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Chapitre 7 :

Une soirée agitée
 

 

 

Julian

Une semaine s’écoula depuis que nous avons retrouvé Sûria. Hélas, nous étions toujours coincés dans cet hôtel montagnard à cause de ma fracture à la main qui guérissait très lentement.
Il fallait donc patienter un peu et pendant notre séjour forcé nous profitâmes pour nous relaxer.

Nitocris avait commencé son permis de conduire et avait déjà réussi la théorie. Aujourd’hui, elle avait sa troisième heure de conduite. D’après son instructeur, elle se débrouillait un peu mieux que la première fois.
J’espérais que ma pauvre voiture, fraîchement réparée, ne subirait plus un traitement pareil.
Durant cette période de repos, Sûria traînait quelque part dans les environs, tout comme Sorente.
En ce moment, il se trouvait en ma compagnie. Nous faisions une petite promenade à travers le beau parc de l’hôtel, lorsque nous rencontrâmes le directeur.

Directeur : Ah ! Monsieur Solo et son ami Sorente ! Heureux de vous revoir. Comment va votre fracture ?
Julian : Bonjour Monsieur Dupont. Ma fracture guérit peu à peu. Comment allez-vous ?
M. Dupont : Fort bien… Un peu stressé, mais ce n’est pas grave quand je pense à l’évènement qui va avoir lieu.
Sorente : Quel événement ?
M. Dupont : Ciel ! On ne vous a pas encore invité ? Mon dieu, je suis impardonnable ! Excusez-moi !
Julian : Mais de quoi parlez-vous, voyons ?
M. Dupont : Et bien c’est simple… Mon hôtel organise demain une magnifique soirée pour fêter son anniversaire et les locataires sont invités ainsi que d’autres personnes importantes ! Je serais ravi si vos amies et vous pouviez venir !
Sorente : Ah.. Voilà pourquoi je vois autant d’employés courir par-ci et par-là… Quel âge a cet hôtel ?
M. Dupont (fier) : 25 ans ! Puis-je compter sur vos présences ?
Julian : Certainement ! Nous nous ferons un plaisir d’y assister !

Le directeur nous salua une dernière fois nous proposant un chauffeur au cas où nous aurions besoin d’aller en ville acheter quelques affaires pour demain soir.
Vraiment, c’était une personne très agréable…
Soudain, Nitocris accourut vers nous. Apparemment, son heure de conduite était finie.

Sorente : Comment était-ce ?
Nitocris : Oh très bien… L’instructeur dit que je ne suis pas un cas désespéré et que j’apprends vite !
Julian : Tant mieux… Ma pauvre voiture !
Nitocris (soupirant) : Oh Jul… Sûria et moi t’avons fait mille excuses que veux-tu de plus ? Au fait… Qu’est-ce que cet homme voulait de vous ?
Sorente : Il s’agissait du directeur de l’hôtel…
Julian : Et il nous a tous invités pour le 25ième anniversaire de son établissement, demain soir !
Nitocris : Quoi ? Une soirée chic ? Super !!! Cela faisait déjà longtemps que je n’étais plus allé à ce genre de fêtes ! Je sens que je vais m’amuser… Spécialement en m’occupant de Sûria !
Sorente (inquiet) : Comment ça… Tu lui en as déjà parlé ? Que vas-tu faire ?!
Nitocris (ton innocent) : Rien de spécial… Je vais juste la conseiller… Et puis, je m’arrangerais pour qu’elle dise oui… Mais… J’ai besoin de quelques magasins !!
Julian : Ne t’inquiète pas Nitocris… Monsieur Dupont, le directeur, nous a mis un chauffeur à notre disposition.
Nitocris : Super ! Je vais chercher Sûria !
 

Sûria

Il y a environ une demi-heure, j’étais assise sous un grand chêne en lisant paisiblement un livre.
Soudain, Nitocris arriva en courant vers moi, très excitée et essoufflée…
Elle voulait aller faire du shopping pour demain soir et voulait m’habiller de façon plus féminine et sexy. J’étais horrifiée par l’idée qu’elle voulait me transformer en traînée moderne ! Je refusai catégoriquement !

Sûria (pétant le plombs) : Non, non et non !! Je ne te laisserai pas me transformer en pétasse ! J’irais avec mes habits habituels à cette soirée !
Nitocris : Mais Sûria… C’est un événement spécial, tu peux pas y apparaître comme si tu venais de te lever pour aller acheter des aliments surgelés au supermarché !
Sûria (déstabilisée) : Alors… Je chercherais quelque chose de plus classe dans mon armoire… Ne t’inquiète pas !
Nitocris : Et Sorente ? Tu as déjà pensé à lui ?!
Sûria (gênée) : Qu’y a-t-il avec lui ?
Nitocris (sourire ironique) : Ecoute… Tu peux me raconter ce que tu veux, mais je sais que vous êtes amoureux l’un de l’autre !
Sûria (se sentant menacée) : Mais c’est n’importe quoi ?! D’où tu sors ces sottises ?!
Nitocris : Comme je l’ai déjà dit, tu me diras ce que tu voudras, je ne te croirai pas… D’ailleurs ta réaction est la meilleure preuve ! Donc… Si tu t’habillais de façon plus féminine… Je parle pas de vêtements qui laissent apercevoir tes parties intimes ou des trucs de ce genre, mais une belle robe élégante accentuant ta féminité, crois-moi… Ce petit Sorente te mangera dans la main !
Sûria : Mais… Pourquoi… C’est ridicule…
Nitocris (posant son bras autour de sa nuque) : Sûria… Tu as tout l’équipement nécessaire, il te manque juste de lire le manuel d’instructions… Et comme tu n’as pas fait tes devoirs, c’est moi qui serai ton instructeur.

