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Chapitre 5 :

Première leçon
 

 

 

Deux jours plus tard

Julian

Nous étions en chemin pour la France. Hier Paola, l’éducatrice de l’orphelinat, est retournée au travail et nous avons pu continuer notre voyage. Comme j’étais le seul ayant le permis, il était évident que c’est moi qui conduisait.
Pour être franc, je voulais prendre immédiatement un avion ou un bateau à Rome et me diriger ainsi vers l’Afrique, le pays de la misère.

Mais pour une raison que nous ignorions tous, Nitocris avait insisté… ou presque suppliée de faire un détour et d’aller prendre le bateau en France. Elle nous avait dit qu’après ce dur travail, nous aurions besoin d’une petite pause et que le sud de la France serait idéal.
Sûria s’était vite habituée à cette idée et les filles ont fini par me convaincre.
Nous nous approchions de San Remo, qui se trouvait à quelques kilomètres de la frontière de l’Italie. Les routes devenaient de plus en plus hautes et rocheuses et des forêts nous entouraient.
Nitocris était assise à l’avant et s’occupait de moi comme si j’étais son mari, en me donnant de temps à autre la bouteille d’eau ou un petit amuse-gueule à la bouche… Cela me gênait un peu, mais elle était très mignonne et affective.

Sûria(tirant la langue) : Il fait si chaud… Je vais mourir…
Sorente : Allons, fais un peu d’efforts… Que ferais-tu si nous serions en Afrique ?
Sûria (vexée) : Je tiens le coup, mais c’est terrible de faire un voyage par cette chaleur… en plus dans une voiture !
Nitocris (jetant une bouteille fraîche) : Tiens, je la sors de notre sac à nourriture.
Sûria (se tenant la bouteille contre le front) : Oh… Merci beaucoup ma chère ! Tu m’as sauvée !
Sorente : Quand allons-nous enfin arriver ? C’est fatiguant d’être assis à côté de quelqu’un qui gémit tout le temps !
Julian : Et bien… J’ai pensé que nous pourrions nous reposer aujourd’hui et demain dans un hôtel tout près de Nice. L’hôtel est dans un lieu montagneux et très paisible. Après-demain, on continuera direction Marseille pour prendre le bateau.
 

Sorente

Il devait être midi et l’estomac de Sûria grommelait déjà terriblement. Je me croyais assis à côté d’un monstre !
Soudain, j’aperçus une plaque :                                  
Nice  6  km
Enfin !

Julian (coupant dans la direction opposée) : Voilà, nous y sommes presque.

Quelques instants plus tard, notre voiture s’arrêta devant un grand hôtel qui ressemblait à un chalet. Il était très beau à regarder… On dirait qu’il avait de la classe. Devant celui-ci se trouvait un petit bassin avec des poissons oranges et qui prolongeait les deux côté de notre chemin… Rien que la forêt ! Il régnait un silence paisible ici, nous n’entendions que les oiseaux siffler de temps en temps.

Nitocris (épatée) : Wow… C’est quoi ! Un deux étoiles ?
Julian (doux) : Tu es bonne dans les devinettes !

Pendant que Sûria s’étirait, un homme accourut vers nous en uniforme rouge.

Homme : Bonjour madames et messieurs ! Je suis François et je m’occuperai de vos bagages ! Si vous voulez bien me suivre !

Il claqua des doigts et quelques secondes plus tard, deux autres hommes avec la même uniforme arrivèrent et prirent les valises.
Quant aux filles et moi, nous suivions Julian, qui se dirigea vers la réception.

Julian : Bonjour monsieur.
Réceptionniste : Bonjour ! Je vous souhaite à tous bienvenue à notre hôtel ! Que puis-je faire pour vous ?
Julian : Et bien… Auriez-vous une suite assez grande pour nous quatre ?

L’homme nous regarda pendant quelques instants, d’un regard assez bizarre, puis il sourit et nous donna une clé.

Réceptionniste (clignant l’œil) : C’est exactement ce qu’il vous faut… Amusez-vous bien !

