme tu le vois ! 2ième homme (criant) : Allez, qu’attendez-vous ?! Attaquez-la ! Femme (criant) : Venez,
vous ne me faites pas peur !
Les quelques soldats qui
étaient encore en vie se ruèrent sur la jeune femme qui esquiva sans problème
leurs attaques et riposta en distribuant des coups de pieds et des uppercuts
puissants. Peu à peu, ils tombèrent tous
comme des mouches par terre. J’étais impressionné par sa puissance. Elle me
rappelait beaucoup la guerre que nous avions menée contre les chevaliers
d’Athéna. Soudain, un des cinq hommes
lui envoya un coup et la blessa au niveau de l’épaule ! La femme gémit
intérieurement et se tint l’épaule ensanglantée. L’homme qui l’avait blessée
avait de longs cheveux noires
et lisses avec des mèches rouges, coiffés à l’arrière et s’avança un
peu et lui dit :
Homme : Tu commences à
m’ennuyer ! Soit, tu te rends, soit tu devras mordre la poussière ! Femme (en colère ) : C’est
comme ça que tu attaques tes adversaires ? Tu les frappes sans qu’ils ne
sachent rien ?! Gabriel (calme) : Excuse-le, mais il
perd patience, tout comme nous… Alors, ne défie pas notre puissance !
Je ne comprenais pas ce qu’ils disaient, ils
parlaient une langue bien étrange. La femme se mit en position de défense et
augmenta son cosmos qui commença à briller d’un bleu pastel éclatant.
Gabriel : Tu l’auras voulu…
Harès à toi l’honneur !
Un jeune homme aux cheveux courts, blonds
cendrés se détacha du groupe et augmenta également son cosmos qui flamba d’un
rouge ardent.
Homme : PAR LES FLAMMES DU
SAHARA ! Femme : PAR LA COLERE DES
DIEUX !
Jusqu’à maintenant, elle arrivait à stopper la
progression de l’attaque adverse. Mais peu à peu, elle commençait à perdre du
terrain pour la simple raison que les quatre autres se mirent à aider ce
dénommé Harès. Je ne pouvais plus rester ici, il fallait que
je l’aide avant qu’elle ne soit gravement blessée ! Ils intensifièrent leur cosmos d’avantage, je
devais intervenir maintenant ! Tandis que l’attaque se dirigea contre
elle, j’accourus aussi vite que je pus. Je parvins à la pousser de là au dernier
instant.
Sorente : Est-ce que vous allez bien ? Femme (sarcastique) : Très bien merci. C’est pas trop tôt !
J’avais cru que vous aviez pris racine derrière cet arbre !
Je la regardai d’un air ébahi. Elle avait senti
ma présence ?! Elle se leva difficilement alors que je lui proposai mon
aide, qu’elle n’accepta pas.
Gabriel : Qui es-tu et que fais-tu ici ?! Sorente : Je m’appelle Sorente et je suis l’un des sept
Généraux du Dieu Poséidon ! Comment osez-vous vous en prendre à une
femme ? Harès : Cela ne te regarde pas ! Vas-t-en ou ça fera
très mal ! Sorente : Des lâches comme vous ne me font pas
peur ! Si vous tenez à l’attaquer d’avantage
je n’hésiterai pas à m’y opposer par la force s’il le faut !
Homme en tunique noire : Pff… Je serais bien
curieux de connaître ce que tu serais capable de faire contre nous cinq.
Gabriel : Calme-toi Fadel…
Ce Gabriel, leur leader, ainsi que ses
compagnons et moi nous dévisagions pendant un certain temps. J’étais sur le
qui-vive, prêt à attaquer à tout moment. Après un temps de réflexion, leur chef tourna
la tête.
Gabriel : Partons… Nous avons assez causé de dégâts pour
aujourd’hui… Mais sois prévenu Sorente, ne te mêle pas de cette affaire !