Après presque une heure, elle m’avait enfin convaincue de venir faire des courses avec elle. Nous prévîmes les garçons de notre intention.
Il était presque cinq heures lorsque nous partîmes… Un peu tard, je me demandais si on aurait assez de temps.
 

Sorente

Les filles étaient absentes depuis environ deux heures et je commençais à m’inquiéter… Julian et moi étions installés à la table de notre salon, attendant que les filles reviennent pour commencer notre dîner et je craignais que celui-ci allait encore refroidir.
Soudain, la porte s’ouvrit laissant entrer Sûria, un peu épuisée, et Nitocris  à bout de nerfs !

Julian (riant) : Alors ? Comment s’est passé votre petit tour de shopping ?
Sûria (fraîche) : Je ne savais pas que c’était si difficile à trouver un habit convenant… Il faut penser à un tas de trucs… D’ailleurs on y retourne demain ! 
Nitocris (grommelant) :
M’en parlez pas…

Sûria alla aux toilettes pendant que Nitocris, visiblement exténuée, se laissa crouler sur sa chaise…

Sorente (inquiet) : Est-ce que ça va ?
Nitocris : Sûria est une catastrophe… Elle se jette sur tout ce qui lui plaît !
Julian (perplexe) : Euh… Et c’est si intolérable ?
Nitocris: Non, bien sûr que non… Moi, je fais pareil, mais je fais attention à ce que l’habit en question me va bien et si il sert pour telle ou telle occasion. Mais Sûria… Elle irait avec un joli maillot à une fête de cocktail…
Sorente (ferme) : Je crois que tu exagères un peu…

Après quelques instants, Sûria revint et nous pûmes enfin dîner.
 

Jour suivant

Nitocris

J’avais tiré Sûria du lit à dix heures du matin. Bien que j’étais de nature paresseuse la matinée, elle me dépassait largement !
L’ayant convaincue d’acheter une robe, nous partîmes aussitôt.
En ce moment nous venions d’entrer dans une autre boutique à côté de celle d’hier. J’avais tout de suite flashé sur une robe ! Il s’agissait d’une robe turquoise, très élégante, sans brettelles avec une longue fente dévoilant toute la jambe gauche !
Je la pris immédiatement pour la contempler.

Sûria (yeux ronds) : Wow… C’est une très belle robe… Tu la prends ?
Nitocris : Peut-être bien… (repensant à son amie) Et toi !? Que prends-tu ?
Sûria (souriant et choisissant une robe au hasard) : Oh… On verra… Peut-être celle-là…
Nitocris (désespérant) : Si tu veux ressembler à un bonbon dans son emballage, oui !

Je me mis à chercher un peu dans les rayons tout en expliquant à Sûria :

Nitocris: Pour ce genre de soirée, le mieux est de porter des robes qui s’ouvrent facilement par devant… Un peu comme une chemise.
Sûria : Qui s’ouvrent facilement par devant ?? Mais pourquoi donc ?
Nitocris (pensive) : Et bien, parfois au cours des soirées il arrive qu’un homme… (se ressaisissant) Non, oublie ce que je viens de te dire… Tu ne comprendrais pas !

Ma copine me regarda d’un air curieux, mais je n’y ajoutai plus rien. Elle continua à me proposer des habits assez jolis, mais pas vraiment faits pour ce genre de soirée.
Et puis soudain… Nous nous dirigions ensembles vers une robe et Sûria s’en saisit !

Nitocris : Parfait ! Tu commences à comprendre…
Sûria (rire) : Tu vois, je ne suis quand même pas un cas désespéré ! 

Sûria entra dans une cabine d’essayage. Après quelques minutes, elle en sortit légèrement rougie, revêtue d’une jolie robe noire, sans bretelles, terminée aux genoux par quatre triangles. Au niveau du nombril se situait un trou en forme de losange laissant apercevoir généreusement son abdomen ! Toutes les bordures étaient brodées de rouge.
Avec cet habit, mon amie était élégante ainsi que sexy !

Sûria : Tu ne trouves pas que la robe est un peu… Dénudant ?
Nitocris : Mais non, voyons ! Si tu veux attraper Sorente dans tes filets, il faudra que tu commences à lui montrer un peu ce que tu as !
Sûria (gênée et énervée) : Mais je ne veux pas de cet abruti !!

J’avais décidé d’ignorer ce commentaire… Après tout, cette nuit parlerait pour elle !
Nous rentrâmes à l’hôtel après un bon déjeuner dans une petite pizzeria. Maintenant, connaissant Sûria, je devais y passer toute l’après-midi pour la préparer !

Sorente et Julian se demandaient ce que nous avions bien pu faire toute la matinée, mais ils étaient enfin soulagés que nous avions trouvé une robe pour chacune.

Nitocris : Bon, les garçons… Sûria ! Je ne veux pas vous gêner, mais Sûria et moi devons nous préparer pour la soirée !
Garçons & Sûria : Quoi ?! Déjà ??
Julian : Nitocris, tu exagères… Sûria n’est quand même pas bête et il n’est que deux heures !
Nitocris : Je n’ai jamais dit que Sûria est bête, mais il y a d’autres choses à faire que de mettre une robe et de se coiffer ! Il y a aussi l’avant préparation… Allez viens Sûria !

