Deux jours plus tard
Julian
Nous étions en chemin pour la
France. Hier Paola, l’éducatrice de l’orphelinat, est retournée au travail et
nous avons pu continuer notre voyage. Comme j’étais le seul ayant le permis, il
était évident que c’est moi qui conduisait. Pour
être franc, je voulais prendre immédiatement un avion ou un bateau à Rome et me
diriger ainsi vers l’Afrique, le pays de la misère. Mais pour une raison que nous
ignorions tous, Nitocris avait insisté… ou presque suppliée de faire un détour
et d’aller prendre le bateau en France. Elle nous avait dit qu’après ce dur
travail, nous aurions besoin d’une petite pause et que le sud de la France
serait idéal. Sûria s’était vite habituée à
cette idée et les filles ont fini par me convaincre. Nous nous approchions de San
Remo, qui se trouvait à quelques kilomètres de la frontière de l’Italie. Les
routes devenaient de plus en plus hautes et rocheuses et des forêts nous
entouraient. Nitocris était assise à l’avant
et s’occupait de moi comme si j’étais son mari, en me donnant de temps à autre
la bouteille d’eau ou un petit amuse-gueule à la bouche… Cela me gênait un peu,
mais elle était très mignonne et affective.
Sûria(tirant la langue) :
Il fait si chaud… Je vais mourir… Sorente : Allons, fais un
peu d’efforts… Que ferais-tu si nous serions en Afrique ? Sûria (vexée) : Je tiens
le coup, mais c’est terrible de faire un voyage par cette chaleur… en plus dans
une voiture ! Nitocris (jetant une bouteille
fraîche) : Tiens, je la sors de notre sac à nourriture. Sûria (se tenant la bouteille
contre le front) : Oh… Merci beaucoup ma chère ! Tu m’as sauvée ! Sorente : Quand
allons-nous enfin arriver ? C’est fatiguant d’être assis à côté de
quelqu’un qui gémit tout le temps ! Julian : Et bien… J’ai
pensé que nous pourrions nous reposer aujourd’hui et demain dans un hôtel tout
près de Nice. L’hôtel est dans un lieu montagneux et très paisible.
Après-demain, on continuera direction Marseille pour prendre le bateau.
Sorente
Il devait être midi et l’estomac
de Sûria grommelait déjà terriblement. Je me croyais assis à côté d’un
monstre ! Soudain, j’aperçus une
plaque :
Nice 6 km Enfin !
Julian (coupant dans la
direction opposée) : Voilà, nous y sommes presque.
Quelques instants plus tard,
notre voiture s’arrêta devant un grand hôtel qui ressemblait à un chalet. Il
était très beau à regarder… On dirait qu’il avait de la classe. Devant celui-ci
se trouvait un petit bassin avec des poissons oranges et qui prolongeait les
deux côté de notre chemin… Rien que la forêt ! Il régnait un silence
paisible ici, nous n’entendions que les oiseaux siffler de temps en temps.
Nitocris (épatée) : Wow…
C’est quoi ! Un deux étoiles ? Julian (doux) : Tu es
bonne dans les devinettes !
Pendant que Sûria s’étirait, un
homme accourut vers nous en uniforme rouge.
Homme : Bonjour madames et
messieurs ! Je suis François et je m’occuperai de vos bagages ! Si
vous voulez bien me suivre !
Il claqua des doigts et quelques
secondes plus tard, deux autres hommes avec la même uniforme arrivèrent et
prirent les valises. Quant aux filles et moi, nous
suivions Julian, qui se dirigea vers la réception.
Julian : Bonjour monsieur. Réceptionniste :
Bonjour ! Je vous souhaite à tous bienvenue à notre hôtel ! Que
puis-je faire pour vous ? Julian : Et bien…
Auriez-vous une suite assez grande pour nous quatre ?
L’homme nous regarda pendant
quelques instants, d’un regard assez bizarre, puis il sourit et nous donna une
clé.
Réceptionniste (clignant
l’œil) : C’est exactement ce qu’il vous faut… Amusez-vous bien !