Tu ignores dans quel pétrin tu pourrais te mettre ! Harès : Il vaut mieux suivre notre conseil ou tu
vivras un vrai enfer !
Ils disparurent avec leurs soldats morts, me
laissant tout seul avec cette jeune femme.
Femme : Enfin ! Sorente : Qui sont-ils et pourquoi vous ont-ils
attaquée ? Femme : Très bonne question… Ils ne me lâcheront pas
aussi facilement, ça c’est sûr… Sorente : Bien… Et qui êtes-vous ? Que faites-vous
ici ? Femme : Je suis Nitocris, guerrière égyptienne en
mission. Je dois faire parvenir un message à un ami, c’est tout ce que tu dois
savoir pour l’instant. Sorente : Peut-être en avaient-ils après votre message… Nitocris : Possible… Aïe… ! Sorente : Venez, nous ne sommes pas très loin. Je vais
vous soigner, nous avons une boite de premier secours dans la voiture. Nitocris (sourire) : D’accord… Si tu n’avais pas pris
autant de temps, j’aurais presque cru que tu étais courageux…
Nitocris
J’étais soulagée de voir ces abrutis enfin
partis. Je dois avouer que ce Sorente m’avait sauvé la vie… J’avais une dette
envers lui ! Je le suivais à présent à travers les bois vers
la voiture et ses amis.
Sorente : Ah ! Juste un détail
important ! Nitocris : Quoi donc ? Sorente : Je voyage avec un ami, Julian Solo.
Son corps a accueilli l’âme de Poséidon, mais il ignore tout… Donc, vous ne lui
dites rien à propos de dieux ou de chevaliers, compris ?! Nitocris (étonnée) : Si… tu y tiens… Mais ce
nom me paraît familier… Sorente : L’autre qui voyage avec moi est au
courant et fait partie des Marinas de Poséidon. Avec nous vous pouvez en
parler, mais pas avec Julian Solo ! Nitocris : Comme tu veux, mais tutoie-moi s’il te
plait !
Sûria
Je commençais à en avoir assez
d’attendre ! Que faisait-il mon Général Sorente? En plus, je
m’inquiétais à cause de ces cosmos puissants que j’ai ressenti pendant un court
instant. J’essayais tant bien que mal de distraire
Julian, mais il trouvait que Sorente durait trop longtemps à cueillir des
fleurs, mais qu’aurais-je dû trouver comme excuse ?! Tout à coup, j’entendis un bruit près des
buissons… C’était mon Général Sorente ! Automatiquement, je me mis à courir dans sa
direction, lorsqu’une jeune femme apparut derrière lui. Je m’arrêtai
brusquement et Julian qui me suivait de près, faillit me heurter. Qui était cette femme ?! Elle était plutôt
très belle… Je sentis subitement une vague de jalousie monter en moi. Que
faisait mon Général Sorente avec cette nana ?! Ses yeux brillaient d’un joli turquoise et elle
avait un magnifique teint bronzé. Elle avait des cheveux bouclés
cuivrés, qui lui descendaient jusqu’au milieu du dos. Cette femme portait une tenue
assez provocante… Un pantalon brun moulant en cuir de taille basse, qui
montrait son nombril qui était entouré d’un soleil… Sûrement un tatouage !
En plus, elle portait une large ceinture brune incrustée de petits carrés de
platine qui zigzaguaient tout le long. Puis, elle avait un top moulant
en cuir brun, sans brettelle, fermée à l’arrière par trois ficelles et dont la
pointe du tissus descendait un peu vers son ventre. A son bras gauche, elle
portait un bracelet en forme de spirale et ses poignets étaient recouverts par
de gros bracelets. Tout ça en or blanc. Lorsqu’elle se tourna
légèrement, je vis un scorpion tatoué sur son omoplate gauche et un tigre en
tribal sur sa hanche droite. Je dois bien avouer qu’elle
avait tous les atouts pour attirer un homme… Ce qui me rendait encore plus jalouse !