Elle se leva lentement en lançant un regard de détresse à Sorente.

Nitocris : Allez, ne t’inquiète pas ! Tu verras ton Sorente chéri ce soir !
Sorente & Sûria (criant) : Arrête de dire ces conneries !
 

Sûria

Je suivis mon amie, ignorant ce qu’elle voulait faire. Arrivées dans une salle de bain, Nitocris m’indiqua le bord de la baignoire. Je m’y assis sans trop savoir ce qui allait se passer, lorsqu’elle me souleva soudainement un peu le pantalon.

Nitocris : C’est bien ce que je pensais… Cela fait un moment que tu ne t’es plus épilée, hein ?!
Sûria (gênée) : Et bien… Depuis que mon Général est venu me chercher chez moi… Je n’avais plus le temps à ça…

Mais qu’est-ce qu’on était en train de causer ?! Quelle conversation ridicule et sans intérêt ! C’était vraiment un truc de poufiasse ! Bon, d’accord… ma pilosité était visible mais ça ne me gênait pas du tout.
Mon amie me demanda d’enlever le pantalon et je suivis son conseil pour lui faire plaisir. En me baissant pour prendre le pantalon, mon regard tomba par hasard sur ses jambes.

Sûria : Tu peux parler toi ! Les tiens aussi ne sont pas invisibles !
Nitocris (rire) : Cela fait environ trois semaines ! J’ai apporté de la cire !
Sûria (saisissant ses jambes pour les protéger) : Mais tu es malade ?! Seulement les masochistes s’épilent avec de la cire !!
Nitocris (éclatant de rire) : Je pensais comme toi au début, mais après l’avoir fait plusieurs fois, je trouve que c’est mieux car les poils ne repoussent pas si vite et il y en a de moins en moins ! En plus, c’est une cire égyptienne. Elle colle uniquement aux poils et hydrate la peau… Comme dans les temps anciens, cela fait beaucoup moins mal !

J’hésitai énormément et Nitocris commença à épiler ses propres jambes, me laissant le temps de voir et de me décider.
 

Quatre heures plus tard

Nitocris et moi étions allongées dans notre chambre avec un masque sur le visage pour nettoyer les pores. Ce que je me trouvais bête, mais totalement bête !!! C’était uniquement pour lui faire plaisir que je voulais bien me comporter comme une dinde !
On avait parlé de tout et de rien et elle m’avait donné un petit cours de trente minutes comment me tenir auprès de la haute société. Ce que c’était chiant et inutile !!!!
Concernant l’épilation ! J’avais catégoriquement refusé ! Sous la déception de Nitocris, j’utilisai un simple rasoir qui traînait dans mes affaires. Il n’était pas question que je me soumette à cette mentalité de cruche !
Mon amie proposa de faire une sieste pour être en pleine forme ce soir. Mais je n’en fis rien en préférant terminer mon livre de l’autre jour.

Nitocris (sursautant) : Il est presque six heures ! Nous devons rincer le masque et commencer à nous préparer !
Sûria (tirant la tête) : Ce n’est pas trop tôt !!!

J’étais étonnée que nous devions nous préparer si tôt, mais je suivis Nitocris sagement, lui faisant confiance. Après tout, elle avait plus d’expérience dans ce domaine que moi bien que je ne sois pas d’accord avec ses méthodes.
Après une dizaine de minutes, elle m’installa confortablement sur une chaise devant une petite commode avec miroir.

Nitocris : Hum… Que dirais-tu d’un chignon classique avec quelques boucles qui pendent sur le côté ?
Sûria (sur un ton désintéressé) : Je ne sais pas… Je ne connais pas cette coiffure !

Elle commença à peigner mes cheveux et à onduler avec un appareil emprunté à l’hôtel. Elle avait du talent, car elle ne me faisait pas du tout mal et effectuait son travail avec dextérité, mais je doutais du résultat… Après une quinzaine de minutes, ma coiffure était terminée.

Nitocris (fière) : Alors ?! Qu’est-ce que tu en dis ?
Sûria (sceptique) : Je ne sais pas… je n’aime pas trop… On dirait que j’ai une tête trop grande !

Elle soupira courtement et défit tout pour tenter autre chose. Durant une demie heure, elle avait essayé deux coiffures que je n’aimais pas et je lui proposai donc de se simplifier la vie.

Sûria : Pourquoi ne puis-je pas porter mes cheveux détachées comme toujours ou en queue de cheval ?
Nitocris (se massant les tempes) : Parce que c’est trop banal ! J’aimerais que tu aies l’air d’une vraie princesse pour au moins un soir… ça te fera un joli souvenir !

Une princesse ??!! Berk !! Quelle idée absurde !! S’il y avait bien une chose que je détestais, c’était les barbies !!

Sûria : Pffff… dans ce cas que dirais-tu de me faire deux boules de riz ?
Nitocris : Quoi ?!

J’expliquais à Nitocris de quelle coiffure il s’agissait, parce qu’elle avait cru que j’avais faim… Pour dire la vérité, j’avais réellement un petit creux… En s’épilant les jambes avec cette cire jaune, elle m’avait donné une envie de miel…
Nitocris prit une vingtaine de minutes pour me faire cette coiffure, à laquelle elle avait ajouté une note personnelle, puisqu’elle avait eu des difficultés à maintenir les deux petits chignons sur ma tête. A partir de ces boules de riz, mes longs cheveux retombaient simplement comme des couettes et de chaque côté de mon visage, elle avait laissé une mèches

Personnellement, je me trouvais particulièrement ridicule mais je ne dis rien pour ne pas la vexer d’avantage.