Ce clin d’œil ne me disait rien qui vaille… Les filles et moi avions très bien compris ce qu’il voulait dire, mais apparemment pas Julian. Il accepta la clé de bonne humeur et remercia l’homme. Pendant ce temps, Nitocris pouffait de rire et faisait tout son possible pour ne pas rire à gorge déployée. Quant à Sûria, elle n’avait pas l’ai très enchantée par cette situation.


Devant la porte de la suite

Nitocris

Julian donna un petit pourboire au garçon qui avait apporté nos bagages. Moi, j’attendais encore le moment où Julian allait découvrir pourquoi le réceptionniste nous avait  fait un clin d’œil. Parfois, des gloussements m’échappaient et je devais me contrôler à nouveau.
Julian commença enfin à inspecter les chambres. Il y avait un petit couloir qui conduisait dans un grand salon où se trouvait une table en verre avec six chaises, une grande télévision avec un DVD-Player, ainsi qu’un grand sofa en bleu azur et deux fauteuils de même couleur et deux grands meubles, décorés avec des jolies fleurs, pour y déposer ce qu’on voulait. Il y avait aussi une grande salle de bain avec douche, baignoire et un bidet. Et pour finir… Deux chambres à coucher avec un lit à deux personnes dans chacune d’elles !
Julian écarquilla les yeux et j’éclatai en rires, ne pouvant plus me retenir.

Julian : Mais… Il m’a mal compris… Je voulais quatre chambres… Ou deux chambres… mais pas comme ça…
Sorente (amer) : Il faut dire que vous ne l’avez pas précisé…
Sûria : C’est joli… Mais on peut changer… ?
Nitocris (essuyant ses larmes) : C’est quand même drôle qu’on nous prend toujours pour deux couples où qu’on soit… Pourquoi ne pas jouer ce jeu ?
Sûria : Mais tu es malade !
Nitocris : Pourquoi ? C’est pas si faux que ça…
Sorente (tiquant) : Mais je ne sortirais jamais avec cette seiche !
Sûria (idem) : Et moi jamais avec cette tête de nœuds !
Nitocris (sadique) : Mais qui vous a dits que je pensais à vous deux ?

Soudain, les deux se turent et devinrent pourpre ! Julian se mordit les lèvres et me sourit.


Sûria

Elle avait vraiment des ces idées Nitocris et surtout elle avait le don de m’embarrasser. De toute manière, il n’était pas question que nous dormions en « couple » comme elle le suggéra si bien. C’était les garçons ensemble et les filles ensemble point final ! A l’entendre dire des âneries pareilles, je jurerai qu’elle se croirais dans une histoire à l’eau de rose…
Comme la répartition des chambres venait d’être résolu, nous commençâmes chacun à nous installer. Cependant en me dirigeant vers mon dortoir, je constatai rapidement que mon amie n’allait pas m’accompagnait comme je le pensais, en effet, au lieu de venir avec moi et préféra suivre Julian dans sa chambre. Elle voulait sans doute discuter avec lui. En tout cas, une chose était certaine, c’est qu’elle venait une fois de plus de me laisser tomber pour l’installation de notre lieu de sommeil.
Mais heureusement que mon Général Sorente était là pour me soutenir et c’est d’ailleurs sa gentillesse qui me rendait fière d’être son second.

Sorente : Veux-tu que je t’aide à t’installer ? Etant donné que Nitocris t’a une fois de plus larguée…
Sûria (sourire) : Ce n’est pas de refus !

Une fois dans la chambre, nous commençâmes à répartir les bagages et je voulus également en profiter pour informer mon supérieur de mes derniers constats… mais apparemment, celui-ci sentit de suite que je comptais lui parler de quelque chose d’important.