Pour qui elle se prenait celle-là ?!
Sûria (glacialement avec un regard foudroyant
): Qui-est-ce… ? Sorente : Euh… Julian (surpris) : Sûria, m’avait dit que tu
allais cueillir des fleurs et te voilà avec une jeune femme… Sorente (choqué et rouge) : Quoi ?! Heu…
c’est à dire que… Julian (interrompant) : Cette femme a
besoin de secours, regardez son épaule saigne ! Sorente : Je vais chercher la boîte de premier
secours dans la voiture… Nitocris : Non… C’est pas grave… Aïe !
Julian
J’ignorais qui était cette belle jeune
femme, pourtant j’avais l’impression de la connaître… En tout cas, elle était
blessée et je me devais de l’aider. Je m’approchai d’elle pour voir sa blessure
de plus près, pendant que Sûria restait là, sans rien faire. Je me demandais bien ce qui rendait Sûria de si
méchante humeur d’un coup, j’avais l’impression qu’elle allait faire un
malheur !
Julian : Heureusement que ça ne doit pas être
suturé… Qu’est-il arrivé ? Qui êtes-vous ? Sûria (sceptique) : Ce sont de très bonnes
questions… Nitocris (fixant les deux du regard) : Je
m’appelle Nitocris… Je viens de l’Egypte, mais je fais un petit voyage à
travers le monde pour… pour transmettre un message. Malheureusement, je suis
atta… je… je viens de faire une mauvaise chute par… inattention et c’est alors
que Sorente en me voyant blessée me proposa son aide. Julian : Et quel est ce message que vous devez
transmettre et à qui ? Nitocris (confuse ): Euh… Et bien… C’est à dire
que… Je ne sais pas… Mon… père m’a demandée de faire le tour du monde et de
transmettre cette lettre à la dernière association que je visiterai… Sûria (surprise) : Association ?! Votre
père gère une entreprise ?! Nitocris : Oui, il est le plus grand marchand
terrien de l’orient ! Mais à qui ai-je donc l’honneur ?!
En entendant sa phrase, je tiquai ! Le
plus grand marchand terrien de l’orient ? Cela me disait quelque chose…
Mais je n’arrivais pas à me rappeler.
Sûria (sadique) : Au moins ton origine
m’explique ta présentation… Je m’appelle Sûria et je suis l’amie de (levant
le ton) Sorente et de (baissant le ton) Julian. Nitocris (sarcastique, l’observant de haut en
bas) : Oui… Je vois pourquoi toi, tu ne portes pas ce genre de fringues… Sûria (satiriquement ) : Normal, je n'ai pas
besoin de ce genre d'accoutrement, j'aime être comme bon me semble, je n'ai pas
besoin de me mettre comme certains parce
qu'il y a une tendance. Nitocris (rire) : C’est bien vrai, je suis
pareille et je serais étonnée si ce que je porte serait à la mode…
Sûria commença à avoir des propos qui allaient
certainement se terminer par une dispute, mais j’intervins vite avant qu’elle
ne puisse dire quoi que ce soit d’autre qui puisse empirer !
Julian : Mon nom est Julian Solo. Je viens de
la Grèce et je suis le fils de l’homme qui était le marchand marin le plus
riche !
Je vis Nitocris sursauter quand elle entendit
mon nom complet… Soudain, Sorente apparut pour apparemment demander quelque
chose à Sûria.
Sorente (doucement) : J’ai oublié les clés de
la voiture pourrais-tu me passer les tiennes ? Sûria (les prenant énervée) : Je viens avec
toi… Tu n’es vraiment pas doué pour les histoire de clefs, tout comme hier
soir… Sorente (s’énervant) : Que veux-tu
dire par là ? Sûria (en colère) : Simplement que tu m’as fait
une histoire pas possible à propos de qui doit prendre les bagages pour
finalement avoir ensuite la bonté d’oublier les clefs de la voiture et de
m’avoir fait rester à ne rien faire pour rien !!!!