Nitocris (extenuée) : Ouf… Voilà ! Il ne me reste plus qu’à te maquiller !
Sûria : Me maquiller ?! Mais je ne me maquille jamais ! Je ne veux pas de peinture sur mon visage !!!
Nitocris (regardant sur sa montre) : Je t’en prie ne discute pas ! Il est déjà sept heures ! Le banquet va commencer dans une heure et je dois me préparer également !

Mon dieu c’est vrai ! Elle aussi devait encore se préparer ! Je l’avais tellement occupée qu’il ne lui restait plus beaucoup de temps. Avant de me maquiller, elle m’ordonna de mettre ma robe que j’aurais dû mettre avant qu’elle ne me coiffe. Elle veilla à ce que je ne ruine pas la coiffure et me mit une serviette sur le décolleté pour ne pas salir la robe avec les poudres et autres trucs absurdes de ce genre.
 

Nitocris

J’avais essayé au moins cinq maquillages différents en vingt-cinq minutes, mais rien ne lui plaisait. Elle n’arrêtait pas de me dire que c’était trop et qu’elle avait l’air d’une pute.
Je sentais la colère monter en moi… Je devais encore me préparer et mademoiselle faisait ses caprices ! Je commençais à en avoir marre et je me demandais sérieusement ce qui m’avait poussé de lui proposer mon aide !
Je devais démolir quelque chose… je me retournais et mon poing heurta une petite table en bois massif.

Sûria (étonnée) : Pourquoi as-tu fait ça ?

Nitocris (énervée) : Je préfère cogner une table sans défense que la personne qui m’énerve pour me clamer sans remords !!

Sûria : Désolée, j’ignorais que je t’avais énervée autant…

Nitocris : Comment ça ?! Mais c’était l’évidence même avec un personne si insuportable que toi !!!

Sûria (soupirant) : Pourtant…. Depuis tout à l’heure… je fais des efforts pour te faire plaisir !

Nitocris : Ce n’est pas du tout l’impression que tu m’as donnée !

Sûria : Que veux-tu que je te dise ? Je n’y peux rien si tu m’a forcée la main pour bien paraître devant mon supérieur !!

Nitocris (calmée) : Au moins, tu avoues enfin que c’est pour Sorente !

Sûria (impassible) : Ne rêve pas ! C’est juste par curiosité ! (sourire) Bon vas-y, je te fais confiance ! ça serait vraiment idiot de ma part de ne pas te faire confiance alors tu es une spécialiste dans le domaine de la mode !

Nitocris : Merci… Mais n’exagère pas ! je suis pas vraiment une spécialiste, mais je sais plutôt conseiller aux gens ce qui leur vont bien ou pas…

 

Je me décidai donc pour les couleurs blanc et doré. C’était à la fois discret et visible. En plus, ça lui allait bien avec sa robe. Comme rouge à lèvres j’utilisai du pourpre que j’adoucis avec un peu de brillant à lèvres.

Elle se regarda dans le miroir et finit par sourire même si je ressentais que c’était à contre-cœur.

 

Sûria : C’est très joli en fin de compte… merci beaucoup Nitocris… Aussi pour ta patience !

Nitocris (regardant sa montre) : De rien… Pour mettre tes chaussures, il ne te faut pas d’aide ! Il me reste vingt-cinq minutes pour me préparer !!

 

Sûria sortit et vit que les garçons étaient déjà partis, donc elle s’assit dans le salon en attendant que je finisse. C’était très gentil de sa part.

J’enfilai ma jolie robe turquoise avec hâte, ainsi que mes sandales dorées. Puis, devant le miroir, je réfléchis quelque instants à une coiffure élégante … C’était vraiment pratique d’avoir des cheveux bouclés… j’ouvris un tiroir qui était rempli de petites pinces dorés… Parfait ! Je pris mes cheveux en mèches et les ajustais sur ma tête en prenant soin de laisser des mèches le long de mon front et des côtés !

Pour le maquillage, j’étalai beaucoup de fard à paupières doré et je traçai un long trait noir. Pour mes lèvres, j’avais utilisé un rouge à lèvres de couleur pêche. Pour couronner le tout, j’enfilai un bracelet doré en forme de cobra à mon avant-bras gauche.

Il était huit heures moins cinq… Wow, j’avais réussi en un temps record !

En sortant de ma chambre, Sûria m’a fait remarquer que je ressemblais à une vraie reine égyptienne.


 

Julian

 

Je me demandais ce que les filles pouvaient bien faire ! Le directeur de l’hôtel allait bientôt ouvrir le banquet et elles n’étaient toujours pas là.

Quand le directeur, s’avança vers la podium, Sorrente me donna un petit coup de coude, m’indiquant l’entrée principale, et à mon soulagement, c’était les filles ! Elles se précipitèrent vers nous en s’excusant du retard. Je devais avouer, qu’elles ressemblaient à deux déesses sorties tout droit de l’Olympe !

D’ailleurs, d’autres hommes étaient de mon avis, car ils n’arrêtaient pas de dévisager mes deux amies. Sorente me semblait bien jaloux tout d’un coup.