Ce clin d’œil ne me disait rien
qui vaille… Les filles et moi avions très bien compris ce qu’il voulait dire,
mais apparemment pas Julian. Il accepta la clé de bonne humeur et remercia l’homme.
Pendant ce temps, Nitocris pouffait de rire et faisait tout son possible pour
ne pas rire à gorge déployée. Quant à Sûria, elle n’avait pas l’ai très
enchantée par cette situation.
Devant la porte de la suite
Nitocris
Julian donna un petit pourboire
au garçon qui avait apporté nos bagages. Moi, j’attendais encore le moment où
Julian allait découvrir pourquoi le réceptionniste nous avait fait un
clin d’œil. Parfois, des gloussements m’échappaient et je devais me contrôler à
nouveau. Julian commença enfin à inspecter
les chambres. Il y avait un petit couloir qui conduisait dans un grand salon où
se trouvait une table en verre avec six chaises, une grande télévision avec un
DVD-Player, ainsi qu’un grand sofa en bleu azur et deux fauteuils de même couleur
et deux grands meubles, décorés avec des jolies fleurs, pour y déposer ce qu’on
voulait. Il y avait aussi une grande salle de bain avec douche, baignoire et un
bidet. Et pour finir… Deux chambres à coucher avec un lit à deux personnes dans
chacune d’elles ! Julian écarquilla les yeux et
j’éclatai en rires, ne pouvant plus me retenir.
Julian : Mais… Il m’a mal
compris… Je voulais quatre chambres… Ou deux chambres… mais pas comme ça… Sorente (amer) : Il faut
dire que vous ne l’avez pas précisé… Sûria : C’est joli… Mais
on peut changer… ? Nitocris (essuyant ses larmes)
: C’est quand même drôle qu’on nous prend toujours pour deux couples où
qu’on soit… Pourquoi ne pas jouer ce jeu ? Sûria : Mais tu es
malade ! Nitocris : Pourquoi ?
C’est pas si faux que ça… Sorente (tiquant) :
Mais je ne sortirais jamais avec cette seiche ! Sûria (idem) : Et moi
jamais avec cette tête de nœuds ! Nitocris (sadique) : Mais
qui vous a dits que je pensais à vous deux ?
Soudain, les deux se turent et
devinrent pourpre ! Julian se mordit les lèvres et me sourit.
Sûria
Elle
avait vraiment des ces idées Nitocris et surtout elle avait le don de
m’embarrasser. De toute manière, il n’était pas question que nous dormions en
« couple » comme elle le suggéra si bien. C’était les garçons
ensemble et les filles ensemble point final ! A l’entendre dire des
âneries pareilles, je jurerai qu’elle se croirais dans une histoire à l’eau de
rose… Comme la répartition des chambres
venait d’être résolu, nous commençâmes chacun à nous installer. Cependant en me
dirigeant vers mon dortoir, je constatai rapidement que mon amie n’allait pas
m’accompagnait comme je le pensais, en effet, au lieu de venir avec moi et
préféra suivre Julian dans sa chambre. Elle voulait sans doute discuter avec
lui. En tout cas, une chose était certaine, c’est qu’elle venait une fois de
plus de me laisser tomber pour l’installation de notre lieu de sommeil. Mais heureusement que mon Général
Sorente était là pour me soutenir et c’est d’ailleurs sa gentillesse qui me
rendait fière d’être son second.
Sorente : Veux-tu que
je t’aide à t’installer ? Etant donné que Nitocris t’a une fois de plus
larguée… Sûria (sourire) : Ce
n’est pas de refus !
Une fois dans la chambre, nous
commençâmes à répartir les bagages et je voulus également en profiter pour
informer mon supérieur de mes derniers constats… mais apparemment, celui-ci
sentit de suite que je comptais lui parler de quelque chose d’important.