Les deux s’éloignèrent en pleine dispute, alors
que je me retournai vers Nitocris. Je commençais à comprendre et elle
apparemment aussi.
Nitocris (pensive) : Le petit Julian, arrogant
et trop sûr de lui-même ?! Celui qui me taquinais toujours et qui prenait
après une baffe ? Julian (rougissant) : C’est bien lui…
Son visage s’illumina et elle se jeta à mon cou
pour m’embrasser. Je n’avais jamais cru la revoir un jour...
Nitocris (le perçant du regard) : Tu es devenu
très beau ! Tu n’as pas de petite amie ? Julian (confus) : Non… J’ai demandé Saori Kido
en mariage, mais elle a refusé… Nitocris : La petite fille de ce
japonais ? C’est vrai qu’elle semble très belle… Comme je te connais, tu
es allé droit au but sans tarder… Julian : Oui… On peut dire ça… Nitocris (riant en l’embrassant) : Ha, ha…
Alors ne t’étonne pas ! Mais… Est-elle plus belle que moi ?!
Je la regardai dans son air coquin et je ne pus
retenir mes rires.
Julian (rires) : Non, tu es beaucoup plus belle
qu’elle, mais trop dominante à mon goût !
Nitocris
Après quelques instants, Sorente et Sûria
arrivèrent avec un petit coffre marqué d’une croix rouge.
Sorente : Voilà ! Je vais pouvoir te soigner
maintenant… Julian : Non, laisse-moi faire… Nitocris et moi nous
nous connaissons… Sûria & Sorente (se regardant et étonnés) : Comment ça ?! Nitocris : Nos pères se connaissaient très bien et lors
des visites ils nous emmenaient avec eux… C’est comme ça que nous avons fait
connaissance et que nous sommes devenus de bons amis, malgré nos petits
problèmes… Sûria (ennuyée) : Vraiment…
J’avais l’impression qu’elle me détestait. Mais
pourquoi ? Je ne lui avais rien fait ! Au contraire, j’aimerais bien
la connaître ! Son côté sadique me plaisait bien… Elle me ressemblait au
fait !
Quelques heures plus tard, à l’hôtel
Après avoir soigné mon épaule, Julian nous
ramena avec sa voiture à l’hôtel où ils avaient passé la dernière nuit. J’avais
pris la décision de les accompagner. Ma mission ne pressait pas et j’étais
heureuse de revoir mon ami d’enfance. Je voulais en profiter un peu. Sorente et
Sûria étaient surpris en apprenant cette nouvelle. Je croyais même les sentir
inquiets, tandis que Julian était content que j’allais les accompagner. D’après lui, il ne restait plus qu’un petit
problème à résoudre.
Julian
Il fallait que je me décide où nous
irions prochainement et surtout où Nitocris pourrait passer la nuit. L’hôtelier
venait de me dire qu’il ne restait plus que deux chambres de libre. Le plus
simple était femme avec femme, mais j’ignorais si ça ferait bon ménage si je
mettais ces deux-là dans la même chambre… Sorente, Sûria et Nitocris étaient assis à une
table dans le bar de l’hôtel pendant que je me dirigeais vers la caisse pour
payer nos boissons. Je ne me retournai pas immédiatement, mais
j’espérais que Sorente remarquerait qu’il fallait que je lui parle… J’avais de la chance, il se leva après quelques
instants et se dirigea vers moi.