Le directeur commença son discours, c’est pourquoi tous se retournèrent vers lui. Nitocris se trouvait devant moi et j’en profitai pour lui murmurer à l’oreille.

 

Julian : Tu es très belle ce soir… Même si je ne connais pas Cléopâtre en personne, je suis tenté de te dire que tu es aussi belle qu’elle !

Nitocris : Vieux charmeur ! Cléopâtre n’était pas si belle que ça, mais elle était dotée d’une grande intelligence qui lui donnait un charisme spécial !

Julian : Peu importe… Tu es belle… J’espère que tu me promets la première danse ce soir !

Nitocris (sourire) : Comme au bon vieux temps… Très bien, je suis curieuse de te voir en action !

 

Entre-temps, la petite fête avait enfin commencé. Sûria s’était rendue près du buffet pour se servir à boire et Sorente, cet idiot, restait planté là au lieu d’aller vers elle pour lui dire à quel point elle était belle ! S’il ne le faisait pas, d’autres ne se laisseraient sûrement pas prier deux fois !

L’orchestre débuta avec une douce mélodie et les premiers couples se rendirent sur piste, Nitocris et moi y compris.

Je continuais d’observer mes deux amis, tout en dansant avec ma cavalière. Soudain, une horde d’hommes en smoking se retrouvaient rassemblés au buffet. Ils étaient autour de Sûria comme des abeilles autour de leur reine.

Ils n’arrêtaient pas de lui faire des avances, mais celle-ci se sentait visiblement mal à l’aise. Sorente quant à lui, était terriblement rouge et tentait de se concentrer sur la musique.

Quelques instants plus tard, je vis Sûria renvoyer tous ces princes charmants voir ailleurs sur un ton assez agressif je dois avouer.

Soudain, ma partenaire, qui observait nos deux amis, tout aussi intéressée que moi, soupira longuement.

 

Nitocris : Mais qu’est-ce qu’ils foutent ? Si ça continue ainsi, ils se rassembleront jamais !! Il faut que j’intervienne !

Julian : Tu es sûre que c’est une bonne idée ? Il serait peut-être mieux de les laisser faire…

Nitocris : Vraiment !? depuis combien de temps se connaissent-ils ?

 

A vrai dire, je l’ignorais… Sorente ne me l’avait jamais dit, mais soudain un chiffre sortit presque machinalement de ma bouche, sans que j’y puisse faire quelque chose.

 

Julian (surpris) : Environ deux ans.

Nitocris : Tu vois et ils ne se sont jamais embrassés… Jamais des mots de tendresse… Niente ! Je crois que les deux ont besoin d’une bonne fée qui les aide un peu…

 

Une fois le premier morceau terminé, Nitocris en profita pour aller voir Sûria qui se trouvait un peu maladroitement près du buffet.

 

Nitocris (tendue) : Mais… Arrête de t’empiffrer avec ces trucs tout le temps !

Sûria (bouche pleine) : Mais, ches chi bon !! Goûte !

 

Nitocris me semblait tout d’un coup prête à se ruer sur elle.

 

Sûria (réalisant) : Oups… Désolée… On ne parle pas la bouche pleine… mais ces petits amuses-gueule sont si bons…

Nitocris (goûtant) : C’est vrai… Ils sont vraiment délicieux… (se ressaisissant) C’est pas l’important ! Tu vois Sorente ?! Ben, je vous trouve assez loin l’un de l’autre ! Et pourquoi tu as renvoyé ces charmants jeunes hommes ?

Sûria : Je n’aime pas les hommes prétentieux et qui me tournent autour comme si j’étais faible. Concernant mon Général, ça ne regarde que lui s’il veut me faire un compliment ou non.

Nitocris (se massant la tête) : Mais ça serait le moyen idéal de le rendre jaloux et de le provoquer. Ainsi il viendrait vers toi et te parlerait !

 

Soudain, un beau jeune homme passa par hasard à côté d’eux et Nitocris le salua.

 

Nitocris : Bonsoir… Comment allez-vous ? Je m’appelle Nitocris et voici mon amie Sûria.

Homme (intéressé) : Bonsoir, moi c’est Alexandre.

Nitocris : Bien… Alexandre, je dois retourner vers mon partenaire, je compte sur vous pour amuser mon amie !

 

Et elle partit en ma direction. Je me demandais bien ce qu’elle avait dit à ces deux-là… Pendant ce temps, j’avais essayé de découvrir pourquoi Sorente n’allait pas lui parler. Il ne m’avait pas dit grand chose, mais je crois que le fait de voir Sûria aussi rarement féminine lui avait complètement grillé le cerveau…

 
 

Sûria

 

Ce jeune homme que Nitocris avait piqué au hasard, ne cessait de parler comme un idiot. Je dois avouer qu’il était très beau et charmant, mais je n’avais vraiment pas envie de discuter avec lui. En fait, je préfèrerais plutôt combattre contre mon Général Sorente afin de m’entraîner… Je n’étais pas habituée à ce genre de vestiaire et je commençais à avoir mal aux pieds à cause de ces chaussures au talon affreusement haut.

 

Alexandre : … D’où venez-vous ?

Sûria (secouant la tête) : Pardon ? Excusez-moi, je ne vous ai pas entendu…

Alexandre : Je vous demandais d’où vous venez et ce que vous faites dans la vie.