Sorente : … heu… tu
veux me dire quelque chose ? Sûria : Oui, il y a
quelque chose qui me tourmente. Sorente : Je
t’écoute. Sûria : En fait c’est
ce détour que Nitocris nous a supplié de faire. Sorente : Je
comprends ton inquiétude, moi aussi j’ai des soupçons la-dessus. Sûria : Il y a donc
deux conclusions possible la concernant. Soit elle a quelque chose derrière la
tête qu’elle nous cache… Sorente : … soit
c’est un vulgaire caprice. Sûria : Et comme
malgré les apparences, elle est bel et bien un combattant comme nous… Sorente : … C’est
impossible qu’il s’agisse d’une simple envie de jeune fille. Sûria : Que
comptez-vous faire mon Général vis-à-vis de cela ? Sorente : Pour le
moment, rien du tout… les problèmes de Nitocris ne sont pas les nôtres, mais
nous devrons faire en sorte que Julian ne se laisse pas emporter dans son
manège. Tout ce que nous pouvons faire c’est agir en tant qu’observateur et
attendre le moment propice pour nous y opposer. Sûria : Très bien, je
vous tiendrais donc au courant de mes découvertes
Après cette petite discussion, je
me sentais en forme et nous terminâmes à faire du rangement.
Sorente : Au fait,
comme nous avons fini, si nous allions voir ce que fabriquent Julian et
Nitocris ? Sûria : Vas-y sans moi,
j’ai encore deux trois petites chose à faire. De toute manière je n’ai pas
besoin de me déplacer pour savoir qu’ils flirtent. Sorente : Ne dis pas
n’importe quoi, je connais trop bien Julian pour te dire qu’il ne ferait jamais
cela.
Julian
J’étais dans ma chambre avec
Nitocris, cependant depuis un petit moment elle me rendait mal à l’aise avec son
comportement… Ce n’est pas qu’elle ne me plaisait pas, mais j’avais cette
sensation qu’il y avait quelque chose de pas très clair entre nous. Je redoutais en fait qu’elle
s’imaginait que j’étais plus qu’un ami d’enfance… Pour moi, ce sentiment
d’amitié n’avais pas du tout changeait mais j’ignorais totalement ce qu’il en
était chez elle.
Nitocris : Tu m’as
l’air bien songeur Jul … Julian : Oui,
j’aimerais te dire quelque chose en fait… Nitocris :
Quoi ? Julian : C’est la
dernière fois que je cède à l’un de tes caprices, notamment pour ce détour au
sud de la France… ça va à l’encontre du véritable but de mon voyage !! Nitocris : C’est bon
ne t’énerve pas… C’est promis, c’est la dernière fois que je te demande une
chose pareil… Julian : Très bien…
Je sais que je peux comptais sur toi pour tenir tes promesses.
Je me sentais mieux à présent que
je lui avais dis cet avertissement. Au début, je n’avais rien dit car j’étais
heureux de la revoir, mais maintenant, il ne faut pas qu’elle se mette en tête
de me commander.
Nitocris : …
Jul… ? Julian : Qu’est-ce
qu’il y a ? Nitocris : Est-ce que
tu m’aimes ?
Aïe, aïe, la question que je
redoutais le plus… Bon sang, mais qu’est-ce que je pouvais bien lui répondre…
Si je lui dis oui, c’est lui mentir en partie et si je lui dis non, sa réaction
pourrait m’être fatale… Seule échappatoire : répondre à côté de la plaque…
Julian : Mais bien
sur, tu es la meilleure ami que je n’ai jamais eu. Nitocris : Non,
sérieusement je te demande ce que tu ressens exactement pour moi ? Julian ( redevenant
sérieux) : En fait, je te considère comme une amie comme tu l’as
toujours été pour moi… Nitocris : Dans ce
cas, peux-tu en tant qu’ami me rendre un service pour conclure un sentiment que
j’ai à ton égard ? Julian : Tu sais que
tu peux compter sur moi. Nitocris : Ecoute-moi
bien alors… Embrasse-moi !
Je ne savais pas comment j’avais
fais pour me retrouver dans une situation pareille, mais là je me sentais
vraiment piégé, les pieds et mains liés. Je n’avais pas le choix, il
fallait que je m’exécute… et dire que je venais de lui dire que je ne céderais
plus à ses caprices… mais d’un autre côté ce n’était pas la même chose car elle
avait bien dit que c’était pour conclure, je présumai que ça voulait dire pour
terminer… Je pris donc mon courage à deux
mains pour vite en finir. Je la tins délicatement les épaules et fermant les
yeux, j’approchai mes lèvres des siennes.