Sorente : … heu… tu veux me dire quelque chose ?
Sûria : Oui, il y a quelque chose qui me tourmente.
Sorente : Je t’écoute.
Sûria : En fait c’est ce détour que Nitocris nous a supplié de faire.
Sorente : Je comprends ton inquiétude, moi aussi j’ai des soupçons la-dessus.
Sûria : Il y a donc deux conclusions possible la concernant. Soit elle a quelque chose derrière la tête qu’elle nous cache…
Sorente : … soit c’est un vulgaire caprice.
Sûria : Et comme malgré les apparences, elle est bel et bien un combattant comme nous…
Sorente : … C’est impossible qu’il s’agisse d’une simple envie de jeune fille.
Sûria : Que comptez-vous faire mon Général vis-à-vis de cela ?
Sorente : Pour le moment, rien du tout… les problèmes de Nitocris ne sont pas les nôtres, mais nous devrons faire en sorte que Julian ne se laisse pas emporter dans son manège. Tout ce que nous pouvons faire c’est agir en tant qu’observateur et attendre le moment propice pour nous y opposer.
Sûria : Très bien, je vous tiendrais donc au courant de mes découvertes 

Après cette petite discussion, je me sentais en forme et nous terminâmes à faire du rangement.

Sorente : Au fait, comme nous avons fini, si nous allions voir ce que fabriquent Julian et Nitocris ?
Sûria : Vas-y sans moi, j’ai encore deux trois petites chose à faire. De toute manière je n’ai pas besoin de me déplacer pour savoir qu’ils flirtent.
Sorente : Ne dis pas n’importe quoi, je connais trop bien Julian pour te dire qu’il ne ferait jamais cela.

 
Julian

J’étais dans ma chambre avec Nitocris, cependant depuis un petit moment elle me rendait mal à l’aise avec son comportement… Ce n’est pas qu’elle ne me plaisait pas, mais j’avais cette sensation qu’il y avait quelque chose de pas très clair entre nous.
Je redoutais en fait qu’elle s’imaginait que j’étais plus qu’un ami d’enfance… Pour moi, ce sentiment d’amitié n’avais pas du tout changeait mais j’ignorais totalement ce qu’il en était chez elle.

Nitocris : Tu m’as l’air bien songeur Jul …
Julian : Oui, j’aimerais te dire quelque chose en fait…
Nitocris : Quoi ?
Julian : C’est la dernière fois que je cède à l’un de tes caprices, notamment pour ce détour au sud de la France… ça va à l’encontre du véritable but de mon voyage !!
Nitocris : C’est bon ne t’énerve pas… C’est promis, c’est la dernière fois que je te demande une chose pareil…
Julian : Très bien… Je sais que je peux comptais sur toi pour tenir tes promesses.

Je me sentais mieux à présent que je lui avais dis cet avertissement. Au début, je n’avais rien dit car j’étais heureux de la revoir, mais maintenant, il ne faut pas qu’elle se mette en tête de me commander.

Nitocris : … Jul… ?
Julian : Qu’est-ce qu’il y a ?
Nitocris : Est-ce que tu m’aimes ?

Aïe, aïe, la question que je redoutais le plus… Bon sang, mais qu’est-ce que je pouvais bien lui répondre… Si je lui dis oui, c’est lui mentir en partie et si je lui dis non, sa réaction pourrait m’être fatale… Seule échappatoire : répondre à côté de la plaque…

Julian : Mais bien sur, tu es la meilleure ami que je n’ai jamais eu.
Nitocris : Non, sérieusement je te demande ce que tu ressens exactement pour moi ?
Julian ( redevenant sérieux) : En fait, je te considère comme une amie comme tu l’as toujours été pour moi…
Nitocris : Dans ce cas, peux-tu en tant qu’ami me rendre un service pour conclure un sentiment que j’ai à ton égard ?
Julian : Tu sais que tu peux compter sur moi.
Nitocris : Ecoute-moi bien alors… Embrasse-moi !

Je ne savais pas comment j’avais fais pour me retrouver dans une situation pareille, mais là je me sentais vraiment piégé, les pieds et mains liés.
Je n’avais pas le choix, il fallait que je m’exécute… et dire que je venais de lui dire que je ne céderais plus à ses caprices… mais d’un autre côté ce n’était pas la même chose car elle avait bien dit que c’était pour conclure, je présumai que ça voulait dire pour terminer…
Je pris donc mon courage à deux mains pour vite en finir. Je la tins délicatement les épaules et fermant les yeux, j’approchai mes lèvres des siennes.
 