Sûria : Ah… Et bien je viens de la Suisse et je travaille en tant que… Je suis un guide de montagne !

Alexandre (excité) : Sérieux ? Ca tombe bien, je travaille dans une agence immobilière et mon équipe et moi voulons faire un tour dans les montagnes suisses ! Voulez-vous être notre guide ?

Sûria (tête dans les nuages) : Hein ? Pardon, je n’écoutais pas.

Alexandre (rire) : Et bien, on peut dire que vous aimez voyager avec les pensées…

Sûria : Je suis désolée, mais je crois que vous ne faites que gaspiller votre temps avec moi… Votre présence auprès de moi commence sérieusement à m’énerver et je suis certaine que dans cette salle, il y a beaucoup d’andou… de femmes qui rêvent d’un type comme vous…

Alexandre : Vous n’êtes pas intéressée…
Sûria : Aucunement ! Les oiseaux de votre espèce me dégoûtent !

Alexandre partit quelque peu outré et tristement. C’était bien fait pour lui ! Il n’avait pas à me considérer comme les autres dindes qui traînent dans cette pièce.
Quant à moi, je n’en pouvais plus. Il fallait que je m’assoie. Je jetais un coup d’œil discret à mon Général qui discutait encore avec Julian.

Ce dernier semblait un peu insister sur un sujet, mais Sorente resta stoïque. Je me demandais bien de quoi ils parlaient… Soudain, une ombre m’obscurcit la vue.

Sûria : Ah, Nitocris ! Alors, comment était la danse avec Julian ?
Nitocris : Pourquoi tu es assise dans ce coin sans compagnie masculine ?
Sûria : Parce que j’ai terriblement mal aux pieds et que je n’ai nullement envie de causer avec des types pédants… Je veux simplement qu’on me laisse tranquille !
Nitocris : Mais on le tenait presque ! Julian et moi avions remarqué qu’il devenait de plus en plus jaloux, surtout aux moments où Alexandre te touchait l’épaule !
Sûria (pensive) : C’est vrai que j’aurais dû le frapper à ces moments…
Nitocris (continuant sans tenir compte de cette remarque) :…Encore un peu et il serait venu… Allez, on te cherche quelqu’un d’autre… Oh ! En voilà un qu…
Sûria (énervée) : Arrête ! J’en ai marre que tu traînes dans mes pattes ! Laisse-moi tout simplement tranquille !!!

 Et je partis par la porte de la véranda. Il fallait que je prenne un peu d’air frais. Je n’en pouvais plus, j’étouffais à l’intérieur et j’en avais assez que les hommes me regardent en bavant !

 

Julian

 

La tentative de Nitocris avait échoué. Je ne devais pas être un voyant pour prévoir ce qui allait se passer … Je n’aimerais pas échanger ma place avec celle Sorente en ce moment car en voyant Nitocris se diriger vers nous, je sus qu’il allait passer un très mauvais quart d’heure !

 

Nitocris (enragée) : Je peux savoir à quoi tu joues exactement ?!!

Sorente (surpris) : Je… Que veux-tu dire par là ?

Nitocris (se contrôlant pour ne pas exploser) : Il y a là une ravissante jeune femme qui craque pour toi… Elle est particulièrement belle ce soir et tu ne trouves rien de mieux que de rester dans un coin isolé ??

Sorente : De quoi parles-tu ? Qu’est-ce que tu attends de moi ?

Nitocris (pétant les plombs) : Mais qu’est-ce qu’on ne doit pas tout entendre comme conneries !! Tu l’aimes, elle t’aime… Elle attend pendant toute la soirée que tu la rejoignes et que tu lui dises à quel point elle est belle et toi ? Tu restes ici, jouant le timide et tu ne l’as même pas invité danser !!!

Sorente (énervé d’être engueulé) : Je ne comprends pas ce que tu attends de moi ! Tu veux peut-être que je m’agenouille devant elle pour lui acclamer mon amour ?!

Nitocris (ironique) : Ben, ça serait déjà un très bon début ! Tu vois que tu as des idées ?!

Sorente (hors de lui) : C’est complètement absurde !!

Nitocris (s’approchant de lui énervée) : Je vais de dire ce qui est absurde ! C’est à quel point tu es bête et con de laisser passer un tel moment entre les mains ! C’est un soir idéal pour lui faire la cour et tu ne bouges pas un seul doigt !

Alors que moi, j’ai passé une journée entière à convaincre et à re-convaincre Sûria de s’habiller comme ça, uniquement pour toi ! As-tu une seule idée combien d’efforts cela m’a coûtée ?? Il est totalement absurde que Sûria ait aussi fait des efforts que toi, tu as ignoré !

 

Sorente était de plus en plus pris par les remords. Je voyais bien qu’il regrettait profondément ce qu’il s’était passé, mais il ne savait pas quoi répondre.

Soudain, comme piqué par un moustique, il sortit hâtivement par la même porte que Sûria.


Sorente

Au départ, dans cette obscurité, je peinais à m’orienter, mais rapidement je pus me diriger sans problème. Je recherchais Sûria dans le parc afin de lui dire ce que je pensais vraiment. Mais à ma surprise, ce ne fut pas moi qui la retrouva errante dans la nuit, mais elle qui me rejoignit d’un air inquiet et sérieux.