Nitocris
J’étais si contente dès qu’il me
donna un baiser, mais j’étais triste en même temps car je savais que ce sentiment
n’était pas réciproque. Hélas, il fallait que je me rende compte qu’un amour
entre lui et moi n’était pas encore possible mais que je ne voulais en aucun
renoncer à lui avouer mes sentiments et c’était le meilleur moyen pour tout
dire. Je voulais que cet instant soit à
jamais gravé dans ma mémoire, c’est d’ailleurs pourquoi dès qu’il commença à
retirer son visage du mien, je l'enveloppai au-dessus de ses épaules pour le
retenir et lui rendre son baiser. Il fut sans doute surpris mais d’un autre côté
il se laissa faire. Je me sentais en harmonie avec lui et je percevais que
Julian y prenait petit à petit plaisir. Mais
cela ne dura pas car juste quand ça devenait passionnant, la porte de la
chambre s’ouvrit, nous obligeant à revenir à la réalité.
Sorente (très surpris) :
… pardonnez-moi… je ne voulez pas vous déranger… Julian (lâchant complètement
Nitocris ) : Non non !!!! ce n’est pas du tout ce que tu
crois !!!! C’est un malentendu !!!! Sorente : Je vais
donc vous laissez à vos occupations. Julian : Non
attend !!!!!! Ce n’est pas du tout ce que tu penses !!!!!!
Sans autre, Sorente referma la
porte en nous laissant dans la chambre. Celui-ci pouvait vraiment se vanter
qu’il a réussi à mettre fin à ce moment magique.
L’après-midi
Il devait être quatre heure et je
m’ennuyais à mort. Sûria était dans le salon en train de lire un magazine et
les garçons sont allés se promener dans le parc de l’hôtel. Je me jetai sur le
sofa où Sûria était assise.
Nitocris : Je
m’ennuie !! Sûria (absorbée par sa revue)
: Hum… C’est pas de ma faute… Nitocris : C’est quoi ce
que tu lis ? Sûria : Hein ? Divers… La bouffe et il y a un article intéressant sur
les voitures… Nitocris (surprise) :
Tu t’intéresses aux voitures ?! Sûria : Un peu… Je sais en
conduire… Même si j’ai pas le permis ! Nitocris (avec des yeux
brillants) : Vraiment ! Chouette… Sûria (se tournant vers elle)
: Pourquoi ? Nitocris (air innocent) :
Ben… J’aimerais en faire autant… Tu pourrais pas me l’apprendre ? Sûria : Tu ne sais pas
conduire ? Nitocris : Non… Pourtant
j’aimerais bien ! Sûria (enthousiaste) :
C’est d’accord… Mais tu feras tout ce que je te dirai à la lettre,
compris ?! Nitocris (joyeuse) :
Oui, cheffe ! Allons-y.
Une heure plus tard
Sûria
Nous avions pris la voiture sans
demander directement à Julian… Je lui avait laissé un mot à la réception et
j’étais partie avec Nitocris. Dans cette hauteur en montagne, le risque que des
flics nous attraperaient était minimal. Après un kilomètre, je m’arrêtai et je
la laissai prendre ma place au volant. Je lui expliquai les règles de
base et je lui dis d’allumer donc le moteur et d’essayer. Pour le moment, elle
ne devait pas aller plus loin que la deuxième vitesse. Elle mit le contact sans problème
ainsi que la première vitesse. En manœuvrant bien les pédales, la voiture
démarra et roula doucement sur la route. Nitocris appuya l’accélérateur à fond
et le moteur fit un bruit assourdissant.
Nitocris (souriante) :
C’est bien ?! Sûria (se bouchant les
oreilles et criant) : Ouais… mais dis-moi, c’est quand que tu mettras la
deuxième vitesse ?! Nitocris (surprise) :
C’est vrai ! Je peux déjà la mettre ?
Elle tenta de changer la vitesse,
mais le bâton ne descendait pas bien et il faisait un terrible bruit, lorsque
je compris…
Sûria : Tu dois d’abord
embrayer ! Nitocris (rire) : Ah oui…
Que je suis bête !