Sorente : Vous ne revenez pas vous
asseoir ? Il y a une atmosphère tellement froide à cette table… Julian : Je sais… Je réfléchissais comment nous
allions dormir… Sorente : Je ne vois pas le problème… Une
chambre pour ces demoiselles et l’autre pour nous !? Julian : Je me suis également dit cela, ce
qui est d’ailleurs la solution la plus logique, mais… Sorente : Mais quoi ? Julian : En fait, c’est en rapport avec
une promesse que j’ai faite à Nitocris il y a longtemps juste avant de ne plus
la revoir. Sorente : Une promesse ? Julian : Oui ! Nous nous étions
promis que le jour où nous nous rencontrions à nouveau, nous devrions ne pas
nous quitter une seule fois l’un de l’autre et rester ensemble durant les
vingt-quatre premières heures pour en quelque sorte fêter nos retrouvailles. Sorente : Attendez attendez… !!!!
Vous voulez dire que… ? Julian : Oui ! Tu as très bien
compris ! Tu dormiras avec Sûria et moi avec Nitocris ! Sorente (confus, bégayant) : Quoi ? Moi
dormir avec Sûria, mais c’est insensé … ! Julian (souriant et sérieux) : Où est le
problème ? Tu as bien dormi dans la même chambre que Sûria la nuit passée,
non ? Sorente (véhément) : Mais c’était un horrible
accident ! Julian : Allons, ce n’est que pour une nuit
encore ! Je vous pousse pas à vous marier juste à dormir une nuit dans la
même chambre ! Sorente (rougissant et irrité) :
Justement, cela en est déjà trop !!!!
Sorente
Vraiment là, c’en était trop !!! Mais
heureusement pour Julian, je n’insistai pas à m’opposer à sa décision car je
devais impérativement parler à Sûria au sujet de Nitocris. C’était donc une
bonne occasion qui se présentait. Et puis… une promesse est une promesse, je n’ai
pas vraiment le droit de m’y opposer. Je cédai donc rapidement à sa volonté, ce qui
l’étonna quelque peu. Ensuite, Julian et moi revenions nous
asseoir à la table où l’atmosphère semblait glaciale. Apparemment, aucune
d’elles n’avait dit un seul mot pendant notre absence… Je me demandais bien
pourquoi Sûria réagissait de telle façon…
Julian : Mesdemoiselles ! J’ai quelque
chose à vous dire… Cette nuit Nitocris dormira dans la même chambre que la
mienne et Sorente partagera la même chambre que Sûria ! Sûria (sursautant) : Pardon ?! Mais… Il
n’y a qu’un lit dans cette chambre… Julian : Débrouillez-vous, mais je n’ai pas
envie d’écouter vos engueulades ! Sûria (murmurant) : Pff… Vous devriez
faire attention à vous.. Qui sait de quoi cette nana est capable pendant la
nuit… Julian : Pardon ? Qu’as-tu dis ? Sorente (rattrapant la situation avec peine) :
Euh rien… Elle est seulement mécontente de devoir partager sa chambre… Sûria
déteste dormir en compagnie de quelqu’un… Surtout avec une personne aussi
prédicatrice que moi…
Sûria après m’avoir entendu dire cela m’observa
quelque peu interrogatif et presque prête à me contre-dire. Heureusement, elle
finit par comprendre rapidement ce dont j’attendais d’elle en m’adressant un
léger signe de compréhension. Julian hocha la tête et sirota un peu de son
thé. Nitocris qui était assise à côté de lui et vis-à-vis de Sûria ne pouvait
pas s’empêcher d’y ajouter du sien…
Nitocris (ironique) : Oh, ne t’inquiète pas
Jul… Je l’ai très bien comprise… Mais je me demande pourquoi elle ne s’y oppose
pas avec plus de dynamisme si elle déteste vraiment de dormir avec quelqu’un à
côté… Sûria (vexée) : Parce que je suis tout de même
compréhensible… Où voudrais-tu que Sorente dorme ?! Nitocris (indifférente) : Vraiment ? Tu ne
m’avais pourtant pas l’air très compréhensible dans la forêt… Je me
trompe ?