Sûria : Mon Général Sorente ! Il y a quelque chose d’étrange depuis un moment.
Sorente : Que veux-tu dire ?
Sûria : Ne ressentez-vous pas des présences étrangères ?
Sorente (attentif) : Si ! Tu as raison ! Il y a deux Chevaliers dans les parages et leur cosmo-énergie ne m’est pas inconnue !
Sûria : Vous les reconnaissez ?
Sorente : Je ne suis pas certain, mais si je ne me trompe pas il s’agirait de ces combattants recherchant la capture de Nitocris ! Nous n’avons plus une minute à perdre ! Nous devons impérativement rejoindre Julian et Nitocris pour les prévenir du danger qu’ils courent !!
Sûria : Tout de suite mon Général !!!


Nitocris

Quelle soirée !! C’était particulièrement fatiguant et déprimant d’expliquer ardemment à deux personnes de se rapprocher affectueusement pour finalement les voir jouer aux sourds-aveugles.
Afin de me remettre les idées en place, j
’allais boire quelque chose au buffet. Mais à ma grande déception, il n’y avait plus de verres pour me servir…Moi qui était si assoiffée, quel dommage.

Individu (aimable avec un verre dans la main) : Bonsoir mademoiselle, voudriez-vous un verre de Ponge ?

Je ne savais pas pourquoi, mais cette offre ne me disait rien.
Ce type… j’avais la sensation de l’avoir déjà rencontré quelque part. Ses
cheveux courts étaient blonds et érigés comme des flammes et ses yeux coloraient d’un vert particulièrement clair et il portait un costard cachant sa musculature
Après l’avoir dévisagé parmi les invités, je remarquai rapidement un autre individu intéressé par ma présence. Ses cheveux noirs, ses yeux succins et son nez d’aigle me rappelaient également quelqu’un.
Je me sentais piégée et c’est alors de ma lanterne s’illumina.
Je m’en voulais d’ailleurs de ne pas les avoir reconnu plus tôt, il s’agissait de mes poursuivants. Il fallait impérativement que je me dégage de ce guêpier, mais comment faire ? Je ne pouvais pas les attaquer en public et encore moins essayer de me défiler car ils ne cesseraient de me harceler.
En fait, ils auraient réussi à m’enlever si je ne m’en étais pas méfiée. En effet, il y avait un somnifère qu’ils ont subtilement glissé dans ce verre.
Soudain, des personnes arrivèrent en courant dans la salle attirèrent l’intention de tous. Je profitai alors de ce moment pour le tourner à mon avantage. Comme aucun invité ne faisait attention à moi, je pris rapidement les mains de mon empoisonneur pour les mettre sur ma poitrine.

Nitocris : Au secours !!! ... Ce pervers veut me violer!!!

Tous les regards se tournèrent vers nous et je continuai ma comédie sous l’incompréhension de mon partenaire qui ne comprenait pas le rôle qui lui était forcé de jouer.

Nitocris : Mon dieu !! C'est affreux !!! J'ai peur !!!

Je terminai ma mise en scène en donnant une belle claque avec toute ma force de guerrière afin de lui laisser un excellent souvenir. J’étais fière de voir du sang couler de sa bouche. Ensuite, pour l’acte final, je me réfugiai dans les bras de Jul en jouant la pauvre petite recherchant un réconfort après cette humiliation.

Un silence grandiose et tendu envahit la salle. Tous étaient sous le choc, même Julian. Mais apparemment en voyant le sourire enjoué de Sûria et Sorente, je pouvais conclure qu’ils avaient compris ma comédie.


Sûria

J’étais soulagée de revoir Julian et Nitocris indemnes. Mais surtout, ce qui me ravit, c’était le magnifique stratagème de Nitocris. Maintenant c’était mon tour d’entrer en scène et mon supérieur eu sans doute la même pensée que moi.

Sûria : Espèce de pervers !!! Je vais t’apprendre à maltraiter mon amie !!!

En simulant une fausse colère, je lui assenai un violent coup de poing dans le ventre qui le propulsa à terre. J’étais contente de moi, mais je restais toutefois sur le pied de guerre, prête à agir à tout moment. Mais un acteur imprévu s’incrusta sur scène en se précipitant sur ma victime.

Complice : Hares !! Est-ce que ça va !
Hares (crispé et tenant douloureusement son estomac) : Ne t’inquiète pas Elias, ce n’est pas une minable attaque qui va me mettre hors service.


Sorente

Me voilà donc renseigné, le blond se nommait Hares et son complice Elias. Nos deux intrus n’allaient plus faire long feu car à présent le rôle de leur personnage touchait à sa fin.
Cependant, leur regard me prouvait soudainement le contraire. Le jeune homme agressé par mon second, prit de colère, l’attaqua à son tour. Sûria anticipa son assaut en stoppant à main nue son coup de pied à la lune et elle profita de son emprise pour le propulser une nouvelle fois. Hares retomba très agilement sur ses jambes et sans attendre, il poursuivit par un nouvel assaut d’une telle vélocité que je craignais pour mon second. Il fallait que j’agisse ! Mais je n’avais plus le temps de m’interposer ! Que faire ?


Nitocris

Ce n’est pas possible ! Sûria allait se faire buter et bien qu’elle s’était mise en position de défense, elle allait subir de lourd dommages !!
Etonnement, elle n’eut quasiment rien malgré la charge impressionnante d’Hares. Je ne comprenais pas du tout ce qui venait de se produire jusqu’à ce que j’entende un bruit métallique. C’était une flûte brisée en deux. Sorente venait en fait de secourir son second en projetant son instrument sur Hares pour l’obliger à porter son attaque sur le projectile que sur sa cible de base.
Julian et moi étions soulagés et le Général de la Sirène maléfique se pressa de rejoindre son bras droit. En les voyant ensemble avec ce même regard déterminé, ils ressemblaient à deux personnes indestructibles qu’aucune force ne pouvait les ébranler. C’était la toute première fois que je voyais une telle harmonie entre eux.