Nitocris était une fille très
gentille et savante, mais en ce qui concernait les voitures… Elle était
vraiment nulle et cela commençait à m’inquiéter… Peut-être que j’aurais dû
choisir une route qui ne descendait pas la montagne !
Sûria (nerveuse) : Mais
qu’est-ce que tu attends ? Nitocris (ne faisant plus
attention à la route) : Mais j’arrive pas… On dirait que c’est coincé… Sûria (affolée) : Tu dois
embrayer à fond et pousser le bâton simplement vers le bas !
Elle continuait à maintenir
l’embrayage à fond et la voiture gagnait de plus en plus de vitesse puisque
nous étions dans une descente ! Je commençais à paniquer,
lorsqu’elle réussit enfin à changer la vitesse. Malheureusement, elle laissa
venir trop vite l’embrayage et la voiture fit un petit saut. Peu à peu, elle
alla un peu moins vite et je me calmai. Quelques cent mètres devant nous
se trouvait un virage brusque vers la gauche et le véhicule était de plus en
plus au milieu de la route… Si une autre voiture arrivait à grande vitesse de
l’autre côté… Mon dieu, je ne veux même pas y penser !
Sûria : Range-toi plus à
droite ! C’est dangereux de prendre autant de place, surtout devant un
virage où on ne voit qui peux arriver !
Elle obéit… Mais qu’est-ce
qu’elle faisait maintenant ?! Elle allait trop à droite… Oh mon
dieu ! La voiture allait s’engouffrer dans les buissons en bordure de
route !
Sûria : Fais
attention ! Tu dois veiller sur les deux côtés !!
Trop tard ! la voiture
détruit la végétation sur quelques cent mètres, jusqu’au moment, où je dirigeai
le volant un peu vers moi. Puis vint le virage brusque.
Nitocris le réussit assez bien… Côté espace sur la route… C’était limite… En
sortant du tournant, nous aperçûmes une voiture roulant à grande vitesse vers
nous… En plus, elle était légèrement au-dessus de la ligne de sécurité marquée
sur la route.
Sûria (paniquée) :
Freine !!!!
Je tentai de mener la voiture un
peu plus vers la droite pendant que Nitocris freina brusquement. La voiture passa à côté de nous
en klaxonnant et en éraflant la voiture !!
Nitocris : Qu’est-ce que
c’était ? Sûria (toute pâle et
calme) : Arrête-toi ici à côté… Coupe le moteur et met le frein à main…
Nitocris m’obéit. Je crois
qu’elle avait une mauvaise conscience et qu’elle était inquiète comme moi… Nous sortîmes de la voiture et je
vis un long trait gris de l’avant à l’arrière de la voiture, ainsi que quelques
bouts des buissons sur celle-ci…
Sûria (inerte) :
Qu’est-ce que je vais faire… Julian et Sorente vont me tuer… Nitocris : Je suis
vraiment désolée… J’aurais dû penser aux conséquences avant de te demander ça… Sûria (s’énervant ):
Ce n’est pas de ta faute… C’est cet abruti qui a gagné son permis à la
loterie ! Quel bonit ! Il ne s’est même pas arrêté ce pelagos !
Il a bien fait, sinon je lui aurais donné quelques coups dans sa tronche de
con ! …
Nitocris
Sûria s’énerva encore une bonne
dizaine de minutes, lorsqu’elle se tut enfin.
Nitocris : Tu vas
mieux ? Sûria (soupirant) :
Oui, beaucoup mieux. Mais je crois que ça suffit pour aujourd’hui !
Rentrons, les garçons doivent déjà s’inquiéter pour nous !
Sûria
et moi montions dans la voiture et c’était à moi de nous reconduire. Pendant le
trajet, j’avais encore fait pas mal de bêtises. Je crois qu’elle aurait aimé me
dire de m’arrêter et de prendre le volant en main. Mais elle me laissa conduire
jusqu’au bout. A vrai dire, je commençais à fatiguer et je fus très contente
lorsque je vis enfin l’hôtel devant moi.