Nitocris

J’étais si contente dès qu’il me donna un baiser, mais j’étais triste en même temps car je savais que ce sentiment n’était pas réciproque. Hélas, il fallait que je me rende compte qu’un amour entre lui et moi n’était pas encore possible mais que je ne voulais en aucun renoncer à lui avouer mes sentiments et c’était le meilleur moyen pour tout dire.
Je voulais que cet instant soit à jamais gravé dans ma mémoire, c’est d’ailleurs pourquoi dès qu’il commença à retirer son visage du mien, je l'enveloppai au-dessus de ses épaules pour le retenir et lui rendre son baiser. Il fut sans doute surpris mais d’un autre côté il se laissa faire. Je me sentais en harmonie avec lui et je percevais que Julian y prenait petit à petit plaisir.
Mais cela ne dura pas car juste quand ça devenait passionnant, la porte de la chambre s’ouvrit, nous obligeant à revenir à la réalité.

Sorente (très surpris) : … pardonnez-moi… je ne voulez pas vous déranger…
Julian (lâchant complètement Nitocris ) : Non non !!!! ce n’est pas du tout ce que tu crois !!!! C’est un malentendu !!!!
Sorente : Je vais donc vous laissez à vos occupations.
Julian : Non attend !!!!!! Ce n’est pas du tout ce que tu penses !!!!!!

Sans autre, Sorente referma la porte en nous laissant dans la chambre. Celui-ci pouvait vraiment se vanter qu’il a réussi à mettre fin à ce moment magique.


L’après-midi

Il devait être quatre heure et je m’ennuyais à mort. Sûria était dans le salon en train de lire un magazine et les garçons sont allés se promener dans le parc de l’hôtel. Je me jetai sur le sofa où Sûria était assise.

Nitocris : Je m’ennuie !!
Sûria (absorbée par sa revue) : Hum… C’est pas de ma faute…
Nitocris : C’est quoi ce que tu lis ?
Sûria : Hein ? Divers… La bouffe et il y a un article intéressant sur les voitures…
Nitocris (surprise) : Tu t’intéresses aux voitures ?!
Sûria : Un peu… Je sais en conduire… Même si j’ai pas le permis !
Nitocris (avec des yeux brillants) : Vraiment ! Chouette…
Sûria (se tournant vers elle) : Pourquoi ?
Nitocris (air innocent) : Ben… J’aimerais en faire autant… Tu pourrais pas me l’apprendre ?
Sûria : Tu ne sais pas conduire ?
Nitocris : Non… Pourtant j’aimerais bien !
Sûria (enthousiaste) : C’est d’accord… Mais tu feras tout ce que je te dirai à la lettre, compris ?!
Nitocris (joyeuse) : Oui, cheffe ! Allons-y.
 

Une heure plus tard

Sûria

Nous avions pris la voiture sans demander directement à Julian… Je lui avait laissé un mot à la réception et j’étais partie avec Nitocris. Dans cette hauteur en montagne, le risque que des flics nous attraperaient était minimal. Après un kilomètre, je m’arrêtai et je la laissai prendre ma place au volant.
Je lui expliquai les règles de base et je lui dis d’allumer donc le moteur et d’essayer. Pour le moment, elle ne devait pas aller plus loin que la deuxième vitesse.
Elle mit le contact sans problème ainsi que la première vitesse. En manœuvrant bien les pédales, la voiture démarra et roula doucement sur la route. Nitocris appuya l’accélérateur à fond et le moteur fit un bruit assourdissant.

Nitocris (souriante) : C’est bien ?!
Sûria (se bouchant les oreilles et criant) : Ouais… mais dis-moi, c’est quand que tu mettras la deuxième vitesse ?!
Nitocris (surprise) : C’est vrai ! Je peux déjà la mettre ?

Elle tenta de changer la vitesse, mais le bâton ne descendait pas bien et il faisait un terrible bruit, lorsque je compris…

Sûria : Tu dois d’abord embrayer !
Nitocris (rire) : Ah oui… Que je suis bête !