Je donnai un coup de coude discret à Sûria pour
qu’elle se calme. Elle ne fit que me regarder comme si elle allait me trancher
la gorge d’un moment à l’autre et finit par se saisir de quelques
amuses-gueules qui se trouvaient sur la table.
Le soir, Chambre de Sûria
Sûria
Mon Général Sorente et moi venions de rentrer
dans ma chambre, j’avais hâte de savoir ce qu’il avait d’important à me dire.
Sorente : Sûria ! Il faut
impérativement que nous parlions de Nitocris ! Sûria (légèrement agacée) : Je vous
écoute mon Général Sorente ! Sorente : Tout d’abord, il faut que tu
saches que Nitocris est une sorte de chevalier tout comme nous. Sûria : Je m’en suis doutée. Que s’est-il
passé exactement pour qu’elle puisse être blessée dans la forêt ? Sorente : Elle a été attaquée par un
groupe de chevaliers qui tentait de s’emparer d’elle. Sûria : Pour qu’elle raison ? Sorente : Je l’ignore et il semblerait
qu’elle aussi n’en sache rien. Mais toutefois, nous supposons que c’est en
rapport avec le message qu’elle détient. Sûria : Etrange… Peut-être est-ce tout
simplement elle qui nous cache quelque chose ? Sorente : J’y ai également pensé, mais
tout est tellement vague qu’il est très difficile de faire des conclusions
cohérentes. Sûria : Je comprends… Sorente : Mais là n’est pas le problème ! Sûria : C’est le fait qu’elle nous
accompagne ? Sorente : Tout à fait ! Le fait
qu’elle nous accompagne, alors qu’elle semble être sans cesse attaquée par ces
chevaliers, serait très mauvais pour la sécurité de Julian. Sûria : Je comprends… ! Et comme il
se trouve que Nitocris est une grande amie d’enfance de Julian, il nous est
quasiment impossible de le convaincre d’abandonner cette idée sans dévoiler
notre véritable identité ! Sorente : Exactement ! C’est donc
pourquoi, nous devons dès à présent nous tenir sur nos gardes. A tout moment
nous pourrons être attaqués ! Sûria : C’est entendu mon Général Sorente.
Je serais extrêmement vigilante pour protéger Julian Solo !
Après cette discussion, je m’étais assise sur
un canapé, ne sachant pas que dire à propos de cette situation. Cette Nitocris
ne m’allait guère. Pourquoi a-t-elle dû apparaître maintenant ?! Je ne
pouvais pas la sentir. Elle avait une manière collante pour s’attacher aux
hommes et ça ne me plaisait pas du tout ! En plus qu’elle allait nous
attirer plein de problèmes qui ne nous concernent pas ! Soudain, mon Général Sorente me sortit de mes
pensées.
Sorente : Bon, je vais dormir sur le canapé et
tu prendras le lit… Sûria : Ne dis pas n’importe quoi.
C’est moi qui prend le canapé et toi le lit, tu es invité dans ma
chambre ! Sorente : Mais non ! Ecoute, il faut
toujours penser aux femmes, prends le lit ! Sûria (se fâchant) : Mais tu me prends pour une
mauviette ?! Je suis apte à dormir sur un canapé ! Sorente (criant) : Très bien, alors je
dormirais sur le sol ! Sûria (idem) : Ne sois pas stupide ! Tu as
un lit à ta disposition ! Sorente (hors de lui) : Il est pour toi !! Sûria (énervée) : Mais je n’en veux
pas ! Tu es sourd ?!
Nous nous séparâmes en soupirant profondément.