Sûria : Oh non… Julian et
Sorente sont devant l’entrée et nous attendent ! Nitocris : Ils l’auraient
de toute façon su tôt ou tard.
Je coupai le moteur et Sûria
sortit de la voiture comme une fusée en courant droit dans les bras de Sorente,
surpris et qui se demandait ce qu’on avait fait de la voiture.
Julian
Ma voiture… Ma belle voiture…
Dépouillée à jamais… Elle était dans un état terrible ! Je tournai autour
de la voiture pendant que Nitocris en sortit. Tout au long de la voiture du
côté gauche il y avait un grand trait ayant détruit le lac de la voiture… Sur
le pare-brises se trouvaient une grande quantité de brindilles et de feuilles…
Le miroir de la gauche était un peu plié vers l’intérieur… Je regardai les filles à tour de
rôle, attendant qu’elles me fournissent enfin une explication. Nitocris me
semblait un peu embarrassée, mais s’approcha de moi et me prit dans les bras.
Elle me murmura de ne pas être trop en colère, car ce n’était pas la faute de
Sûria, mais la sienne. J’avais
un peu du mal à me calmer, mais lorsque je vis une Sûria assez pâle et blottie
comme une petite souris dans les bras de Sorente, je compris que Nitocris
n’avait pas tors. D’ailleurs, celui-ci ne parlait pas du tout. Il était resté
là, debout sans rien faire, trop surpris pour bien comprendre. Cependant, il
commença à bien rougir… Après un court instant, Sûria
ouvrit brusquement les yeux et regarda vers son protecteur. Soudain, elle se
défit vivement des bras du jeune homme et rougit terriblement !
Sûria (gênée) : Mais t’es
vraiment un pervers qui profite de chaque occasion ! Sorente (embarrassé et en
colère) : Mais c’est toi la profiteuse ici ! C’est bien toi qui t’es
jetée dans mes bras ! Sûria (idem) : Mais
personne ne t’obligeait à me garder bravement dans tes bras ! Je voulais
sortir de la voiture et tu étais sur mon chemin ! C’est ça la
vérité et tu en as profité pour m’enlacer ! Sorente : Vraiment !
Alors pourquoi tu en as mis du temps pour te défaire de mes bras ?! Sûria : Je… Nitocris (lasse et ironique) :
Mon Dieu quelle affaire… Les amoureux peuvent parfois être vraiment si
pénibles… Tu trouves pas Jul ?!
Au fait, Nitocris se trouvait
encore enlacée avec moi quand elle leur avait fait cette remarque. Elle aurait
dû se taire… Les deux se retournèrent soudainement vers nous et se mirent à
nous engueuler !
Sûria (hystérique) :
Moi amoureuse de ce mollusque ? Mais ce bonit de tout à l’heure n’a pas
seulement endommagé la voiture mais aussi ta cervelle ! Sorente (criant) :
Jamais, je ne tomberai amoureux d’un garçon manqué comme elle ! Nitocris (indifférente) :
Oui… Bien sûr, je vois crois sur parole… On verra bien !
Je décidai d’ignorer cette
dispute et regardai si la voiture était encore d’avantage endommagée.
Sûria
Mais
pour qui se prenaient-ils ?! Ils me
tapaient sur le système et je décidai
donc d'aller fermer la portière de la
voiture... Je n'avais pas pensé à le
faire avant... En passant par Nitocris,
je vis son sourire plus qu'ironique
!
Sûria (énervée) :
Ah ! Vous m’énervez tous terriblement ! Laissez-moi tranquille !
Je m’approchai de la voiture sans la regarder et claquai la
portière d’un geste sec. Elle se ferma sous un bruit fort. Pourtant, j’avais
l’impression d’avoir entendu un autre son très étrange… Cependant, j’ignorais
ce que c’était… Quand je me retournai pour voir de quoi il s’agissait, je fus
terriblement désolée ! Oh bon sang ! Je venais de fermer de toutes
mes forces la portière sur la main de Julian ! Aïe aïe… je crois même que
j’ai fait plus que cela… je viens de fracturer la main de Julian !
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