Nitocris était une fille très gentille et savante, mais en ce qui concernait les voitures… Elle était vraiment nulle et cela commençait à m’inquiéter… Peut-être que j’aurais dû choisir une route qui ne descendait pas la montagne !

Sûria (nerveuse) : Mais qu’est-ce que tu attends ?
Nitocris (ne faisant plus attention à la route) : Mais j’arrive pas… On dirait que c’est coincé…
Sûria (affolée) : Tu dois embrayer à fond et pousser le bâton simplement vers le bas !

Elle continuait à maintenir l’embrayage à fond et la voiture gagnait de plus en plus de vitesse puisque nous étions dans une descente !
Je commençais à paniquer, lorsqu’elle réussit enfin à changer la vitesse. Malheureusement, elle laissa venir trop vite l’embrayage et la voiture fit un petit saut. Peu à peu, elle alla un peu moins vite et je me calmai.
Quelques cent mètres devant nous se trouvait un virage brusque vers la gauche et le véhicule était de plus en plus au milieu de la route… Si une autre voiture arrivait à grande vitesse de l’autre côté… Mon dieu,  je ne veux même pas y penser !

Sûria : Range-toi plus à droite ! C’est dangereux de prendre autant de place, surtout devant un virage où on ne voit qui peux arriver !

Elle obéit… Mais qu’est-ce qu’elle faisait maintenant ?! Elle allait trop à droite… Oh mon dieu ! La voiture allait s’engouffrer dans les buissons en bordure de route !

Sûria : Fais attention ! Tu dois veiller sur les deux côtés !!

Trop tard ! la voiture détruit la végétation sur quelques cent mètres, jusqu’au moment, où je dirigeai le volant un peu vers moi.
Puis vint le virage brusque. Nitocris le réussit assez bien… Côté espace sur la route… C’était limite… En sortant du tournant, nous aperçûmes une voiture roulant à grande vitesse vers nous… En plus, elle était légèrement au-dessus de la ligne de sécurité marquée sur la route.

Sûria (paniquée) : Freine !!!!

Je tentai de mener la voiture un peu plus vers la droite pendant que Nitocris freina brusquement.
La voiture passa à côté de nous en klaxonnant et en éraflant la voiture !!

Nitocris : Qu’est-ce que c’était ?
Sûria (toute pâle et calme) : Arrête-toi ici à côté… Coupe le moteur et met le frein à main…

Nitocris m’obéit. Je crois qu’elle avait une mauvaise conscience et qu’elle était inquiète comme moi…
Nous sortîmes de la voiture et je vis un long trait gris de l’avant à l’arrière de la voiture, ainsi que quelques bouts des buissons sur celle-ci…

Sûria (inerte) : Qu’est-ce que je vais faire… Julian et Sorente vont me tuer…
Nitocris : Je suis vraiment désolée… J’aurais dû penser aux conséquences avant de te demander ça…
Sûria (s’énervant ): Ce n’est pas de ta faute… C’est cet abruti qui a gagné son permis à la loterie ! Quel bonit ! Il ne s’est même pas arrêté ce pelagos ! Il a bien fait, sinon je lui aurais donné quelques coups dans sa tronche de con ! …


Nitocris

Sûria s’énerva encore une bonne dizaine de minutes, lorsqu’elle se tut enfin.

Nitocris : Tu vas mieux ?
Sûria (soupirant) : Oui, beaucoup mieux. Mais je crois que ça suffit pour aujourd’hui ! Rentrons, les garçons doivent déjà s’inquiéter pour nous !

Sûria et moi montions dans la voiture et c’était à moi de nous reconduire. Pendant le trajet, j’avais encore fait pas mal de bêtises. Je crois qu’elle aurait aimé me dire de m’arrêter et de prendre le volant en main. Mais elle me laissa conduire jusqu’au bout. A vrai dire, je commençais à fatiguer et je fus très contente lorsque je vis enfin l’hôtel devant moi.