Nous allâmes chacun chercher un oreiller et une couverture pour se préparer son
… ”nid douillet”. Mon Général Sorente s’allongea à côté du lit, pendant que je
me couchais sur le canapé. Il éteignit en dernier la lumière et nous nous
retrouvâmes dans le noir dans une atmosphère plutôt lourde. Le fait de savoir qu’il allait dormir par
terre, ne me mettait pas à l’aise. Moi qui dormais confortablement sur ce
canapé, je me sentais indigne envers mon Général Sorente qui allait
passer une mauvaise nuit par galanterie. Vraiment, je ne supportais pas cette situation,
je me sentais irrespectueuse vis-à-vis de mon supérieur. Il fallait que je
fasse quelque chose. Je décidai donc de dormir moi aussi par terre. Ainsi mon
Général Sorente ne sera pas seul à mal dormir… Cela ne m’importe pas de savoir ce qu’il
pensera de ce comportement, car en tant que son second, il est de mon devoir de
vivre dans les mêmes conditions que mon supérieur. Je m’installai alors par terre, l’esprit apaisé
et je commençai à m’endormir progressivement.
Chambre de Julian
Julian
Nitocris s’était enfermée dans la salle de bain
depuis une demie heure pour prendre une douche. J’avais demandé à ce qu’on lui
apporte quelques habits car elle avait perdu sa valise. Pourtant, comme toutes les femmes, elle prenait
du temps … En attendant, je m’étais installé sur le lit et je lisais un
magazine de sport. Soudain, elle sortit enfin de là. Ses cheveux
étaient encore mouillés et elle portait un top blanc moulant au brettelles de
spaghetti et des pantalons courts, aussi moulants, en noir. Il me semblait apercevoir une partie de sa
poitrine à travers ce top un peu transparent ce qui me fit un peu rougir.
Cependant, elle n’avait rien remarqué. Elle s’assit à côté de moi sur le lit et
attendit patiemment avec son beau sourire que j’arrête de lire.
Julian (plaisantant) : Ah, te voilà enfin
sortie ! J’avais cru que tu t’es dissoute avec l’eau ! … Mais tu t’es
vraiment lavée ? Ta peau m’a encore l’air très sale ! Nitocris (riant) : Le beau jeune homme que tu
es devenu est quand même resté en arrière côté cervelle ! Jul, tu t’es
toujours moqué de ma peau bronzée ! Julian : Oui… Comme je vois, tu m’appelles
aussi encore par mon ancien surnom que tu m’avais donné… Nitocris (s’allongeant sur sa poitrine) : Ben
oui… Ce sont nos bonnes vieilles habitudes ! Julian (rouge, bredouillant) : Euh… ben… euh… Bon, je… te
laisse le lit… euh… Comme il est trop petit pour deux…
Nitocris fronça les sourcils et suivit le
regard gêné de son ami d’enfance. En s’allongeant sur la poitrine de celui-ci,
la sienne s’était montrée un peu trop et elle remarqua la légère transparence
de son top.
Nitocris : Toujours aussi timide comme
avant ! Une poitrine c’est rien de spécial ! Julian (se ressaisissant) : D’accord, si tu le
dis… Bon, je m’allonge sur le canapé et tu dors dans le lit.
Je pris un deuxième coussin et un drap et je
m’apprêtai à m’allonger sur le canapé.
Nitocris : Jul… Tu me détestes ? Julian : Mais non, pourquoi dis-tu cela ? Nitocris : Alors, tu pourrais pas t’allonger
avec moi dans ce lit et me tenir dans tes bras comme tu l’as fait une
fois ? Je me sens un peu seule…
Je me sentis terriblement rougir et j’ignorais
quoi dire. J’avais l’impression que ça faisait rire Nitocris… Après un instant
de silence, je cédai à sa demande et je m’allongeai sur le lit en la prenant
dans mes bras. J’étais allongé sur le dos avec elle à ma droite et la lumière
était éteinte… Drôle, de s’imaginer cela… Je crus l’entendre murmurer à moitié en
sommeil…
Nitocris : Où allons-nous demain ? Julian (soupirant de fatigue) : En route pour
Rome en Italie visiter un orphelinat… Nitocris : … tu sais quoi Jul ? Julian : … ? Nitocris : Je suis contente que tu te sois
souvenu de notre promesse !
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