Hares (enragé) : C’en ai assez, je vais vous démolir tous les deux !!!
Elias (retenant son camarade) : Cela suffit à présent !!! Retirons-nous, sinon les choses vont s’empirer et même s’avérer désastreuses et ce n’est absolument pas notre but !!!
Hares : Mais.. ? grrrrr !!!
Elias (à voix basse) : Ce n’est vraiment pas le moment de commencer un combat de cette envergure maintenant où se trouvent des innocents… Par ailleurs nous risquerions de la blesser et nous avons juré de lui faire aucun mal…
Hares : Très bien, je renonce pour cette fois !!! Mais vous deux ! Ne pensez pas que je vais vous laisser une fleur pareille la prochaine fois !!!


Julian

Sur ce, ils partirent tout aussi rapidement qu’ils étaient arrivés. Heureusement que le plus âgé des deux était raisonnable. D’ailleurs je me demandais soudainement s’il s’agissait bien d’un viol avec tout cela.

Julian : Est-ce que ça va Nitocris ?
Nitocris (se blottissant contre Julian) : Oui puisque tu es là…
Julian : Tant mieux…

Je me dirigeai à présent vers Sûria et Sorente ramassant les morceaux de la flûte.
Sorente tenait tellement à sa flûte… et je ne sais pas pourquoi, mais j’avais fort l’impression qu’il s’agissait là d’un sacrifice bien plus grand que je ne pouvais imaginer.

Julian : Vous allez bien vous deux ? Rien de grave ?
Sûria : Moi je vais très bien…
Sorente : Moi aussi !
Sûria (un peu mélancolique) : Je suis désolée pour ta flûte Sorente… C’est à cause de moi qu’elle s’est brisée. Pardonne-moi !
Sorente : Ne dis pas ça ! Je préfère de loin que se soit mon instrument qui se soit cassé que toi blessée !!
Sûria (rougissant un peu) : Je… je suis très honorée… mais j’aurais juste encaissé quelques bleus… j’estime vraiment que ton sacrifice n’en valait pas la peine !
Sorente : Tu te trompes, si je n’avais pas agi ainsi, j’aurais été indigne d’être ton su… ton ami !!!
Julian : Allons, allons… Vous n’allez pas faire un cirque pour une flûte traversière ?
Nitocris : Oui ! Jul a raison et puis ça se rachète un flûte !
Julian : Tout à fait !

Malgré nos paroles pour les rendre un peu plus gais, ils restèrent quelque peu taciturnes. Cela me prouvait que cette flûte avait une importance que j’ignorais totalement que seuls ces deux-là savaient.
De toute manière, réjouis ou non, la soirée n’allait rapidement se terminer avec ce qui vient de se passer. D’ailleurs l’hôtelier faisait tout son possible pour calmer ses invités.
De notre côté, nous allâmes tous les quatre faire un tour sur la terrasse pour nous changer les idées.


Nitocris

J’étais ravie de respirer un peu d’air frais mais quelque chose m’agacer. En effet c’était toujours le point mort entre Sorente et Sûria. Cette situation m’énervait tellement que je me demandais si je ne devais pas en pousser un sur l’autre pour qu’ils ressemblent au moins trois secondes à deux amants !!
Il fallait que j’agisse ou sinon j’allais péter un câble !  …
Réfléchis, réfléchis…
Impossible ! Rien de me venait à l’esprit ! Apparemment c’était aussi le point mort pour moi !

Julian : Oh regardez !! Dans le ciel !!
Sorente : Oui je vois ! C’est une étoile filante !
Sûria : C’est le moment de faire un vœux les amis.

Un vœu ? On dirait bien que c’était la seule solution qui me restait…
Faites que Sûria et Sorente avouent leur amour l’un pour l’autre !
Faites qu’un incident se produise pour qu’ils deviennent plus proche l’un de l’autre !
Faites que la barrière entre ses deux amoureux égarés se brise !!
Maintenant, il ne me restait plus qu’à attendre en me croisant les doigts.
Nous décidâmes après une bonne dizaine de minutes d’aller nous coucher.
Comme la main de Julian était toujours fracturée, nous allions devoir rester encore dans cet hôtel pendant quelques jours. Ce n’était qu’après que je pourrais vraisemblablement découvrir ce qui se tramait réellement avec mes poursuivants.
En marchant dans le couloir, un bruit venait d’interrompre mes pensées et je me retournai sans tarder pour en connaître l’origine, peut-être une autre tentative des guerriers de tout à l’heure !!!
Mais hélas ce ne fut pas du tout le cas, d’ailleurs j’aurais préféré mille fois que ce soit ça que la scène que j’avais sous les yeux.
Sûria était allongée de tout son corps contre celui de Julian car cette gourde ne savait par marcher correctement avec des hauts talons !!!

Là ça n’allait plus du tout, je craquais !

Nitocris : J’EN AI MARREEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

 

 

 

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Cette fiction est copyright Pluton et Sorrento

 

Les personnages de Saint Seiya sont copyright Masami Kurumada.