Sûria : Oh non… Julian et Sorente sont devant l’entrée et nous attendent !
Nitocris : Ils l’auraient de toute façon su tôt ou tard.

Je coupai le moteur et Sûria sortit de la voiture comme une fusée en courant droit dans les bras de Sorente, surpris et qui se demandait ce qu’on avait fait de la voiture.
 

Julian

Ma voiture… Ma belle voiture… Dépouillée à jamais… Elle était dans un état terrible ! Je tournai autour de la voiture pendant que Nitocris en sortit. Tout au long de la voiture du côté gauche il y avait un grand trait ayant détruit le lac de la voiture… Sur le pare-brises se trouvaient une grande quantité de brindilles et de feuilles… Le miroir de la gauche était un peu plié vers l’intérieur…
Je regardai les filles à tour de rôle, attendant qu’elles me fournissent enfin une explication. Nitocris me semblait un peu embarrassée, mais s’approcha de moi et me prit dans les bras. Elle me murmura de ne pas être trop en colère, car ce n’était pas la faute de Sûria, mais la sienne.
J’avais un peu du mal à me calmer, mais lorsque je vis une Sûria assez pâle et blottie comme une petite souris dans les bras de Sorente, je compris que Nitocris n’avait pas tors. D’ailleurs, celui-ci ne parlait pas du tout. Il était resté là, debout sans rien faire, trop surpris pour bien comprendre. Cependant, il commença à bien rougir…

Après un court instant, Sûria ouvrit brusquement les yeux et regarda vers son protecteur. Soudain, elle se défit vivement des bras du jeune homme et rougit terriblement !

Sûria (gênée) : Mais t’es vraiment un pervers qui profite de chaque occasion !
Sorente (embarrassé et en colère) : Mais c’est toi la profiteuse ici ! C’est bien toi qui t’es jetée dans mes bras !
Sûria (idem) : Mais personne ne t’obligeait à me garder bravement dans tes bras ! Je voulais sortir de la voiture et tu étais sur mon chemin ! C’est ça la vérité et tu en as profité pour m’enlacer !
Sorente : Vraiment ! Alors pourquoi tu en as mis du temps pour te défaire de mes bras ?!
Sûria : Je…
Nitocris (lasse et ironique) : Mon Dieu quelle affaire… Les amoureux peuvent parfois être vraiment si pénibles… Tu trouves pas Jul ?!

Au fait, Nitocris se trouvait encore enlacée avec moi quand elle leur avait fait cette remarque. Elle aurait dû se taire… Les deux se retournèrent soudainement vers nous et se mirent à nous engueuler !

Sûria (hystérique) : Moi amoureuse de ce mollusque ? Mais ce bonit de tout à l’heure n’a pas seulement endommagé la voiture mais aussi ta cervelle !
Sorente (criant) : Jamais, je ne tomberai amoureux d’un garçon manqué comme elle !
Nitocris (indifférente) : Oui… Bien sûr, je vois crois sur parole… On verra bien !

Je décidai d’ignorer cette dispute et regardai si la voiture était encore d’avantage endommagée.
 

Sûria

Mais pour qui se prenaient-ils ?! Ils me tapaient sur le système et je décidai donc d'aller fermer la portière de la voiture... Je n'avais pas pensé à le faire avant...
En passant par Nitocris, je vis son sourire plus qu'ironique !

Sûria (énervée) : Ah ! Vous m’énervez tous terriblement ! Laissez-moi tranquille !

Je m’approchai de la voiture sans la regarder et claquai la portière d’un geste sec. Elle se ferma sous un bruit fort. Pourtant, j’avais l’impression d’avoir entendu un autre son très étrange… Cependant, j’ignorais ce que c’était… Quand je me retournai pour voir de quoi il s’agissait, je fus terriblement désolée ! Oh bon sang ! Je venais de fermer de toutes mes forces la portière sur la main de Julian ! Aïe aïe… je crois même que j’ai fait plus que cela… je viens de fracturer la main de Julian !

 

 

 

 

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Les personnages de Saint Seiya sont copyright Masami Kurumada.